‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 290 sur 344 · TEN · texte numérisé non relu

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sère le muscle digastrique, et en arrière le trou mastoïdien.

Portion pierreuse ou Rocher. — Cette portion, ainsi nommée, à cause de la dureté du tissu qui la compose, présente la forme d’une pyramide quadrangulaire obliquement dirigée en avant et en

Fig. 1202. — Os temporal gauche (face interne).

1. Portion écailleuse. — 2. Pourtour de l’écaille s’articulant avec l’os pariétal. — 3. Apophyse pyramidale ou rocher. — 4. Gouttière dans laquelle se place le sinus latéral. — 3. Apophyse Mastoïde. — 6. Apophyse styloïde.

dedans. Elle est située à l’union des deux autres portions et renferme les organes de l’audition.

Nous ne donnons pas la description détaillée de l’os temporal et de ses différentes parties; les figures, avec leurs légendes, en donnent du reste une idée suffisante.

Muscle temporal. — Ce muscle épais et triangulaire s’insère d’une part aux deux tiers supérieurs de la face temporale et d’autre part à l’apophyse coronoïde du maxillaire inférieur. Il est recouvert par l’aponévrose temporale et recouvre les vaisseaux et les nerfs temporaux profonds. 11 est élévateur de la mâchoire inférieure.

Artères temporales. — Ces artères, au nombre de deux, se divisent en temporale superficielle et temporale profonde. La première, née de la carotide externe, au niveau du col du coudyle de la mâchoire, se porte dans la région transversale où elle se divise en plusieurs branches; la seconde vient de la maxillaire interne et s’épuise dans les muscles ptérygoïdiens et temporaux.

Nerfs temporaux. — On distingue : t° le nerf temporal superficiel qui naît de la branche maxillaire interne du trijumeau, contourne le condyle de la mâchoire inférieure et se ramifie dans la peau de la région temporale ; 2° le nerf temporal profond divisé en postérieur, moyen et antérieur; ils naissent du trijumeau au moment où ce nerf sort du crâne.

Le muscle temporal, les artères temporales et les nerfs temporaux sont très visibles sur les figures 479, 480 et 481, qui sont intercallées dans les articles Face, Facial (V. ces mots). p. l.

TEMPORISATION. — Mot employé par les chirurgiens lorsqu'ils diffèrent une opération, se bornant à surveiller les lésions, en attendant le moment le plus favorable pour intervenir. p. l.

TEMPORO-MAXILLAIRE. — Nom donné par les anatomistes à l’articulation de l’os maxillaire inférieur avec l’os temporal (V. Maxillaire). p. l.

TÉNAGDLUM. — Nom donné par les chirurgiens à une sorte d’aiguille courbe montée sur un manche en bois et servant à saisir les artères dont on veut pratiquer la ligature. p, p.

TENDON. — Anatomie. — Nom donné par les anatomistes à des cordons fibreux, d’un blanc nacré, par lesquels les muscles vont s’insérer sur les os. Les tendons sont formés de petits faisceaux fibreux, très résistants, non élastiques, se continuant par une de leurs extrémités avec le sarcolemne des vaisseaux striés du tissu musculaire et adhérant par l’autre extrémité au tissu osseux, sans interposition de périoste ni d’aucun autre tissu. Les tendons ne renferment pas de capillaires, aussi leur nutrition est peu développée et ils se mortifient rapidement lorsque le tissu qui les entoure est le siège d’une inflammation prolongée.

Plaies des tendons. — Les piqûres des tendons et les plaies produites par une section longitudinale ou transversale incomplète, n’offrent le plus souvent que peu de gravité et se cicatrisent rapidement. Mais dans les cas de section complète, les deux extrémités s’écartent sous l’influence de la rétraction du muscle et les mouvements auxquels ce muscle présidait sont abolis. Si la plaie cutanée suppure, on voit souvent le tendon se mortifier et s’exfolier; si, au contraire, la plaie cutanée se réunit sans suppurer, les deux extrémités du tendon se cicatrisent le plus souvent.

