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oublier les préparations df* phosphate de chaux {sirop de Dtisnrf, etc.). Peul-être n’arrivera-t-il pas à des résultats immédiats très apparents, mais sûrement il favorisera la formation de la seconde dentition qui a, d’une façon générale, les mêmes caractères que la première. Parfois il arrive que le médecin est consulté pour un retard isolé n’atteignant qu’une ou deux dents.
La cause de cette irrégularité de développement nous échappe; elle doit faire craindre une absence complète du germe de la dent. Nous ne parlerons que pour mémoire des cas d'érup ion précoce. Le prejugéa fait de ce phénomène un présage de grand avenir : Louis XLV, Mirabeau, le professeur Broca, sont nés avec des dents. I.a seule recommandation que nous ayons à faire en pareil cas, est de fie point faire procéder à l’extraction. Outre que cette opération peut exposer à la destruction du follicule sous-jacent, elle peut amener, ce qui est autrement grave, des accidents suivis de mort. Donc si ou a affaire à des dents précoces qui blessent le mamelon, le mieux est de protéger celui-ci et de se garder, en tous cas, d’extraire la dent.
L’éruption des dents de lait s’accomplit souvent sans grandes douleurs, sans accidents graves. Certains auteurs contemporains n’admettent même aucune espece d’accidents.
On ne peut nier cependant qu’il y ait très souvent un peu d’irritation de la gencive traversée par la couronne. Parfois il se forme au point d’irruption une petite plaie, comfiliquée au bout de peu de jours pir le contact des liquides de la bouche, toujours très irritants par suite de ta fermentation du lait. Il convient alors de pratiquer les lavages émollients ou antisepliq ies avec de l’eau de guimauve, une eau alcaline (Vichy, Vais) ou une solution de chlorui (chloral t gramme, eau 200 grammes).
Ces phénomènes locaux que nous venons de décrire peuvent retentir sur l’état général de l’enfant. 11 n’est pas rare d’observer lors de l’éruption, des ^arrhées, des convulsions, qui a bon droit inquiètent les mères. Nous n’y insisterons pas, ces accidents étant du domaine de la médecine infantile.
Nous dirons seulement que la poussée de la dent peut être facilitée par l’introduction dans la bouche, de divers objets que l’enfant mâchonne, soit le cla.ssique hochet, soit un bâton de guimauve, etc. De plus au moment où la couronne de la dent va apparaître, pn pourra faire quelques onctions des gen cives pour calmer les douleurs, avec des émollients on des calmants (mellite. de safran et de tamarin, sirop de dentihon du D’ Delabarre, etc.). Suivant les cas, si l’inflammation gingivale est trop prononcée, les émollients seront remplacés par des astringents ou des anti'eptiques légèrement caustiques.
Disons en terminant que la scarification de la gencive couramment pratiquée en Angleterre et en Aiiiejâque, pourra donner d’excellents résultats, soit comme saignée locale, soit en diminuant la douleur en ouvrant passage à la couronne.
Les dents de lait après leur sortie se placent régulièrement sur l’arcade alvéolaire libre. Quels soins convient-il de leur donner?
1“ On ne devra pas craindre, ainsi qu’il arrive souvent, de faire usage de la brosse. Si une bouche
doit être nettoyée, c’est assurément celle de l’enfant. Tétant ou mangeant à chaque instant, il a constamment la bouche pleine de débris d’aliments de toute nature, qui fermentent et deviennent des agents de carie. Ceci est surtout vrai pour le lait. Nous avons observé plusieurs enfants qui, prenant encore le biberon à trois ans, avaient déjà toutes les dents cariées. Nous prescrivons le liquide suivant pour le lavage de la bouche.
Hydrate de chloral 1 gramme
Eau 200 —
Essence d’anis 10 gouttes
Essence de menthe 5 —
Nous conseillons une brosse d’une dureté moyenne. La poudre à employer est la suivante :
Poudre de savon
— d’iris. \
— de craie J .îa
— de sùcre )
Chlorate de potasse \
Crème de tartre 5 âa
Pierre ponce porphyriséc. . • • / Essence de menthe ) ^
Essence de roses.
