ABC, OV ÀL9HABET
^ique; que cc^ui qui domiaitJ' idée de Dieiu était divin. Cette ^ence des caractères entra nécessairement dans la magie : pomt d'opération magique sand les lettres de l'alphabet.
Cette porte de toutes les sciences devint cellede toutes les erreurs ^ les mages de tous les pays s'ien servirent pour se conduire dans le labyrinthe qu'ils s'étaient construit^ et où il n'était pas permis.aux autres hommes d'entrer. La manière de prononcer des coasoaiies et 4es voyelles devint le plus profond des mystères y et souvent le plus terrible. Il y eut une manière de prononcer /d^ova^ nqm de Diea chez les Syriens et les Egyptiens ^ pai* laquelle o«à fesait tomber un homme raide mort*
Saint Clément d'Alexandrie rapporte' que Moïse fitmourir sur-le-champ le roi d'Egypte Nechephre^ en lui soufflant ce nom d^ns l'oreille ^ et qu'ensuite il le ressu^ita «n proaon^ant le même mot. Saint Clément d'A^ lexandri&eSit exact ^ il cite son auteur, c'est le savant Artapan^ qui pourra récuser le témoignage d'Artapap ?
Ri^ ne retarda plus le progrès de l'esprit humain que cette profonde science de l'erreur, née chez les Asiatiques avec l'origine
* Stromates ou Tajnsseines, Uv. I. Volt.
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des vérités. Uunivers fut abruti par l'art même qui devait Téclairer.
Vous en voyez un grand "exemple dans Origè&e j dans Clément d' Alexandrie j dans Tertullien, etc. Oriçène dit surtout expressément : « Si en invoquant Dieu^ ou en ju- « rant par lui^ on le nomme le Dieu d'A- « braham^ d'Isaac^ et de Jacob ^ oa fera par « ces noms des choses dont la natuare et la « force sont telles^ que le% démons se sou- « mettent à ceux qui les prononcent^ mais si « on le nomme d'un autre nom^ comme Dieu *« de la mer bruyante y Dieu supplantateur , « ces noms seront sans vertu : le nom d! Israël « traduit en grec ne pourra rien opérer; « mai^ prononcez-le en hébreu avec l«s àu- « très mots requis , vous opérerez la conju- « ratiou \ »
Le même Origène dit ces paroles remarquables : « Il y a des noms qui ont naturelle- « ment de la vertu : tels que sont ceux dotft « se servent les sages parmi les Ëgyptiens , a les mages en Perse ^ les brachmanes dans tt l'Inde. Ce qu'on nomme magie n'est pas « un art vain et chimérique^ ainsi que le a prétendent les stoïciens et les épicuriens ; « le nom de Sàbaoth, celui ai Adondi, n'ont
^ Origèae contre CeUe, a. 202. Volt,