‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 343 sur 344 · VOM · texte numérisé non relu

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par elles-mêmes de l’influence de ces maladies sur la voix.

Nous ne nous arrêterons pas à décrire les diverses manifestations que l’arthritisme, la scrofule, la tuberculose, la syphilis, l’anémie, peuvent produire sur les muqueuses nasale, pharyngienne et laryngienne. 11 sortirait également du cadre que nous nous sommes tracé, de passer en revue les maladies telles que l'anévrisme de l’aorte, les affections cardiaques, l’hystérie, la danse de Saint-Guy, etc. Pour toutes ces affections, nous renvoyons le lecteur aux articles spéciaux qui leur sont consacrés de ce Dictionnaire. Dr J. baratoux,

Professeur libre de Laryngologie et d’Otologie-

VOLVULUS. — On donne ce nom à l’occlusion intestinale produite par l’enroulement de l’intestin sur lui-même (V. Intestin). p. l.

VOMER — Nom donné par les anatomistes à un petit os, de forme quadrilatère, impair, médian, situé à la partie postérieure de la cloison des fosses nasales. Le vomer présente deux faces et quatre bords. Les deux faces sont tapissées par la membrane pituitaire; son bord supérieur s’articule avec la face inférieure de l'os sphénoïde; son bord inférieur, mince et prolongé, s’articule avec la voûte du palais; son bord extérieur se continue en bas et en avant avec le cartilage de la cloison; son bord postérieur, court et régulier, sépare les orifices pos. térieurs des fosses nasales. p. l.

VOMIQUE. — Mot employé pour désigner l’expectoration subite et abondante de liquide purulent, séreux ou sanguinolent (V. Expectoration), p. l.

VOMIQUE (noix). — (V. Noix vomique). p. L.

VOMISSEMENT. — On donne le nom de vomissement au rejet par la bouche des matières contenues dans l’estomac.

Les nausées , prélude ordinaire du vomissement, consistent en un sentiment de dégoût, de malaise, avec soulèvement épigastrique.

La régurgitation est également le retour dans la bouche des matières contenues dans l’oesophage et l’estomac, mais avec cette différence que le retour s’effectue sans efforts et sans malaise.

L 'éructation est le renvoi des matières gazeuses contenues dans l’estomac, il s’accompagne d’un bruit spécial désigné sous le nom de rot.

Le vomissement présente à étudier : A. le mécanisme de sa production; B. ses divers caractères de fréquence, de facilité, etc.; C. la nature des matières vomies; D. les causes qui le provoquent.

A. Acte du vomissement. — Le vomissement est ordinairement précédé de nausées, c'est-dire que le malade éprouve un malaise général des plus pénibles, sa face devient alternativement rouge et pâle, elle se couvre d’une sueur froide, son pouls est petit, concentré, ses extrémités se refroidissent; alors surviennent la contraction violente des muscles des parois abdominales et du diaphragme qui produisent le vomissement; les matières stomacales remontent, affluent dans le pharynx et sont

brusquement rejetées par la bouche et même par le nez, puis le malade éprouve un sentiment de bien-être, troublé seulement par le goût fort désagréable que laissent les matières vomies.

Quant au mécanisme du vomissement, deux opinions sont émises.

D’après la première opinion, le vomissement serait produit par la contraction spasmodique de l’estomac. Cette opinion a été abandonnée.

D’après la deuxième opinion (acceptée), les contractions des muscles abdominaux et du diaphragme jouent le principal rôle dans l’acte du vomissement; mais, de plus, l’estomac y concourt par la contraction de ses fibres longitudinales qui déterminent la dilatation du cardia.

B. Caractères des vomissements. — En général, le vomissement est précédé d’un sentiment de malaise très pénible, il est cependant des personnes chez lesquelles il s’effectue avec la plus grande facilité.

