‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 127 sur 344 · MU II · texte numérisé non relu

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dans la bouche. Ces points s’accroissent, forment de petits îlots qui constituent les plaques de muguet. Ces plaques présentent une consistance rappelant celle du fromage mou ; on les enlève facilement, mais elles reparaissent avec rapidité. Si l’affection est légère, elles restent isolées ; mais, dans les cas graves, elles se propagent rapidement, formant bientôt un enduit sur toute la muqueuse buccale et ne tardant pas à envahir le pharynx.

Dans la forme légère, fréquente chez les enfants, les symptômes sont peu accusés, on observe un peu de catarrhe intestinal. La guérison est complète vers le huitième jour.

Dans la forme grave, le dépôt caséeux forme une couche épaisse. On observe une diarrhée abondante, des vomissements accompagnés de refroidis sement et d’érythème des fesses. Autant le pronostic est bénin, lorsque le muguet apparaît chez un enfant bien portant, autant il est grave lorsqu’il survient chez un enfant athrepsié ou chez un individu déjà en état de cachexie.

La présence des concrétions blanchâtres empêchera de confondre le muguet avec les fausses membranes de la diphtérie qni sont d’un blanc moins éclatant et ne se dissolvent pas dans l’eau.

Le muguet est rare quand l’enfant reçoit l’allaitement maternel. S’il se développe dans ces conditions, il est généralement dû à ce que les bouts de seins de la mère sont mal faits ou à ce que le lait n’est pas en quantité suffisante. On devra alors faire téter la mère par un nourrisson vigoureux. Après quelques jours, les bouts de seins seront mieux faits et la sécrétion du lait bien établie, on rendra alors l’enfant à l’allaitement maternel. Si un enfant, confié à une nourrice mercenaire, est pris de diarrhée et de vomissements, on devra le changer de nourrice. L’allaitement artificiel est une des causes les plus fréquentes du muguet. Le biberon doit être lavé avec soin. On prescrira les substances amylacées, la cassonnade ou la mélasse.' Niémeyer recommande de nettoyer la bouche de l’enfant après chaque tétée, de peur que la fermentation du lait, resté sur les lèvres, ne développe une acidité favorable à l’oïdium. On évitera, pour la même raison, de laisser l’enfant s’endormir au sein. La prophylaxie du muguet consiste donc surtout dans les soins hygiéniques.

Le muguet, une fois développé, sera avantageusement combattu par les moyens suivants. Le traitement local consistera en badigeonnages, répétés plusieurs fois par jour, avec de l’eau de Vichy ou de l’eau de chaux, ou un mélange, à parties égales, de borax et de miel rosat, ou mieux avec une solution de borax dans la glycérine. On a préconisé le benzoate de soude selon la formule suivante :

Eau distillée 30 grammes,

Benzoate de soude 5 —

En badigeonnages toutes les deux heures après avoir nettoyé la bouche.

Si le muguet résiste à ce traitement et si l’enfant n’a pas encore de dents, on lui fera des badigeonnages avec un pinceau imbibé d’une solution faible de nitrate d’argent.

La diarrhée, qui accompagne souvent le muguet,

sera traitée par l’eau de chaux à la dose d’une cuillerée à café après chaque tétée. Archambault recommande la préparation suivante :

Eau de fenouil 40 grammes.

Eau de chaux 50 —

Sirop simple q. s.

Si l’enfant est élevé au biberon, on composera le biberon ainsi :

Eau panée 1/3

Lait . .- 2/3

Eau de chaux 20 grammes.

Lorsque les nouveaux-nés affectés de muguet refusent de prendre le sein et le biberon, Wiederhafer conseille de leur ingurgiter le lait au moyen d’un entonnoir, à travers les fosses nasales. Ce mode d’alimentation ne souffre pas de difficultés. Parvenu dans le pharynx, le lait provoque des mouvements réflexes de déglutition et gagne l’estomac. Ce médecin a pu nourrir de la sorte de très jeunes enfants pendant trois et quatre semaines consécutives et avec le meilleur succès.

Chez l’adulte on appliquera le même traitement et on soutiendra ses forces à l’aide de toniques et d’aliments appropriés. Dr Louis Thomas.

MUQUEUSE. — Nom donné par les anatomistes aux membranes qui tapissent l’intérieur de tous les organes thoraciques ou abdominaux qui communiquent avec l’extérieur par les divers orifices ou ouvertures du corps, tels que les fosses nasales, la bouche, le tube digestif, la trachée, les bronches, la vessie, l’urèthre, le vagin, l’utérus, etc. Les muqueuses remplissent vis-à-vis de la surface interne de ces divers organes un rôle analogue à celui que la peau remplit pour la surface extérieure du corps, et ont des fonctions de sécrétion et d’absorption très importantes.