Essence de girofle Cochenille ....
10 grammes.
10 gouttes.
Ces soins, nécessaires en temps, de santé, sont indispensables durant les maladies de l’enfant.
Pendant les maladies fébriles, la fièvre typho’ide en particulier, la salive devient épaisse et forme sur les dents un enduit adhérent qui en amène rapidement la carie. On devra donc donner des soins de propreté continus à la bouche dans le cours de ces aff ctions. Si malgré ces soins la carie survient, elle devra être l’objet d'un traitement tout aussi attentif que celle des dents permanentes. Les organes de la première dentition durent, en effet, de dix à douze ans, on comprend donc de quelle utilité considérable est leur conservation De plus, chez l’enfant l’abolition de l’élément douleur qui a chez lui un grand retentissement, est toujours d’une importance capitale. Enfin si les dents de lait se détruisent avant l’époque voulue, la mâchoire risque fort de ne plus être assez grande pour recevoir les dents de la seconde dentition. Nous ne saurions donc trop recommander aux meres de veiller avec un soin de tous les instants à l’hygiène de la bouche de leurs enfants.
IL Pe.x’dant la deuxième et la troisième période DE LA DEX’TiTiox Line perturbation profonde se produit au niveau des alvéoles. Certaines dents tombent et sont remplacées par de nouvelles. On a donc une reproduction de l’état inflammatoire que nous avons signalé dans la première enfance, état qui nécessite les mêmes soins que nous avons indiijués lorsque nous avons traité de l’éruption des dents de lait.
A ce moment les dents nécessitent souvent une intervention chirurgicale ; certains de ces organes doivent être arrachés d’une façon précoce , d’autres d’une façon tardive, en vue de faciliter l’établissement regulier des dents permanentes. Ces organes doivent eux-mêmes être surveillés afin dé pouvoir
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apprécier en temps opportun la nécessité qu’il y aura de les redresser. C'est par l’oubli de ces préceptes que certaines bouches se trouvent déformées, al rs qu’il eût suffi de l’application d’un simple appareil ou d une extraction pour prévenir cet état ou le corriger.
Nous ferons remarquer en passant qu’une des grandes causes de p oduction de carie est précisément l’irrégularité d’implantation lies dents sur la mâchoir Aussi poserons-nous comme réglé absolue d • faire inspecter deux fois par an la bouche des enfmts à cette période de b ur évolution dentaire, qui correspond à l'àge de sept ans à douze ans.
111. Soins des dents et de la bouche en général. — Les dents permanentes une fois sorties, nous nous trouvons dans les conditions d’une bouche adulte. C’est de douze a vingt-cinq ans que la carie est la plus fréquente, en raison du peu de densité de nos organes masticatenr- à cette époque de la vie. C’est donc au cours de celle péri ode qu’il faudra le plus insister sur les ^oins ordina res qui peuvent prévenir la carie. A cet effet, nous recommandons les mêmes pi'escriptions hygiéniques que plus haut, a savoir l’emploi de la brosse dure, la piiudre denfil'rice et le liquide antiseptique.
Au sujet des antiseptiques , nous devons nous attacher à celle iil e qui tend à s’accréditer de plus en plus, que la carie est une affection parasitaire. Et Comme conséquence d' cette idée, l’hygiene dentaire devi-iif, pour ainsi dire, être complètement l éformée. Ainsi au lieu de prescrire des denti i ices alcalins, comme font conseil'é jusqu’à ce jour la plupart des praticiens partisans de la théorie chimiiiue de la carie, il faudrait prescrire des dentilrices acides cap .blés de détruire les nombr. ux micro organismes de la bouclu^ l'our notre part, noos conseillons l’emploi dis solutions d'acide borique, pliénique et de tous les autres antiseptiques d un usage courant dans la chirurgie générale (l'our plus de details, V. DfiitiJ vices).
