Chylifère central
valvules conniventes et dans leurs intervalles, et à la surface des follicules clos. Ce sont des glandes en cæcum comme celles de l’estomac, avec cette différence que celles de l’intestin grêle sont plus élargies vers le fond.
Ces glandes sont constituées par une paroi propre, mince et transparente, tapissée à l’intérieur par une couche d épithélium nucléaire.
2e Follicules clos. — Les follicules clos de l’intestin grêle existent partout. Ils sont profondément situés dans l’épaisseur de la muqueuse. Leur volume varie; il en est de microscopiques, tandis que d’autres ont le volume de la tète d'une grosse épingle. Ils sont recouverts de villosités et de glandes en tube.
3- Glandes de Brunner. — Glandes en grappe, occupant seulement le duodénum. Elles sont très
Fig. 639. — Glandes de Brunner.
abondantes sur la première portion du duodénum, moins abondantes sur la seconde, moins encore sur la troisième, où elles disparaissent complètement. Les unes ont le volume d'une tête d’épingle, d’autres sont grosses comme de petits pois etlrès sensibles au toucher.
4° Glandes de Peyer. — On appelle ainsi des groupes plus ou moins considérables de vésicules closes placées dans la muqueuse de l'intestin grêle; ces glandes, appelées aussi plaques de Peyer , sont en nombre variable de 35 à 40; elles sont disposées sur le bord convexe de l’intestin grêle, dans le cinquième inférieur de ce tube ; leur grand axe est dirigé dans le sens du grand axe de l’intestin. Leur forme est ovale. Elles sont plus ou moins étendues, de 2 centimètres à 10 centimètres; tantôt elles sont recouvertes par des replis muqueux, tantôt la
muqueuse est régulièrement étalée à leur surface. Ces glandes^sont constituées|par un assemblage
Fig. 640.
Section d’une portion de l’intestin grêle sur lequel on voit une plaque de Peyer. — 1,1. Plaque de Peyer. — 2,2. Vaisseaux lymphatiques émargeant de la plaque de Peyer. — 4, 5, 6, 7. Follicules clos disséminés dans la muqueuse.
de vésicules closes. Celles-ci sont juxtaposées;
Fig. 6 il.
Coupe d’une plaque de Peyer. — 1. Tissu de la muqueuse. —
2. Follicules lymphoïdes de Peyer. — 3. Villosités intestinales.
elles soulèvent légèrement la surface libre de la muqueuse.
Vaisseaux et nerfs. — Les artères de l’intestin grêle viennent de la mésentérique supérieure, duodénum reçoit en outre la pancréatico-duodénale, branche de la gastro-épiploïque droite.
Des veines nombreuses et volumineuses naissent des artères, et constituent la grande veine mésaraïque, l’une des principales branches de la veine porte.
Les lymphatiques ou chylifères, nés des villosités, forment des troncs qui suivent le trajet des vaisseaux mésentériques supérieurs, traversent les ganglions mésentériques, et viennent se jeter dans le réservoir de Pecquet, origine du canal thoracique.
Les nerfs viennent du plexus mésentérique supérieur.
IL — Gros intestin. — Le gros intestin est cette portion renflée du tube digestif qui s’étend de l’intestin grêle à l’anus. Après avoir reçu l’intestin grêle a angle presque droit, le gros intestin s’élève verticalement jusqu’au foie; arrivé là, il se porte à gauche, le long de la paroi abdominale, jusqu’à
INT
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la rate. Il dévie de nouveau en ce point, et descend verticalement jusqu’à la crête illiaque, au niveau de laquelle il décrit des flexuosités, en se dirigeant à droite et en dedans, puis il plonge dans l’excavation pelvienne.
L’origine du gros intestin, un peu renflée dans la
Fig. 612.
Appareil digestif de l’homme.
A. Bouche. — B. Langue. — C. Fosses nasales. — D. Voile du palais. — E. Pharynx. — F. Épiglotte. — G. Trachée. — H. Œsophage. — I. Grosse tubérosité de l’estomac. — J. Estomac ouvert à sa partie antérieure. — K. Petite courbure de l’estomac. — L. Pylore. — M. Duodénum, deuxième portion.
