MID
Mil)
veloppent en général rapidement, et lorsqu’elles ontacquis un certain volume, les unes s'atrophient lentement et peuvent même disparaître, les autres, les plus grosses, presque toujours se ramollissent et s’ulcèrent. Autour d’elles, la peau est normale ou infiltrée. Ajoutons que, dans la période de ramollissement et d’ulcération, les malades s’affaiblissent beaucoup et arrivent à la cachexie. D’après Besnier, la terminaison du mycosis est presque toujours fatale.
On ignore, jusqu’à présent, les causes de cette affection. D’après Lancereaux, elle n’est presque jamais congénitale ; on la rencontre depuis la première année de la naissance jusqu'à l’âge de 45 ou 50 ans, mais c’est entre huit et vingt ans qu’on l'observe plus fréquemment et principalement chez les scrofuleux, les rachitiques, c’est-à-dire les individus chez lesquels le tempérament lymphatique prédomine.
On n’est pas fixé non plus sur le traitement de cette singulière maladie, et aucun de ceux qui ont été employés jusqu’à ce jour ne s’est montré efficace. On en est donc réduit à faire le traitement des symptômes, c'est-à-dire à administrer les toniques et les antiscrofuleux. Dr Paul Labarthe.
MYDRIASE. — La mvdriase est la dilatation exagérée et permanente de la pupille. Elle est un des symptômes les plus ordinaires, mais non constants dans les affections connues sous les noms d’amblyopies, d'amauroses. Elle constitue, dans ces cas, un épiphénomène dont le traitement est subordonné à celui de la maladie principale En dehors de ces conditions, on l’observe dans des circonstances où l’appareil nerveux de l’œil, les milieux réfringents de l’organe, sont restés sains. On la nomme alors idiopathique. Cette variété se distingue de la précédente, en ce que la vision, devenue très confuse dans l’œil affecté, s’améliore et même se bonifie assez pour permettre la lecture de caractères d'imprimerie ordinaires, lorsque le malade regarde, soit à travers un petit trou dont on perce une carte, soit à travers un verre convexe de 10 à 15 pouces de foyer. Ce qui rend la vision mauvaise, c’est l’exagération du diamètre de la pupille, entraînant un changement dans les phénomènes normaux de la réfraction de l’œil.
La dilatation de la pupille peut être la conséquence, ou bien d’une paralysie des fibres circulaires de l’iris (mydriase paralytique), ou d’une exagération d’action des fibres radiées (mydriase spasmodique). La mydriase paralytique se rattache donc à une paralysie partielle de la troisième paire. Le rhumatisme peut agir sur le névrilème des nerfs ciliaires; c’est ainsi qu’on explique certaines mydriases survenues après l’action d’un courant d’air sur l’œil. La mydriase a été observée à la suite d’une angine couenneuse; il existait en même temps une paralysie du voile du palais. La mydriase spasmodique peut être occasionnée par la présence de vers dans l’intestin, par l’administration d'un vomitif. On a aussi mentionné des faits de mydriase consécutive à des névralgies de la cinquième paire, ou coexistant avec ces dernières.
Plusieurs auteurs ont signalé des cas de my-
driase intermittente. Les violences extérieures qui portent sur l’œil même ou sur l’orbite et même la tête, sont parfois suivies d’une dilatation permanente de la pupille (mydriase traumatique).
Signalons encore le séjour prolongé dans des cachots ténébreux, l’usage prolongé des instillations de sulfate d’atropine, dans le but de combattre une affection oculaire, la disparition subite d’une dartre au voisinage de l'œil, la suppression de la menstruation. Il suffit de rappeler les mydriases symptomatiques du glaucome, de l’hydrophthalmie et de l’amaurose cérébrale.
Quelques sujets éprouvent, au début, des douleurs dans la région sus-orbitaire. Chez d’autres, le premier phénomène est le trouble de la vision. Les malades distinguent moins bien les petits objets; ils cessent même de pouvoir lire et écrire correctement.
Lorsque la mydriase est bornée à un seul côté, l'œil mydriatique ayant un pouvoir réfringent différent de celui de l’œil sain, le premier fait des efforts d’accommodation qui ont pour résultat d'occasionner des douleurs de la région orbitaire.
Le trouble de la vision n’est pas constant, pas plus dans la mydriase congénitale que dans la mydriase acquise.
Lorsque la vision est troublée, on la rétablit dans l'état normal, en prescrivant au malade de regarder à travers un trou plus petit que la pupille dilatée, trou que l’on perce dans une plaque de cuivre noircie ou dans une carte. On arrive aussi au même résultat, en faisant placer devant l'œil affecté un verre convexe d’un numéro moyen. Quelques malades disent voir les objets plus petits de l'œil affecté que de l’œil sain.
La pupille est dilatée. Ce symptôme est facile à apprécier, lorsque la mydriase n’existe que d’un seul côté, parce qu’alors la différence de grandeur des deux pupilles frappe de prime-abord. Il l’est moins, en cas de mydriase double, parce qu’il existe de grandes variétés individuelles, sous le rapport du degré de la dilatation de la pupille, dans l’état d’intégrité de la vision.
Chez les mydriatiques, la dilatation est plus ou moins prononcée. Dans tous les cas, la pupille n'obéit plus aux alternatives de lumière et d’obscurité, avec celte vigueur que l’on rencontre dans l’état normal. Lorsque la dilatation est très prononcée, les sujets se plaignent d’être incommodés par une lumière trop éclatante. Le contour de la pupille conserve généralement sa forme arrondie.
Abandonnée à elle-même , la mydriase idiopathique ou essentielle peut disparaître spontanément; de même que, traitée par les moyens les plus rationnels, elle subsiste parfois toute la vie; elle peut récidiver après avoir disparu. Dans un grand nombre de cas, l’affection résiste aux diverses médications, et le malade est condamné à faire usage d’un traitement palliatif.
Le diagnostic est facile, car il se réduit à reconnaître si la dilatation de la pupille est une affection idiopathique, ou si elle n’est qu’un symptôme d’un état de souffrance de la rétine. On commence par présenter au sujet l’échelle de Jæger, composée de caractères imprimés de grandeur progressive, et on
MYD