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sorte que ces convulsions peuvent, dans certains cas être rattachées à des accidents urémiques provoqués par une congestion rénale très intense.
Dans la forme hémorrhagique qui s’observe surtout chez les individus épuisés par une maladie antérieure, chez les alcooliques, chez les tuberculeux, les épistaxis deviennent d’une fréquence insolite, l’éruption se transforme rapidement en plaques pétéchiales; des hémorrhagies s’observent de tous côtés : hémorrhagies buccale, conjonctivale, intestinale, hématuries, etc., le malade succombe dans une adynamie profonde.
Si le sujet est cachectique, ou atteint d’une diathèse, diverses complications peuvent coïncider avec l’apparition de la troisième période; c’est ainsi que le coryza peut se perpétuer et devenir un ozène; la conjonctivite peut entraîner à sa suite une blépharite chronique, et même une kératite ulcéreuse extrêmement rebelle; une otite grave et persistante peut être la conséquence d’une inflammation intense de la membrane du tympan; il n’est pas rare, surtout dans les hôpitaux d’enfants, d’observer des gangrènes de la bouche, ou de la vulve chez les petites filles ; des adénites supputes peuvent coïncider avec cette période. Enfin, le catarrhe broncho-pulmonaire peut persister; tantôt il s’est opéré une caséification plus ou moins étendue du parenchyme pulmonaire, et alors les lésions destructives évoluent graduellement; tantôt, sous l’influence de la bronchite rubéolique, on peut voir survenir tout le cortège symptomatique de la phthisie aiguë.
Le diagnostic de la rougeole est en général facile, si l’on tient compte surtout de l’épidémie et de la constitution médicale régnante : à la première période, on peut confondre la rougeole avec la grippe, la fièvre catarrhale, la laryngite simple; à la période d’éruption, il est presque impossible de confondre la rougeole avec la scarlatine, dans laquelle on observe une angine et une éruption spéciale, avec la variole, avec la suette miliaire.
Un diagnostic plus difficile est celui que l’on doit poser entre la rougeole et la roséole. La roséole est une maladie dans laquelle l’éruption, qui présente des analogies complète avec l’éruption rubéolique, n’est accompagnée d’aucun phénomène morbide du côté des muqueuses.
La rougeole ne peut être confondue avec les roséoles résultant de l'absorption de certains médicaments, tels que copahu, térébenthine, iodure, alcalins, sulfate de quinine, salicylates, etc.; dans ces cas également, les muqueuses restent absolument indemnes. Il suffit également de signaler la roséole syphilitique.
Quant à la rubéole ( rothuln des Allemands), on peut affirmer aujourd’hui que cette affection, plus fréquente chez certaines races, offre les plus grandes analogies avec la roséole saisonnière, dont il a été question.
Le traitement de la rougeole doit être très simple, si la maladie ne présente aucune complication : modérer l’intensité de la fièvre par l’administration méthodique de la quinine, de l’antipyrine, favoriser l’éruption par l’usage des sudorifiques (acétate d’ammoniaque, infusion de jaborandi), combattre Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.
les phénomènes nerveux, par l’emploi du bromure de potassium (sirop de Laroze), de la valériane (valérianate de Pierlol), du musc, telles sont les indications principales.
Les complications pulmonaires devront être combattues par l’emploi répété des ventouses sèches, et à l’intérieur par l’usage des préparations stimulantes : grogs, vin tonique, kermès, préparations balsamiques. Les vésicatoires doivent être proscrits.
Dans les formes nerveuses, il sera quelquefois extrêmement utile de recourir aux lotions froides, en y associant la médication antispasmodique.
Pour éviter la contagion, l’enfant devra garder la chambre quatre à cinq semaines environ à partir du jour où s’est montrée l’éruption.
Pendant la convalescence, il faudra insister sur un régime alimentaire sévère, afin d’éviter ces désordres intestinaux graves qui peuvent entraîner la mort de l’enfant.
