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par l’atrophie (le l'organe. Il est extrêmement rare que la plilegmasie se propage aux méninges, ce qui entraînerait le plus souvent la mort.
Le traitement est antiphlogistique et résolutif : sangsues autour de l'orbite, parfois saignées générale; tartre stibié à haute dose administré à l’intérieur ; onctions sur l'orbite avec de l'onguent mercuriel belladone; calomel administré jusqu’à salivation; permanence de cataplasmes de farine de lin, peu épais et bien humides, sur les paupières et le pourtour de l’orbite.
On soulage le malade et on abrège le cours de l'affection en pratiquant à la sclérotique, au-dessous de l'équateur de l’œil, pour ne pas atteindre les artères ciliaires longues, une large ponction avec un bistouri. On permet ainsi aux liquides intra-oculaires de s’écouler au dehors; on diminue l’extrême tension, et par suite les phénomènes d’étranglement auquel les parties constituantes de l'organe sont soumises. Après la ponction, on introduit entre les lèvres de la plaie quelques brins de charpie boratée pour empêcher l’ouverture de se cicatriser.
Les applications émollientes sont continuées jusqu'à ce que l’œil soit entré dans la période d’atrophie. Il ne faut pas les prolonger outre mesure, parce que la conjonctive palpébrale se boursoufle .alors, devient granuleuse et suppure elle même. Ces derniers phénomènes morbides motivent l’emploi des fomentations et des collyres astringents.
Extirpation de l'œil. — On l’appelle aussi énucléation de L'œil. Cette opération est motivée par les productions malignes développées dans l'intérieur du globe; dans certaines tumeurs profondes de l'orbite, masquées par l'œil, et qu'il serait difficile ou impossible d’atteindre sans avoir sacrifié ce dernier. On a aussi enlevé, parfois, un œil atrophié, chez des sujets affectés de névralgies ciliaires opiniâtres. De notre époque, les partisans de la prétendue ophlhalmie sympathique, abusent de cette opération.
Le manuel opératoire varie suivant que l’on pratique l’extirpation de l'œil seulement, ou en même temps celle des parties voisines altérées dans une plus ou moins grande étendue.
1° Extirpation de l'œil seul. — Voici le procédé que j’emploie et qui est une modification de celui de Bonnet :
Les paupières étant convenablement écartées par un aide, la commissure externe incisée au préalable, s’il y a lieu ; je saisis avec une pince à griffes un large repli de la conjonctivite au niveau du grand angle, après avoir fait porter le globe au dehors avec une érigne implantée à 2 millimètres de la sclérotique. J’incise le pli conjonctival et le fascia subjacent. Par cette ouverture, j’introduis des ciseaux avec lesquels je coupe l’insertion scléroticale des muscles droits internes, supérieur et inférieur, agrandissant au besoin l'incision de la conjonctive en haut et en bas. Les ciseaux glissent ensuite d'avant, en arrière sur la face interne de la sclérotique et arrivent sur le nerf optique, qui est coupé. Bien de plus facile alors, que de saisir l’extrémité postérieure du globe avec la pince à griffes, de faire exécuter à l’œil un mouvement de bascule d'arrière