Outre ces différences individuelles , il en est d’autres qui tiennent : 1° à l’âge; ainsi les enfants à la mamelle vomissent avec la plus grande facilité, dès que l’estomac est trop plein, le lait reflue dans la bouche : c’est plutôt une régurgitation qu’un vomissement; 2° à la cause; ainsi les vomissements d’origine cérébrale se font souvent avec la plus grande facilité, en fusées; les vomissements sont en général difficiles lorsque l’estomac contient peu de liquide, lorsque les matières qu’il renferme ont une. grande consistance.

Quant à sa fréquence, elle est aussi subordonnée à diverses causes : parfois il ne se produit qu’un seul vomissement; dans d’autres cas, ils se répètent dans des circonstances déterminées; enfin, ils peuvent aussi devenir incessants et continus.

C. Nature des matières vomies. — Ces matières sont des aliments, des substances glaireuses ou muqueuses sécrétées par l’estomac, de la bile, du sang, des matières fécales, des vers, du pus, etc. Les matières vomies ont ordinairement une réaction acide qu’elles doivent à la présence du suc gastrique ; cependant elles peuvent être alcalines et l’on conçoit la différence des indications thérapeutiques dans ces deux cas.

Or, l’examen des matières vomies peut fournir au diagnostic des renseignements de la plus haute importance; ainsi les vomissements de matières bilieuses, glaireuses, filantes, se produisant le matin à jeun, indiquent un catarrhe chronique de l’estomac; les vomissements verdâtres, porracés, appartiennent à la péritonite; les vomissements incolores, composés du mucosités seules ou mêlées à quelques liquides, s’observent dans la grossesse; le vomissement de sang pur est souvent l’indice d’un ulcère de l’estomac; le cancer de cet organe se révèle plulôt par des vomissements de matière noirâtre, comparable à de la suie ou à du marc de café et qui n’est autre chose que du sang alléré par un commencement de digestion; les vomissements féealoïdes indiquent un étranglement intestinal (volvulus, hernie étranglée) et annoncent une mort prochaine. Enfin, dans le cas d’empoisonnement, les matières rendues, surtout à la suite des premiers efforts, contiennent des traces de la subs-

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tance toxique; leur examen importe donc beaucoup au médecin légiste.

D. Maladies dans lesquelles on rencontre le vomissement. — Le vomissement se produit dans des circonstances si diverses, qu’il est difficile de trouver entre elles le moindre trait commun pouvant servir de base à une classification : aussi nous contenterons-nous d'énumérer les principales maladies dans lesquelles ils se produisent : 1° affections de l’estomac (indigestion, gastrite, gastralgie, dyspepsie, ulcère, cancer); 2° affections abdominales (entérite, occlusion, vers intestinaux, hernie étranglée, choléra, péritonite, hépatite, néphrite, calculs rénaux, urémie, mal de mer, grossesse); 3" affections cérébrales (migraine, congestions, hémorrhagies, méningite, tumeurs cérébrales).

Quelle que soit la cause des vomissements, on les combattra par la glace, les boissons froides, l’eau de Seltz, l’opium, le chloral, le jus de citron, la limonade citrique. Dr Léon moynac.

VOMITIF. — Qualificatif employé pour désigner certaines substances médicamenteuses qui jouissent de la propriété de provoquer des vomissements. Les plus usités sont : l’ipécacuanha, l’émétique, le sulfate de zinc et l’apomorphine (V. ces mots). p. l.

VOMITURITION. — (V. Régurgitation.)

VOUTE PALATINE. — (V. Palais .)

VUE. — La vue est, de nos cinq sens, celui qui s’exerce de la façon la plus continuelle et à la plus longue distance, celui aussi dont les applications sont le plus indispensables et le plus étendues.

La vue s’exerce au moyen d’un organe qui s’appelle l’œil dont nous n’avons pas à répéter ici la description. Nous rappellerons seulement en quelques mots la marche des rayons lumineux, afin de pouvoir montrer la différence qui sépare les diverses sortes de vue.

