‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 37 sur 344 · IXO · texte numérisé non relu

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sonnes nerveuses, bien loin de calmer l’ivresse, ils déterminent au contraire une violente excitation.

Nous ne dirons rien ici de la pophylaxie de l’ivresse, qui a été exposée au mot alcoolisme (V. ce mot). Dr Paul Labarthe.

IXORA. — Nom donné par les botanistes à un genre de plantes de la famille des rubiacées, qui ne compte pas moins de deux cents espèces répandues

dans les diverses régions tropicales du globe, où on les emploie sur place. Parmi les principales espèces, nous citerons: l 'ixora indica employé par les habitants du Malabar contre la dysenterie et les liémorrhoïdes ; Y ixora Schelli, employé par les indiens contre les diarrhées et certaines maladies de peau ; Y ixora grundiflora dont le fruit possède des propriétés diurétique, etc. L’ixora est inusité dans la pharmacopée européenne. p. l.

JABORANDI. — Le jaborandi est un arbuste qui croit dans l’intérieur des provinces du Brésil et dont les feuilles ont été introduites dans la thérapeutique en 1873 par le Dr Continho, de Pernambuco. Cet arbuste présente une tige cylindrique, haute de 1 à 2 mètres environ : des racines grosses,

très ramifiées ; des feuilles alternes, imparipennées, à 3, 4 ou o paires de folioles, oblongues, inégales à la base, tronquées au sommet, entières, luisantes à leur face supérieure au point de ressembler par leur aspect extérieur aux feuilles du laurier; des fleurs hermaphrodites, colorées en brun rouge foncé et disposées en une grappe de 40 à 43 centimètres de long; des fruits formés de cinq capsules déhiscentes, contenant chacune une seule graine noire, luisante, réniforme. Les feuilles, les seules parties de la plante jusqu’ici employées, contiennent une huile essentielle et un alcaloïde, la pilo-

carpine (V. ce mot), qui paraît être leur principe actif.

Pris en infusion à la dose de 4 à 6 grammes de feuilles pour 130 grammes d’eau, le jarobandi produit au bout de cinq à quinze minutes une salivation et une diaphorèse extrêmement abondantes. La salivation commence la première, elle dure deux heures en moyenne pendant lesquelles le malade est obligé de crachoter continuellement une salive opaline, visqueuse dont les proportions s’élèvent à la dose considérable d'un demi-litre environ; après ce laps de temps, la sécrétion des glandes buccales est tarie et la bouche reste sèche jusqu’au lendemain. La diaphorèse paraît presque aussitôt que la salivation, elle commence par la face et s’étend si rapidement à tout le corps que, dans l’espace de trois quarts d’heure, elle est arrivée àson maximum, puis elle diminue peu à peu pour cesser au bout de deux heures à deux heures et demie (A Robin); la peau devient ensuite sèche et sécrète peu ou point, comme les glandes salivaires. Cette hypersécrétion s’étend à presque toutes les glandes : nasales, lacrymales, pharyngiennes, trachéales, bronchiques. Il n’y a que les glandes rénales dont la sécrétion soit un peu diminuée, un quart de litre par exemple, pour augmenter notablement le lendemain, au point de dépasser la quantité moyenne des urines. En résumé, la réduction de la quantité des urines ne compense nullement la quantité d’eau rendue par la sueur, la salive et les autres sécrétions (Constantin Paul).

On a cherché à tirer parti des propriétés sialagogues et sudorifiques du jaborandi. Gubler, Créquy, Vulpian, Combal, de Montpellier, ont expérimenté les feuilles de cet arbuste et en ont retiré de bons effets dans un certain nombre de maladies. Ainsi dans les épanchements pleurétiques, le jaborandi a fait disparaître rapidement le liquide contenu dans la plèvre; il est probable qu’il agirait de même dans les épanchements cardiaques, synoviaux ou péritonéaux. 11 rend des services dans certaines affections buccales caractérisées par la sécheresse de la gorge; mais il doit être prescrit avec une certaine prudence, car il est des tempéraments qui ne

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