Dans les cas de plaies contuses, comme celles qui sont produites par les projectiles de guerre, on observe généralement une inflammation intense s’accompagnant d’une suppuration prolongée, les bouts du tendon adhérent aux tissus voisins, il en résulte des difformités avec abolition plus ou moins complète des mouvements.

Le traitement consiste à placer le membre dans une position qui favorise le rapprochement des extrémités divisées, c’est-à-dire dans l’extension, si c’est un tendon extenseur qui a été divisé, et, dans la flexion, si c’est au contraire un tendon fléchisseur. Dans ce but on immobilisera le membre à l'aide d’un appareil plâtré qu’on laisse en place pendant 20 ou 25 jours. Lorsque la position ne suffit pas à maintenir les extrémités divisées en contact, on doit pratiquer la suture tendineuse à l’aide de fils métalliques. Plus tard, on facilitera le retour des mouvements par le massage, les frictions et les douches.

Ruptures des tendons. — Les tendons peuvent être divisés par rupture. On observe ces ruptures sous-cutanées à la suite d’efforts musculaires trop énergiques, elles siègent généralement sur les tendons des muscles extenseurs des membres inférieurs (tendons d’Achille, tendon rotulien, jambier

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antérieur, etc.). Le malade ressent, au moment de la rupture, une vive douleur s'accompagnant d’un bruit de craquement qu’on a comparé, dans certains cas, à celui d’un coup de fouet. La rupture d’un tendon entraîne une impotence plus ou moins complète du membre; lor.-quelle siège à la jambe, on voit fréquemment le malade tomber au moment de l’accident et ne pouvoir se relever. Les extrémités du tendon s’écartent et laissent entre eux un vide facilement appréciable par le toucher.

Le traitement consiste à placer le membre dans l’extension et à le maintenir immobile à l’aide d’un appareil plâtré. Enfin, dans les cas où ces moyens ont échoué, le chirurgien est autorisé à pratiquer une incision pour rechercher les deux extrémités du tendon divisé et en faire la suture.

Dr Paul Labarthe.

TÉNESME. — On donne ce nom à une sensation pénible, produite par la contracture des sphincters et caractérisée par une douleur vive s’accompagnant de besoins fréquents, le plus souvent impuissants, d’aller à la selle ou d’uriner. Le ténesme rectal se rencontre dans un grand nombre d'affections inflammatoires du rectum, dans la dyssenterie, dans certaines diarrhées, dans les hémorrhoïdes; le ténesme vésical s’observe dans la cystite du col de la vessie. Le ténesme rectal et le ténesme vésical existent souvent ensemble. Les moyens propres à combattre le ténesme sont les bains locaux ou généraux, les émollients et les préparations opiacées et belladonées. p. l.

TENETTE. — N om donné par les chirurgiens à une pince spéciale qui sert, dans l’opération de la taille, à saisir les calculs. p. l.

TÉNOTOMIE. — On désigne sous ce nom une opération chirurgicale qui consiste à sectionner les tendons ou les muscles atteints de contracture

ou de rétraction. On se sert pour pratiquer cette opération d'un bistouri spécial qui porte le nom de ténotome et qui est formé d’une lame très étroite |

terminée par une pointe mousse. On ne pratique plus aujourd’hui la ténotomie que par la méthode sous-cutanée. Notre illustre et regretté maître et ami Jules Guérin, qu’il faut toujours citer lorsqu’on parle de ténotomie sous-cutanée, a posé les règles de cette opération. Pour éviter plus sûrement la communication de l'air extérieur, il commence par déterminer sur l'un des côtés du tendon un repli cutané qu il fait tenir par un aide, puis il pratique à la base de ce repli une petite incision par laquelle il introduit le ténotome qu’il fait glisser jusque sur la partie qu’il se propose de seclionner; il abandonne alors la peau qui vient recouvrir une partie de la tige de l'instrument et il pratique la section en imprimant au ténotome de légers mouvements de scie. Un bruit particulier de craquement indique à l’opérateur que le résultat est obtenu ; on recouvre alors l'incision cutanée avec un peu de collodion. On applique ensuite un appareil destiné à maintenir les parties divisées dans la position qu’elles doivent occuper normalement. Cette opération a été faite au tendon d’Achille dans le traitement du pied-bot équin (V. Pied-bot), au muscle sterno-mastoïdien, dans les cas de torticolis (V. ce mot) dus à la rétraction du muscle sternomastoïdien et sur certains muscles de la région dorsale. p. l.

