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opération, nous dirons seulement d’une façon très sommaire qu’elle comprend 5 temps.
Dans le premier temps, le chirurgien incise la peau et les tissus sous-cutanés; — dans le second temps, il ponctionne l’urèthre, en arrière du bulbe à l’aide du bistouri dont la pointe se trouve placée dans la canelure du cathéter; — dans le troisième temps, il introduit le lithotome en le poussant dans la canelure du cathéter, en même temps que l’aide qui tient le cathéter abaisse le pavillon de celui-ci, comme pour introduire son bec dans la vessie; — dans le quatrième temps, l’opérateur incise le col de la vessie en ouvrant le lithotome et en l’attirant directement et horizontalement au dehors, puis il referme le lithotome et le retire; — dans le cinquième temps, il introduit son indicateur gauche dans la plaie, conduit sur ce doigt le bouton à crête jusque dans la vessie, la crête en haut; puis, sur cette crête, il conduit les tenettes jusque dans la vessie, écarte les deux branches de l’instrument, saisit la pierre et en fait l’extraction après s’être assuré qu’il ne pince pas la vessie.
Une fois la pierre enlevée, le chirurgien , au moyen d’une grosse sonde introduite par la plaie dans la vessie, procède au lavage de celle-ci, soit avec de l’eau phéniquée au millième, soit avec de l’eau boriquée (40 pour 1000), à la température du corps. Ensuite, pour que l’urine puisse s’écouler constamment à l’intérieur, il place dans la plaie une très grosse sonde en gomme qu’il fixe par des liens à une ceinture-, et qui doit rester en place pendant plusieurs jours, jusqu’à ce qu’il y ait organisation de la plaie. Par cette canule on fait de temps en temps une injection d’eau phéniquée ou boriquée.
Dans le lit, l’opéré doit rester couché sur le dos, les épaules et la tête relevées par des oreillers. Le bassin est placé sur un coussin à air en caoutchouc, ayant la forme d’un croissant et assez épais. Le périnée étant ainsi élevé au-dessus du lit, on place facilement au-dessous de la sonde un vase plat et une éponge molle. Celle-ci s’imbibe du liquide qui coule constamment de la sonde. Les membres inférieurs, écartés et à demi fléchis, sont soutenus, reposant sur un coussin placé sous chaque jarret. Ces coussins doivent être disposés comme le double plan incliné; toutes les faces inférieures des cuisses des jarrets et des jambes doivent être soutenues. L’opéré, bien installé dans cette position, y repose et y reste sans fatigue; et pour surveiller la sonde et la plaie on n’a pas besoin de se déranger, il suffit de relever les couvertures (Reliquet).
Quant au régime de l’opéré, il doit être doux, mais substantiel (viandes rôties, légumes verts et bon vin). 11 faut éviter les farineux et les féculents qui occasionnent des gaz intestinaux et de la constipation. Les malades doivent toujours avoir le ventre libre et des selles molles, afin d’éviter les efforts de la défécation, si nuisibles à la cicatrisation de la plaie. On peut faire prendre au malade 50 centigrammes à 1 gramme de sulfate de quinine, par jour, à doses fractionnées.
Quant aux indications de la taille, le lecteur les trouvera signalées dans l’article magistral consacré par notre savant ami Reliquet à la lithotritie (V. ce mot).
Taille chez la femme. — Les calculs sont rares chez la femme, de plus, le canal de l’urèthre est chez elle très facilement dilatable jusqu’à 3 centimètres, si bien que la lithotritie est bien plus souvent pratiquée que la taille. Cependant, dans certains cas, il se peut que le volume de la pierre, sa dureté, forcent le chirurgien à avoir recours à la taille. Mais comme ces cas sont excessivement rares, nous croyons inutile d’insister sur cette opération chez la femme. Dr Paul Labarthe.
TAILLEURS D’HABITS. — Hygiène professionnelle.— Les tailleurs d’habits et les couturières sont exposés à un certain nombre d’affections dues à une vie sédentaire, à des attitudes professionnelles vicieuses, à un travail pénible, souvent prolongé pendant une partie des nuits et à une hygiène physique et morale essentiellement défectueuse. Ces affections sont les unes ;locales, les autres générales.
Parmi les affections locales, nous signalerons : une sorte de spasme fonctionnel, analogue à la crampe des écrivains, et dû à l’exercice professionnel des doigts; des piqûres plus ou moins profondes, souvent suivies de panaris; chez les tailleurs, la voussure du dos, due à leur attitude penchée, des callosités au niveau de la région du sacrum, de l’atrophie musculaire des membres inférieurs habituellement croisés et un affaiblissement de ces membres produisant une certaine difficulté dans la marche, des névralgies sciatiques; chez les coupeurs, des ampoules et des callosités au niveau du pouce et de l’index qui sont en contact avec les anneaux des ciseaux destinés à tailler les habits; chez les ouvrières qui travaillent au crochet, de l’usure de la peau à l’extrémité de l’index gauche, des durillons au pouce et à l’index droit qui tiennent le crochet et une diminution notable de la sensibilité tactile.
Parmi les affections générales, nous signalerons : l’anémie, la chlorose, des douleurs au creux épigastrique, des troubles gastro-intestinaux et chez les femmes des troubles menstruels. Chez les’ tailleurs et chez les couturières, la phthisie est une affection très fréquente; d’après Ilannover, sur 100 décès, 48 sont dus à la phthisie. On a reproché à la machine à coudre d’être la source d’un grand nombre d’affections (chlorose, malaise général, épuisement, dyspepsie, leucorrhée, crampes, paralysies, etc.) chez les ouvrières qui en font usager Ce sombre tableau nous paraît exagéré et nous pensons que l’usage de la machine à coudre, à la condition de ne pas travailler plus de quatre heures par jour, est exempt de tous ces inconvénients.
Ajoutons que la mise en mouvement de la pédale entraîne chez la femme un frottement de la partie supérieure et interne des cuisses ainsi que des grandes et des petites lèvres, ce qui détermine une excitation agréable et voluptueuse du clitoris, qui pousse les couturières, et généralement les femmes qui se servent fréquemment de la machine, à cou» dre, à se livrer à l’onanisme clitoridien (V. Onanisme).
Les tailleurs et couturières sont fréquemment atteints de troubles visuels caractérisés par un affaiblissement de la vue et dus aux fatigues de Ion-