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fractures, car les os sont devenus fragiles au point de se rompre sous l’influence d’une simple contraction musculaire; souvent, il est vrai, les fractures sont incomplètes.
Les désordres que nous avons signalés dans la santé générale durant la première période du rachitisme persistent en s'aggravant. L'enfant a la fièvre, il se couvre de sueurs profuses, il a de la diarrhée, un appétit capricieux, il maigrit et s’étiole; la respiration est fort gênée, car non seulement les côtes aplaties et même convexes en dedans ne peuvent plus dilater le thorax, niais encore le jeu du diaphragme se trouve gêné parle développement des organes digestifs, aussi la moindre affection pulmonaire devient-elle chez eux fort sérieuse.
3° Terminaisons. — Epuisé par toutes ces conditions débilitantes, l'enfant succombe dans le marasme ou bien il est emporté par quelque complication aiguë, survenue principalement du côté des poumons, mais la tuberculisation est fort rare.
Cependant la guérison est assez fréquente. Après un laps de temps, qui peut varier de quelques mois à une année, la maladie s’arrête et décroît, l'enfant se fortifie; mais si les déformations se corrigent un peu, elles ne disparaissent pas.
Quel est le pronostic du rachitisme? — Sa gravité se mesure à l’étendue des désordres, à l'affaiblissement de l’enfant; rappelons que, même dans les cas heureux, le bassin reste souvent déformé.
Quel est le traitement du rachitisme ? — 11 présente deux indications : 1° traiter la maladie générale; 2° combattre les déviations.
L’hygiène tient la plus large place dans ci; traitement; les enfants doivent vivre à la campagne, au soleil, prendre des bains de mer, des bains aux sels de Pennes ou au sulfureux Pouillel ; on doit les nourrir convenablement. Beaucoup de médecins se trouvent bien de l'emploi de la poudre de viande de Catillon, des peptones ( p°ptone Chapoteaut, peptone Catillon, peplone Defresne ). Nous avons vu que les os renfermaient moins de ;-els de chaux; il est donc urgent de faire prendre à l'enfant des phosphates de chaux (vin ou sirop au iaclo-p/iosphate de chaux de Dusarl, vin de Baudon, etc.). L'huile de foie de morue a également une grande efficacité, surtout Yhuile de foie de morue pancréatique Defresne. Il en est de même du sirop de raifort iodé de Grimault.
Lorsque les os sont encore très ramollis, les tentatives d’orthopédie sont peu utiles, mais dès que la maladie est en décroissance, on peut, avec des attelles bien rembourrées, chercher de redresser les cuisses et les jambes. m Léon Moynac.
RADIAL. — Nom donné par les anatomistes à deux muscles du bras, à une artère, à des veines et à un nerf du membre supérieur.
Les muscles radiaux sont deux muscles de la région externe de l’avant-bras; l’un, appelé premier radial externe, qui s’insère en haut à la partie inférieure du bord externe de l'humérus et à l'épicondyle, et en bas à la partie postérieure de la base du deuxième métacarpien ; l’autre, appelé deuxième ra tial externe, situé au-dessous du pré-
cèdent, qui s’insère, en haut à l’épicondyle' -et en bas à la partie postérieure de la base de la troisième phalange. Tous deux sont extenseurs de la main et l’inclinent en dehors.
L’artére radiale est une artère qui naît de la bifurcation de l’artère humérale ou brachiale, au niveau du pli du coude, descend obliquement, en bas et en dehors sur la face antérieure de l'avantbras, contourne le côté externe du poignet, et arrivée sur le dos de la main, pénètre dans le premier espace interosseux, le traverse d’arrière en avant
Fig. 1119.
Face antérieure de
l’avant bras (côté droit).