‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 289 sur 344 · TEL · texte numérisé non relu

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puis tous les soirs une friction avec la pommade suivante :

Huile de bouleau blanc. ... 5 à 10 grammes.

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Turbith minéral ' <l 4

Vaseline 100 —

On a essayé récemment, mais sans succès, l’hydrothérapie et l’électricité, sous forme de courants continus. Dr Louis Thomas.

TEINTURE. — On donne le nom de teinture à la solution d’une ou plusieurs substances dans l’alcool ou dans l’éther, d’où la division en teintures alcooliques et teintures éthérées. Ces teintures sont simples quand elles ne renferment qu’une seule substance; composées quand elles sont obtenues par le traitement de plusieurs substances, p. l.

TÉLÉGRAPHISTES. — Hygiène professionnelle.

— Les employés du télégraphe sont sujets à une sorte de spasme fonctionnel que l’on désigne généralement sous le nom de mal télégraphique et qui consiste en une sensation douloureuse de crampes siégeant dans les muscles delà main qui transmet les signes télégraphiques. Cette affection s’observe surtout parmi les employés qui se servent du télégraphe Morse dans lequel les signes télégraphiques sont transmis à l’aide d’une combinaison de traits et de points qui exige la contraction et le relâchement successifs d’un certain nombre des muscles. l!n employé reçoit ou transmet en moyenne sept mille signaux par heure ce qui fait, pour un service de sept heures par jour, un total de quarante-neuf mille signaux. Cette affection, analogue à la crampe des écrivains, dépend beaucoup du tempérament de l'individu, elle atteint surtout les sujets nerveux et impressionnables. Onimus rapporte le cas d’un employé qui après avoir fait successivement usage, pendant quelques mois, du pouce, de l’index et du médius, dut se servir enfin du poignet qui lui-même, au bout de peu de temps, fut atteint de spasmes.

D’après Ernouf, un certain nombre d’employés sont atteints de troubles visuels dus à la contemplation assidue de la rotation de l’aiguille sur le cadran électrique du récepteur, dans le système Bréguet, et qui consistent en une vue double des objets apparaissant comme entourés d’un brouillard.

La fatigue et la tension d’esprit continuelle qu’exige la transmission des dépêches détermine des symptômes nerveux caractérisés par des palpitations, des vertiges, de l’insomnie, de l’affaiblissement de la vue et par une sorte de sentiment de cmisli action qui semble serrer, comme dans un élau, la partie postérieure de la tète. Ces symptômes généraux, d’après les observations d’Onimus, sont beaucoup plus fréquents chez la femme que chez l’homme.

Le Dr Fleury a signalé plusieurs cas d’intoxication saturnine chez des employés du télégraphe chargés de l’entretien des piles; il attribue ces accidents à la pile Leclanché, dont l’extrémité supérieure se couvre d’efflorescences qui renferment, en grande quantité, du chlorure de plomb. Aussi

les employés chargés de nettoyer ces piles doivent éviter autant que possible de se servir de leurs doigts pour enlever ces efflorescences.

Dr Paul Labarthe.

TEMPE. — Nom donné par les anatomistes à une région située sur les parties latérales du crâne, entre l’œil et le conduit auditif externe et qui répond à la portion écailleuse de l’os temporal, p. l.

TEMPÉRAMENT. — Nous définirons, avec Dallé, les tempéraments des «différences entre les hommes, constantes, compatibles avec la conservation de la santé et de la vie, dues à une diversitéde proportion et d’activité entre les diverses parties du corps et assez importantes pour modifier l’économie. » On accordait autrefois aux tempéraments beaucoup plus d’importance qu’aujourd’hui ; cependant on distingue généralement quatre tempéraments différents qui sont : 1° le tempérament sanguin; 2° le tempérament lymphatique ; 3° le tempérament nerveux; 4° le tempérament bilieux.

Tempérament sanguin. — Le tempérament sanguin est caractérisé par l’activité de la circulation, parle développement du système capillaire et par la coloration animée de la peau et des muqueuses. C’esL le plus hygiénique et le plus favorable à la santé. Les individus à tempérament sanguin sont généralement doués d’une force musculaire développée, d’une intelligence et d’une imagination étendues; chez eux, les maladies donnent lieu à une réaction fébrile violente, elles ont généralement une invasion franche, des symptômes bien accusés, une marche régulière et se terminent fréquemment parla guérison. Becquerel regarde Marc Antoine, Platon, Henri IV et Mirabeau comme les types du tempérament sanguin. On admet généralement que le tempérament sanguin prédispose aux hémorrhagies et à l’apoplexie, mais cette influence est loin d’être démontrée.

Tempérament lymphatique. — Voici, d’après Becquerel, les caractères propres aux individus lymphatiques: «cheveux rouges ou blonds, fins ; yeux bleus; peau fine et blanche, système pileux peu développé; chairs molles; orifices muqueux peu colorés : volume exagéré du nez, des lèvres, des oreilles; dents altérées; joues plaquées de rouge; mains et pieds volumineux. » Leur système musculaire est peu développé, leur marche est nonchalente, ils résistent mal à la fatigue et transpirent facilement. On observe fréquemment, le soir, surtout chez les femmes, un peu d’œdème au niveau des molléoles. Chez eux, les maladies sont rebelles an traitement et ont une tendance à passer à l'état chronique.

