SUS
surdités souvent incurables et pouvaient aussi produire la surdi-mutité chez l’enfant.
Les oreillons, le rhumatisme, la goutte, le diabète, la syphilis, la scrofule altèrent aussi fréquemment l’ouïe, atteignant toutes ou diverses parties de l’organe auditif.
Il n’est pas jusqu’à la menstruation, la grossesse, l’accouchement et la ménopause qui n’aient une fâcheuse influence sur le sens auditif. Contrairement au préjugé populaire, loin d’être favorable à l’audition, l’établissement des règles occasionne une aggravation des troubles observés: (bourdonnements, otorrhée, vertige, surdité, etc.).
La surdité peut encore être due à l’exercice d’une profession, telle que celle de chaudronnier, de forgeron, de canonnier, où le bruit du marteau ou du canon ébranlant constamment l’oreille, produit à la longue des lésions du labyrinthe.
La surdité a quelquefois des suites graves. C’est ainsi qu’un enfant atteint d’affaiblissement de l’ouïe est généralement considéré comme paresseux et distrait. Ses dictées sont remplies de fautes, car certains mots ayant une même consonnance sont pris les uns pour les autres : ainsi l’enfant écrira « chant » quand on lui dictera « plan ». 11 suffira de rapprocher l'élève du maître pour que les fautes ne se reproduisent pas. Aussi faut-il avoir soin de faire examiner les oreilles d’un enfant qui se trouve dans de telles conditions.
La surdité chez les employés de chemin de fer peut avoir des conséquences sérieuses. Sur certaines lignes, les signaux sont faits au moyen de sonneries et de sifflets; on comprend de suite l’importance qu’il y a à examiner très attentivement l’état de l’oreille chez les individus attachés à ces administrations.
Afin de prouver la nécessité d’exiger une ouïe normale, chez ces employés, nous ne citerons que le cas suivant emprunté au Journal d'Hygiène. Il y a quelque temps, une locomotive et son tender arrivèrent tous seuls à la gare de Provins. Ni le mécanicien ni le chauffeur ne s’étaient aperçus qu’on avait oublié d’attacher le train à la gare de Longueville; ils avaient ainsi franchi un espace de six kilomètres sans reconnaître que le train ne roulait point derrière la locomotive qu’ils montaient, l'absence de roulement des roues ne les avait point frappés.
Enfin, la surdité peut déterminer l’aliénation mentale, comme nous l’avons observé chez un jeune homme et chez une femme atteints tous les deux d’otite moyenne purulente d’un seul côté. Un de ces malades entendait des bruits de cloche, des sifflements, qui étaient produits, disait-il par les personnes qui l’entouraient ou se tenaient dans une chambre voisine. Dans ses moments de lucidité, il rapportait ces bruits à la lésion de l’oreille. Au reste l'oreille gauche guérit et le malade ne tarda pas à recouvrer son état normal. d' j. Baratoux.
SUREAU. — Le sureau est un arbre de la famille des Caprifoliacées , de moyenne grandeur, très commun en Europe et en France où on le rencontre dans les bois et dans les haies, dont presque toutes les parties sont utilisées en médecine. Les
fleurs fraîches sont légèrement purgatives; les fleurs sèches, en infusion, sont sudorifiques; elles servent aussi à préparer une eau distillée de sureau et des cataplasmes résolutifs. Les baies ou fruits, sucrés ou acidulés, fournissent par évaporation un suc ou extrait, employé comme sudorifique. Enfin, les feuilles et la seconde écorce des jeunes tiges, agissent comme purgatif drastique et sont très employées dans les campagnes. p. l.
SURRÉNAL. — Nom donné par les anatomistes à deux glandes qui recouvrent la partie supérieure des reins à la manière d’un capuchon et dont on connaît encore mal le rôle. p. l.
SUS-ACROMIAL. — Nom donné par les anatomistes à une branche nerveuse du plexus cervical qui gagne le creux sus-claviculaire où elle se divise en nombreux rameaux destinés à la peau de cette région (V. Cervical ). p. l.
SUS-CLAVICULAIRE. — Nom donné par les anatomistes : 1° à la région située au-dessus de la clavicule; 2° à un nerf émané du plexus cervival et dont les rameaux se distribuent à cette région.
SUS-ÉPINEUX. — Nom donné par les anatomistes : 1° à la région située au-dessus de l’épine de l’omoplate (fosse sus-épineuse (V. Omoplate)-, 2° à un muscle logé dans cette fosse aux parois de laquelle il s’insère, pour se fixer, d'autre part, à la grosse tubérosité de l’humérus; ce muscle élève le bras en le portant en dehors. p. l.
SUS-MAXILLAIRE. — Nom sous lequel les anatomistes désignent quelquefois l’os maxillaire supérieur (V. Maxillaire). p. j,.
SUS-ORBITAIRE. — Nom donné par les anatomistes : 1° à un trou situé sur le tiers interne de l’arcade orbitaire; 2° à une branche de l’artère ophthalmique qui passe par ce trou et se distribue sur le front. p. L.
SUSPENSEUR. — Nom donné par les anatomistes aux ligaments qui soutiennent certains organes. Les principaux sont le ligament suspenseur du foie (V. Foie), le ligament suspenseur de la verge (V. Verge) et le ligament suspenseur du testicule (V. Testicule). p. L.
SUSPENSOIR. — On désigne le plus communément sous ce nom un bandage spécial destiné à soutenir le scrotum. 11 se compose d’une ceinture élastique sur le devant de laquelle est fixée une poche tricotée à jour destinée à recevoir le scrotum ; certains sont en outre munis de deux sous-cuisses fixés à la partie inférieure de cette poche, qui viennent se fixer sur les côtés latéraux de la ceinture. Les suspensoirs sans sous-cuisses sont surtout applicables chez les sujets qui se livrent à l’équitation. Mais, dans la plupart des cas, on se sert de préférence du suspensoir muni de sous-cuisses; car, sans cette précaution, la poche tend constamment
sus