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visés en lobes et lobules par des cloisons plus ou moins épaisses de tissu conjonctif. Le microscope fait reconnaître dans la tumeur tous les éléments du tissu crllulo-adipeux ; seulement, les vé- ' sicules graisseuses sont hypertrophiées et extrêmement nombreuses. Lorsque l’élément graisseux est prédominant, on a un lipome mou et fluctuant (lipome simple); si le tissu conjonctif existe en grande 1 quantité, la tumeur est plus ou moins dure et bos- ! gelée (lipome fibreux). 11 n’est pas rare de voir, au- ! tour du lipome, une enveloppe cellulo-fibreuse qui l’enkyste complètement (lipome circonscrit). Quel- ! quefois l’hypertrophie du tissu adipeux, mal limi- : tée, s’étale sur une certaine étendue au-dessous des I téguments (lipome diffus).
Le lipome superficiel, le plus commun, est une tumeur mobile, presque toujours hémisphérique, quelquefois pédiculee, ayant ordinairement le volume du poing, mais pouvant dépasser celui d’une tête d'adulte.
Cette tumeur est indolore et ne trouble aucune fonction.
A son niveau, la couleur et la température de la peau sont normales.
Par une palpation minutieuse, on parvient à se ; rendre compte de la présence des lobules et des cloisons qui les séparent; la tumeur se confond insensiblement avec les parties voisines. Si le lipome i est mou, il y a une fausse fluctuation, bien difficile à distinguer de celle de certaines autres tumeurs.
Le lipome profond présente les mêmes caractères; seulement, la tumeur est plus diffuse, son exploration moins aisée, et le diagnostic présente 1 de véritables difficultés.
Lorsque la tumeur acquiert un grand volume, on constate souvent au sommet du lipome l’insen- ! sibilité de la peau, due probablement à la distension des filets nerveux.
Chez certains sujets, les lipomes arrivent à un volume considérable, comme on peut s’en rendre compte par la figure 768.
Ces tumeurs volumineuses existaient au nombre de huit sur le corps d’une jeune Bretonne de 18 ans, de Morlaix (Finistère), Emilie Sève. En sept années, ces tumeurs acquirent un volume tel, que la plus volumineuse pesait 46 livres. Le docteur Dagorn, qui l’opéra avec succès le 20 juillet 1819, fut obligé, pour faire mouvoir plus aisément cet énorme lipome, de le suspendre au moyen d’une corde passant par une poulie fixée au plafond. Lorsque cette tumeur fut enlevée, les autres augmentèrent rapidement
Ces tumeurs ont une durée indéfinie. Arrivées à un certain volume, elles restent stationnaires. Le malade peut les porter toute la vie sans inconvénient, à moins qu’elles ne soient d’un volume ex-
I cessif.
D’origine complètement inconnue, le lipome est une des tumeurs dont le diagnostic peut être des i plus embarrassants. Il n’est pas rare, par exemple, de prendre un lipome profond pour un abcès froid | ou pour une tumeur encéphaloïde molle. Le lipome | superficiel peut être confondu aussi avec ces deux tumeurs.
Le lipome étant le type des tumeurs bénignes, on trouvera un élément de diagnostic dans la bonne constitution du sujet; les ganglions correspondants ne sont jamais tuméfiés. Enfin, si l’on est embarrassé, on fera usage du trocart explorateur, qui donnera issue à du pus si c’est un abcès, et à du sang si c’est un encéphaloïde. Le trocart ne laisse
Fig. 767.
Fig. 768.
Fig. 767. — Lipomes de la jambe. — Fig. 768. — Lipomes multiples chez une femme (Larrey}.
rien écouler, s’il s’agit d’un lipome; quelquefois, cependant, il sort du sang. On aura recours alors à l’examen microscopique du liquide pris sur la piqûre pour compléter le diagnostic.
Les lipomes n’ont aucune gravité. Le seul moyen de traitement efficace est l'extirpation. On peut se servir de la ligature extemporanée ou de l’écraseur linéaire, pour les lipomes pédiculés. Onimus a vu des lipomes symétriques disparaître sous l’influence de l’électricité. DrJ.-A. Fort.
LIPOTHYMIE. — (V. Syncope.)
LIQUÉFACTION. — Nom donné par les physiciens au passage d’un corps de l'état gazeux à l’état liquide. P. L.
LIQUEURS MÉDICAMENTEUSES. — On donne ce nom à un certain nombre de préparations pharmaceutiques et chimiques diversement employées en médecine. Parmi les plus usitées, nous citerons la liqueur de Fowler (V. Fowler); la liqueur de Labarraque (V. Labarraque) ; la liqueur de Pearson
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(V. Pearson ) ; la liqueur de Van-Swieten (V. Van- Swieten); la liqueur de Villate (V. Villale), etc.
On écrase les noix, et on fait macérer le tout pendant deux ou trois mois, puis on filtre.