Tempérament nerveux — 11 est difficile de donner au tempérament nerveux des caractères précis; il est caractérisé, dit Fleury, par l’irrégularité des fonctions, la mobilité et l’excitabilité exagérées du système nerveux. Chez les nerveux, les muscles sont généralement grêles, les mouvements brusques, saccadés, l’imagination est ardente, les passions violentes, mais elles naissent brusquement et s’éteignent de même, l’intelligence est vive mais incapable d’une attention longtemps soutenue, la

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sensibilité est exagérée: ils redoutent la douleur et l’exagèrent lorsqu’ils la ressentent. Le tempérament nerveux exerce une influence remarquable sur la plupart des maladies; il détermine des troubles de l’innervation qui revêtent une gravité plus apparente que réelle. Les nerveux sont sujets à un grand nombre d’affections telles que les névralgies, la gastralgie, l’hystérie, l’hypochondrie, la manie, etc. Parmi les personnages à tempérament nerveux, Becquerel cite : Tibère, Louis XI, Pascal, J.-J. Rousseau, Robespierre.

Tempérament bilieux. — Un certain nombre d’auteurs nient l’existence du tempérament bilieux, ils le regardent comme le début d’un état pathologique du foie. Voici les principaux caractères qu’on accorde à ce tempérament : Teinte foncée et légèment jaunâtre de la peau; cheveux noirs; système pileux abondant, muscles vigoureux, formes rudes et sans embonpoint; charpente osseuse forte; digestion facile, intelligence développée, caractère ferme, décidé, persévérant ; ambition et opiniâtreté. Becquerel cite comme des types de ce tempérament : Alexandre le Grand, J. César, Brutus, Mahomet, Cromwell, Napoléon, etc.

Les quatre types de tempéraments que nous venons de décrire existent quelquefois purs et sans mélange, mais ils s’associent souvent deux à deux pour former des tempéraments composés qui présentent à la fois les principaux caractères des deux tempéraments qui entrent dans cette association. Les principaux tempéraments composés sont :

Le tempérament nervoso sanguin qui se rencontre surtout chez l'homme; il est formé par un tempérament sanguin modifié par l’air des montagnes; on le trouve chez les habitants du Dauphiné et chez les Basques.

Le tempérament nervoso-lymphatique qu’on observe le plus souvent chez les femmes.

Le tempérament sanguin-lymphatique qui se rencontre chez l’homme et est propre à certaines populations comme celles de l’Alsace, de la Normandie, du Nord et de la Belgique.

Dr Louis Thomas.

TEMPÉRANT. — Nom donné à certains médicaments qui jouissent de la propriété de modérer la circulation et d’atténuer les propriétés excitantes du sang. Telles sont les boissons acidulés au citron, à l’orange, aux cerises, etc. p. l.

TEMPÉRATURE. — On désigne sous le nom de température le degré de chaleur qui existe dans un corps et qu’on apprécie généralement à l’aide du thermomètre. La température de l’homme, prise sous les aisselles, est, en moyenne, de 37°; dans certaines affections elle peut s’élever jusqu’à 40°, 41°, et même au delà, elle constitue alors un état pathologique que l’on désigne sous le nom de Fièvre (V. ce mot). P. l.

TEMPORAL. — Nom donné quelquefois par les anatomistes à la région des tempes (V. ce mot), à un os du crâne, à un muscle, à des artères et à des nerfs de cette région.

Os temporal. — Les os temporaux, au nombre Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.

de deux, sont situés de chaque côté sur les parties latérales du crâne. On les divise en trois portions :

1. Os propre du nez. — 2,3. Maxillaire 'supérieur. — 1. Os malaire. — 5. Conduit auditif externe. — 6. Apophyse styloïde de l’os temporal. — 7. Maxillaire inférieur. — 8. Apophyse mastoïde de l’os temporal.

portion écailleuse, portion mastoïdienne et portion pierreuse ou rocher.

Portion écailleuse. — Sa face interne fait partie de la cavité crânienne ; sa face externe, lisse et convexe, donne insertion au muscle temporal, elle présente l’apophyse zygomatique avec ses deux ra-

Fig. 1201. — Os temporal gauche (face externe).

1. Portion écailleuse. — 2. Portion mastoïdienne ou apophyse mastoïde. — 3. Apophyse zygomatique. — 4. Conduit auditif externe. — 5. Cavité glénoïde divisée en deux parties par la scissure de Glaser. — 6. Apophyse styloïde.

cines, la cavité glénoïde qui reçoit le condyle du maxillaire inférieur et l’orifice du conduit auditif.

Portion mastoïdienne. — Elle est formée par une grosse tubérosité dirigée en arrière et en bas et qui porte le nom d’apophyse mastoïde; au-dessus se trouve la rainure digastrique dans laquelle s’in-

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