Des lotions générales, faites avec des liquides antiseptiques seront utiles pour empêcher la propagation de la maladie.
La désinfection de l’appartement s’impose également, si l’on veut éviter la contagion chez les autres membres de la famille. Dr E. landkieux,
Médecin de l’hôpital Saint-Antoine.
ROUILLE (eau de). — On appelle eau de rouille, de l’eau potable dans laquelle on a laissé rouiller des clous de fer, pour faire une eau ferrugineuse économique. Outre qu’elle est d’un goût très désagréable, cette eau n’offre qu’une activité et une efficacité très minimes. Aussi doit-on lui préférer de beaucoup les diverses préparations de fer (V. Fer ) ou les eaux ferrugineuses (V. Eaux minérales).
ROUSSEUR (tache de). — (V. Ephélide.)
ROYAN (bains de mer de). — Royan est une petite ville bâtie à l’embouchure de la Gironde, dans le fond d’une gracieuse baie, qui possède plusieurs plages à fond de sable doux et fin, et un établissement de bains de mer muni de tous les appareils de l’hydrothérapie scientifique, et une salle de respiration à l'eau de mer pulvérisée. P. L.
ROYAT (eaux minérales de). — Royat est une des stations thermales les plus importantes du centre de la France, située entre la plaine de la Limagne et les monts Dômes, dans le département du Puyde-Dôme, à deux kilomètres à peine de Clermont, ce qui permet à ses baigneurs de joindre les ressources de la ville au calme et à 1 air pur de la montagne. C’est au fond dune vallée, que Ion a nommée la Tempée française, que 1 établissement thermal élève ses élégants arceaux; il profile sur le parc une façade de 125 mètres de longueur, et réunit dans de nombreuses galeries les applications les plus variées de la balnéothérapie (immense piscine et plus de 150 baignoires à eau courante, nombreux appareils à douches, salles de pulvérisation, de vaporisation, etc.).
Quatre sources d'origine commune, mais de
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composition assez différentes, concourent au traitement thermal, savoir : Eugénie , Saint-Mart, César et Saint-Victor.
La source Eugénie , appelée aussi Grande source, qui s’élance du sol par un jet énorme en bouillonnant et fournit par minute mille litres d’une eau limpide, gazeuse, inodore, d’une température de 35 degrés qui, non seulement alimente à elle seule la piscine et les cent cinquante baignoires du grand établissement, mais encore permet d’entretenir dans chacune d’elles un courant continu d’eau minérale qui y maintient une température toujours égale.
La source Saint-Mart, dite Fontaine des goutteux, se rapproche assez, par sa minéralisation, de la précédente. Glaire et limpide, les malades la boivent avec plaisir car elle pétille dans le verre comme du champagne et dissimule mieux que la précédente sa richesse minérale.
La source de César alimente un établissement de bains tempérés. C’est de plus une bonne eau de table et de régime qui réveille l’appétit et facilite la digestion.
Enfin, Saint-Victor est la plus modeste des sources et la plus remarquable des eaux de Royat. Aux principes alcalins qu’elle tient de ses sœurs, elle joint, en effet, 6 centigrammes de carbonate de fer et 4 milligrammes et demi d'arséniale de soude; c’est l’eau tonique par excellence ! C’est la fontaine •des faibles et des anémiques, d’une consommation facile, grâce à sa basse température.
Ces quatre sources peuvent être divisées en deux groupes : le premier, composé d’Eugénie, César et Saint-Mart, appartient à la classe des eaux alcalines mixtes, où les carbonates de soude, de potasse et de chaux, s’unissent au chlorure de sodium et à la lithine pour former une des combinaisons les plus propres à combattre l’arthritisme et ses diverses manifestations.
Le second, représenté par la source Saint-Victor, appartient à la classe des eaux chlorurées ferrugineuses et arsénicales fortes, si puissantes contre l'anémie et tous les désordres pathologiques auxquels donne lieu 1 altération globulaire du sang.