Les membranes muqueuses sont essentiellement constituées : 1° à la surface, par un épithélium analogue à l’épiderme de la peau, formé de cellules de formes diverses accolées les unes aux autres, laissant passer entre elles les orifices de nombreuses glandes qui ont leur origine dans la couche sousjacente; 2° au-dessous par le chorion, constitué par une matière amorphe au milieu de laquelle on trouve les culs-de-sac des glandes dont nous venons de parler, des vaisseaux capillaires extrêmement fins qui forment un réseau très serré autour de ces glandes et d’autres éléments anatomiques, comme cellules, fibres élastiques, etc... On rencontre encore dans le chorion des muqueuses des filets nerveux et des vaisseaux lymphatiques. Les glandes simples ou composées qu’on observe dans l’épaisseur de la muqueuse, viennent s’ouvrir à la surface de l’épithélium où elles versent les produits de leur sécrétion qui constituent le mucus (V. ce mot), p. L.

MUQUEUSE (fièvre). — Nom donné à la fièvre typhoïde bénigne (Y. Typhoïde). p. L.

MÛRE. — La mûre est le fruit du mûrier noir, arbre originaire de la Perse et que l’on cultive surtout dans le midi de la France pour ses feuilles que

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1 on donne en nourriture aux vers à soie. C’est une fausse baie, de la grosseur d'une petite prune, mamelonnée, ovoïde, d'une belle couleur pourpre noir lorsqu’elle est arrivée à parfaite maturité, d'une odeur parfumée et d’une saveur sucrée, un peu acidulé et astringente.

Elle sert à préparer le sirop de mûres que l’on emploie contre les angines inflammatoires dans des tisanes adoucissantes, et contre les aphthes , le muguet, en applications topiques à l'aide d'un pinceau. On mange aussi les mûres comme dessert. p. l.

MURIATIQUE (acide). — (V. Chlorhydrique.)

MUSC. - Le musc est une matière animale très odorante que porte le chevrotain porte-musc ou chevrcdain mâle dans une poche placée sous l’abdomen, entre l'ombilic et les organes de la génération. Ce mammifère est un animal de l’ordre des ruminants sans cornes. Il est un peu plus petit que le chevreuil de nos pays et habite le Thibet, la Chine, la Cochinchine, ainsi que les régions montagneuses avoisinantes. Il porte sous le ventre, en

Fig. 905. — Appareil du musc (Moquin-Tandon).

«. Poche du musc coupée -verticalement. — b. Son orifice. — c. Orifice du prépuce avec un pinceau de poils. — d. Gland dépassé par le prolongement filiforme de l’urèthre. — e. Testicule.

avant du pénis, une poche glauduleuse qui constitue le musc du commerce. Cette poche a environ 5 à 6 centimètres de longueur sur lia 15 de circonférence : elle contient 10 à 30 grammes de produit. Le musc nous est livré par le commerce dans la poche même où il a été sécrété et qui a été séparée de l'animal. On en distingue de deux sortes, le tonquin et le kabardin. Le musc tonquin est enfermé dans des poches dont le poil tire sur le roux ; ils nous vient du Thibet et de la Chine, c’est le plus estimé. Le musc kabardin nous arrive par la Russie dans des poches d’un poil blanchâtre et comme argenté. Il est plus sec, d’une odeur moins forte et de qualité inférieure.

Qu'on ait affaire à l’une ou à l’autre de ces deux qualités, le musc se présente toujours sous la forme d'un corps solide, grumeleux, oncteux au toucher, d'un brun rougeâtre (aspect du sang desséché) d’une saveur amère, aromatique, d’une odeur excessivement forte et d’une grande volatilité. Pur, il se dissout presque en totalité dans l’eau chaude; il est égalemen* soluble dans l’alcool, l’éther, le jaune d'œuf. L’analyse y a démontré une substance volatile spéciale, de l’ammoniaque, des matières azo-

UlCTloNNAlRR POP* ..a IRR. OR MRI'RCINR USUELLE.

tées, des matières grasses, un acide, de la résine et des sels.

Le musc est employé en médecine. Administré à l’intérieur, il stimule les organes, active la circulation, fait affluer le sang vers le cerveau, modère les mouvements désordonnés du système nerveux. D’où son indication dans toutes les affections franchement asthéniques, caractérisées par l’insuffisance de l'excitation sanguine sur la fibre nerveuse, comme cela se voit dans les fièvres adynamiques, le délire de la pneumonie, les érysipèles graves avec délire, soubresaut des tendons, convulsions spasmodiques, dans l’anémie cérébrale, l'hystérie, la coqueluche.