TENSEUR. — Nom donné par les anatomistes aux muscles destinés à tendre certaines aponévroses, comme le muscle tenseur du fascia lala (V. Cuisse), ou certains organes, comme le muscle ciliaire ou tenseur de la choroïde. p. l.

TÉRATOLOGIE. — Nom donné à la partie de la pathologie qui traite de l’étude des monstres ou des anomalies d’organisation chez l’homme. p. L.

TÉRÉBENTHINE. — On donne le nom de térébenthine à un suc oléo-résineux qui découle spontanément, ou à l'aide d’incisions, de plusieurs arbres de la famille des Conifères. Ce suc, quelle que soit son origine, se présente toujours sous un aspect demi-liquide, visqueux, transparent, inflammable, de couleur jaune verdâtre ou rougeâtre, d’une odeur forte et pénétrante, communiquant aux urines l’odeur de violettes, d'une saveur chaude, âcre et amère; il est insoluble dans l’eau, mais facilement soluble dans l’alcool, l’éther, les huiles fixes et volatiles. On en distingue dans le commerce plusieurs espèces qui sont plus ou moins estimées suivant les arbres qui les produisent; les principales sont : la térébenthine de Bordeaux, la térébenthine d’Alsace, la térébenthine du mélèseou de Suisse; ce sont les plus usitées en médecine; viennent ensuite les térébenthines de Boston, du Canada, de la Mecque, de Chio, etc.

Ces diverses térébenthines, ou mieux encore ces divers sucs, découlent des incisions du tronc et se concrètent en larmes pour former des masses plus ou moins volumineuses qui constituent le galipot. Celui-ci est solide, d’un jaune sale; mais s’il est chauffé dans de grandes chaudières, ou exposé quelque temps aux rayons du soleil, il se débarrasse de ses impuretés en devenant demi-liquide

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et forme alors la tirèbenthine proprement dite. Cette dernière renferme dans sa composition une huile volatile et une matière résineuse. Si on la soumet à la distillation, l'huile volatile traverse à l’état de vapeur le serpentin et vient se condenser sous forme liquide dans un récipient approprié, c’est l 'essence de térébenthine, tandis que la résine reste dans la cucurbite où elle se solidifie en une masse brune, solide, vitreuse, cassante, qui est désignée sous le nom de colophane.

La térébenthine est un suc oléo-résineux, demifluide, de couleur jaune verdâtre; elle diffère des résines par une proportion plus considérable d’huile volatile et des baumes par l’absence de l’acide benzoïque. Son essence est liquide, incolore, d’une odeur désagréable, d’une saveur chaude et amère; elle est insoluble dans l’eau, mais soluble dans l’alcool et l’éther.

Appliquée sur la peau, l’essence de térébenthine produit d’abord de la chaleur et de la rougeur, puis, si les applications se multiplient trop vite, des vésicules et du gonflement surviennent et s’accompagnent d’une douleur cuisante. Prise à l’intérieur, à la dose de quelques gouttes seulement, elle se borne à provoquer une légère sensation de chaleur à l’estomac, suivie d’une certaine augmentation des urines. Si l’on élève la dose a 3 ou 4 grammes, il apparaît des nausées, des coliques, un léger mouvement fébrile, de la soif, de la dysurieou une émission normale d’urine offrant l’odeur de violettes. Enfin aux doses de 15 à 30 et 60 grammes, l’essence de térébenthine peut agir de deux manières : ou bien toute son action se localise sur le tube digestif, il y a des vomissements, des coliques très vives, suivies de nombreuses déjections alvines, à la suite desquelles l’essence est expulsée et les symplômesd’empoisonnementdisparaissent, ou bien l’essence.est en partie absorbée, et, aux symptômes précédents un peu moins graves, s’en ajoutent de nouveaux fort sérieux, avec délire, syncope, douleurs rénales, urines rares, sanguinolentes, érections douloureuses. Les muqueuses se dessèchent, la peau se couvre de sueurs et l’haleine exhale une forte odeur de térébenthine.