Les rayons lumineux qui rencontrent l’œil ont à traverser d’abord la cornée transparente, placée audevant de l’organe, l’humeur aqueuse qui remplit la chambre antérieure, la pupille, ouverture circulaire percée dans l’iris, le cristallin ou lentille cristallinienne, enfin l’humeur vitrée ou corps vitré; les rayons lumineux arrivent alors sur la rétine, membrane nerveuse qui transmet directement au cerveau par l’intermédiaire du nerf optique, les images perçues.

Toutes ces parties de l’œil peuvent être le siège d’altérations qui rendent la vue plus ou moins mauvaise ou même absolument nulle. La cornée peut être le siège de cicatrices et de taies opaques; l’humeur acqueusepeut être trouble; la pupille est souvent obstruée par des exsudats provenant de l’iris enflammé; le cristallin devenu opaque entraîne une cécité plus ou moins complète qui n’est guérissable que par l’opération de la cataracte; le corps vitré peut être ramolli, trouble, donner lieu au phénomène dit des mouches volantes, en particulier dans les cas de traumatismes, de syphilis et de myopie; la rétine peut être décollée des mem-

branes qui la doublent, elle peut être le siège d’hémorrhagies, de dégénérescences et d’atrophie, de même que la choroïde située en dehors d’elle, de même enfin que le nerf optique dont l’atrophie est la cause d’un si grand nombre de cécités incurables.

Les lésions dont nous venons de donner une très rapide énumération entraînent une vue faible , mais dans les cas même où les milieux traversés par les rayons lumineux sont absolument intacts et transparents, la vue peut être défectueuse, par suite d’un défaut de proportion entre les éléments constitutifs de l’œil.

Les milieux transparents traversés parles rayons lumineux qui pénètrent dans l’œil ont tous pour effet de réfracter dans le même sens ces rayons lumineux ; l’appareil réfringent pourrait dans son ensemble être représenté par une simple loupe biconvexe; ce serait un cristallin d’un pouvoir à peu près double de celui qu’affecte cette seule membrane. Cet appareil réfringent étant supposé toujours à peu près le même, ce qui est le cas, les rayons lumineux arrivant parallèlement dans l’œil, c'est-à-dire venant de très loin, iront former leur foyer exactement sur la membrane sensible, sur la rétine, si l’œil est normalement conformé, s’il est emmétrope. Mais cette conformation régulière, typique est loin de se montrer toujours. Le plus souvent au contraire, l'appareil dioptrique restant le même, l’œil est trop long ou trop court. S'il est trop long, c’est la myopie, les rayons lumineux se rencontrent, forment leur foyer, avant d’avoir atteint la rétine ; tous les objets viendront alors se peindre sur la rétine non plus suivant des points nettement déterminés, mais suivant des cercles de diffusion. Les individus atteints de myopie, de vue courte, devront, pour voir distinctement au loin, porter de verres concaves, des verres divergents, qui permettront aux rayons lumineux de se rencontrer plus en arrière, c’est-à-dire sur la rétine du myope et lui donneront par suite la vue distincte.

Chez les hypermétropes, au contraire, l’œil est trop court, les rayons lumineux rencontrent la rétine avant d'avoir formé leur foyer; ici encore les objets seraient vus suivant des autres diffusions, s’il n’y avait la possibilité de recourir à l'accommodation, c’est-à-dire, en contractant le muscle ciliaire, de rendre le cristallin suffisamment réfringent pour que les foyers des rayons lumineux viennent se former sur la rétine.

Ainsi les vues longues existent chez les sujets dont l’œil est trop court d’avant en arrière; les vues courtes, au contraire, sont celles des yeux qui ont un axe antéro-postérieur trop long. Nous renvoyons à l’article Accommodation pour les modification que cette fonction apporte dans l’organe de la vue. On verra là pourquoi nous distinguons nettement des objets placés à des distances très variables.

