SEL
SÉM
Dcxtrine et substances congénères. . . 11.10
Matières grasses 2 25
Cellulose et tissu végétal 3.10
Matière minérale 2.60
Moins riche que le froment en matière azotée, le seigle contient par suite moins de gluten, et celuici que l’on isole très difficilement, se distingue du gluten de froment par une couleur foncée et une viscosité particulière. Le pain qu’on obtient avec sa farine lève moins que celui de froment, est plus compact, plus hygroscopiqne et par suite se conserve plus longtemps frais; il a une couleur brun foncé, une odeur agréable et une saveur spéciale.
La farine de seigle entre dans la composition du pain d'épices.
11 faut toujours avoir soin de ne faire usage que de seigle absolument sain et exempt d’une maladie à laquelle il est très sujet, et qui a reçu le nom d 'ergot de seigle (V. Ergot). d* Paul labarthe.
SEIGLE ERGOTÉ. — (V. Ergot.)
SEIN. — (Y. Mamelle.)
SEL. — On désigne sous le nom de sel, en chimie, le résultat de la combinaison d’un acide avec une base. p. L.
SEL DE CUISINE. — Le sel de cuisine est un composé de chlore et de sodium (chlorure de sodium), qui se présente sous la forme de petits grains blancs, cristallisés et transparents. Sa solubilité dans l’eau froide est de 35,7 pour 100, et dans l’eau bouillante de 39,6. C’est un des corps les plus répandus dans la nature. Le sel du commerce prorient de trois sources différentes : 1° Le sel gemme se rencontre dans certains terrains en Hongrie, en Allemagne, en Pologne, en Afrique et au Pérou. Il existe près de Cracovie des mines de sel qui ont une longueur de plus de cent lieues. En France, on exploite neuf carrières de sel. Ce sel est coloré par des acides métalliques. 2° Les eaux marines renferment de grandes proportions de sel qu’elles laissent déposer par évaporation sur le sol des marais salants. Presque tout le sel consommé en Europe provient des eaux de la mer. 3° Enfin, on retire du sel des cendres de varechs; ce sel est très impur et doit être rejeté des usages de la cuisine.
Le sel est un des principes constituants des plus importants de notre économie. 11 entre dans la composition du sang, de la salive, de la sueur, du suc gastrique et même du lait. On comprendqu’un corps aussi répandu joue un rôle aussi important. Aussi ce condiment est-il indispensable dans les aliments. Le sel ayant été refusé au serfs, dans quelques provinces de Russie, ceux-ci tombèrent rapidement dans une profonde anémie qui cessa dès que l’usage du sel leur fut rendu. Les hommes en font usage depuis un temps immémorial et les animaux le recherchent avec avidité. On sait, en effet, qu'il est indispensable à la santé des troupeaux. Pris en petite quantité, il excite la sécrétion de la salive et du suc gastrique, stimule les fonctions de l'estomac et favorise la digestion. Le sel est donc un condiment indispensable sans lequel
toutes les fonctions organiques sont troublées et deviennent languissantes. Il s’élimine par les différents organes sécréteurs et facilite la désagrégation des produits de décomposition. Pris à haute dose, il est purgatif et émétique; détermine une sensation de brûlure au niveau de l’épigastre et une soif ardente; il irrite fortement l’estomac et l’intestin. On peut évaluer à 16 grammes environ la quantité de sel qu’un homme doit absorber chaque jour. Certaines personnes la dépassent sans inconvénient, mais il ne faut pas aller au delà de 30 grammes. L’expérience a démontré que, si le sel est indispensable à la régularité des fonctions de l’économie, son abus détermine, à la longue, des désordres graves qui aboutissent à une cachexie profonde.
Le sel rend de grands services dans le traitement de la scrofule et du rachitisme, soit qu’on l’administre sous forme de boisson ou de bains (V. Bains de mer). Les engorgements chroniques du foie et de l’utérus, les arthrites chroniques, certaines gastralgies sont rapidement améliorées par l'usage des eaux salines.
Le sel jouit de propriétés antiseptiques qui l’ont fait employer pour la conservation de la viande. Il est important que le sel dont on se sert dans ce but soit pur, et que la salaison ait lieu aussitôt après la mort de l’animal. On sale aussi certaines substances végétales dans le but de les conserver (choux, champignons, olives).
On falsifie quelquefois le sel en y ajoutant de l’eau pour augmenter son poids, du salpêtre, du sulfate de soude ou de chaux et même de la terre. Le bon sel doit être très blanc, ne pas attirer l’humidité et crépiter sur des charbons ardents.
SELTZ (EAU DE). — (V. Siphon.)
SÉMÉIOTIQUE. — Nom donné par les médecins à cette partie de la pathologie générale qui traite des signes des maladies. r. L.