La composition des eaux de Royat et l’effet de ses bains qui sont à volonté ou sédatifs ou stimulants, peut faire grouper en trois grandes classes les affections tributaires de cette station.
1° Les manifestations rhumatismales ou goutteuses, dites arthitriques, qui réclament la médication alcaline;
2° L’anémie et toutes les affections dépendant d’une altération globulaire du sang qui, à côté du 1er et de l’arsenic, trouvent, dans le gaz des bains, un stimulant énergique de la circulation cutanée;
3° Enfin, par analogie de composition avec Ems, les alterations des bronches, de la gorge et de l’utérus.
Dans la première classe, nous trouvons le rhumatisme chronique, surtout quand il quitte les articulations pour se porter sur les viscères, tels que le poumon, l’estomac ou l’intestin. Dans ces cas, il cesse en effet d’être tributaire des eaux à haute température et des douches puissantes, il
doit être traité avec les plus grands ménagements, et il n’y a que les eaux alcalines qui puissent le combattre sans l’exciter.
Le rhumatisme peut s’écarter encore davantage de la forme classique et confondre ses manifesta- 1 tions avec celles de la goutte, de là la fameuse diathèse arthritique (V. arthritis). Les eaux de Royat ont été désignées par Bazin comme les plus propres à combattre l’arthritisme dans toutes ses manifestations; de là, leur succès croissant.
Cette diathèse régit, en effet, la société moderne : les progrès de la civilisation, les raffinements des plaisirs et du luxe concourent à son expansion de la classe riche à la classe aisée et comme elle se transmet par hérédité, tant par la goutte que le rhumatisme, il est peu d’hommes du monde qui soient à l’abri de ses étreintes.
Mais il est une autre altération du sang qui fait aussi de nombreuses victimes : c’est l’anémie. Chez ceux qui en sont atteints, les bains stimulants de Royat secondent puissamment l’effet tonique de ses eaux ferrugineuses et arséniales prises en boisson.
Ces malades souffrent ordinairement de dyspepsies atoniques et flatulentes, de gastralgies ou d’entérites chroniques, qui entretiennent leur état de faiblesse. Les mères sont sujettes aux congestions et aux engorgements de la matrice, les filles aux pâles couleurs, à la leucorrhée ou à l’aménorrhée: 1 enfin, les unes et les autres sont soumises aux névralgies et aux affections nerveuses. Le traitement de Royat modifie promptement toutes ces altérations; les dyspepsies les plus rebelles ne résistent pas à ses eaux essentiellement digestives ; les bains d’eau courante soulagent l’utérus, calment les nerfs et relèvent les forces.
Les affections des voies respiratoires (bronchites , et laryngites diverses, asthme et catarrhe), surtout chez les sujets arthritiques* nerveux, faciles à congestionner, forment le tiers des malades qui se rendent chaque année à Royat. Les eaux en boisson, mais surtout en inhalation, forment la base du traitement. « Ces inhalations — dit notre excellent ami le D‘ Boucomont, le savant inspecteur de Royat, dont les nombreux et remarquables travaux sur cette station ont si puissamment contribué à la faire connaître et apprécier des médecins et des malades, — ces inhalations formées avec les vapeurs à basse température et renouvelées toutes les heures procurent à ces malades un si prompt soulagement, un si grand bien-être, qu’ils sont toujours portés à prolonger la durée des séances. L’atmosphère des salles d’aspiration est composée des éléments minéralisateurs de l’eau. L’arsenic et l’acide carbonique y jouent le rôle principal, mais la vapeur d’eau, avec ses propriétés émollientes, atténue ce que les gaz et les sels auraient de trop actif pour les bronches irritées. Plongés dans ce milieu, les malades les plus oppressés respirent à l’aise, car tout se réunit pour porter dans les voies respiratoires un état de calme et de détente. Véritable repos relatif si doux, si utile pour des organes qui, malades ou non, ne peuvent jamais en prendre. Tous les baigneurs qui fréquentent ces salles ne s’en vont pas guéris, mais il n’en est pas