Les vues faibles ne répondent pas à une catégorie bien déterminée. Cette expression peut désigner toutes les maladies des yeux qui diminuent sensiblement l’acuité visuelle, elle peut désigner la myopie dans ses degrés un peu élevés, les myopes prononcés ne trouvent jamais de verres qui leur

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donnent à distance une vue égale à celle desammétropes; elle peut désigner l’hypermétropie lorsqu’il s’y joint de la fatigue, l’accommodation qui ne permet plus au malade de voir nettement des objets fixes et rapprochés; elle s’applique aux yeux astigmates IV. Astigmatisme)-, enfin, elle s'applique fréquemment à des cas où les yeux, tout en étant parfaitement conformés et indemnes de toute lésion, ont cependant une acuité très minime, par exemple dans Yumblyopie congénitale et dans le strabisme.

Hygiène de la vue. — L’hygiène de la vue mériterait de longs développements, car il n’est pas d’organe de la vie de relation qui travaille d’une manière aussi constante, aussi fatigante que l’œil, il n’en est pas qui soit plus sujet à des maladies et à des troubles fonctionnels que l’on pourrait souvent éviter.

A leur entrée dans la vie, les enfants trouvent souvent l’ophthalmie purulente des nouveaux-nés, qui fait encore tant d’aveugles et qui, avec une hygiène bien entendue, avec des soins de propreté suffisants et donnés à temps, pourrait être radicalement et absolument évitée. Un peu plus tard, c’est le strabisme, ce sont les affections lymphatiques de l’œil externe, qu’une hygiène générale suffisante rendrait infiniment plus rares.

Dans l'adolescence, pendant la vie scolaire, les yeux sont soumis pendant de longues années à une torture à laquelle ils résistent mal d’ailleurs, car on voit les monstrueux ravages que fait la myopie parmi les enfants des écoles, et cependant, avec un malériel scolaire bien compris et ne permettant pas aux enfants de se coucher sur leurs tables, avec des livres bien imprimés et un éclairage naturel ou artificiel suffisant, avec des verres bien choisis dès qu’ils deviennent nécessaires, on pourrait très certainement, non pas faire disparaître la myopie qui est trop souvent héréditaire, mais la rendre beaucoup moins commune et. combattre les lésions qu’elle entraîne et qui vont si souvent jusqu'à la cécité.

11 est de nombreuses professions dans lesquelles les yeux sont sujets à des accidents que l’on pourrait éviter : celles dans lesquelles les ouvriers sont habituellement exposés à une lumière trop intense, celles qui donnent lieu à des poussières, à des vapeurs ou à des gaz; enfin, celles dans lesquelles la matière travaillée produit des éclats qui peuvent arriver sur l’œil et le blesser plus ou moins grièvement. On sait malheureusement combien l'habitude du danger rend imprudent, il suffirait cependant de lavages fréquents et du port de lunettes à verres fumés ou de lunettes garnies d’un treillage métallique, pour éviter bien des infirmités.

Les lunettes forment d’ailleurs le chapitre le plus important de l’hygiène de la vue, mais les jeunes gens contractent souvent l’habitude de porter des verres mal choisis et dont ils pourraient parfaitement se passer, et plus tard, au contraire, par suite d’un autre genre de coquetterie aussi mal placée, bien des personnes laissent leur vue se fatiguer et s’affaibli- au lieu de se résoudre à porter des verres dont elles auraient le plus grand besoin.

Dr A. Chevallereau.

VULTÜEUX. — Qualificatif employé pour désignel'aspect de la face lorsqu’elle est fortement congesr lionnée et bouffie. p. l.