— N. Orifice par lequel la bile et le suc pancréatique coulent dans le duodénum. — 0. Vésicule biliaire. — P. Pancréas. — (J. Intestin grêle. — H. Extrémité inférieure de l’intestin grêle. — S. Valvule iléo-cæcale entre l’intestin grêle et le gros intestin. — T. Appendice iléo-caecal. — U. Côlon ascendant.
— V. Côlon transverse. — X. Côlon descendant. — Y. Côlon iliaque. — Z. Rectum.
fosse iliaque droite, constitue le cæcum. La portion suivante, jusqu’au foie, porte le nom de côlon ascendant; viennent ensuite le côlon Iransverse et le côlon descendant. Au niveau de la fosse iliaque gauche, il constitue le côlon iliaque ou siliaque, qui prend le nom de rectum, dans le petit bassin (Y. Cæcum, Côlon, Rectum ).
Le gros intestin n’est point cylindrique et uni, comme l’intestin grêle ; il présente sur la plus
grande partie de sa longueur trois dépressions longitudinales, entre lesquelles on voit une série très nombreuse de saillies et de dépressions. Il a une longueur de 1 mètre 65 centimètres.
Structure du gros intestin. — Le gros intestin est formé de quatre tuniques superposées; des vaisseaux et des nerfs complètent cette structure.
A. Tuniques. —Les quatre tuniques sont, en procédant de dehors en dedans : séreuse, musculaire, celluleuse et muqueuse.
1° La couche séreuse est formée par le péritoine (V. ce mot).
2° La couche musculaire est formée de deux ordres de fibres, les unes longitudinales et superficielles, les autres circulaires et profondes. Les dernières forment une couche régulière dans toute l’étendue de l’intestin, si ce n’est au niveau du rectum. Les autres forment trois bandelettes, qui semblent prendre naissance au niveau de l’appendice vermiculaire du cæcum. Ces trois bandelettes divergent : l’une se porte sur la face antérieure du cæcum et du côlon ascendant, les autres sont situées de chaque côté delà face postérieure. Elles continuent leur trajet sur le côlon transverse et sur le côlon descendant. Arrivées au côlon iliaque, on peut à peine distinguer ces bandelettes, qui forment une couche uniforme au niveau du rectum. Leur longueur est beaucoup moindre que celle du gros intestin; cependant elles s’étendent d'une extrémité à l’autre de ce tube. 11 fallait, pour que l’adhérence de ces bandes à l’intestin se fit dans toute l’étendue, que celui-ci fût plissé, et c’est ce qui a lieu; il se plisse de telle sorte que, au niveau de ces bandelettes, l’intestin présente des lignes aplaties, longitudinales, au nombre de trois, entre lesquelles se voient trois séries de bosselures et de dépressions, résultat de ce plissement qui ne se montre pas dans les dernières portions du gros intestin.
3° La couche celluleuse analogue à celle de l’intestin grêle, réunit la musculeuse à la muqueuse.
4° La couche muqueuse est formée comme celle de l’intestin grêle. Les seules glandes que l’on y trouve sont des follicules clos, des glandes en tube et les glandes utriculaires .
Les follicules clos, analogues à ceux de l’intestin grêle, sont très variables quant à leur nombre. Ils sont plus abondants dans le côlon, et partout ils sont recouverts par les glandes en tube.
Les glandes en tube sont un peu plus volumineuses que celles de l’intestin grêle, mais elles ont la même forme. Elles sont aussi très abondantes, et présentent une structure identique.
Les glandes utriculaires sont des glandes en forme de follicules, s’ouvrant à la surface de la muqueuse par un orifice très apparent. Ces glandes existent normalement, et seulement dans le gros intestin.
B. Vaisseaux et nerfs. — Les artères du gros intestin viennent de plusieurs sources. La mésentérique supérieure fournit les artères coliques droites au cæcum, au côlon ascendant et à la moitié droite du côlon transverse. La mésentérique inférieure fournit les artères coliques gauches à la moitié gauche du côlon transverse, au côlon descendant, au côlon iliaque et à la partie supérieure du rectum.
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Les veines du gros intestin se divisent en deux groupes : celles de la moitié droite se jettent dans la grande veine mésaraïque, tandis que celles de la moitié gauche se jettent dans la petite veine mésaraïque.
