VEN
parmi lesquelles nous signalerons les plaies (V. Hémorrhagie), l’inflammation (V. Phlébite) et les varices (V. Varices). p. p
VÉNÉNEUX. — Qualificatif employé pour désigner les substances qui contiennent du poison.
VÉNÉRIEN. — Nom général sous lequel on désigne certaines maladies qui se transmettent par le coït; telles sont : la blennorrhagie , le chancre mou et le chancre induré ou syphilitique. On donne encore le nom de vénériens aux individus qui sont atteints de ces affections. p. l.
VENIMEUX. — Qualificatif employé pour désigner les animaux qui sécrètent un venin. p. l.
VENIN. — On donne ce nom au liquide nuisible sécrété par certains animaux, tels que les serpents, les abeilles, les scorpions, etc., et qui, introduit dans l’économie, détermine des accidents locaux ou généraux. Le venin est sécrété par un organe spécial et constitue chez les animaux qui en sont pourvus, un moyen d’attaque ou de défense. Les accidents déterminés par les venins sont variables et dépendent de la quantité qui a été absorbée. Les symptômes locaux consistent en une tuméfaction douloureuse; les symptômes généraux, lorsqu’ils se produisent, sont caractérisés par des vomissements, des syncopes, du refroidissement, etc. Pour le traitement, voir Plaies empoisonnées. p. l.
VENTILATION. — La ventilation est une opération qui a pour but de renouveler l’air impur, vicié et échauffé, contenu dans des endroits clos (casernes, hôpitaux, théâtres, etc.), où il y a agglomération d’individus, par de l’air pur venant du dehors. Elle se fait par aspiration, par pulsion, insufflation ou refoulement d’air.
La ventilation par aspiration est la plus répandue. On peut l’appeler la ventilation naturelle, car elle s’exerce par les courants d’air qui se produisent dans nos appartements chaque fois qu'on ouvre une issue, par le seul effet des inégalités de température entre l’air extérieur et l’air intérieur, l’air chaud et vicié sortant par la cheminée, chassé par l’air pur et frais extérieur qui pénètre par les portes, les fenêtres ou les vasistas.
La ventilation par pulsion, par l’insufflation ou refoulement de l'air, est celle qui est mise en usage dans les grands établissements publics, hôpitaux, casernes, théâtres, etc. Les appareils employés offrent des dispositifs très variés et nécessitent l’emploi de machines à vapeur.
D’après Péclet, une ventilation de 6 à 7 mètres cubes par tête et par heure, était suffisante dans l’ancienne Chambre des députés, contenant 1,000 à 1,100 personnes. Dans une salle d’école primaire contenant 180 élèves, il faut une ventilation de 6 mètres cubes par entant et par heure. Quant aux hôpitaux, la ventilation nécessaire par individu et par heure, doit être de 60 mètres cubes dans les salles de médecine et de 100 à 120 mètres cubes dans celles de chirurgie. p. L.
VÉR
VER
VENTOUSES. — Nom donné à un récipient destiné à être appliqué sur la peau et dans lequel on raréfie l'air de façon à déterminer une violente aspiration au niveau du point d’application. On distingue les ventouses sèches et les ventouses scarifiées.
Les ventouses sèches sont généralement de petits vases en verre, en forme de cloches; on peut
Fig. 1239.
Ventouse.
aussi se servir d'un verre à boire pourvu que ses dimensions ne soient pas trop grandes. Pour appliquer des ventouses sèches, on commence par faire le vide dans la ventouse en l’exposant pendant un instant au-dessus de la flamme d’une lampe à alcool ou en faisant brûler dans son intérieur un morceau de papier ou un peu de charpie imbibé d’alcool.
On applique alors la ventouse sur les téguments, et on voit aussitôt la peau s’élever et devenir violacée par suite de l’afflux sanguin. Au bout de 4 à îî minutes on retire la ventouse en faisant basculer le vase.
Les ventouses sont dites scarifiées quand, après avoir retiré le récipient, on pratique sur la peau des scarifications plus ou moins profondes, dans le but de produire un écoulement de sang. Les scarifications se font avec un bistouri, avec une lancette ou mieux avec un instrument spécial désigné sous le nom de scarificateur. Dans le cas de ventouses scarifiées, on panse la plaie avec un linge ou un papier brouillard enduit de cérat.
Les ventouses constituent un précieux moyen de révulsion; on les emploie dans un grand nombre d’affections (dyspnée, asphyxie, congestion pulmonaire, point de côté, pleurésie, pneumonie, lombago, etc.). p. l.
VENTRE. — (V. Abdomen.)
VENTRICULE. — Nom donné par les anatomistes à certaines cavités, telles les ventricules du cœur (V. Cœur), et les ventiicules cérébraux (V. Cerveau), etc. p. l.
