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peuvent le supporter et chez lesquels il provoque des nausées, des vomissements, des vertiges, de la pesanteur de tète, des troubles de la vue. En pareil cas, Dujardin-Beaumetz a imaginé de l’administrer en lavements et a évité ainsi les inconvénients qui résultaient de son administration par la bouche. On l’a utilisé encore contre les hydropisies aiguës, la maladie de Bright, l’hydarthrose du genou, les accès de goutte et comme anti-catarrhal contre l’asthme humide, les bronchites avec congestion intense, l’œdème pulmonaire, la grippe et les bronchorrhées.
Ce médicament se prescrit principalement en infusion, en sirop et en élixir, et comme il y a dans le commerce plus de vingt espèces appelées Jaborandi, dont la teneur en principe actif (pilocarpine) est presque nulle, nous croyons devoir recommander aux médecins de recourir aux préparations de Jaborandi du D r Couiinho. Chaque dose de feuilles est renfermée dans un étui de fer-blanc qui en assure la conservation indéfinie. Chaque cuillerée à soupe de son sirop représente 2 grammes de feuilles et s’administre dans une tasse de thé ou d’eau chaude, a la dose de deux cuillerées. Son élixir présente le même dosage que le sirop et s’emploie de la même façon.
Le saborandi est indiqué dans toutes les maladies où les sialagogues et les sudorifiques sont reconnus utiles. Il a même sur ces derniers l’avantage de produire par lui-même une sudation abondante, tandis que la plupart des prétendus sudorifiques n’agissent que par l’eau chaude qui leur sert de véhicule. Ce remède nouveau mérite donc de fixer l’atttention des observateurs, il est destiné à rendre des services là où les autres sudorifiques se montrent impuissants.
Dr Marc. Camboulives.
JALAP. — Le jalap des pharmacies est la racine de Yexogone officinal , qui croît au Mexique et particulièrement aux environs de la ville de Xalapa; de là le nom de convolvulus jalapa donné par Linné à cette plante. En effet, l’exogone officinal peut être comparé à un liseron des haies dont la tige volubile , haute de 5 à 7 mètres, s’enroule autour des plantes voisines qui lui servent de point d’appui. Sa racine, la seule partie usitée en médecine, est tubéreuse, arrondie, de la forme d’un gros navet, de couleur blanchâtre à l’extérieur, se changeant en un gris violacé en dedans.
Cette racine nous est livrée par le commerce en grosses rouelles ou en morceaux arrondis, marqués circulairement d’une forte incision faite pour en favoriser la dessiccation. Sa surface est très rugueuse, son odeur nauséabonde , sa saveur âcre et tenant à la gorge. Le jalap de bonne qualité est sec, compacte, pesant, à cassure nette et non celluleuse. Il renferme 18 à 20 pour 100 de résine, c’est-à-dire de principe actif, mêlée à des proportions moindres et très variables d’autres principes gommeux sucrés, etc., de moindre valeur. La couleur delà poudre en est jaunâtre; sa saveur presque insipide laisse dans l’arrière-bouche un sentiment d’àcreté qui n’est pas bien prononcé et qui permet aux enfants de l’avaler sans trop de difficulté, surtout lorsqu’on a pris la précaution de la masquer avec un produit
aromatique. Mais elle a l’inconvénient d’avoir une action assez inégale; c’est pour cela qu’on a cherché et qu’on est parvenu à séparer la résine des
Fig. 063. — Jalap. — T. Tige fleurie. — U. Racine.
autres produits inertes et qu’on a obtenu ainsi une espèce d’alcaloïde soluble dans l’alcool, insoluble dans l’eau, les huiles fixes et volatiles et dont l’action thérapeutique est plus sûre et plus énergique, quoique donnée à de plus faibles doses.
Prises dans des proportions un peu trop élevées, la racine en poudre et la résine également en poudre produisent de l’entérite, des vomissements et des superpurgations si violentes que, de cette imprudence commise, il peut en résulter une conséquence fatale. Ce qui est à noter, dans ces cas malheureux, c’est qu’on n’observe jamais ou presque jamais de gastrite. Cela provient, d’après Bernetzki, de ce que il faut un liquide alcalin à la résine de jalap pour la dissoudre. Or, comme dans l’estomac, la membrane muqueuse ne secrète pas de liquide de cette nature, il en résulte que c’est dans les deux intestins, grêle et gros, où affluent la bile, le suc pancréatique et le suc intestinal, que doit se montrer toute son action purgative. C’est du reste de la même manière qu’agissent en général la plupart des drastiques, soit qu’on les emploie comme vermifuges chez les enfants , soit qu’on les utilise comme purgatifs dans les constipations rebelles, les affections cérébrales et cardiaques, les hydropisies, les aménorrhées ou les suppressions de quelques flux hémorrhoïdal.
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En qualité de purgatif drastique hydragogue, le jalap purge modérément sans tranchées et sans beaucoup de coliques. 11 se prescrit en poudre ou en teinture, seul ou le plus souvent associé au calomel, à la scammonée, au turbith, à la rhubarbe. La poudre de la racine se donne à la dose de 1 à 3 grammes et au delà dans du pain azyme, des cachets médicamenteux, du sirop, des confitures, de l'eau sucrée en une seule fois ou en trois prises égales. La résine en poudre se prescrit de 30 à 80 centigrammes dans les mêmes véhicules. La teinture alcoolique entre dans la composition de Y eaude-vie allemande, de la médecine Leroy , etc.
Dr MAnc. Camboulives.
JAMBE. — Anatomie. — La jambe est cette partie du membre inférieur comprise entre le genou et le
Fig. 66t. — Squelette de la jambe.
T. Tibia , face antérieure. — 1. Face interne. — 2. Face externe. — 3. Bord antérieur, crête du tibia. — t. Épine du tibia. —