Les deuts Ue l’adulte sont le siège d’un dépôt calcaire appelé tartre, et qui resuite de la décomposition des sels salivaires. Ce tarire a des lieux cléleidian sur lesquels il s’accumulq plus p.irficulierement. C’est ainsi qu’on le trouve surtout au nive.iu dn collet des uents, dont il décolle l’anneau gingival. 11 résulte de là une inflammation plus ou moins aiguë de la gencive qui devient fongueu-e, saignau e.et par cela même peu apte à supporter les niameuvres prescrites par l’bvgiene: nettoyage, etc. Les dénis, par suiie du dépôt tartreux, ne tar ent pas à se salir, et à un degre plus avancé, l'haleine devient fetide Pour remédier à cet état, nous conseilluns le nettoyage de la Douche. Cette operation c nsi>te dans 1 aurasion du lartre avec des inslrumeuLs appropries. On enleve ensuite les taches qui Salissent .es dents, soit en les frottant avec de la p.erre p.mce porphyrisée maintenue à l’aide d uu.; petite lige, ou mieux encore avec de l’eau oxygeiice. Letle Composition, d'un usage facile, de- Via.t avidr Son emploi marqué dans les soins de la huuclie comme décolorant et comme antiseptique.
La féli.litéde l’haleine que nous avons dit résulter fréquemment du manque d'hygiene, peut êtra
le fait d’une carie, et en ce cas on devra avoir recours à un praticien. D’autres lois la fétidité de l’haleine est produite parle mauvais élat de l’appareil respiratoire ou du pharynx: nous cons' illons dans ces diflérents cas l’emploi du chlorate de potasse, du borate de soude, du permanganate de potasse, etc. 1,’V. De ntl frire).
D' Th David,
Diriicieiir de l’École le taire de Paris,
Professeur de pathologie du système dentaire.
DENTELÉ. — Nom donné par les anatomistes à plusieurs muscles, à cause de la forme dentelée de leurs ins. riions: — le (/ranci denielé, large muscle des |)arois latérale, de la poitrine, qui forme la paroi interne du creux de l’aisselle, s'attache, en arrière, au bord spinal de l’omoplate, en avant, à la lace externe des huit ou neuf premières côtes, au moyen d’autant de dentelures, et sert à 1 inspiration en élevant les côtes et en augmentant ainsi la capacité de la poitrine; — le muscle peiil de télé .supérie rr. situé à la région p siérieure et intérieure du cou et supérieure du dos, qui s attache,- dune part, au ligamonf cervical, et aux apophyses épineuses de la septiè ne vertèbre cervicale et des deux 011 trois premières veriebres dorsales, d autre part aux seconde, troisième, quatrième et cinquième côtes, et sert à l’inspiration en élevant les côtes .
— le muscle /e tu de télé infén ur, situé a la partie inférieure du dos. qui s attache, dune part, aux quatre dernières cô'es, d’autre part aux dernières vertèbres dorsales et aux dernieres lombaires, et sert à l'expirati m eti abaissant les côtes. p. L.
DENTIFRICE. — On donne ce nom aux diverses préparali'ins sa i les, liquides ou /tâienses, employées pour la propreté et la conservation des dents et l’hvgiene, de la bouche.
Les DKNTiEr.icE' SOLIDES se présentent sons forme de poudres presque toujours composées d un mélange de plusKMirs substances m uirrs, n’cnlv es ou acides. Ces poudr-s joignent à leur action thérapeu-^ tique on chimique une action mi'canique. On les emploie avec une brosse, plutôt dure que molle, ainsi que le c mseille notre éminent collaborateur David, homi'ctée soit dans de 1 eau ordinaire, soit dans une eau .lentifrice, pour débarrasser les dents des débris d’aliments, des dépôts de mucosités on de tartre qui s’accumulent à leur surface ou dans leurs inlersiices.