LAB
LABASSÈRE (eaux minérales de). — L'eau de Labassère, extrêmement connue par suite de l’énorme exportation dont elle est l’objet, émerge à 8 kilomètres de Bagnères-de-Bigorre. Elle a été rangée par Filhol et Poggiale parmi les eaux sulfurées sodiques, et est surtout remarquable par la forte proportion de sulfure de sodium et la faible quantité de sels calcaires qu’elle renferme. Elle se distingue des autres sources sulfureuses par son peu d’altérabilité, dû à ses propriétés alcalines et à sa température naturellement froide, variant seulement entre 11 et 13 degrés.
L’eau de Labassère est excitante, stimulante, digestive et tonique. Elle imprime un redoublement d'énergie à la peau, aux reins et aux muqueuses, notamment à la muqueuse pulmonaire dont elle augmente d’abord la sécrétion , en facilitant l’expulsion des produits sécrétés qu’elle modifie ensuite et qu’elle finit par tarir plus tard. La muqueuse bronchique est tellement accessible à son action qu’elle semble avoir sur elle une sorte de spécificité.
Elle exerce une influence heureuse sur les muqueuses de l’appareil respiratoire, et son emploi est surtout couronné de succès dans le catarrhe bronchique, qu’il soit simple ou compliqué de lésions des organes voisins. Enfin on peut attendre de son emploi tous les résultats propres aux eaux sulfurées sodiques administrées en boisson.
L’eau de Labassère que Filhol n’hésite pas à placer « en tète des eaux sulfureuses propres à l’exportation » peut se boire en toute saison ; on doit la prendre de préférence le matin à jeun, chaude ou froide selon les cas, pure ou mélangée avec du lait, à la dose d’un quart de verre à un demi-litre, en commençant par de faibles doses.
Dr Paul Labarthe.
LA BAUCHE (eaux minérales de). — La Bauche est une commune pittoresque de la Savoie, située près de Chambéry, sur le versant d’une haute montagne couronnée de forêts de sapins, qui possède des eaux minérales ferrugineuses froides, contenant parlitre 11 centigrammes de protoxyde de fer, qu’on utilise en boisson, principalement contre l’anémie et la chlorose. p. l.
LABDANDM. — On donne ce nom à une gomme résine, de couleur biÿine noirâtre à l’extérieur, grisâtre à l’intérieur, douée d’une odeur aromatique agréable, rappelant celle de l’ambre gris et d’un goût balsamique, amer et âcre, qui découle naturellement des feuilles et des branches de plusieurs arbrisseaux de la famille des Cistinées, qu'on rencontre communément dans les terrains arides de la région méditerranéenne, principalement du ciste de Crète , très répandu dans l’ile de Candie et en Syrie. Le labdanum était très employé jadis comme stimulant et expectorant dans les affections catarrhales. 11 est aujourd’hui inusité en médecine et ne sert que dans la parfumerie, p. l.
LABIAL. — Nom donné par les anatomistes a un muscle et à un nerf de la face.
Le muscle labial, appelé aussi muscle orbicu-
laire des lèvres, est un muscle situé dans l’épaisseur des lèvres, dont il forme en quelque sorte la charpente. Il est formé de deux faisceaux, dont l’un occupe tout l’espace qui se trouve compris
Fig. 697.
Muscles de la face (couche profonde) et du cou (vue latérale).
7. Muscle labial ou orbiculaire des lèvres. — 1. Muscle temporal. — 2. Muscle sourcilier. — 3. Muscle triangulaire du nez.
— 4. Muscle élévateur propre de la lèvre supérieure. — 5. Muscle canin. — 6 Muscle myrtiforme. — 8. Muscle buccinateur.
— 9. Muscle carré du menton. — 10. Muscle constricteur supérieur du pharynx. — 11. Muscle stylo-glosse. — 12. Muscle stylo-pharyngien. — 13. Muscle stylo-hyoïdien (insertion inférieure). — 14. Muscle constricteur moyen du pharynx. — 15. Muscle mylo-hyoïdien. - 16. Muscle thvro-hyoïdien. — 1 7. Muscle constricteur inférieur du pharynx. — 18. Muscle crico-hyoïdien. — 19. Muscle spiénius. — 20,20. Muscle angulaire de l’omoplate. - 21. Muscle droit antérieur de la tête. — 22. Muscle scalène postérieur. — 23. Muscle scalène antérieur. A. Orifice du canal de Sténon. — B. Corps thyroïde. — C. Trachée artère.
entre le bord libre de la lèvre supérieure- et la racine du nez, et l’autre, toutl’espace compris enlre le bord libre de la lèvre inférieure et le sillon transverse qui surmonte le menton. Ces deux faisceaux, semi-elliptiques, épais à leur partie moyenne, s'amincissent vers leurs extrémités qui correspondent aux commissures des lèvres, et là leurs fibres s’entre-croisent avec celles du muscle buccinateur et avec celles de la plupart des muscles dilatateurs des lèvres.
Le muscle labial recouvre la muqueuse buccale et les nombreuses glandules labiales; il est recouvert par la peau et par les muscles qui se portent au commissures des lèvres.
Véritable sphincter de l’orifice buccal, ce muscle