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de piquants ont été proposées par le Dr Rousseau, en poudre ou en décoction comme fébrifuges contre les fièvres intermittentes, et dont les fruits d’un rouge vif, d'une saveur douceâtre, mais désagréable, jouissent de propriétés émétiques et purgatives; feuilles et fruits sont à peu près inusités aujourd’hui. P. L-
HUILES. — Les huiles sont des corps gras, qui sont liquides ou solides à la température ordinaire, tachent le papier et le linge, sont insolubles dans l'eau, solubles dans l’alcool et dans l’éther surtout à chaud, brûlent facilement et forment, en général, des combinaisons solubles avec les alcalis. Ces corps gras sont composés de plusieurs principes immédiats dont les plus connus sont l’oléine, la margarine et la stéarine. Quelques-uns renferment ces trois principes réunis, d’autres ne contiennent qu'un ou deux de ces principes seulement. Ils sont d'origine végétale ou animale, leur extraction est variable et leur conservation s’opère dans un lieu frais, à l’abri du contact de l’air.
Huiles grasses ou fixes. — Les huiles grasses ou fixes sont des substances, le plus ordinairement liquides, qui ont toutes les propriétés caractéristiques des corps gras. On les divise en deux sections : la première renferme les huiles qui ne peuvent être conservées pendant longtemps au contact de l’air sans rancir, on les appelle huiles non siccatives, ce sont les huiles d’olives, d’amandes, etc.; la seconde est composée des huiles qui absorbent, quand elles sont exposées à l’air, une quantité d’oxygène considérable, si considérable quelquefois qu’elles deviennent promptement solides et qu’elles constituent de véritables vernis ; on les désigne par le nom d 'huiles siccatives, dont les principales sont celles de lin et de noix.
Quant à la préparation des huiles, elle se fait différemment suivant qu'elles sont liquides ou solides. Pour obtenir les huiles liquides, on monde les semences oléagineuses des substances étrangères, on les réduit en poudre, on enferme cette poudre dans des sacs de toile et on les soumet à la presse jusqu'à ce que tout le liquide en soit sorti ; il suffit dès lors de laisser reposer et de filtrer. Ainsi se préparent les huiles d’amande, de lin, de noix, de noisettes, de croton, d'épurge, de ricin, de pavot(huile d'œillette), de pistaches (huile d’arachides), d’olive, de colza, de pignons. Pour obtenir les huiles solides, on réduit les corps en poudre et on les soumet à une température assez élevée pour que le produit puisse s’écouler, il se prend de nouveau par le refroidissement. L’on a, par ce procédé, le beurre de cacao et le beurre de muscade.
Les huiles grasses telles que les huiles d’olives, d'amandes douces , d'arachide , de noix , d’œillette et de lin, sont employées assez souvent comme laxatives soit par la bouche, soit en lavements. Les enfants au maillot qui ont des coliques et pleurent sans cesse parce qu’ils ne peuvent digérer le lait de leurs nourrices, se trouvent très bien d’une cuillerée d'huile d’olive mêlée ou non à quelques gouttes de lait. Ce médicament a la propriété de faire cesser leurs coliques et de les faire rentrer dans le calme. Les personnes sujettes au mal de ventre et à la
constipation, voient souvent leurs douleurs s’apaiser subitement à la suite de l’ingestion de deux ou trois cuillerées d’une huile douce. Les lavements préparés avec l’une quelconque de ces huiles à la dose de 50 à 100 grammes d’huile pour 500 grammes d’eau, rendent des services contre les douleurs abdominales, la constipation, l’irritation prononcée du rectum et de la marge de l’anus. Souvent on ajoute une cuillerée de sel au lavement laxatif afin de renforcer son action purgative.
Huiles essentielles ou volatiles. — (Y. Essences.)
Huiles médicinales. — Les huiles médicinales appelées aussi oléolés sont des médicaments officinaux liquides, généralement réservés à l’usage externe, qui résultent de l’action dissolvante des huiles sur une ou plusieurs substances végétales, animales ou minérales. Toutes les huiles fixes ne sont pas propres à cet effet ; l’huile d’olive pure est préférable en ce qu’elle rancit lentement et qu’elle ne se dessèche pas à l’air; elle a la propriété de dissoudre les résines, les corps gras, les huiles essentielles, le chloroforme et quelques alcaloïdes.
On prépare les huiles médicinales par solution, par macération, par digestion et par coction. La solution est préférée pour les matières entièrement solubles dans l’huile, c’est ainsi qu’on obtient l’huile camphrée, l’huile phosphorée. La macération s’applique aux corps renfermant des principes volatils très fugaces, de ce nombre sont les fleurs fraîches que l’on fait macérer avec des parties égales d’huile en les exposant au soleil pendant deux jours; on passe, on fait deux autres macérations avec de nouvelles fleurs; on passe chaque fois et on filtre en dernier lieu : ainsi se préparent les huiles de lis, de jasmin, de tubéreuse, de jonquille, de roses pâles. La digestion convient pour les plantes fraîches ou desséchées contenant des huiles volatiles et des matières résineuses. On fait digérer à la chaleur du bain-marie, pendant cinq à six heures, une partie de la plante avec huit à dix parties d’huile en agitant de temps à autre, on passe avec expression, on laisse reposer et on filtre. Par ce procédé, l’on a l’huile de cantharides, l'huile de garou et celle des plantes aromatiques, telles que sont les huiles de camomille, d’absinthe, de mélilot, de rue, de sureau, de millepertuis, d’hypéricum, etc.