On peut l’administrer sous forme de poudre mêlé à du miel ou à des confitures, en potions, en pilules, en teinture alcoolique, etc., à la dose de 20 à 50 centigrammes ou 1 gramme par jour. L’acétale d’ammoniaque ajouté au musc a la précieuse propriété de décupler la force de celui-ci. Par contre, le laurier cerise, les amandes amères, le sirop d’orgeat, font disparaître son odeur et détruisent son action. Dr Marc. Camboulives.

MUSCADE. — La muscade ou noix muscade est le fruit du muscadier, bel arbre cultivé aux îles de France, de Bourbon, de la Réunion, à Java, aux îles Moluques, dont le port rappelle celui du laurier.

Elle est contenue dans deux enveloppes : l’une, appelée brou, qui s’ouvre en deux valves charnues lorsqu’elle est mûre; l’autre, appelée macis, d’un beau rouge lorsqu’elle est récente, mais devenant jaune par la dessiccation.

La noix muscade est formée d’une coque mince, brune, fragile, et d'une amande qui est la muscade du commerce. Cette amande est grosse comme une petite noix, arrondie, sillonnée dans tous les sens, d’un gris rougeâtre à l’extérieur, d’un blanc grisâtre en dedans; elle est cassante, mais assez tendre pour être coupée au couteau; sa saveur est âcre, son odeur fortement aromatique.

La muscade et le macis ont la même composition et des propriétés semblables. Ces deux substances sont des toniques stimulants d’une extrême énergie, souvent employés comme condiment dans les pays chauds pour faciliter la digestion et relever des mets fades, peu savoureux ou indigestes. La médecine ne s’en sert guère isolément, elle les associe à d’autres aromates dans les débilités, les cachexies et la plupart des états morbides exempts de plilegmasie de l’estomac. 11 doit en être de même des autres stimulants, il faut se garder de les prescrire dans les affections aiguës fébriles.

Parmi les préparations de la muscade, la poudre 50 centigrammes à 3 grammes, l’essence, quelques gouttes, et la teinture, 2 à 8 grammes sont celles dont on peut faire le plus facilement usage. Le

Fig. 904.

Mûre.

Fig. 906. — Muscadier.

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beurre de muscade qui renferme toujours une proportion notable d’huile essentielle est quelquefois employé seul en frictions stimulantes; plus sou-

Fig. 907. — Muscade.

Fruit entier. , Amande.

vent on l’associe à d’autres médicaments, comme cela se passe dans le baume Nerval. La muscade et le macis entrent encore dans d'autres préparations officinales dont les principales sont : V élixir de Garnis, la thériaque, le vinaigre des quatre voleurs, le baume de Fiorarenti, etc. Dr Marc. Camboulives.

MUSCLES. — Les muscles sont les organes actifs du mouvement; ils apparaissent dans l’économie sous leurs aspects différents : les uns forment des masses charnues qui constituent la chair ou viande des animaux, et les autres des lamelles membraneuses qui entrent dans la constitution des organes de la vie de nutrition, telles que les tuniques musculaires de l’estomac et de l’intestin. Les premiers ont été appelés muscles de la vie animale ou de relation, et les seconds muscles de la vie organique ou de nutrition. On a encore donné à ces derniers le nom de muscles involontaires et aux autres celui de muscles volontaires, parce que les uns échappent à l’influence de la volonté, tandis que les autres y sont soumis. Ces deux variétés d’un même tissu diffèrent entre elles, non seulement par la conformation extérieure, mais aussi par leur structure intime et par leurs propriétés.

Nous étudierons en détail les muscles de la vie animale, parce qu’ils servent seuls à la locomotion, et nous ne ferons que signaler, à l’occasion, les particularités intéressantes des muscles de la vie organique.

Structure des muscles. — Les muscles de la vie animale se composent d’une partie charnue de couleur rouge terminée, à ses deux extrémités, par des cordons d’un blanc nacré appelés tendons.

1° Partie charnue des muscles. — La partie charnue des muscles est plus rapprochée de leurs extrémités supérieures chez la femme que chez l’homme, ce qui rend les membres de la première plus effilés en bas.

Cette partie charnue est formée de filaments que l’ont voit distinctement sur le bœuf bouilli, et que

l’on appelle faisceaux secondaires ; ils s’étendent d’un bout à l’autre du muscle. En examinant ces faisceaux secondaires au microscope on remarque qu’ils sont composés, à leur tour, d’un grand nombre de filaments dits faisceaux primitifs. Ces

Extrémité d'un muscle. — A, B. Fibres musculaires. — C. Tendon.

derniers se présentent sous l’apparence de faisceaux de 3 à 4 centimètres de longueur, qui s’engrènent par leurs pointes et se jutaxposent parallèlement entre eux. Leur surface est rayée de stries transversales qui sont alternativement pâles et foncées. Ce caractère distinctif des muscles de la vie animale leur a fait donner le nom de muscles à fibres striées, par opposition aux muscles à fibres lisses de la vie organique. Sous l’influence de certains agents chimiques, on peut, suivant le réactif que l’on emploie, décomposer les faisceaux primitifs, soit en un certain nombre de fibrilles, soit en autant de disques qu’il existe de stries sombres sur leur trajet. De là vient la diversité d’opinion qui existe entre les anatomistes au sujet de l’élément constitutif des muscles : les anatomistes français le considèrent comme formé par la fibrille; les anatomistes allemands et anglais croient plutôt qu’il est formé par le disque.

