‹ Dictionnaire philosophiqueChapitre 52 sur 84 · AMOUR SOCRATIQUE · texte numérisé non relu

AMOUR SOCRATIQUE

Si l'amour qu'on a nommé socratique et platonique n'était qu'un sentiment honnête, il y faut applaudir ; si c'était une débauche , il feut en rougir pour la Grèce.

Comment s'est-il pu faire qu'un vice des» tructeur du genre humain s'il était général, qu'un attentat infâme contre la nature, soit pourtant si naturel? Il paraît être le dernier degré de la corrupti on réfléchie ; et cependant il est le partage ordinaire de ceux qui n'optpas encore eu le temps d'être corrompus. Il est entré dans des cœurs tout neufs, qui n'ont connu encore ni l'ambition, ni la fraude, ni la soif des richesses. Cest la jeunesse aveugle qui , par un instinct mat démêlé, se précipite dans ce désordre au sortir de l'enfance, ainsi que dans l'onanisme \

* Voyez les articles oirAir, ovahïsmb. Volt.

Page 1