Cette action physiologique complexe nous démontre que l’essence de térébenthine, une fois absorbée, s’élimine par les reins, par les bronches et par la peau. Or, ce sont ces trois émonctoires, ainsi que la vessie et l’urèthre qui subissent particulièrement les conséquences de son élimination.

La térébenthine s’emploie dans le catarrhe de la vessie, dans la cystite aiguë, dans le catarrhe pulmonaire chronique, dans la bronchorrhée mucosopurulenle, dans la diarrhée chronique, dans les névralgies et en particulier dans les névralgies viscérales et dans la sciatique. On l’a aussi recommandée contre les vers intestinaux et surtout contre le tænia, contre les calculs biliaires, en l’associant avec l’éther, contre la constipation opiniâtre, contre la fièvre puerpérale et contre la gastrite ulcéreuse et le cancer de l'estomac. Enfin, on l’a aussi con ■ seilléc, en collyre, dans le traitement des inflammations de l’iris et de la choroïde.

Dr Marc. Camboulives,

TERMINAISON. — Nom donné à la manière dont se finit une maladie. Les différents modes de terminaison sont : la guérison, le passage à l’état chronique et la mort. p. l.

TERPINE. — Nom donné par les chimistes à un produit obtenu par le contact de l’essence de térébenthine avec l’eau, qui, à l’état pur, se présente sous la forme de gros cristaux droits, blancs, limpides, solubles dans 200 parties d’eau froide, dans 22 parties d’eau bouillante et dans 7 parties d’alcool. La terpine a été introduite dans la thérapeutique en 1885 par le professeur Lépine, de Lyon, qui a démontré que, à la dose de 20 à 60 centigrammes, elle augmente la sécrétion bronchique et la fluidifie de manière à rendre l’expectoration plus facile, et que, à plus hautes doses prolongées pendant plusieurs jours, elle tarit au contraire la sécrétion bronchique. Il a aussi établi les propriétés diurétiques de ce nouveau médicament, propriétés très sensiblement plus faibles, toutefois, que celles de la térébenthine. La terpine trouve donc son indication chez les individus atteints de bronchite chronique. On l’a aussi conseillée, mais sans grand succès, dans les cas de néphrites chroniques. On l’administre en pilules ou en potion, à la dose quotidienne de 50 centigrammes à 1 gramme et même 2 grammes. Toutefois, lorsqu’on l’administre à cette dernière dose pendant plusieurs jours consécutifs, on observe fréquemment chez les malades de fortes envies de vomir. D1- Paul Labarthe.

TERPINOL. — Nom donné par les chimistes au produit résultant de la transformation subie par la terpine mise en présence de l’acide chlorhydrique ou de l’acide sulfurique. Ce produit se présente sous la forme d’un corps liquide, huileux, incolore, qui répand une odeur très prononcée de tubéreuse suivant les uns, de jasmin suivant les autres, insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et l’éther. Comme la terpine, mais avec une plus grande puissance qu’elle, d’après notre savant ami Dujardin- Beaumetz, il agit comme modificateur des sécrétions bronchiques, et trouve son indication dans les cas de bronchite chronique. Sous son influence les crachats deviennent plus fluides, leur mauvaise odeur disparaît et l’expectoration devient beaucoup plus facile. On l’emploie en pilules ou en capsules de 1 0 centigrammes à la dose de 4 à 6 par jour. Le lerpinol n’a qu'une très faible action diurétique, p. L.

TESTICULE. — Anatomie. — Les testicules sont les organes sécréteurs du sperme, c’est-à-dire les organes qui président chez l’homme à la reproduction. Ils sont au nombre de deux ; l’un droit, l’autre gauche, suspendus à l’extrémité inférieure du cordon spermatique et soutenus par le scrotum dans lequel ils sont logés. Ils ont la forme d’un œuf aplati sur les côtés, et présentent deux faces latérales lisses, un bord antéro-postérieur convexe, un bord postéro-supérieur à peu près rectiligne, et une extrémité arrondie. Chacun d’eux a un poids moyen de 21 grammes, 4 centimètres 1/2 de longueur, 2 centimètres 1/2 de largeur et 3 centimètres de hauteur.