Chaque faisceau primitif reçoit un tube nerveux qui le met en communication directe avec le cerveau : c’est par l’intermédiaire de cette espèce de fil télégraphique que l’incitation cérébrale est transmise aux muscles pour les faire contracter. Foster a donc raison de comparer le muscle à un fusil qui se charge tout seul en prenant sa poudre dans le sang, et qui se décharge sous l’influence de l’étincelle nerveuse.

2° Des tendons. — Les tendons sont composés de nombreuses fibres qui reçoivent par une extré-

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mité l'insertion de plusieurs faisceaux musculaire, et qui, par l’extrémité opposée, s’implantent directement sur les os du squelette. L’union des fibres tendineuses avec le corps charnu du muscle et avec la substance osseuse est si forte, qu’en exerçant une tension consi-

Fig. 909.— Muscles striés.

(Cette figure montre la terminaison des nerfs dans les muscles striés).

1. Tube nerveux avec ses bifurcations terminales. — •2. Plaques terminales. — 3. Myolemme apparent par suite de la rupture des fibrilles musculaires. — 4. Fibrilles musculaires.

dérable sur un tendon, il se rompra plutôt que de céder à l'une de ses attaches. Jarjavay rapporte l’exemple de ce danseur qui paria de faire cinquante entrechats consécutifs, et qui se rompit le tendon d’Achille au quarante-neuvième.

Le plus souvent les tendons ont la forme de cordons plus ou moins volumineux, ainsi qu’on l’observe aux muscles des membres; d’autres fois, ils s’étalent en membranes, comme à l’abdomen, et prennent le nom d’aponévroses, parce que les anciens donnaient ce nom à toutes les parties blanches et regardaient les aponévroses comme des expansions nerveuses. On les appelle aponévroses d'insertion pour les distinguer des aponévroses d'enveloppe qui servent de gaine aux muscles.

Composition chimique du tissu musculaire.

— L’analyse chimique a démontré que 100 parties de tissu musculaire renfermaient environ : 6 parties de fibrine, 2 d’albumine, et 2 de gélatine, le reste serait représenté par de l'eau et des matières inorganiques.

Lorsqu’on soumet à l'ébullition lente de la viande de bœuf, de veau, de poulet ou

Fig. 910. — Muscles vus en avant.

t. Muscle occipit o-frontal. — 2. Orbiculaire des paupières. — ’;3. Triangulaire du nez. — 4. Grand zygomatique. — 5. Orbiculaire des lèvres.

— 6. Triangulaire; carré du menton. — 7. Masséter. — 8. Muscles de la région sous-hyoïdienne. — 9. Sterno-cléido-mastoïdien. 10. Trapèze. — 11. Grand pectoral droit; le gauche est enlevé. — 12. Petit pectoral. — 13. Grand oblique droit. — 14. Grand droit gauche de l’abdomen. — 15. Grand dentelé droit. — 16. Deltoïde au bras droit.

— 17. Biceps au bras droit. — 18. Brachial. — 19. Triceps. — 20. Long supinateur. — 21. Premier radial. — 22. Second radial. — 23. Extenseurs du pouce. — 24. Extenseurs des doigts. — 25. Deltoïde gauche coupé. — 26. Attaches du biceps. — 27. Brachial antérieur. — 28. Long supinateur. — 29. Rond'pronateur. — 30. Grand palmaire. — 31. Petit palmaire. — 32. Cubital antérieur. — 33. Eminence thénar. — 34. Eminence hypothénar. — 35. Tendons fléchisseurs des doigts. — 36. A la cuisse droite, le couturier. — 37. A la cuisse gauche, il est coupé. — 38. Droit antérieur, à droite. — 39. Droit antérieur, h gauche, coupé.

— 40. Vaste interne. — 41. Vaste externe. — 42. Muscle fascia-lata.

— 43. Moyen fessier. — 44. Pectiné. — 45. Grand adducteur. — 46. Tendon r’otulien. — 47. Jambier antérieur. — 48. Extenseur du gros orteil. — 49. Extenseur commun des orteils. — 50. Long péronier latéral. — 51. Jumeau interne. — 52. Soléaire.

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de tout autre animal, on obtient un extrait aqueux appelé bouillon.