La décoction ou coction est recommandée pour les substances qui ne contiennent pas de produits volatils. On pile les plantes fraîches dans un mortier de marbre, on en mélange une partie à deux parties d’huile, on fait bouillir sur un feu doux jusqu’à ce que toute l’eau de végétation soit dissipée ; on laisse alors digérer pendant deux heures, on passe avec expression et l'on filtre. Si ces plantes étaient sèches, il faudrait les ramollir préalablement avec une suffisante quantité d’eau tiède. On prépare ainsi les huiles de belladone, jusquiame, stramoine, ciguë, mandragore, morelle, aconit.
Tous les oléolés possèdent, en outre de la propriété émolliente de leur excipient , la propriété particulière des substances qui les composent; ainsi les huiles camphrées sont sédatives , les huiles aromatiques sont stimulantes, les huiles narcotiques sont calmantes. Ils se prescrivent le
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plus souvent en frictions ou en lotions, deux ou trois fois par jour, le matin, à midi et le soir, contre une foule d’affections morbides. Les plus employés d’entre eux sont parmi les huiles simples: l’huile de camomille, l’huile de belladone, l’huile de jusquiame, l'huile camphrée, et parmi les huiles composées : le baume tranquille. Toutes ces huiles doivent être tenues dans un lieu frais et dans des vases bien bouchés. Leur renouvellement doit s’opérer au moins une fois par an.
D> Marc. Camboulives.
HUITRES. — Les huîtres sont des mollusques de la famille des ostréidées, qui jouent un rôle important dans l'alimentation de l'homme, surtout depuis que, grâce aux travaux remarquables de Coste, on est arrivé à les élever artificiellement. Les principales variétés comestibles sont Y huître commune, le pied-de-cheval, Véclair, la Cancale, l’ Arcachon, la Marenne, YOstende, la Portugaise. Les marennes et les ostendes sont, sans conteste, les plus délicates et les plus recherchées. Pour ma part même, je place au premier rang la belle marenne verte, épaisse, grasse et pleine de saveur.
Les huîtres constituent un aliment assez nourrissant, car elles ne contiennent pas moins de 14 p. 100 de matières azotées. Elles se digèrent facilement, et leur digestibilité serait due au suc biliaire dont leur énorme foie est pénétré, ainsi qu’à l’eau salée qu’elles renferment. Aussi conviennent-elles aux enfants lymphatiques et scrofuleux, aux individus dyspeptiques, aux diabétiques, aux phthisiques,' aux convalescents et en général aux personnes dont l’appétit est languissant.
Toutefois, il est prudent de n’en pas trop manger à la fois, et surtout de ne pas les assaisonner avec du poivre ou de l’échalotte hachée dans du vinaigre. Du reste, c’est en les mangeant au naturel qu’on peut seulement les déguster réellement et les apprécier à leur juste valeur.
On ne doit manger des huîtres que mensibus erratis, c’est-à-dire dans les mois qui ont des R dans leur nom, par conséquent de septembre à avril. Pendant les autres mois de l’année, qui sont pour elles les mois du frai, elles sont plus maigres et moins savoureuses. De plus, à cause de la température, il est très difficile de les conserver fraîches, c’est-à-dire vivantes, pour les longs transports, et chacun sait combien est rapide leur putréfaction aussitôt après la mort. Dr Paul Labarthe.
HUMÉRALE. — Nom donné par les anatomistes à l’artère qui alimente le bras. L’artère humérale vient de l’artère axillaire, s’étend du bord inférieur du tendon du muscle grand pectoral jusqu’au pli du coude en suivant le bord interne du bras. Arrivée au pli du coude elle se divise en deux, l’artère radiale et l’artère cubitale. Dans son parcours elle fournit aux muscles de la région antérieure du bras plusieurs ruisseaux sans nom, et deux branches collatérales, la collatérale externe et la collatérale interne. P. l.
HUMÉRUS. — Anatomie. — L’humérus, qui forme le squelette du bras, est un os pair, à peu près cy-
lindrique à sa partie moyenne , qui s’articule avec l’omoplate par son extrémité supérieure, et avec le radius et le cubitus par son extrémité inférieure.
Comme tous les os longs, il présente à étudier un corps et deux extrémités.
Le corps, à peu près cylindrique en haut, devient
Fig. SOt. — Humérus du côté droit (vu par sa face antérieure).
t. Corps de l’humérus.