‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 83 sur 344 · CURAÇAO · texte numérisé non relu

CURAÇAO

Zestes secs d’oranges amères . . . 230 grammes.

Girofles 4 —

Cannelle 4 —

Eau-de-vie 5 litres.

On fait macérer pendant huit jours et on ajoute :

Eau pure 500 grammes.

Sucre . . . . 1250 —

Le curaçao est une liqueur connue depuis longtemps dans l’île de Curaçao, de l’Archipel des Antilles. 11 est très digestif. D’après Dechambre, il peut rendre un véritable service dans les affections fébriles accompagnées d’une soif intense, et dans lesquelles les malades, dégoûtés promptement de toutes les tisanes, acceptent volontiers une dissolution de curaçao dans une petite quantité d’eau à la température de la chambre. De son côté, le professeur Fonssagrives dit que « le curaçao, grâce à sa parenté avec le sirop d’écorce d’orange amère, a un faux air de médicament qui lui fait faire bon accueil en hygiène alimentaire. C’est la véritable liqueur des convalescents. Amère, aromatique et spiritueuse à la fois, elle réveille l’appétit et élève l’estomac au rôle physiologique qui lui est nécessaire pour bien digérer. »

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