‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 14 sur 344 · HEU · texte numérisé non relu

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rets, de Bigorre, etc. C’est surtout dans la forme chronique, que les malades éviteront soigneusement toutes les circonstances qui peuvent favoriser le développement de l’herpès et qui ont été signalées plus haut.

B. Herpès parasitaire. — L’herpès parasitaire comprend deux variétés: 1° 1 herpès circiné; 2° I’hekpès tonscrant.

1° Herpès circiné. — (V. Tricophyton.)

2° Herpès tonsurant. — (V. Teigne.)

HERPÉTIQUE. — Qualificatif donné aux individus sujets aux accidents qui caractérisent l 'herpétisme (V. ce mot). P. L

HERPÉTISME. — On désigne sous ce nom un état général, diathésique, de certains individus, qui les prédispose à des éruptions successives d’herpès sur les divers points de la surface cutanée et des muqueuses. P L

HÉTÉRADELPHE. — Nom donné par les tératologistes à un monstre double hétérotypien, où le pa-

Fig. eoo.

Monstre hétéradelphe (Ambroise Paré).

rasite consiste en une moitié inférieure du corps, privé de sa tête et quelquefois aussi de son thorax, implamée sur la face intérieure du tronc du sujet principal normalement conformé. p. l.

HÉTÉRODYME. — Nom donné par les tératologistes a un monstre double hétérotypien , où le parasite, uni à la face antérieure du tronc d’un sujet régulièrement conformé, consiste simplement en une tête plus ou moins imparfaite, un col et un thorax, le plus souvent rudimentaires. p. l.

HÉTÉROPAGE. — Nom donné par les tératolo-

gistes à un monstre double hétérotypien, où le parasite, implanté par son corps sur la face antérieure du tronc du sujet principal, est très petit, très imparfait, mais pourvu cependant d’une tète distincte et de ses membres inférieurs. p. l.

HÉTÉROTYPIEN. — Nom donné par les tératologistes à un genre de monstres doubles, formés du sujet principal régulièrement conformé et d’un parasite plus ou moins incomplet soudé à la partie antérieure du tronc du premier, d’ordinaire vers la région ombilicale. Les hétérotypiens se divisent en hétèradelphes , hétérodymes , et hétéropages (V. ces mots). p. l.

HEUCHELOUP (eaux minérales D’). — Ileucheloup estime propriété particulière, située dans le département des Vosges, à 10 kilomètres d’Ilymont-Mattaincourt, station de chemin de fer emre Mirecourt et Epinal, à 2 kilomètres de la première de ses villes, qui possède des eaux minérales sulfatées calciques froides, légèrement bicarbonatées.

Les sources, soigneusement captées, ont été amenées d’Ileucheloup à Hvmont-Mattincourt, avec une pente de 14 mètres, dans des tuyaux de fonte émaillée de 15 centimètres de diamètre, et M. Jules Le Fort, le savant hydrologue de l'Académie de médecine, a constaté que pendant ce trajet les eaux n'ont subi aucune altération ni aucun changement dans leurs composition chimique. L’analyse des eaux, à leur point d’émergence et à la buvette de l’établissement d'Hymont-Mattaincourt, a donné des résultats identiques et signalé la présence de 1 gr. 338 de sulfate de chaux, de 68 centigrammes de sulfate de soude et de magnésie, et de 30 centigrammes de bicarbonate de chaux par litre, minéralisation très supérieure à celle de ses congénères Contrexéville et Vittel.

Claires, limpides, se conservant indéfiniment en bouteilles, sans la moindre altération, ce qui les rend particulièrement précieuses pour la cure à domicile, les eaux d'Ileucheloup, dont le débit est de 200 litres par minute, ont une saveur fraîche, acidulé, légèrement atramentaire , et laissent un arrière goût un peu styptique. Elles ne fatiguent nullement l’estomac qui peut les supporter à hautes doses et les digère facilement. Leur absorption est très rapide et se manifeste par une accélération dans les sécrétions, particulièrement des urines et des selles. Ces dernières sont aqueuses, quelquefois bilieuses, multipliées pendant les heures consacrées à la boisson minérale et ne se reproduisent plus pendant le reste de la journée. Quant à la sécrétion des reins, elle est fortement aelixée, la quantité des urines rendues est très sensiblement augmentée et dépasse celle de l'eau ingérée.

Comme les eaux sulfatées calciques, les eaux d’Ileucheloup possèdent une spécialisation particulière : d’un côté, contre les affections des voies urinaires; d’un autre, contre les affections du foie.

L’action des eaux sulfatées calciques sur la gravelle est tellement remarquable, qu’on a pu dire qu’elles sont à cette affection ce que la quinine est à la fièvre.

Dans la gravelle urique, lorsqu’il y a des dou-

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