Volume des muscles. — Le volume des muscles varie avec l’âge, le sexe et l’état de santé. L’exercice et le repos modifient beaucoup aussi ces organes : l’exercice les développe comme le prouvent les bras des forgerons, les jambes des danseurs et le dos des portefaix; tandis que le repos peut les réduire à l'étal de simples cordons, ainsi qu’on l’observe à la suite de longues maladies. C’est en abandonnant un membre à l’inaction complète et prolongée que certains conscrits ont pu simuler une atrophie musculaire qui les a fait exempter du service militaire.

Le relief des muscles ne se dessine sous la peau que lorsque ces organes entrent en contraction; c’est donc à tort que certains peintres, parmi lesquels nous pourrons citer Michel-Ange et Rubens, accentuent les contours musculaires d’un membre au repos.

Consistance des muscles. — Les muscles sont souples au toucher; ils sont plus fermes lorsqu’ils sont très développés. En vieillissant, ils augmentent de mollesse et présentent cependant à la coction plus de dureté; c'est pourquoi la chair des vieux animaux est une mauvaise viande de boucherie.

Cinq ou six heures après la mort, quelquefois plus tôt, rarement plus tard, les muscles deviennent rigides et opposent au mouvement des membres une résistance plus ou moins grande (V. Mort).

Contractilité musculaire. — Les fibres musculaires, sous l’influence de la volonté ou de l’électricité, jouissent de la propriété de se contracter, c’est-à-dire de diminuer de longueur tout en augmentant de volume et de consistance; d’où la saillie et la dureté que présente un muscle, tel que le biceps, par exemple, à l’état de contraction. L’action de l’électricité sur les muscles a fait employer cet agent dans le traitement des paralysies.

On constate, à l’aide d’un thermomètre placé dans le corps du muscle, que cet organe développe une certaine quantité de chaleur pendant qu’il se contracte. Cette circonstance explique pourquoi l’exercice permet au corps, plus facilement que le repos, de résister à l’action du froid. Aussi le médecin Solander, qui accompagnait Cook dans son expédition au pôle Nord, répétait-il sans cesse à ses compagnons exténués de fatigue : « Quiconque s’assied s’endort, et quiconque s’endort ne se réveille plus. » Et Larrey écrivait à propos de la retraite de Russie : « Malheur à celui qui se laissait gagner parle sommeil! Quelques minutes suffisaient pour le geler entièrement, et il restait mort à la place où il s’était endormi ».

La puissance de la contraction musculaire contribue, ainsi que nous l’avons vu, à maintenir en contact les surfaces articulaires. Elle est parfois un obstacle à la réduction des fractures et des luxations des os; dans ces diffé-

Fig. 911. — Muscles vus en arrière.

1. Muscle occipito-frontal. — 2. Masseter 3. Sterno-cléido-mastoïdien. — 4. Trapèze droit. — 3. Trapèze à gauche en partie coupé. — 6. Grand dorsal droit. — 7 II est en partie enlevé à gauche. — 8. Le sacro-lombaire et le long dorsal. — 9. Le grand dentelé. — 10. Rhomboïde. —11. Le grand oblique droit et gauche.

— 12. Deltoïde à droite. — 13. A gauche, il est enlevé. — 14. Sous-épineux — 13. Petit rond. — 16. Grand rond. — 17. Triceps brachial. — 18. Anconé. — 19. Cubital antérieur. — 20. Cubital postérieur. — 21. Extenseur propre du petit doigt. —22. Extenseur commun. — 23. Extenseur du pouce — 21 Long supinateur. — 23. Premier radial. — 26. Second radial. — 27. Ligament annulaire.

— 28. Le palmaire grêle, à droite. — 29. Grand fessier, à droite. — 30. Grand fessier, enlevé à gauche 31. Moyen fessier. — 32. Pyramidal. — 33. Jumeaux et obturateur — 34 Carré crural. — 35. Le grand trochanter. — 36. L’ischion. — 37. Biceps fémoral.

— 38. Demi-tendineux. — 39. Demi membraneux. — 40. Vaste externe. — 41. Droit interne. — 42 Les jumeaux. — 43. Le tendon d’Achille. — 44. Le soléaire. — 45. Le plantaire grêle — 46. Le long péronier latéral.

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I rents cas on ne parvient à vaincre sa résiss tance qu’en administrant le chloroforme. On | la voit même déterminer, par sa violence, des luxations et des fractures : ainsi il est fré- ; quent de se démettre la mâchoire soit en bâillant, soit en riant d'une façon immodérée; i Sédillot a rapporté l’observation d’une femme I de quarante-six ans qui se luxa l’épaule droite |J en voulant donner un soufflet; et l 'Union méi dicale a publié celle d’un homme qui se luxa l’humérus en éternuant pendant qu’il se pei- : gnait. Parmi les exemples de fractures par contraction musculaire, nous citerons celui ! d’une femme qui, au dire de Malgaigne, sc | fractura la clavicule, par contraction énerj gique du grand pectoral, en embrassant son i mari. Il n’est pas rare non plus de voir des j danseurs se rompre la rotule en faisant des entrechats. On connaît l’histoire de ce soldat qui, se disposant à donner un coup de pied à son supérieur, en fut empêché par une fracture subite de la rotule, sans laquelle il eût été condamné à mort par le conseil de guerre.

