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i; par le sac lacrymal. Tantôt le mnco-pus ou les i mucosités sont remplacées par un liquide purulent; t tantôt encore on voit la sécrétion changer plusieurs fois de caractère après chaque injection, redevenir / muco-purulente après avoir été visqueuse. J’ai con- ' slaté, dans d'autres cas, la persistance de la même sécrétion pendant toute la durée du traitement.
Lorsque la teinture d'iode reflue sur la conjonctive seleroticale, il se manifeste une douleur violente. Pour la prévenir il faut, en poussant l'injectiou par le point lacrymal inférieur, s’arrêter dès . que quelques gouttes du liquide apparaissent au niveau du point lacrymal supérieur et projeter I immédiatement sur la conjonctive un jet d’eau I froide.
: Le traitement du catarrhe du sac par les injec-
tions iodées me semble impraticable chez les petits • enfants. Qu’on emploie la douceur ou la menace, on n’arrive pas à obtenir d'eux qu’ils laissent intro- I duire une canule d’Anel dans l’un des points lacrymaux. Ils crient, se débattent, et quelques efi’orts I qu’on fasse pour les maintenir solidement, on n’ar- , rive pas au résultat désiré.
Une circonstance qui est aussi de nature à apporter quelque obstacle au traitement du catarrhe du I sac par les injections iodées, c’est l’étroitese excessive des points lacrymaux, étroitesse telle que ces ouvertures n’admettent pas la canule la plus fine. Dans les cas de ce genre, après avoir dilaté l’orifice avec un fil métallique argenté, on incise, avec des ciseaux fins, l’origine du conduit, ce qui permet d’y introduire la canule. D" Fano.
DACTYLIE. — Nom donné quelquefois à l’inflammation des doigts (V. Panaris). p. l.
DAHLIA. — Tout le monde connaît cette plante de la faiiiille des composées tubuliflores, cultivée dans nos jardins pour ses belles fleurs que les jardiniers sont arrivés à obtenir si variées. Au Mexique, d’où nous vient le dahlia, ses tubercules farineux, d’une saveur amere et en même temps un peu sucrée, servent à l’alimentation. p. l.
DALTONISME. — On désigne sous le nom de daltonisme ou de dyschroniatojjsie, un état particulier de l’œil, état soit congénital, soit acquis, dans lequel la perception des couleurs en totalité ou en partie n’est plus possible.
Ualton, le célèbre phj'sicien, ayant observé qu’il ne reconnaissait pas exactement la coideur d’une fleur de géranium, examina le spectre et constata, non sans un grand étonnement, qu’il n yavait pour lui que trois couleurs : le jaune, le bleu et le pourpre. 11 donna une description si saisissante de sa vision, qu’on a désigné depuis par le nom de daltonisme la difficulté de percevoir les couleurs.
Cette faculté de perception est tout à fait indépendante de l’acuité visuelle, car certains individus ont une vue tout à fait normale et ne distinguent cependant pas certaines couleurs. Ils sont nés avec cette défectuosité et le plus souvent ils tiennent cela de leurs parents. Les gens d’une instruction ei d’une éducation très limitée ne s’aperçoivent en général pas de cette infirmité; mais ceux dont l’intelligence Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.
a été développée par les études connaissent leur infériorité relative, ils en sont honteux, n’aiment pas en général à s’en entretenir et emploient les moyens les plus ingénieux, les comparaisons les plus bizarres, pour arriver à ne point prendre une coulêur pour une autre. « Le rouge, me disait .un daltonique, est te pantalon du soldat, et pour savoir si un objet est rouge, je pense au pantalon, à l’impression qu’il me produit et je compare les deux sensations ». Un autre songeait au rouge du drapeau .
Les couleurs pour lesquelles on rencontre le plus de dyschromatopsie sont le vert et le rouge, deux couleurs complémentaires, puis viennent le jaune et le bleu, également complémentaires. 11 est assez difficile de faire expliquer à un daltoniste les sensations que lui font éprouver les couleurs, puisqu’il ne connaît pas la valeur des mots, rouge, vert, jaune ou bleu; cependant, ayant eu l’occasion d’interroger deux frères, gens du monde, qui l’un et l’autre ne connaissaient pas les couleurs tandis qu’un troisième frère avait une vue parfaite à cet endroit, je les entendis déclarer que les étoffes dites sécossaises, composées en général de rouge, de vert, de jaune et de bleu leur semblaient simplement rayées de noir et de blanc et qu'ils les avaient longtemps prises pour des étoffes de demi-deuil.
Le daltonisme n’est pas toujours congéni al, parfois il est la conséquence d’un état pathologique plus ou moins grave. L'hystérie détermine souvent la cécité pour le bleu; mais cette cécité est passagère, souvent monoculaire et sujette au phénomène du transfert, c’est-à-dire que sous l'influence d’un agent tel que le froid, l’application d’un métal ou telle autre influence, on peut rendre brusquement l’œil sain daltoniste, tandis que l’autre redevient voyant. Les affections cérébrales amènent la cécité pour les couleurs, 1 rouge et le vert d’abord, quand ces affections ont porté sur la retine comme dans les atrophies du nerf optique ; cette dyschromatopsie est même un des éléments du diagnostic de cette terrible affection qui amène non seulement la perte de la vision de toutes les couleurs successivement, mais aussi de tous les objets.
Pour reconnaître le daltonisme, il est plusieurs moyens dont le plus simple consiste à placer devant le sujet un certain nombre d’échevaux de laine de diverses couleurs et à l’inviter à les ranger couleur par couleur. Ce procédé est sujet à divers reproches ; en effet, tel œil qui peut reconnaître la couleur d’un objet de grande dimension serait incapable de le faire si la surface colorée était moindre ; aussi avons-nous fait construire pour cette détermination des instruments qui découvrent au sujet en observation des surfaces colorées de plus en plus grandes jusqu’à ce que la couleur soit perçue. Un moyen que nous avons encore employé, c’est l’étude des couleurs complémentaires. L’œil dyschromatope n’a point la sensation des couleurs complémentaires. Ces divers procédés d’investigation sont souvent nécessaires, car certains individus peuvent avoir un intérêt capital à dissimuler leur imperfection; tels sont tous ceux qui veulent embrasser une profession dans laquelle la vue des signaux colorés est indispensable , les marins et les employés de che-