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situé dans le petit bassin, où il repose sur le muscle pyramidal. Il fournit dix branches collatérales, cinq intra-pelviennes qui sont: le nerf du muscle releveur de l'anus, le nerf hémorrhoïdal, le nerf honteux interne, le nerf du muscle obturateur interne et les nerfs viscéraux; et cinq extra-pelviennes qui sont : le nerf fessier supérieur, le nerf du muscle pyramidal, le nerf du muscle jumeau supérieur, le nerf du muscle jumeau inférieur et du muscle carré crural, et le nerf petit sciatique ou fessier inférieur. Le plexus sacré n’a qu’une branche terminale : le grand nerf sciatique.
Dr Paul Labarthe.
SACRO-COCCYGIENNE. — Nom donné par les anatomistes à l’articulation qui unit l’extrémité inférieure du sacrum à la face supérieure du coccyx. P. L.
SACRO-ILIAQUE. — Nom donné par les anatomistes à l’articulation du sacrum avec l’os iliaque.
SACRO-LOMBAIRE. — Nom donné par les anatomistes à un muscle pair, allongé, situé dans la partie profonde de la région du dos et des lombes, de chaque côté de la colonne vertébrale, qui s’insère en bas plus particulièrement à la tubérosité iliaque et au bord externe de l'aponévrose commune des muscles spinaux, puis s’élève verticalement, et, arrivé au niveau des côtes, se divise en six faisceaux tendineux petits et minces qui vont s’insérer à la face externe des six dernières côtes; il se prolonge ensuite jusqu’à la région cervicale, grâce à des faisceaux de renforcement qui vont s’insérer aux apophyses transverses des cinq dernières vertèbres cervicales. Le muscle sacrolombaire est un muscle extenseur; il a pour action d’étendre la colonne vertébrale et de lutter contre l’action de la pesanteur qui l’entraîne toujours en avant. Il l’incline de plus sur les côtés, lorsqu’il se contracte d’un seul côté seulement. p. l.
SACRO-VERTÉBRAL. — Nom donné par les anatomistes à l’articulation de la face supérieure du sacrum avec la face inférieure de la dernière vertèbre lombaire. p. l.
SACRUM. — Nom donné par les anatomistes à un os impair, médian, situé à la partie postérieure du bassin, faisant suite à la colonne vertébrale el continué lui-mème par le coccyx, et encastré de chaque côté entre les os des îles, ou os iliaques, avec lesquels il forme le bassin. Il est plus large et plus excavé chez la femme que chez l’homme.
Cet os, formé par la réunion de cinq fausses vertèbres soudées entre elles, a la forme d’une pyramide aplatie d’avant en arrière, dont la base est dirigée en haut et s’articule avec la face inférieure de la dernière vertèbre lombaire, tandis que la pointe est dirigée en bas et s’articule avec la face supérieure du coccyx. Sa face antérieure, un peu plus concave chez l’homme que chez la femme, présente: sur sa ligne médiane, quatre lignes transversales marquant la soudure des quatre vertèbres
sacrées; sur les côtés, quatre larges trous, appelés trous sacrés antérieurs, qui donnent passage aux branches antérieures des quatre premiers nerfs sacrés; ces trous se prolongent au dehors sous
Fig. 1136. — Sacrum vu par sa face antérieure.
A. Aileron du sacrum. — B. Apophyses articulaires. — C. Premier trou sacré antérieur. — D. Facette articulaire de la base s’unissant au corps de la cinquième vertèbre lombaire. — E. Saillie formée par la soudure des deux premières vertèbres sacrées. — S. Sommet de l'os.
forme de gouttières dans lesquelles se logent les nerfs; enfin, entre ces goutttières existent des surfaces d’insertion pour le muscle pyramidal. Sa face postérieure présente : sur la ligne médiane, la crête sacrée, formée par la réunion des apophyses épi-
Fig. 1137. — Sacrum vu par sa face postérieure.
A. Crête sacrée. — B. Premier trou sacré postérieur. — C. Facette articulaire de la base correspondant à la face inférieure du corps de la cinquième vertèbre lombaire. — D. Apophyses articulaires de la base du sacrum. — S. Sommet de l’os.
neuses; de chaque côté, d’abord une série de tubercules représentant les apophyses articulaires, puis quatre trous, appelés les trous sacrés postérieurs, par où passent les branches postérieures des quatre premiers nerfs sacrés, et enfin, en dehors de ces trous, une autre série de tubercules plus accusés que les précédents, formés par les apophyses transverses. Les bords latéraux, triangulaires, très larges en haut, amincis en bas, présentent, en haut et en avant, une vaste surface articulaire qui s’articule avec l’os iliaque. Le sacrum est parcouru par
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le canal sacré, continuation du canal rachidien, qui loge la terminaison de la queue de la moelle épinière, appelée aussi queue-de-cheval.
Fractures et luxations du sacrum. — Ces deux accidents sont tellement rares que nous croyons inutile d’en parler. D' Paul j.abarthe.
SAFRAN. — Le safran, ou crocus, est une petite plante bulbeuse, de la famille des lridacées, cultivée en Grèce, en Italie, en Espagne, en Allemagne et en France, surtout du côté d’Avignon et dans le Câtinais, qui produit le plus recherché.
