Acte quatrième
Comme dans cette tragédie l'inlérct s'échauffe toujours de scène en scène, que tout y marche de perfections en perfections , la grande scène entre Agamemnon, Clylcmneslre et Iphigénie, est encore supérieure a lout ce que nous avons vu. Ricu ne f«it jamais au théâtre un plus grand effet que des personnages qui renferment d abord leur douleur dans le fond de leur âme, et qui laissent ensuite éclater lou> les sentimens qui les déchireut : on est partagé cuir la pitié cl l'horreur : c'est d'un côte Agamemnon, ;iccâblé lui-même de tristesse, qui vient demander m fille pour la mener à l'autel, sous prétexte de la remettre au héros à qui elle est promise. Cesl Clytcmncstrc qui lui répond d'une voix entrecoupée : S'il faut partir, ma 6lle est toute prête - Ma» vou», n'avei-vou» rien . seigneur, qui rons arrête? AGAMEMNON.
Moi , madame ?.
CLYTEMSrSTXE.
Vos aoio» out-il» tout préparé?
AO AMEMN ON.
Calcul ai est prêt , madame , et l'autel eat paré ? J'ai Lit ce que m'ordonne un devoir légitime.