‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 236 sur 344 · RID · texte numérisé non relu

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des articulations des phalangettes; on observe une nodosité de chaque côté de la jointure. Ces articulations sont raides, mais on ne trouve pas de craquements. Cette affection coexiste souvent avec l’asthme, la migraine, la sciatique; elle est héréditaire.

Quel est le traitement du rhumatisme chronique? — On s’efforcera tout d’abord de soustraire le malade aux causes qui ont produit l’affection. Charcot conseille l’emploi de l’arsenic à l’intérieur : 4 à 6 gouttes de liqueur de Fowler, ou bien les eaux arsenicales de La Bourboule ou de Royat. On a recommandé la teinture d’iode à l’intérieur ou l’iodure de potassium à la dose de 1 à 3 grammes [sirop de Laroze). Sée^ a préconisé le salicylate de soude [solution Clin). On peut aussi avoir recours au salicylate de lithine sous forme de sels granulés effervescents de Le Perdriel. Bon nombre de médecins ont aussi recours aux pilules benzoïques Rocher. Ces médicaments produisent souvent une amélioration très notable.

Le traitement local comprend tous les moyens qui ont été indiqués plus haut.

Dans ces derniers temps, le massage et l’électricité sous forme de courants continus ont donné d’excellents résultats.

A ces différents moyens, il convient d’ajouter des cures hydrothermales. D’une façon générale, toutes les eaux minérales à thermalilé élevée sont applicables dans les cas de rhumatisme chronique. Parmi les nombreuses stations, quelques-unes sont surtout recommandées, ce sont celles de Bigorre, Balaruc, Cauterets, Dax, Plombières, Aix (Savoie), Royat, La Bourboule, etc. Aux personnes qui ne peuvent se rendre aux eaux, il convient de conseiller des bains sulfureux préparés avec le sulfureux Pouillet. Enfin les malades auront recours à la médication antianémique; ils prendront une nourriture substantielle, des vins généreux, des viandes rouges ; ils ne craindront pas de se livrer à des exercices musculaires; mais, ce qu’il faudra éviter avec le plus grand soin, c’est l’impression du froid, surtout du froil humide. d- Louis Thomas.

RHUME. — Mot qui, dans le langage vulgaire sert à désigner indistinctement toute affection ( bronchite, laryngite , phthisie, etc.), qui occasionne de la toux. Le public emploie les expressions : rhume de cerveau , comme synonyme de coryza (V. ce mot) ; rhume de poitrine, comme synonyme de bronchite (V. ce mot) ; rhume négligé, comme synonyme de phthisie (V. ce mot). p. l.

RICIN. — Le ricin est une plante de la famille des Euphorbiacées, originaire de l'Inde où elle acquiert les proportions d’un grand arbre, et répandue aujourd’hui dans toute l’Europe, où elle n'est plus qu’un arbuste et où on la cultive non seulement pour les usages thérapeutiques, mais encore comme plante d’agrément dans les jardins.

La partie du ricin utilisée en médecine est la graine. De la gro>seur d’un haricot, oblongue, convexe et arrondie d’un côté, aplatie de l’autre, présentant à son sommet un ombilic surmonté d’une caroncule charnue, celte graine renferme dans une

enveloppe lisse, luisante, d’un gris marbré de taches brunes, une amande blanche, très grasse, qui fournit par une expression à froid 50 p. 100 en moyenne de son poids, d’une huile transparente, très faiblement colorée, visqueuse, d’une saveur fade, désagréable, douée de propriétés purgatives remarquables.

Cette huile, désignée sous les noms de huile de castor, huile de palma christi, contient des acides

Fig. 1132. — Ricin (tige, fruit, graine).

gras, un alcaloïde cristallisable appelé ricinine qui n’est ni purgatif, ni toxique, et environ 2 p. 100 d’une résine découverte par Geiger, qui, d’après lui, pourrait bien être sa partie active.

L’huile de ricin, avons-nous dit, est purgative, On croyait autrefois que, pour produire la purgation, il fallait l’administrer à la dose de 45 a 60 grammes; il est établi, aujourd’hui, que 1-S à 30 grammes suffisent pour amener plusieurs selles diarrhéiques. A cette dose, elle constitue un purgatif doux, dépourvu de toute action irritante, dont les effets se font ressentir trois ou quatre heures après son administration et qui est particulièrement indiquée dans les cas d’irritation des organes abdominaux, dans les embarras gastriques, la constipation, les hernies étranglées, les métrites, la péritonite, etc. On l’emploie aussi comme anthelminlhique pour détruire les vers intestinaux [ascarides, lombricoïdes).

On peut administrer l’huile de ricin, soit dans les grosses capsules très souples de Taetz, soit dans une tasse de café ou de thé bien chaud et bien sucré, soit encore dans un peu d’orange; on peut aussi l’émulsionner dans un looch blanc. Deux heures environ après l’administration de l’huile de ricin, on fait boire au malade delà tisane de chicorée ou de la limonade.

Mêlée au collodion dans de certaines proportions, l’huile de ricin lui donne une élasticité remarquable qui l’empêche de se rompre malgré le tiraillementdes parties sur lesquelles on l’a appliqué (V. Collodion). ltr Paul Labarthe.

RIDEAUX. — « Un usage à peu près général existe en France, même dans les habitations les moins aisées, c’est celui d'entourer le lit de rideaux

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