VOLVAIRE. — Mot employé par les botanistes pour désigner une plante herbacée de la famille des Chénopodiocées, très commune le long des chemins, au pied des murs et dans les lieux cultivés, dont les feuilles étoilées répandent, lorsqu’on les froisse, une odeur désagréable, analogue à celle du poisson pourri ou de la sécrétion de la vulve, d’où son nom de vulvaire. On l’employait autrefois comme antispasmodique et antihystérique; elle est aujourd’hui inusitée. p. l.

VOLVE. — Mot employé par les anatomistes pour désigner l'appareil génital externe de la femme. La vulve comprend le pénil ou mont de Vénus , Je cli-

Fig. 1270. — Vulve chez la femme vierge.

I. Mont de Vénus. — 2, 2. Face interne des grandes lèvres. — 3. Clitoris. — i. Face interne des petites lèvres — 5. Vestibule.— 6. Méat urinaire. — 7. Orifice de la glande vulvo-vaginale. — 8. Orifice du vagin rétréci par la membrane hymen. — 9. Membrane hymen. — 10. Fourchette. — 11. Anus.

toris, le méat urinaire , \' orifice du vagin fermé chez les vierges par la membreme hymen, et la commissure de la fourchette; ces parties sont recouvertes sur les côtés par les grandes et les petites lèvres (V. ces mots). p. l.

VOLVITE. — La vulvite est l’inflammation des organes qui constituent la vulve. Rarement généralisée à l’ensemble de la vulve, elle se rencontre plus fréquemment localisée sur quelques points particuliers, comme les grandes ou les petites lèvres et surtout les sillons qui séparent ces replis des parties voisines.

Cette inflammation s’accompagne presque toujours d’une hypersécrétion des glandes sébacées et

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des glandes mucipares qui sont si abondantes dans ces régions. Les produits de sécrétion forment quelquefois une couche assez, épaisse, mélangée de mucopus à la surface de la muqueuse, et, quand on eulève cette matière, on voit la muqueuse rouge, tuméfiée et, dans quelques cas même, ulcérée par place. 11 n’est pas rare de voir les grandes ou les petites lèvres œdématiées. Le fait seul de laisser la matière sébacée s’accumuler et se désorganiser à. la surface de la muqueuse suffit pour faire naître l’inflammation, de là le nom de vulvUe sébacée qu’on a donné à cette forme de la maladie.

La vulvite est souvent la conséquence d’un vaginite simple ou blennorrhagique et d’une uréthrite également blennorrhagique. Cette affection peut s’accompagner de l’engorgement des ganglions inguinaux.

La vulvite simple est le plus souvent le résultat de la malpropreté ou d’excitations diverses portées sur ces parties, comme la masturbation, les tentatives de viol, etc.

Des bains généraux et locaux, des lotions savonneuses pour dissoudre des produits sébacés, suivies de lavages émollients devront être employés au début. Plus tard, on aura recours aux astringents comme l’eau blanche, la solution d’alun, le coaltar saponiné de Le B^uf, le phénol Bobœuf, le vinaigre de Pennes, etc. La vulvite d’origine blennorrhagique nécessitera, en outre, le traitement spécial indiqué pour cette affection. Dr A. de Soyre.

YÜLVO-VAGINALE. — Mot employé par les anatomistes pour désigner deux glandes, appelées aussi glandes de Bartholin, de forme ovoïde, du volume d'une amande, et situées de chaque côté de l’extrémité inférieure du vagin. Elles sont en rapport en dedans avec les parois du vagin, en dehors avec le muscle constricteur du vagin et viennent s’ouvrir par un canal excréteur, long de 15 millimètres environ, sur les côtés de la vulve, au-devant de la membrane hymen. Ces glandes sécrètent un liquide transparent, visqueux, filant, d’une odeur pénétrante, destiné à lubrifier l’orifice du vagin afin de faciliter l’introduction du pénis. Chez quelques femmes, douées d’un tempérament ardent, ce liquide est sécrété en si grande abondance qu’il est projeté hors du vagin sous forme de jet pendant la copulation au moment où elles ressentent le spasme voluptueux. p. l.