VÉRATRINE. — Nom donné par les chimistes à un alcaloïde qui s’extrait des graines de la cévaditle. La véralrine se présente sous l’aspect d’une poudre blanche, sans odeur, douée d’une saveur âcre, insoluble dans l’eau, très soluble dans l’alcool et dans l’éther. Appliquée sur la peau elle détermine une vive sensation de chaleur; aspirée par les narines, elle provoque l’éternuement. C’est un poison violent; à faible dose, elle produit des nausées, des vomissemenls, des sueurs, de la salivation et un ralentissement du pouls; à dose toxique, elle détermine des étourdissements, de l’anxiété, de l’oppression, de l’insensibilité, du refroidissement, des convulsions et la mort par asphyxie.
On emploie la vératrine à la dose de ,'t à 10 milligrammes par jour sous forme de pilules ou en solution alcoolique, dans le traitement de la pneu- Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.
monie et surtout contre le rhumatisme articulaire aigu. La vératrine jouit de propriétés analgésiques; on l’emploie, à l’extérieur, sous forme de p unmade, à la dose de 5 centigrammes pour 10 grammes d’axonge, dans certaines névralgies faciales, intercostales et sciatiques. p. l.
VERGE. — Anatomie. — La verge ou pénis , organe de la copulation, profondément situé à son origine, se détache du périnée au niveau de la symphyse du pubis et se termine en avant par une partie renilée, nommé gland. A 1 état de repos ou de flaccidiié, la verge, peu développée et molle, pend au devant du rectum; à l’état d’érection, elle devient volumineuse, rigide et se dresse au devant de l’abdomen. Sa longueur et son volume présentent des différences individuelles nombreuses.
On distingue à la verge trois parties : 1° une partie postérieure ou racine, située en arrière des parties, dans l’épaisseur du périnée; 2" une partie moyenne ou corps; 3° une partie antérieure ou gland.
La verge est formée d’une partie centrale, comprenant les corps caverneux et la portion spongieuse du canal de l'urèthre; cette partie centrale est entourée par quatre enveloppes que nous étudierons tout d’abord.
Enveloppes de la verge. — Ces enveloppes, au nombre de quatre, sont de dehors en dedans :
1° L’enveloppe cutanée; 2° l’enveloppe muscu-
Fig. 1240.
Canal do Furèthre ouvert dans la partie supérieure et étalé.
1,1. Racines des corps caverneux détachées de la face interne de l’arcade pubienne sur laquelle elles sont appliquées. — 2, 2.
Corps caverneux séparés par une sec tion verticale •pratiquée sur la lace dorsale de la verge, à côté de la cloison qui est restée sur la moitié gauche de la figure — 3, 3. Gland formé par l'extrémité antérieure renflée du corps spongieux — 4, 4. Corps spongieux formant une aine au canal de l’urèthr . En arrière, entre les ru-nes du corps caverneux, ette gaine se renfle et forme le bulbe de l’urèthre. — 5. 5.
Portion spongieuse de l’urèthre — 6. Vérum mtanum. — 7,8 Crête et freins du vérumontauum - 9.
Portion membraneuse de l’urèthre. — 10 Prostate et portion prostatique de l’urethre.
faire; 3° l’enveloppe celluleuse; 4° l’enveloppe élastique. Les trois premières s’étendent à toute la longueur de la verge, tandis que la plus profonde ne recouvre que le corps du pénis.
L’enveloppe cutanee, désignée aussi sous le nom
VER
VER
de fourreau de la verge, se continue en arrière avec la peau des parties voisines; au niveau de la racine de la verge, elle est recouverte de poils et renferme de grosses glandes sébacées. Elle est mince, fine, et très mobile sur les parties profondes, et piésente, à sa partie inférieure, un repli médian se continuant avec celui du scrotum. Elle recouvre le gland en partie ou en totalité, et quelquefois même s'étend un peu au delà, puis elle se replie sur elle-même et remonte jusqu’à la base du gland.
L’enveloppe musculaire est formée par des faisceaux de fibres musculaires lisses à direction circulaire. Au niveau du gland, elle forme, comme la précédente, une double couche en se repliant sur elle même.
L’enveloppe celluleuse est formée par une couche de tissu cellulaire lâche, située au-dessous de l’enveloppe musculaire.
L’enveloppe élastique, mince et transparente, entoure les corps caverneux et les parties spongieuses du corps de l’urèthre ; elle est formée par des fibres élastiques très fines, entre-croisées dans toutes les directions.