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Les testicules sont des corps glandulaires, d’une consistance molle et élastique, composés : 1° d’une enveloppe fibreuse ou tunique albuginée; 2° d’un tissu propre, ou pulpe du testicule ; 3° de vaisseaux et de nerfs.

1° L’enveloppe fibreuse ou tunique albuginée, est résistante, blanchâtre, nacrée, sillonnée de vais-

Fig. 1204. Fig. 1205.

Fig. 1204. — Coupe transversale du testicule, de l’épididyme et de la tunique vaginale.

4. Vaisseaux spermatiques. — 2. Coupe transversale du testicule. — 3. Coupe de la tunique albuginée. — 4. Épaississement de la partie supérieure de la tunique albuginée ( co/ps d'Highmore) — 5. Coupe du corps de l’épididyme. — G. Cul-desac que forme la tunique vaginale en s’engageant entre le bord supérieur du testicule et le bora de l’épididyme. — 7,7, 7. Feuillet pariétal de la tunique vaginale qui, en haut, se réfléchit sur les vaisseaux spermatiques pour se continuer avec le feuillet viscéral 8.

Fig. 1205. — Testicule dépouillé de ses enveloppes.

i, 1. Testicule dont on a enlevé la tunique albuginée et à la surface duquel se dessinent les lobules. — 2. Réseau admirablement formé par les tubes séminifères dans l'épaisseur du corps d'Highmore. — 3. Cônes efférents formant par leur réunion (4 et 5) la tête de l'épididvme. — 5. Tête de l’épididvme. 6. Corps de l’épididyme. — 7. Vas aberrans. — 8. queue de l’épididvme. — 0. Canal déférent.

seaux; elle présente 1 millimètre d’épaisseur, sauf à la partie moyenne de son bord supérieur où elle présente une épaisseur assez considérable qui fait saillie dans la cavité du testicule, et qu’on désigne sous le nom de corps d'Highmore.

2° Le tissu propre ou pulpe du testicule, est une substance molle, jaunâtre, formée par l’agglomération d’un grand nombre de tubes appelés tubes séminifères ou canalicules spermatiques. Ces tubes repliés sur eux-mêmes et réunis par groupe de trois ou quatre, constituent les lobules du testicule, au nombre de deux cent soixante-quinze environ, pour chaque testicule. Les tubes séminifères commencent par un cul-de-sac; vers la périphérie du lobule, ils sont pelotonnés et deviennent rectilignes vers son sommet et se réunissent en un tube unique (canalicule droit), qui pénètre dans le corps d'Hyghmore. Là, ils s’entre-croisent et s’anastomosent, en formant un réseau appelé réseau de Haller,

d’où partent dix ou douze tubes désignés sous le nom de canaux ou cônes efférents qui, après un centimètre et demi de trajet, se fusionnent et se réunissent en un seul canal d’une dizaine de mètres de long, nommé épïdidyme (V. ce mot), replié sur luimême et placé sur le dos des testicules dont il occupe la longueur.

Les artères qui se distribuent aux testicules, proviennent des artères spermatiques, branches de l’aorte, et des artères déférentielles, branches des artères vésicales ou des homorrhoïdales moyennes.

Les veines partent des testicules et accompagnent les artères spermatiques en s’entrelaçant avec elles. Leur dilatation morbide constitue le varicocèle (V. ce mot).

Les vaisseaux lymphatiques, très nombreux, naissent des canaux séminifères, se portent vers le bord supérieur du testicule, et aboutissent aux ganglions lombaires.

Quant aux nerfs, ils viennent du plexus spermatique.

Vices de conformation du testicule.

— Chez le fœtus, les testicules ne sont pas encore descendus dans le scrotum, i s sont renfermés dans la cavité abdominale.

Fig. 1206.

Testicule dépouillé de ses envoloppes (Sapl*ey) (testicule du côté droit vu par sa face externe).

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