Dans l'horrible supplice de l’écartèlement, qui consistait à attacher les membres du patient à quatre chevaux vigoureux, on trouve une preuve de la résistance que les muscles opposent au déplacement des surfaces articulaires. En effet, malgré les tractions énergiques des chevaux, les membres ne se séparaient parfois du tronc qu’au bout de quelques heures, et le bourreau était obligé d’opérer le démembrement avec la hache ; c’est ce que l’on observa aux supplices de Ravaillac et de Damiens, les assassins de Henri IV et de Louis XV.

Les contractions musculaires sont placées sous la dépendance du système nerveux, dont le mode d’action peut ou les exagérer en produisant des convulsions et des crampes, ou les arrêter en déterminant des paralysies. Bichat avait donc raison de dire que le système musculaire est le thermomètre de l’état du cerveau.

La durée de contraction d’un muscle est très limitée; on ne peut tenir les membres supérieurs étendus plus de vingt minutes, et il est impossible de se soutenir plus de trente minutes sur la pointe du pied. Dans la catalepsie, cependant, les membres peuvent conserver l’attitude qu’on leur donne, sans fatigue apparente et pendant tout le temps, souvent fort long, que dure l’attaque.

C’est sous l’influence des contractions musculaires, que des aiguilles introduites dans le corps peuvent effectuer, à travers les organes, des migrations plus ou moins étendues et sortir, sans provoquer d’accident, par un point souvent éloigné de celui par lequel elles ont pénétré. Parfois elles déterminent des inflammations d’une certaine gravité qui ont donné lieu à des erreurs de diagnostic importantes. On connaît l'histoire d’Augustine Brohan qui, avant de subir l’ablation du sein droit reconnu cancéreux par les plus célébrés

Fig. 912. — Muscles Vus (le profil.

1. Muscle occipito-frontal. — 2. Orbiculaire des paupières. — 3. Grand zygomatique — 4. Orbiculaire des lèvres. — 3. Triangulaire; carré du menton. — C. Masséter. — 7. Temporal. — 8. Sterno-cléido-mastoïdien. — 9. Muscles hyoïdiens. — 10. Trapèze. — Il Grand pectoral. — 12. Grand oblique et son aponévrose. — 13. Grand dentelé. — 14. Grand dorsal. — 15. Deltoïde. — 16. Biceps. — 17. Brachial antérieur. — 18. Triceps. — 19. Long supinateur. — 20. Premier radial. — 21. Second radial. — 22. Extenseurs du pouce. — 23. Extenseur propre des doigts. — 21. Ligament annulaire. - 25. Cubital antérieur. — 26. Palmaire grêle. - 27. Grand palmaire. — 28 Grand fessier. — 29. Moyen fessier — 30. Trochanter. — 31. Muscle fascia-lata — 32 Son aponévrose. — 33. Couturier — 31. Droit antérieur. — 33. Vaste externe. — 36. Vaste interne. — 37. Droit interne. — 38. Biceps crural. — 39. La patte d’oie. — 40. Jambier antérieur. — 41. Extenseur commun des orteils. — 42. Péronier antérieur. — 43. Long péronier latéral. — 4L Court péronier latéral. — 45. Jumeau externe. — 46. Jumpau interne. — 47. Soléaire. — 48. Tendon d'Achille. — 49. Long fléchisseur commun des orteils. — 51). Ligament annulaire. —51. Pédieux. —52. Adducteur du gros orteil.

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médecins, eut l'heureuse idée de consulter Ricord ; celui-ci devina du premier coup d’œil la présence d’une aiguille avalée par l’actrice et, d’un coup de bistouri, fit sortir ce corps étranger du sein de la malade.

Tonicité musculaire. — La tonicité est une propriété des centres nerveux qui maintient les fibres musculaires à un certain degré de resserrement continu. Dès qu’il y a section ou paralysie des nerfs de mouvement, les muscles correspondants perdent leur tonicité et se laissent entraîner par leurs antagonistes du côté opposé; ce qui explique les grimaces caractéristiques des personnes affectées de la paralysie faciale. Après la mort, tous les muscles perdent leur tonicité; de là le relâchement des sphincters, qui ferment pendant la vie les orifices des conduits naturels et l'abaissement de la mâchoire inférieure que l'on soutient alors [avec un mouchoir. Si, chez un noyé, la mâchoire inférieure se referme après avoir été abaissée, on peut en conclure qu’il reste encore des chances de le rappeler à la vie.