On donne le nom de prépuce au repli membraneux qui entoure le gland et lui constitue une enveloppe protectrice dont la longueur varie avec les sujets. Le prépuce est formé par les trois premières enveloppes de la verge qui, parvenues à son extrémité, se replient sur elles-mêmes pour se fixer à la base du gland où elles forment un cul-de-sac désigné sous le nom de rainure préputiale. On remarque à la face interne du prépuce quelques glandes sébacées connues sous le nom de glandes de Tyson, qui sécrètent une matière sébacée, appelée smegma, destinée à lubrifier la surface du gland. Vers sa partie inférieure, au-dessous du méat urinaire, le prépuce adhère au gland par un repli de forme triangulaire appelé frein.
Corps caverneux. — Les corps caverneux sont des organes spongieux, de forme cylindrique, destinés à soutenir la verge et à lui donner la rigidité nécessaire à l’accomplissement du coït. Ces orga-
Coupe transversale de la verge.
1. Coupe du corps caverneux.— 2. Tunique albuginée du corps ca* erneux.
— 3. Cloison du corps caverneux. — 4. Veine dorsale de ta verge, placée entre les deux artères dorsales de la verge (5). —
6. Coupe du corps spongieux de l’urèthre cirrulairement disposé autour de son canal. — 7 Canal de l’urèthre — 8. Vaisseaux placés dans l’angle rentrant du corps caverneux — 9. Téguments.
nés, au nombre de deux, naissent au niveau des branches ischio-pubiennes sur lesquelles ils s’insèrent. De là, ils se dirigent obliquement en haut et en avant vers la symphyse du pubis, au niveau de laquelle ils se juxtaposent, ils occupent alors la face dorsale de la verge et se terminent par une extrémité arrondie qui s’engage dans l’excavation
que présente la base du gland. On peut donc leur distinguer deux parties : l’une, étendue depuis leur origine jusqu’à la symphyse du pubis, constituée par les racines des corps caverneux et que l’on désigne sous le nom de portion périnéale; l’autre, étendue de la symphyse du pubis à leur partie terminale et à laquelle on a donné le nom de portion pénienne. Dans la portion périnéale, les racines, logées dans la partie inférieure du périnée, répon- " dent en dehors à la branche ischio-pubienne et en dedans au muscle ischio-caverneux; elles sont séparées par un espace triangulaire dans lequel est situé le bulbe. Dans la portion pénienne, les corps caverneux sont adossés comme les deux canons d’un fusil; leur face supérieure est creusée d’un sillon qui loge l’artère et la veine dorsale de la verge; leur face inférieure est parcourue par un sillon analogue qui contient la portion spongieuse du canal de l’urèthre.
Les corps caverneux sont formés : 1° par une enveloppe fibreuse ou albuginée , blanche, très résistante, et présentant un grand nombre d’orifices destinés au passage des radicules veineuses se rendant à la veine dorsale profonde; 2° par une trame aréolaire formée de prolongements fibreux se détachant de l’albuginée et de faisceaux de fibres musculaires lisses et de fibres élastiques limitant de petites cavités désignées sous le nom d'aréoles. Les aréoles renferment du sang et jouent le rôle de capillaires : elles reçoivent des branches artérielles et donnent naissance à de petites veines.
Corps spongieux. — Le corps spongieux constitue une sorte de gaine érectile entourant le canal de l’urèthre sur toute l’étendue de sa troisième portion et présentant deux renflements situés à chacune de ses extrémités. Le renflement postérieur forme le bulbe et le renflement antérieur constitue le gland. On peut donc considérer le corps spongieux comme formé de trois parties : d’une partie postérieure ou bulbe, étendue jusqu’au niveau de l’angle uréthral, d’une partie moyenne entourant l’urèthre jusqu’à la base du gland, et d’une partie antérieure formée par le gland. Le bulbe a la forme d’un cône très allongé dont la base serait dirigée en bas et en arrière; il est en rapport, en bas, avec les muscles bulbo-caverneux et sur les côtés, avec les racines des corps caverneux dont il est séparé par un espace triangulaire. La portion moyenne forme autour de l’urèthre une gaine épaisse de 2 ou 3 millimètres. Le gland présente la forme d'un cône dont la base, profondément excavée, reçoit l’extrémité antérieure des corps caverneux et déborde ces organes en formant une sorte de relief circulaire que l’on désigne sous le nom de couronne. Au sommet du gland, on trouve le méat urinaire et au-dessous de celui-ci, un sillon peu marqué, auquel succède le frein de la verge. La surface du gland est recouverte d’un épiderme épais;# on y trouve un grand nombre de papilles volumineuses, douées d’une sensibilité spéciale très développée et dans lesquelles viennent se terminer une multitude de filets nerveux.
La structure du corps spongieux présente la plus grande analogie avec celle des corps caverneux. 11 est formé : 1° par une enveloppe musculaire très