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ments de circonférence, ce qui tient à ce que la plaie totale résulte de la fusion de plusieurs plaies circulaires. Cette disposition, quand elle existe, est presque pathognomonique de l'herpès. Elle ne s’observe pas avec le chancre. Lors même que plusieurs chancres viennent à se fusionner, leur contour figure plusieurs grands cercles réunis, mais il ne présente jamais ces petits segments de circonférence, que je n’hésite pas à donner comme caractéristique de l'herpès.
4“ Il existe presque toujours, en même temps que les ulcérations chancriformes de l’herpès, d’autres manifestations herpétiques non douteuses, telles que vésicules encore intactes, ulcérations petites et groupées, etc. Ajoutons que l’éruption herpétique se fait quelquefois par poussées succes- "ives, de sorte que la présence d'un vésicule, soit antérieure, soit postérieure à l’ulcération douteuse, peut éclairer le diagnostic de cette dernière.
5° Il est assez rare que l’herpès ne se produise que pour une fois et d’une façon purement accidentelle. Le plus souvent il constitue une affection chronique, une véritable diathèse à poussées multiples. Il est même un grand nombre de malades qui sont affectés d'herpès génitaux se répétant de mois en mois, de quinzaine en quinzaine, et cela plusieurs années de suite. Cette disposition singulière s'observe aussi dans le sexe féminin, mais à un degré moindre de fréquence. Certaines femmes, toutefois, sont prise d'herpès vulgaire presqu’à chaque période menstruelle.
6" Enfin l’évolution de la maladie est plus significative encore que tous les caractères précédents.
L’herpès ne tend pas à s’étendre et se répare bien plus facilement que le chancre. Cependant il faut savoir qu'il affe.-te parfois une durée assez longue, surtout dans sa forme ulcéreuse, ou bien lorsqu’il a été irrité par de mauvais pansements ou des cautérisations répétées.
Les différentes variétés d'herpès se rencontrent fréquemment encore chez la femme. Chez cette dernière, elles constituent souvent des ulcérations d'apparence chancreuse qui ont été décrites avec beauco p de soin et d'exactitude par Legendre. « Ces ulcérations, écrivait-il dans les Arrhi.es générales de méaeci e, en 1855, ressemblent souvent a s’y méprendre aux chancres non indurés de la vulve; la ressemblance est même parfois si grande qu’il devient nécessaire d’avoir recours à l’inoculation pour décider la question d'une manière positive... Elles sont en général superficielles et constituent plutôt des érosions que de véritables ulcérations; elles sont régulièrement arrondies, abords nettement découpés, à fond grisâtre; de la largeur d une très petite lentille lorsqu’elles sont isolées, elb s sont plus étendues et irrégulières quand elles résultent de la réunion de plusieurs ulcérations voisines.
Bien qu’en général ces ulcérations soient très superficielles, il en est cependant dans le nombre qui simulent de véritables chancres par leurs bords élevés, taillés à pic, et par leur fond grisâtre. Enfin, ce qui ajoute quelquefois à l’illusion, c’est le développement sur les points de la surface interne des cuisses qui correspondent aux ulcérations du
bord libre ces grandes lèvres malades, de petites ulcérations à fond grisâtre, qui semblent être le résultat de l’inoculation d’un liquide virulent fourni par les ulcérations des grandes lèvres, tandis qu’il ne faut voir là que l’effet du contact d’un liquide simplement irritant sur deux surfaces qui se correspondent et se touchent, etc... »
Dans ces cas, si ce que nous avons dit plus haut, ne suffit pas pour faire reconnaître l’herpès du chancre, l’inoculation ne laisse plus de doute. Si elle est positive, l’ulcération sera un chancre simple ; si elle est négative, ce sera de l'herpès.
Le diagnostic est peut-être plus important chez la femme que chez l’homme, car il peut se faire que le médecin soit consulté par un tribunal, comme cela arriva à Legendre. On lui amena un jour une jeune enfant qui avait été victime d’une tentative de viol, et que l’acte d’accusation disait atteinte « de chancres de la vulve. » Ce médecin l’examina et aperçut, en effet, des ulcérations qui simulaient très bien les chancres simples. Mais un examen plus attentif et quatre inoculations, toutes négatives, lui permirent de dire, avec toute la certitude possible, que la jeune enfant n’avait pas de chancres simples, mais seulement de l’herpès de la vulve.
L’herpès génital peut enfin être confondu avec une affection qu’on rencontre chez certains diabétiques et qui consiste en une espèce de balano-posthite, inflammation du prépuce et du gland qui sont rouges et présentent quelques ulcérations superficielles sécrétant un liquide muco-purulent et occasionnant de très vives démangeaisons. L’analyse des urines, dans ces cas, permettra de porter un diagnostic certain.
Peu grave d’une manière générale, l’herpès génital n’en constitue pas moins une infirmité désagréable, à cause de sa ténacité et de sa grande tendance à récidiver. De plus, certains malades s’en affectent à un très haut point, parce qu’ils le prennent pour une affection syphilitique, et l’on a toutes les peines du monde à les persuader du contraire.
Le traitement de l’herpès génital doit varier suivant que celui-ci est aigu ou revêt la forme chronique.
Contre l’herpès à forme aiguë on a recours, dès le début, aux bains locaux émollients, à l’eau de guimauve, aux grands bains de corps additionnés de son ou d’amidon; lorsque les ulcérations sont formées, on hâte leur cicatrisation au moyen de lotions légèrement astringentes, avec de l’eau blanche ou une décoction de roses rouges ; dans certains cas, on peut même avoir recours à de légères cautérisation» au nitrate d’argent. Une bonne précaution consiste à séparer les surfaces muqueuses du prépuce et du gland au moyen d’un petit carré de chiffon fin, ou d’un peu de charpie ou de ouate. Inutile d’ajouter que le malade, homme ou femme, évitera les fatigues, les excès de table, les rapports sexuels, etc.
Contre l’herpès à forme chronique, le traitement local ne suffit plus. Il est alors indiqué d’avoir recours aux préparations arsenicales à l’intérieur, (granules de Dioscoride, liqueur de Fowler, etc.) aux eaux de La Bourboule, de Saint-Honoré, de Caute-
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