Sensibilité musculaire. — Les muscles possèdent deux sortes de sensibilité: une sensibilité générale et une sensibilité spéciale. La première donne lieu aux douleurs du rhumatisme musculaire, des coliques et des crampes, ainsi qu’à la courbature qui s’observe au début d’un grand nombre de maladies fébriles, la sensibilité spéciale des muscles, ou sens musculaire, nous fait apprécier la force, la direction et l’étendue de nos mouvements. Elle vient souvent en aide au jugement. C’est elle, par exemple, qui permet d’évaluer la lourdeur d’un poids en le soulevant.

Force musculaire. — La puissance dés muscles n’est pas en rapport avec leur développement. Elle dépend uniquement de l’intervention plus ou moins énergique des centres nerveux. On en a tous les jours des preuves incontestables. Tel individu, sous l’influence de la colère, de l’ivresse, de la folie, ou même d’une simple attaque de nerfs, n’a bien souvent que les formes extérieures les plus grêles, et cependant est capable d’une puissance musculaire considérable.

La force musculaire peut se mesurer à l’aide d’instruments appelés dynamomètres (V. ce mot). D’après de nombreuses expériences dynamométriques, on a reconnu que la force de pression de l’homme adulte est, en moyenne de 50 kilogrammes, et que sa force de préhension est égale à 132.

Dr G. WlTKOWSKI.

Maladies des muscles. — Contusions sous-cutanées. — Lorsqu’un muscle est fortement contusionné, il éprouve un engourdissement d’ordinaire passager, mais qui peut persister indéfiniment ; le muscle est paralysé, ses fibres subissent la dégénérescence granulo-graisseuse et s’atrophient ; il est beaucoup plus rare de voir le muscle s’enflammer et surtout suppurer. Le traitement des contusions des muscles consiste à faire garder le repos, à appliquer quelques compresses imbibées de liqueur résolutive, et si l’engourdissement persiste, à le combattre par le massage, par les frictions excitantes et même par l’électricité.

Ruptures sous-cutanées des muscles. — Des

ruptures ont été observées sur presque tous les muscles de l’économie. G. Sédillot qui, en 1817, a publié un mémoire sur les ruptures musculaires, a constaté que leur siège le plus ordinaire était le point d’union des fibres charnues avec les fibres tendineuses; elles ont été plus souvent observées sur les fléchisseurs, dont les fibres sont longues et les tendons très courts (grand droit de l’abdomen, psoas iliaque, biceps); pour les extenseurs, ceux qui en ont offert quelques exemples sont les jumeaux,le plantaire grêle, les muscles des gouttières vertébrales, etc.

La rupture musculaire est toujours due à un effort brusque et surtout à une contraction involontaire qui surprend la partie à mouvoir dans une fausse position. Ces ruptures ont été observées dans l’éclampsie, l’épilepsie, le tétanos. Mais c’est dans la fièvre typhoïde qu’elles sont le moins rares, car sous l’influence de la température élevée de cette maladie, les muscles ont subi la dégénérescence vitreuse, ce qui diminue leur consistance à tel point que leur rupture se produit le plus souvent sans qu’on en soit averti. C’est surtout dans le muscle grand droit antérieur de l’abdomen que l’on a observé ces ruptures.

Les ruptures sont complètes ou partielles. Ces dernières sont les plus fréquentes, elles intéressent un nombre de fibres très variable; une certaine quantité de sang s’épanche entre les fibres divisées. On ignore le mode de réparation des ruptures musculaires.

On peut, à l’exemple de Nélaton, réunir sous cinq chefs les symptômes d’une rupture musculaire : 1° au moment de la rupture, un bruit de craquement comme celui d’une corde qui se rompt ; 2° aussitôt une douleur vive, comme celle que produirait un coup de fouet ou de bâton ; cette douleur se calme par le repos; 3° l’impuissance d’exécuter les mouvements dans lesquels intervient le muscle rompu; 4° une dépression correspondant aux fibres rompues: cet enfoncement n’est appréciable que dans les ruptures complètes; 3° enfin, une ecchymose plus ou moins rapide, suivant la position du muscle rompu.

En général, la guérison ne se fait pas longtemps attendre, la continuité des fibres rompues se trouve rétablie par du tissu fibreux, et le muscle reprend ses fonctions, parfois cependant d'une manière imparfaite.

Le traitement consiste à mettre le muscle dans le relâchement et l’immobilité ; pour atteindre ce résultat, Sédillot a surtout préconisé la compression pratiquée avec de longues bandes de diachylon.

Déplacements et hernies musculaires. — On a

eu l’occasion d’observer quelques cas de hernies des muscles à travers une éraillure des fibres de leur aponévrose d’enveloppe.