Les vaisseaux lymphatiques ont été peu étudiés.
Les nerfs arrivent au gros intestin par l’intermédiaire des artères. Le plexus mésentérique supérieur fournit à la moitié droite du gros intestin, et le plexus mésentérique inférieur à la moitié gauche.
Quelles sont les fonctions des intestins? — Fonctions de l'intestin grêle. — A mesure que les matières alimentaires ont subi dans l’estomac un commencement d’élaboration et sont converties en chyme, le pylore, véritable portier, les laisse pénétrer dans la première partie de l’intestin grêle ou duodénum, où elles s’accumulent et se mélangent à la bile et au suc pancréatique, qui les rendent plus liquides, en même temps que la bile leur communique une teinte verdâtre.
Du duodénum, elles passent par les petites parties du jéjunum, puis dans l’iléon, qui les verse dans le gros intestin, où elles deviennent matières fécales.
L'intestin grêle, d’un volume variable, renferme toujours des gaz, de sorte que les matières intestinales, agitées quelquefois avec ces gaz, pendant les contractions de l’intestin, produisent un certain bruit de gargouillement connu sous le nom de borhorygmes.
Les mouvements de l’intestin grêle ne sont pas douteux; on les observe sur les intestins mis à découvert et quelquefois même à travers une paroi abdominale distendue, ou bien à travers la paroi d'une hernie ombilicale, qui n’est ordinairement recouverte que par la peau. Ces mouvements produits par les fibres lisses, sont vermiculaires, lents à se produire et lents à s’éteindre, comme tous les mouvements de ces fibres. Ce sont des mouvements réflexes, qui ont pour centre la moelle épinière et les ganglions semi-lunaires du plexus solaire, et pour conducteurs les filets nerveux sensitifs et moteurs du grand sympathique.
Les matières intestinales ne descendent pas rapidement dans l’intestin grêle, comme on peut s’en rendre compte sur les sujets affectés d’un anus contre nature. Elles sont, pour ainsi dire, promenées sur la muqueuse intestinale par les mouvements péristaltiques et antipéristaltiques de l’intestin, les premiers tendant à faire descendre les matières vers l'anus, les autres tendant à les faire remonter incessamment.
Fonctions du gros intestin. — Arrivées à la fin de l’iléon, où elles offrent déjà l’odeur des matières fécales, une teinte plus foncée, une consistance plus grande et un volume moindre par suite de l'absorption qui s’est opérée, les matières intestinales sont poussées par les contractions de l’intestin grêle vers le cæcum, où elles s’accumulent en le distendant de plus en plus. Entre l’intestin grêle et le cæcum, dans la fosse iliaque droite, il existe une ouverture limitée en haut et en bas par deux lèvres, comme une boutonnière dont les extrémités, angles ou commissures, sont
situées en avant et en arrière ; les deux bords de cette boutonnière sont visibles du côté du cæcum et de l’intestin grêle ; mais il font saillie dans le cæcum, de telle sorte que la lèvre supérieure, plus longue que l’autre, ferme pour ainsi dire l’ouverture, et recouvre une partie de la lèvre inférieure. Les deux replis qui limitent l’ouverture constituent la valvule iléo-cæcale.
Il résulte de cette disposition que la distension du cæcum par les matières fécales amène le rapprochement des deux bords de cette ouverture, par suite de la traction exercée sur les deux extrémités. De plus, lorsque les matières fécales, remplissant le cæcum, arrivent au niveau de l’ouverture dont les lèvres sont un peu tendues, la lèvre supérieure de la valvule iléo-cæcale est appliquée de droite à gauche sur la lèvre inférieure, de manière à fermer complètement l’ouverture. Il résulte de ce mode d’occlusion que les contractions de l'intestin grêle peuvent faire pénétrer les matières intestinales dans le cæcum, quelle que soit saréplétion, mais ces matières ne peuvent plus rétrograder vers l’intestin grêle. En effet, plus la pression est énergique, plus l’occlusion est complète ; du reste, les contractions des fibres du gros intestin donnent aux matières une impulsion rétrograde vers l’intestin grêle.
