RU P
k tige rameuse, à feuilles éparses, glauques, parsemées d’un grand nombre de corps glanduleux, à fleurs d’un vert jaunâtre.
Toutes les parties ont une odeur forte, aromatique, désagréable et nauséeuse, une saveur chaude, âcre et amère, dues à une huile essentielle, volatile, d’un jaune verdâtre ou brunâtre, qu’elles contiennent dans de fortes proportions.
La rue appliquée sur la peau, agit comme rubéfiant, et son action peut aller jusqu’à la vésication si le contact est prolongé.
Administrée à l’intérieur sous forme d’infusion, d’essence ou de teinture alcoolique, elle agit comme excitant et emménagogue, et peut dans certains cas produire l’avortement, avec hémorrhagie utérine très grave. Elle n’est guère usitée en thérapeutique. p. L.
RDPIA. — Le rupia est une maladie de peau caractérisée par une éruption de bulles plates, isolées, entourées d’une petite aréole inflammatoire, renfermant un liquide d’abord séreux, puis purulent, qui se transforme au bout d’un certain temps 1 en croûtes de la grandeur d’une pièce de 20 francs ' environ, plus ou moins épaisses, noires, qu’on a comparées à des écailles d’huître, et qui, lorsqu’on les détache, laissent voir au-dessous une ulcération. Cette affection, qui siège généralement aux membres, principalement aux jambes, s’observe chez les enfants scrofuleux et chez les vieillards affaiblis et cachectiques, mais elle constitue surtout un des accidents tertiaires de la syphilis. Elle nécessite un traitement général et un traitement local. Le traitement général sera, suivant les cas, celui de l’anémie, de la scrofule, de la cachexie, de la syphilis; quant ou traitement local, il consistera surtout à faire tomber les croûtes au moyen de bains et de cataplasmes émollients, puis à panser les ulcérations avec les liquides antiseptiques (V. ce mot). p. l.
SABINE. — La Sabine est une plante de la famille des Conifères commune dans les Alpes, en Italie, en Espagne et dans les contrées méridionales de la France, toujours verte, à rameaux très grêles, multiples, couverte de feuilles fort petites, qui dégagent une odeur forte, nauséabonde, un peu analogue à celle de la térébenthine, et ont une saveur âcre, amère et irritante, dues à une huile essentielle volatile et à la résine qu’elles contiennent dans une assez forte proportion. La Sabine produit les mêmes effets que la rue (Y. Rue).
SABLES-D’OLONNE ( bains de mer des). — Sablesd’Olonne est une petite ville de 7,000 habitants, située dans la Vendée, à 32 kilomètres de la Rochesur-Yon, bâtie sur une langue de sable au bord de l’Océan, qui possède, sans contredit la plus belle plage de nos côtes, formée sur toute son étendue '8 kilomètres), d'un sable très fin et très doux. On y trouve aussi un casino et plusieurs établissements de bains de mer chauds. p. l.
SABLINE. — Nom donné parfois à la plante plus connue sons le nom d 'arénaria (X. ce mot).
SABURRAL. — Mot employé en médecine pour désigner l’état particulier de la langue, lorsqu'elle est chargée d'un enduit blanc ou gris sale, qui concorde toujours avec un dégoût des aliments et un embarras gastrique. Au lieu de dire langue saburrale , le vulgaire dit simplement langue chargée.
SACCHAROLÉ. — Nom donné d’une manière générale, en pharmacie, aux médicaments dans lesquels le sucre ou le miel entrent soit comme excipient, soit comme principe dominant. Les sirops, les mellites, les pastilles, les tablettes, sont des saccharolés. p l
SACCHARURE. — Nom donné en tharmacie à des médicaments pulvérulents ou granulés formés par du sucre uni aux principes médican enteux débarrassés de leur dissolvant par évaporation.
SACRÉ. — Nom donné par les anatomistes à des artères, à des veines, à des nerfs et à un plexus nerveux qui ont rapport au sacrum ou qu occupent la région de cet os.
Les artères sacrées se distinguent en : 1° artère sacrée moyenne, impaire et médiane, qui naît de la lace postérieure de) artère aorte, un peu au-dessus de sa bifurcation, descend verticalement sur la lace antérieure du sacrum et se termine au coccyx par deux branches qui vont s’anastomoser de chaque côté avec les branches terminales des artères sacrées latérales ; 2° artères sacrées latérales , au nombre de deux, qui naissent de l'artère iliaque interne et descendent, une de chaque côté, tout le long du sacrum, puis du coccyx, et se terminent en s’anastomosant avec les deux branches terminales de l’artère sacrée moyenne, après avoir fourni plusieurs rameaux collatéraux dont les uns se ramifient sur la face antérieure du sacrum et les autres pénètrent dans les trous sacré^ antérieurs de cet os.
Les veines sacrées accompagnent les artères du même nom et se jettent: la veine sacrée moyenne dans la veiné iliaque primitive gauche; les veines sacrées latérales dans la veine iliaque interne cor-* respondante.
Les nerfs sacrés sont les six dernières paires de nerfs rachidiens, dont les branches postérieures, très courtes, se perdent dans les muscles et dans la peau des régions du sacrum et du coccyx, tandis que les branches antérieures, se dirigent en avant et en dehors et s’anastomosent entre elles, en se joignant au nerf lombo-sacré pour former ce qu’on appelle le plexus sacré.
Le plexus sacré, qui a la forme d’un triangle, est