Ces hernies n’ont guère été observées que chez les individus très vigoureux, se livrant fréquemment à de violents efforts, comme les cavaliers ; tantôt la hernie s’est produite brusquement au moment d’un effort. Comme chez ce cavalier dont parle Mourlon, qui, voulant brusquement arrêter

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son cheval, serra fortement les cuisses et vit se ; développer tout à coup une tumeur, à la partie supérieure et interne de la cuisse: c’était une her- ! nie du premier adducteur. Plus rarement elle paraît avoir succédé à un amincissement progressif de l’aponévrose.

Lorsque la hernie survient brusquement, il se produit un craquement avec douleur vive, et, au I niveau du point douloureux on constate la présence d’une petite tumeur molle, presque lluctuante, qui durcit au moment où le muscle se contracte; on peut souvent reconnaître avec le doigt la perforation aponévrotiquc à travers laquelle s’est faite la hernie.

Une hernie des muscles de la partie supérieure | de la cuisse pourrait être confondue avec un abcès i par congestion, une hernie intestinale; mais la connaissance des antécédents et la particularité qui leur est spéciale de durcir au moment de la contraction musculaire feront éviter l’erreur.

Le traitement consiste à maintenir la hernie réduite à l’aide d’un bas lacé ou grâce à une pelote semblable à celle usitée dans les hernies intestinales. La cure radicale nécessite une incision des téguments et un pansement avec la charpie, de façon à faire développer un tissu cicatriciel capable de fermer le trou de l’aponévrose.

Tumeurs des muscles. — Leur rareté nous permet d’être fort bref à leur sujet. Le sarcome et le carcinome ne se développent pas primitivement dans les muscles, mais ils les envahissent souvent par propagation; ainsi il n’est point rare d’observer la propagation d’un cancer du sein aux muscles pectoraux, d’un cancer de l’utérus au muscle psoasiliaque; l’épnhéliome du muscle orbiculaire des lèvres est presque constant dans le cancroïde des lèvres.

Les myxomes lipomateux ont été plusieurs fois ; observés dans les muscles de la langue, des lèvres et des parois buccales (V. Tumeurs de la langue).

Les gommes des musles ne sont point fort rares dans la période tertiaire de la syphilis (V. Syphilis).

On a encore signalé l’existence des angiomes simples ou caverneux, de fibromes, d’enchondromes, de kystes formés par des hydatides, des trichines ou par des dépôts sanguins.

Cette simple énumération doit être complétée par un exposé des caractères cliniques généraux que présentent les tumeurs des muscles quelle que soit leur nature. Le siège et la direction de ces tumeurs sont en rapport avec ceux du muscle : lorsque le muscle est relâché, la tumeur est mobile dans le sens latéral, mais elle devient fixe lorsque le muscle est contracté ; enfin (d’après les auteurs du Compendium), il y a lieu de croire que la tumeur est profondément placée dans l'épaisseur du muscle lorsque « sa surface, facile à explorer dans l’état de repos, disparaît tout à coup comme sous une bande résistante lorsque le muscle entre en contraction. »

Lorsqu’on a reconnu que la tumeur siégeait dans un muscle, peut-on reconnaître la nature de cette tumeur? On y arrive souvent, soit par une ponction exploratrice, soit parles éléments qui servent d’une façon générale à distinguer les tumeurs bénignes d’avec les tumeurs malignes.

Inflammation des muscles. — (V. Myosite.)

Parasites des muscles. — On a rencontré dans les muscles de l’homme trois espèces de parasites : les cysticerques, les écliinocoques et les trichines (V . ces mots). Dr Léon Moynac.

MUSCULAIRE (Tissu). — (Y. Muscle.)

MUSCULO-CUTANÉ. — Nom donné par les anatomistes à deux nerfs qui se distribuent à la peau et aux muscles du bras et de la jambe. Celui du bras vient du plexus brachial, celui de la jambe est fourni par le nerf sciatique poplité externe. p. l.

MUSEAU DE TANCHE. — Nom donné par les anatomistes à l’ouverture vaginale de l 'utérus (V. ce mot). p. l.

MUTILATION. — (V. Révision) [Conseils de.]

MYCÉLIUM. — (V. Microbe.)

MYCODERME. - (Y. Microbe.)

MYCOSIS. — Le mycosis fongoïde, ou lymphadénie cutanée, est une maladie de la peau, rare, caractérisée par des tumeurs saillantes à la surface

Fig. 013 — Mycosis fongoïde.

(Dessin fait d'après le tronc d’une malade dont le modèle fait partie du musée de l'hôpital Saint-Louis).

cutanée, dont le volume varie entre celui d’un pois et celui d’une noix, dures, élastiques, de couleur rosée ou rouge violacé, qui les a fait comparer par Alibert à des tomates mûres. Ces tumeurs sont isolées ou agglomérées sur certains points; elles se dé-

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