Insensiblement les matières fécales passent du cæcum dans le côlon ascendant, dans le côlon transverse et dans le côlon descendant, pour s’arrêter au côlon iliaque, où elles éprouvent un temps d’arrêt. En traversant ces diverses partie du gros intestin, les matières fécales augmentent de densité et prennent une couleur noirâtre, en même temps qu’elles se divisent en parties plus ou moins volumineuses qu’on appelle bols fécaux. Enfin, du côlon iliaque, les matières descendent dans le rectum , d’où elles sortent par un mécanisme particulier qui a reçu le nom de défécation (V. ce mot).
Quant aux transformations subies par le bol alimentaire dans les diverses parties de l'intestin, et à l’absorption des parties assimilables qu’on appelle le chyle (V. ce mot), elles ont été exposées au mot Digestion auquel nous renvoyons (V. Digestion).
Occlusion des intestins. — Il y a occlusion intestinale toutes les fois que le cours des matières est interrompu dans l’intestin, quelle que soit la cause de l’obstruction.
La description de l’occlusion intestinale embrasse celle de Y étranglement interne, du volvulus, de Y iléus, de la colique de miserere, expressions diverses, indiquant chacune une variété d’occlusion.
Quels sont les symptômes, la marche et la terminaison de l’occlusion intestinale ? — L’occlusion de l’intestin est quelquefois subite ; le malade ressent une douleur vive en un point limité du ventre; les symptômes de la maladie confirmée surviennent rapidement. Souvent, au contraire, le début est lent. Dans la manifestation des symptômes propres à l’occlusion, le malade se plaint de coliques et de constipation, phénomènes dont l’origine est presque toujours méconnue.
Les symptômes confirmés présentent la plus grande analogie avec ceux qui sont produits par les
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accidents des hernies (Y. Hernie). Il y a une constipation opiniâtre; en même temps,, des nausées et des vomissements. Ceux-ci sont d’abord alimentaires ou muqueux, puis ils deviennent bilieux; enfin, ils sont formés de matières fécaloïdes, et quelquefois de matières fécales.
Du côté du ventre, il y a du ballonnement; souvent on peut voir les anses intestinales dilatées se dessinera travers la paroi abdominale.
Lctat général se ressent de ces désordres : le pouls est déprimé, quelquefois filiforme; les extrémités sont froides ; la face est grippée. La température s’abaisse. Dans les derniers jours, elle peut descendre à 35° et même au-dessous. On voit quelle analogie présentent ces symptômes avec ceux de la hernie étranglée.
La marche des symptômes est excessivement variable, ce qui rend souvent le diagnostic de l’occlusion fort difficile ; elle est en rapport avec la cause de l’occlusion. Si celle-ci est produite par un étranglement interne très serré , les symptômes marcheront avec la même rapidité que ceux de la hernie étranglée. Si l’occlusion tient à une lésion organique de l’intestin, dont l’oblitération se fera progressivement, la marche sera très lente, et, de plus, il y aura de temps en temps des rémissions. On comprend, par exemple, que les matières, en s’accumulant au-dessus de l’obstacle, dilatent l’intestin et forcent le rétrécissement. Dans ce cas, il y aura une sorte de débâcle , une intermittence marquée dans les symptômes. D’autres cas peuvent se présenter ; l’étude des causes les fera comprendre.
La mort est la terminaison ordinaire de l’occlusion intestinale, lorsque celle-ci est abandonnée à elle-même. Elle survient presque toujours par péritonite. Celle-ci est déterminée soit par l’inflammation simple du péritoine, qui prend naissance au niveau du point malade, et de là s’étend au reste de la séreuse, soit par rupture de l’intestin dilaté au-dessus du point rétréci, et épanchement des matières dans le péritoine, soit par gangrène de la paroi de l’intestin.
Quelles sont les causes qui déterminent l’occlusion intestinale ? — Elles peuvent siéger dans la cavité de l’intestin, dans ses parois ou à l’extérieur.
1° Occlusion par causes agissant dans la cavité de l’intestin. — Les corps étrangers et les tumeurs stercorales peuvent amener l’occlusion intestinale.
a. Corps étrangers. — Les uns viennent du dehors : ce sont des fragments d’aliments incomplètement digérés, des noyaux de fruits, cerises, pêches ; des billes à jouer, des pièces de monnaie : des fourchettes, des cuillers, ou autres objets qui ont été avalés par fanfaronnade, etc. Ces corps étrangers peuvent enflammer, ulcérer l'intestin et déterminer la péritonite; mais quelquefois ils obturent l’intestin, et les matières s’accumulent au-dessus de l’obstacle.