SEMENCE. — (Y. Sperme.)
SEMEN-CONTRA. — Non donné par les botanistes à une plante de la famille des Synanthérées, originaire de la Perse et du Thibet, dont les capitules floraux, les fleurs et les fruits, jouissent de propriétés vermifuges dues à un alcaloïde appelé Santonine (V. ce mot), qu’elles renferment et qui est aujourd’hui beaucoup plus usité que le semencontra. P. L.
SEMI-LUNAIRE. — Nom donné par les anatomistes au second os de la première rangée du carpe situé entre le scaphoïde et le pyramidal (V. Carpe.) P. L.
SÉMINAL. — Mot employé par les anatomistes pour désigner ce qui a rapport au sperme : liquide séminal, perles séminales, vésicules séminales.
Liquide séminal. — (V. Sperme.)
Pertes séminales. — (V. Spermatorrhée .)
Vésicules séminales. — Les vésicules séminales
sont deux petits résenoirs membraneux destinés à emmagasiner le sperme sécrété par les testicules qui leur est amené par les canaux déférents. Elles sont situées de chaque côté de la partie postérieure
Fig. 1152.
Appareil génital et urinaire de l’homme (Dr Fort,).
t. Uretère. — a. Vessie — t. Prostate. — b. Portion prostatique de l’urèthre. — c. Portion membraneuse de l’urèthre. — d. Portion spongieuse de l’urèthre. — n. Glandes de Méry ou de Coowper. — o. Corps caverneux. — y. Bulbe. — r. Paroi spongieuse de l’urèthre. — s. Gland et fosse naviculaire. — f. Testicule. — g. Tete de l'épididyme. — A. Queue de l'épididyme — k. Canal déférent. — l. Vésicule séminale. — m. Canal éjaculateur.
de la vessie, entre cet organe et le rectum, et derrière la protaste. De forme ovoïde, mamelonnées et aplaties d’avant en arrière, elles ont S à 7 centimètres de longueur et un demi-centimètre d’épaisseur. Leur base, dirigée en arrière, répond au cul-de-sac péritonéal recto-vésical. Leur sommet, ou extrémité antérieure, adhère à la prostate dans laquelle il pénètre dans une étendue de quelques millimètres; il présente un petit conduit long de quelques millimètres, qui s'adosse au canal déférent et se confond avec lui, pour donner naissance au canal éjaculateur. A ce niveau, les canaux déférents des deux vésicules arrivent presque à se toucher.
Les vésicules séminales sont formées par un tube ou canal, long de 14 à 15 centimètres, large de 6 à 7 millimètres, replié sur lui-même et présentant, échelonnés sur son parcours, de nombreux prolongements irréguliers, dont la longueur varie
de 1 à 6 centimètres. Le canal ainsi replié, et les
1. Face postérieure de la vessie. — 2, 2. — Uretères. — 3. Face postérieure de la prostate. — i. Sillon médian de la face postérieure de la prostate. — 5, 5. Vésicules séminales. — 6, 6. Canaux déférents. — 7. Réunion des canaux déférents et des vésicules séminales.
prolongements sont entourés d'un tissu qui sert à les réunir et à les faire adhérer entre eux.
SÉMINIFÉRE. — Nom donné par les anatomistes aux canaux sécréteurs du sperme qui forment la substance propre du testicule (V. ce mot), p. l.
SEMOULINE. — La semouline est un nouvel aliment reconstituant, fabriqué par les trappistes de l’Abbaye du Port-du-Salut, dont les principes sont fournis, à la fois, par la portion corticale des meilleures céréales (blé, avoine, maïs), et par les sels naturels extraits du lait de vache (phosphate de chaux, sels naturels de fer, de soude, etc.).
C'est en s’inspirant des travaux récents de chimistes et de médecins distingués, que les trappistes ont composé cet aliment qui renferme les principes salins nécessaires à l'économie, en quantité plus grande que celle qui se trouve normalement dans les aliments ordinaires. Mais ils n’ont pas voulu suivre l’exemple d’autres inventeurs qui croient résoudre le même problème en ajoutant à un aliment quelconque des sels tirés des laboratoires de chimie; ils ont suivi la nature elle-même, et voici les bases sur lesquelles ils se sont appuyés :
On sait que le blé, le maïs, l’avoine, ainsi que d’autres semences de céréales, sont des aliments complets, c’est-à-dire, que des animaux nourris exclusivement de ces graines, peuvent vivre et se développer avec tous les attributs d’une santé et d’une organisation parfaites, ce qui ne serait pas possible si ces grains ne renfermaient pas les phosphates et les autres minéraux qui font nécessairement partie de l’économie animale.
Mais l’analyse et le microscope, ont démontré que ces éléments minéraux ne se trouvent pas ré-