WLINSI (papier). — l.e papier Wlinsi, journellement prescrit par les médecins et employé par les malades, est une préparation spéciale, dont la composition a pour base la poix blanche et noire, l’aloès, la cire jaune, le sthyrax, la térébenthine et la gomme élémy, combinés dans des proportions déterminées pour que son action dérivative soit intermédiaire entre celle du sinapisme, trop légère ■ momentanée et fugace, et celle du thapsia, trop

énergique, continue, persistante et douloureuse, pour être utilisée dans certains cas. C’est donc entre le sinapisme et le thapsia que le papier Wlinsi a sa place marquée dans l’arsenal thérapeutique.

Appliqué sur la peau, il donne une dérivation légère, prompte, continue et persistante ; il n’occasionne pour ainsi dire pas de douleur; il ne produit ni gonflement, ni boutons, ni plaie, ni suppuration, ni cicatrice consécutive, mais simplement de la chaleur, de la rougeur et une démangeaison plus ou moins vive, preuve manifeste de son action, mais qui se dissipe peu après qu’il est enlevé. On voit d’après ce mode d’action que ce papier est indiqué plus particulièrement chez les enfants, les femmes et les sujets jeunes et délicats.

Le papier Wlinsi trouve ses principales indications dans les maladies de l’appareil respiratoire. Appliqué, dès le début, entre les deux épaules ou sur le devant de la poitrine, dans les rhumes, les bronchites, les laryngites aiguës, accompagnées de toux, d’enrouement et d’aphonie, dans la grippe, dans la coqueluche, il exerce une action salutaire rapide et abrège de beaucoup la durée de la maladie. Les personnes atteintes de bronchites chroniques, avec toux opiniâtre, sèche ou grasse, les asthmatiques, en retirent aussi d’excellents effets. Enfin, on y a souvent recours dans les pleurodynies, les rhumatismes, les névralgies, pour calmer les douleurs, en l’appliquant sur le point où siègent celles-ci.

L’emploi du papier Wlinsi est très simple et très facile. On le pose tout simplement sur la peau de la région voulue, en appuyant dessus avec la main, cela suffit pour le faire adhérer intimement; il n’est donc pas nécessaire de le faire chauffer avant de l’appliquer. Plus la peau du malade sera fine, moins prolongée devra être son application pour obtenir l’effet voulu. Enfin, il est à peine besoin de dire que la durée de l’application variera aussi et surtout, suivant qu’on sera en présence d’un cas léger ou grave Du reste, il n’y a pas d’inconvénient à laisser le papier en place pendant plusieurs jours, si le malade ne s’en trouve pas incommodé. Lorsqu’on l’enlève, il suffit, pour nettoyer la peau, de la frotter avec un corps gras, huile ou beurre, et, pour dissiper les démangeaisons, de la frictionner ensuite avec de la pommade de concombre.

D' P.-L. Tarhide.

WORMIENS. — Mot employé par les anatomistes pour désigner des petits os de forme irrégulière, qui sont situés au milieu des sutures de la voûte du crâne, surtout au niveau de la suture des deux os pariétaux. Ils sont d’autant plus nombreux que le crâne présente un volume plus considérable. On en trouve presque toujours un au point de réunion des deux os pariétaux et de l’os occipital : ce petit os est désigné sous le nom d’os wormien proprement dit. P. L.

XÉROPHTHALMIE. — On désigne sous le nom de xérophlhalmie ou de xérosis une affection caractérisée par une sécheresse particulière de la conjonctivite, due à une atrophie partielle ou totale des organes sécréteurs de cette membrane. Lorsque l’atrophie est partielle, on observe une ou plusieurs taches blamhàtres et luisantes; lorsqu’elle est, au contraire, totale, la conjonctive est sèche, pâle, squameuse et insensible; les culs-de-sac conjonctivaux se rétractent et finissent par disparaître. Celte affection est très rare; on l’observe quelquefois dans la conjonctivite granuleuse ou dipthéritique ; elle peut résulter aussi d’une brûlure étendue.

