‹ Dictionnaire philosophique (volume 5)Chapitre 15 sur 90 · à A R MES · texte numérisé non relu

à A R MES

On ne sait point en quel temps les Indiens et les Africains commencèrent à faire marcher les éléphans à la tête de leurs armées. Ce n'est pas sans surprise qu'on voit les éléphans d'Annibal passer les Alpes, qui étaient beaucoup plus difficiles à franchir qu'aujourd'hui.

On a disputé long-temps sur les dispositions des armées romaines et grecques , sur leurs armes, sur leurs évolutions.

Chacun a donné son plan des bâtai! es de Zama et de Pharsale.

Le commentateur Calmet, bénédictin , a fait imprimer trois gros volumes du Dictionnaire de la Bible, dans lesquels, pour mieux expliquer les commandemens de Dieu, il a inséré cent gravures où se voient des plans de bataille et des sièges en taille-dcuce. Le Dieu des Juifs était le Dieu des armées, mais Calmefc n7etait pas son secrétaire : il n'a pu savoir que par révélation comment les armées des Amalécites , des Moabites, des Syriens, des Philistins, furent arrangées pour les jours de meurtre général. Ces estampes de carnage, dessinées au hasard, enchérirent son livre de cinq ou six louis d'or; et ne le rendirent pas meilleur.

C'est une grande question si les Francs, que le jésuite Daniel appelle Français par anticipation, se servaient de flèches dans leurs armées, s'ils avaient des casques et des cuirasses.

Supposé qu'ils allassent au combat presque nus, et armés seulement, comme on le dit, d'une petite hache de charpentier, d'une épee et d'un couteau; il

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