L.\has règne, i«rt tombe, et la rauon s'enfoit
Avec art, avec goût, n'en recueille aucun U«kt* I] vit dons le méprit , et rueuit d»ns l'indigence (r). Je tne voi* obligé de servir l'igiioraiire. D'enfermer soin quatre »(mmi (i)
jopinxie. *,un|>mi ei ii rnirt.
récria en inienaé , mais jVeri» prmrr de* fbns.
Le publie est mort stain*; il tant bien le aervirfr II faut pour ton argent lui donner ce qu'il aime.
J 'écria pour lui . non pour moi- mime, Et cherche des tueefa djol jî n'ai qu'à rougir.
La dépravation du £oût espagnol ne pénétra point à la vérité en France; mais il y avait un vice radical beaucoup plus grand, c'était l'eu nui; et cet ennui était reflet des longues déclamations sans suite, sans liaison, sans intrigue, sans intérêt, dans une langue non encore formée. Hardi et Garnior n'écrivirent que des platitudes d'un slvlc insupportable, et ces platitudes furent jouées sur des tréteaux au lieu do théâtre.
Du théâtre anglais .
Le théâtre anglais au contraire fat trè«- animé, mats le fut dans le goût espagnol; la bouffonnerie fut jointe « Phorres*. Toute b vie d uo bomuit fat le
(h) M»$ €omc U citron »«c*os Urbarom
Che cnttnarvn cl bulgo a lui ruinas?
(c) Afuere tin fama è ynlafdon.
(é) £ncirrro loi preceptoa eon sais lia va, etc.
sujet d'une tragédie : lès acteurs passaient de Home, de Venise, «n Chypre; la plus vile canaille paraissait Sur le théâtre avec des princes, et ces princes parlaient souvent comme la canaille.
J'ai jeté les yetfx sûr une édition 'dé Shahcspcar, donné par le sieur Samuel Jonhson. J'ai vu qu'on * traite de petits esprits les étrangers qui sont étonnés que, dans les pièces de ce grand Shalespcnr, un sénateur romaita fasse le bouffon, et qu'un roi paraisse sur le théâtré en ivrogne.
Je ne veux point soupçonner le sieur Jonhson d'être un mauvais plaisant, et d'aimer trop le vin; mais je trouve un peu extraordinaire qu*il compte l.i bouffonnerie et l'ivrognerie parmi les beautés du théâtre tragique; la raison qu'il en donne n'est pas moins singulière : u Le poète, dit-il, dédaigne ces distinctions accidentelles de conditions et de pays, comme un peintre qui, content d'avoir peint lu figure, néglige la draperie. » La comparaison serait plus juste, s'il parlait d'un peintre qui, dans un sujet noble, introduirait des grotesques ridicules, peindrait dans la bataille d'Arbelles Alexandre-le-Orand monté sur un Ane, et la femme dct)arius buvant avec des goujats dans un cabaret.
11 n'y a point de tels peintres aujourd'hui en Europe; et, s'il y en avait chez les AugUùs, c'est alors qu'on pourrait leur appliquer ce vers de Virgile (Egl. i,v. G;):
Et ptnilùs toto Aviso» eroe Brktmnot.
On peut consulter la traduction exacte des trois premiers lûtes du Jules César de Sbàkèspear, dans le deuxième tome des œuvres de Corneille.
Ccst la que Cassiusdit qne César demandait à boire aiutnd il avait la fièvre ; c'est la qu'un savetier dit A un tribun qu'il veut le reitemelir ; c'est là qu'on entend Cés*rB'écrie1r<7u't7 ne fait jamais detdftque justement; c'est U qull dit que le danger et lui sotït nés de tiièmr ventrée, qu'if est ramé, que le danger si* bien qu* César est plus dangereux que lui, et que tout eé qui le menace ne marche jamais que derrière sou dos.
Lise* la belle tragédie du Madré de Vtii^e. ton. trouveras à k première scène que (s fiffe rTua sTn.tteur fait la bète à deux dos mVc le Maure , et qu'il naîtra de cet accouplement des cheviiut âe Brrhnric. C'est ainsi qu'on parlait alors sur le théâtre t-agique «le Londres. Le génie de Shakespèar rte pWvait éfré que le disciple des mœurs et de l'esprit du temps.