Le safran est facilement reconnaissable à ses larges fleurs d’un violet pourpre ou lilas, portées par une hampe très courte, qui s’épanouissent en septembre et octobre, surmontées d’un pistil se subdivisant à la partie supérieure en trois styles longs, pendants et terminés chacun par un stigmate d’un rouge très vif, dilaté en cornet à bords dentés.
C’est précisément la partie supérieure des styles et des stigmates cueillis pendant la floraison et desséchés qui a pris dans le commerce le nom de safran proprement dit. Il se présente sous la forme de longs filaments roulés et repliés sur euxmêmes, d’un beau jaune orangé foncé, d’une odeur forte, pénétrante et agréable, d’une saveur aromatique, piquante et amère; sa poudre est presque rouge.
Le safran, pris à l'intérieur, à la faible dose de 15 à 30 centigrammes, est stimulant et stomachique, et peut être utilisé dans les dyspepsies et les gastralgies; il est aussi un peu sédatif et antispasmodique. Pris à la dose de 50 centigrammes à 2 grammes, il agit sur le système utérin qu’il congestionne et devient alors emménagogue ; on peut l’utiliser chez les femmes mal réglées. Pris à doses plus élevées, ou respiré en masse, il détermine une céphalalgie intense, des vertiges, une hresse caractérisée par la perte des mouvements et des sens, le sommeil léthargique et même la mort par hémorrhagie consécutive ou par arrêt de l’influx nerveux. Sous son influence, la salive, la sueur, les selles et les urines se colorent en jaune. Le safran, en raison de ses propriétés sédatives, est souvent employé sous forme de sirop ou de mellite en frictions sur les gencives pour calmer les douleurs occasionnées par la dentition chez les petits enfants. Il fait la base du sirop de dentition du Dt Delabarre. Rappelons enfin que le safran est employé comme condiment en Italie, en Espagne et dans le midi de la France. Dr Paul Labarthe.
SAGAPÉNUM. — Le sagapénum, appelé aussi gomme séraphique est une gomme résine, produite, croit-on, par le Férula persica, qui nous arrive de Syrie et de l'Inde, en masses agglutinées, brunâtres, transparentes, d’une odeur très forte, désagréable et persistante, d’une saveur âcre et amère, qui jouit de propriétés analogues à celles du galbanum et de Yasa fœlida. Ce produit est aujourd'hui très peu employé seul. Il entre cependant dans la composition du diachylon. p. l.
SAGE-FEMME. — Il existe aujourd’hui en France deux ordres de sages-femmes : les sages-
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femmes de première classe et les sages-femmes de seconde classe.
Sage-femme de première classe. — - La sagefemme de première classe ne peut être reçue que devant une faculté où à l’École d’accouchement de la Maternité de Paris, et son diplôme lui donne le droit d’exercer dans toute la France.
Pour être admise à suivre le cours pratique établi à la Clinique d’accouchement de la Faculté de médecine, toute aspirante doit être âgée de 18 ans au moins et de 35 ans au plus, et se faire inscrire au secrétariat de la Faculté, en produisant les pièces suivantes :
1° Son acte de naissance; 2° son acte de mariage, si elle est mariée; 3° le consentement de l’ayant droit (mari, père ou tuteur); 4° un certificat de bonne vie et mœurs.
L’examen d’admission porte sur les matières suivantes :
1° Une dictée d’orthographe; 2° une composition de calcul sur les quatre opérations fondamentales et les éléments du système métrique; 3° une lecture appliquée; 4° des interrogations sur le système métrique et les quatre opérations fondamentales.
Le jury d’examen se compose : du secrétaire de la Faculté, d’un inspecteur de l’enseignement primaire et d’une inspectrice des écoles de la ville.
Les élèves sages-femmes de la Faculté de médecine doivent: 1° suivre un cours théorique professé à la Faculté ; 2° avoir vu pratiquer pendant neuf mois, ou pratiqué elles-mêmes les accouchements pendant six mois, dans la clinique d’accouchements, avant de se présenter à l’examen pour obtenir leur diplôme.
Cet examen porte sur les matières ci-après :
1° Théorie et pratique des accouchements; 2° accidents qui peuvent les précéder, les accompagner, les suivre, et moyens d’y remédier; 3° manœuvres et opérations les plus simples sur les mannequins.
Les aspirantes au titre de sage-femme de première classe payent un droit de 130 francs.
A Paris, en dehors du cours pratique pour les élèves sages-femmes institué à la Faculté de médecine, il existe une École d’accouchements établie, boulevard Port-Royal, n° 123, destinée à former des sages-femmes de première classe pour toute la France.
On enseigne dans cette école : 1° la théorie et la pratique des accouchements; 2° la vaccination et les soins à donner aux enfants; 3° la saignée et les pansements; 4“ les éléments de botanique, d’histoire naturelle et de pharmacologie.
Les élèves sont reçues à cette école depuis l’âge de 18 ans révolus jusqu’à 35 ans, après avoir subi le même examen d’admission qu’on exige des élèves des facultés. Le médecin de la maison d’accouchement est chargé de constater, dès l’arrivée des élèves à l'Ecole, si leur constitution et leur santé doivent leur permettre, sans qu’il en résulte de fatigues pour elles, de suivre les cours, et de pratiquer les exercices auxquels elles sont astreintes.
Les élèves sont toutes pensionnaires, logées, nourries, chauffées, éclairées en commun, fournies