D’autres corps étrangers peuvent prendre naissance dans l’intestin : ce sont de vrais calculs intestinaux. Ils ont toujours pour centre de formation soit un corps dur, noyau de fruit, etc., soit une
touffe de poils ou de filaments végétaux. C’est autour de ces corps que se déposent les sels calcaires. On appelle entérolithes ceux qui ont pour centre un noyau dur. Le nom â' ég agropiles est réservé à ceux qui se développent autour de filaments pileux ou végétaux.
b. Tumeurs stercorales. • — Les matières fécales peuvent s’accumuler en un point quelconque du gros intestin et former une tumeur. On rencontre surtout les tumeurs stercorales dans le cæcum et dans le côlon iliaque. Elles peuvent se développer isolément ; mais souvent elles compliquent une autre lésion : c’est ce que l’on observe, par exemple, dans le cas où les matières s’accumulent et durcissent au-dessus d’un obstacle situé dans la paroi intestinale ou en dehors.
2° Occlusion par causes agissant sur la paroi intestinale. — Ces causes sont des altérations de la paroi intestinale amenant graduellement le rétrécissement, puis l’occlusion de l’intestin. Ce sont : les tumeurs malignes ou cancéreuses, les cicatrices, les polypes, l'hypertrophie de la paroi intestinale.
a. Tumeurs malignes. — Elles envahissent toutes les tuniques de l’intestin, surtout la celluleuse et la musculeuse. Elles proéminent au dehors de l’intestin, mais surtout à l’intérieur. Comme leur développement est graduel, les symptômes d’occlusion se montrent lentement.
b. Cicatrices. — Une cicatrice de la muqueuse intestinale agit par rétraction de son tissu ; quelquefois elle s’observe après l’étranglement herniaire. Il est rare qu’elle détermine une occlusion complète.
c. Polypes. — Ils s’accroissent à l’intérieur du canal intestinal jusqu’à obstruction complète.
d. Hypertrophie. — Celle-ci peut siéger dans la couche celluleuse ou dans la couche musculaire de l’intestin ; on voit quelquefois, en effet, les fibres musculaires s’hypertrophier en un point quelconque de l’intestin, sous l’influence d’une inflammation locale persistante, ou bien encore lorsque l’intestin est resté longtemps comprimé au niveau du pédicule d’une hernie.
3“ Occlusion par causes agissant a l’extérieur de l’intestin. — Ces causes sont nombreuses et déterminent le véritable étranglement interne. Nous allons voir ici le calibre de l’intestin diminué soit par une torsion, soit par une invagination de sa propre propre paroi, soit par un agent constricteur, soit, enfin, par compression.
a. Torsion. — On observe quelquefois la torsion ou l’enroulement d’une anse intestinale du côlon iliaque (Trousseau). On comprend que le cours des matières soit ainsi interrompu. C’est là le volvulus de quelques auteurs.
b. Invagination. — L’intestin se retourne comme un doigt de gant, sur une certaine étendue ; à mesure que ce renversement a lieu, la portion retournée pénètre, à une distance variable, dans la portion d’intestin qui lui fait suite.
c. Agent constricteur . — L’intestin peut être serré, comprimé, étranglé : 1° par un diverticulum de l’intestin grêle, sorte de cul-de-sac tenant à un vice de conformation et suspendu à l’intestin ; 2° par Y appendice iléo-cæcal ; 3° par les bords de
l’hiatus de Winslow ; 4° par un ancien sac herniaire réduit; 5“ par le collet d'un sac herniaire après la réduction en masse d’une hernie étranglée ; 6° par
Fig. 613. — Invagination intestinale.
I. Portion de l’intestin dans laquelle s’est engagé le segment intestinal S placé au-dessus. — 2. Muqueuse retournée en doigt de gant. — 3. Portion ouverte pour montrer le segment supérieur invaginé. — -4. Orifice de la portion invaginée.