On ne connaît pas de traitement curatif de cette affection; on ne peut que soulager le malade par des instillations, entre les paupières, de corps gras ou onctueux tels que le lait, la glycérine, la vaseline et l’eau de guimauve. p. l.

XÉROSIS. — (V. Xéroplhalmie.)

XIPHÔÎDE. — Nom donné par les anatomistes à l’extrémité inférieure du sternum (V. ce mot).

YEUX D’ÉCREVISSE. — Nom donné, en pharmacie, à de petites concrétions calcaires que l’on trouve dans l’estomac des écrevisses (V. ce mot).

YPORT (bains de mer d’). — Yport est un petit village de la Seine Inférieure, aussi pittoresque qu’Etretat, situé à 4 kilomètres de Fécamp, qui possède une plage sablonneuse abritée par deux hautes falaises et un casino. p. L.

ZINC. — Le zinc est un métal d’un blanc bleuâtre, d’une structure lamelleuse, d’une pesanteur spécifique de 7, 1. 11 est assez ductile, peu dur, fusible, volatil, se convertissant lorsqu’on le volatilise au contact de l’air en flocons d’oxyde appelés vulgairement Jl^urs de zinc. 11 est soluble dans la plupart des acides. Il forme avec le cuivre les alliages connus sous les noms de laiton, cuivre jaune, similor, etc.

Ce métal n’est pas employé en médecine; il ne

sert qu’à la construction des piles dont les courants continus ou intermittents. En revanche, plusieurs de ses composés font partie de l’arsenal thérapeutique. Parmi les | lus usités, nous citerons : le bromure de zinc , le chlorure de zinc, Yoxyde de zinc, et le sulfate de zinc.

Bromure de zinc. — Le bromure de zinc se présente sous l'aspect d’aiguilles blanches, inodores, d’une saveur métallique, très solubles dans l’eau, l’alcool et l’éther. On l'a préconisé dans le traitement de l’épilepsie à la dose de 0,20 à 0,50 centigrammes, dissous dans une assez grande quantité d’eau.

Oxyde de zinc. — L’oxyde de zinc est une poudre blanche, insipide, inodore, légère, douce au toucher, insoluble dans l’eau. Ce médicament est passé pendant longtemps pour un bon antispasmodique et un puissant sédatif; on sait maintenant que ces prop'riétés étaient plutôt fictives que réelles. Tout au plus peut- on lui reconnaître une propriété absorbante utile dans la gastralgie, le pvrosis et les troubles digestifs liés à l'acescence gastrique; il se donne alors en poudre à la dose de 20 centigrammes à 2 grammes dans les 24 heures.

Le Dr Jackson a préconisé l’oxyde de zinc contre les sueurs profuses des rhumatisants et des fiévreux. Le Dr Bonamy, de Nantes, a vanté ce sel contre les diarrhées rebelles et dit en avoir retiré des résultats particulièrement rapides. Il l’administre comme Gubler à la dose de 1 gramme tous les trois ou quatre heures, jusqu'à cessation du dévoiement. Son usage externe comme topique, soit en poudre sur l’eczéma et l'inlertrigo, soit en lotions sur les éruptions prurigineuses ou autres, soit en pommade sur les blépharites ciliaires, les gerçures du sein ou l’eczéma des bourses, soit en collyre sec sur les taches de la cornée, mérite une plus grande considération et présente parfois une utilité incontestable.

Chlorure de zinc. — Le chlorure de zinc se présente sous l’aspect d’une substance cristalline blanche, très soluble dans l’eau, l’alcool, l’éther, et vulgairement nommée beurre de zinc.

Le beurre de zinc est un des caustiques les plus commodes par sa sûreté d’action. On ne l’emploie guère que sous forme de pâte qu’on prépare avec

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