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DÉS
DÉRENCÉPHALE. — On donne ce nom à un genre de monstres de la famille des anencéphales, qui manquent de cerveau, de cervelet et d’une partie de
Fig. 37“2.
Monstre dc'rencéphale vu en avant
la moelle cervicale, mais qui possèdent les autres parties de la moelle épinière, et dont la portion supérieure'jdu canal rachidien est seule ouverte. Les
Le même monstre dérencéphale vu en arrière.
deux figures 372’ot 373 nous montrent un cas curieux de monstre dérencéphale, observé par MM. Tarnier et Pinard, né à terme d’une mère de vingt ans, et qui ne vécut que dix minutes. p. l.
DERIVATIF. — Nom donné aux divers moyens employés par la médecine pour opérer une dérivation. Parmi les dérivatifs les plus usuels, nous citerons les vésicatoires, les sinapismes, la saignée, etc. P. L.
DERMATOLOGIE. — Nom donné à cette partie de la médecine qui s’occupe de l’étude des maladies de la peau. p. l.
DERMATOSE. — Maladie de la peau en général (V. Peau). p. L.
DERME. — Nom donné par les anatomistes à la couche profonde de la peau, dont il constitue la partie essentielle , car Vépiderme n’est placé au-dessus de lui que pour le protéger à la manière d’une couche de vernis. 11 est ferme mais souple, élastique et rétractile.La face êxfê7ne7èn contact avec l’épiderme, est hérissée à la façon du velours, de papilles excessivement nombreuses (100 par millimètre carré , d’après le professeur Sappey), dont les unes logent les terminaisons des nerfs sensitifs qui sont les organes du tact, et dont les autres renferment des vaisseaux sanguins qui se déchirent à la plus petite piqûre et donnent lieu à un écoulemen!
de sang plus ou moins abondant. Ce sont ces papilles qui,lorsqu’elles sont hypertrophiées , forment de petites tumeurs connues sous h* nom de verrues. Sa face profonde est en rapport avec le tissu cellulaire sous-cutaté auquel elle est reliée par un grand nombre de filaments fibreux qui s’entrecroisent en tous sens et
Fig. 37.1.
circonscrivent des loges
remplies de tissu graisseux.
Le derme est constitué par des faisceaux de tissu lamineux, des fibres élastiques et des fibres musculaires lisses. Au milieu de ces éléments se trouvent disséminés les follicules pileux, les glandes sébacées et les glandes sudoripares. r. L.
Coupe verticale de la peau.
D. Derme. — G. Papille du derme.
— E. Glande sudoripare. — F, .F', F". Conduit excréteur d’une glande sudoripare cheminant à travers l’ppaisseur du derme. — A. Épiderme.
— Corps muqueux de Malpighi.
DERIVATION. — Nom donné à une irritation locale provoquée volontairement sur une partie saine et peu importante du corps, dans le but d’y amener un excès de circulation et de déterminer et diminuer ainsi l’inflammation d’un organe important voisin ou éloigné. p. l.
DESARTICULATION. — On donne ce nom en chirurgie à l’amputation d’ un membre ou d’un segment de membre au niveau même de son articulation, c’est-à-dire dans sa contiguïté. Les désarticulations se pratiquent d’après les mômes méthodes que les amputations proprement dites, c’est-
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Fig. 376.
Désarticulation des doigts. (Tous les doigts ayant été désarticulés, le couteau taille le lambeau palmaire.)
tion, se rendre un compte très exact et très précis de l’étendue, de la forme et de l’état des surfaces articulaires. Elles réclament aussi une plus grande habileté de la part du chirurgien , parce qu’elles sont plus difficiles à pratiquer qu’une amputation, quoiqu’elles se fassent plus vite.
Les désarticulations ne nécessitent pas la résection de l’os, exposent moins aux hémorrhagies et à l’inflammation de l’os scié ou ostéo-myélite, et à l'infection purulente.
DES
à-dire dans la continuité des membres (V. Amputatation). Elles réclament cependant plus de préci-
Fig. 37b. — Désarticulation de la deuxième phalange.
sion et quelle que soit la méthode adoptée, il faut toujours et, avant tout bien reconnaître l’articula-
11 est difficile do dire a priori si la désarticula-
Fig, 377. — Désarticulation des doigts (résultat).
tion est préférable à l’amputation, car pour chaque cas, il faut faire entrer en ligne de compte l’éten-
Fig. 379. — Désarticulation de l’épaule.
tation ou de la désarticulation, celle qui permet de conserver une plus grande partie du membre, et
Fig. 3-8. — Désarticulation du poignet.
due, la forme, la gravité de la lésion qui nécessite l’opération ; il fau "voir aussi quelle' est, de l’ampu-
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d’avoir une surface plus propice à l’application des membres artificiels. Enfin, le choix entre l’amputation ou la désarticulation dépend du membre même à opérer. Lorsque c’est un doigt, un orteil.
Fig. 380.
Désarticulation tibio tarsienne du pied.
la rnain, le poignet, le pied, on préfère en général la désarticulation. Pour les autres membres, nous dirons avec Malgaigne que la désarticulation est en général moins grave que l’amputation dans la continuité au-dessus de l’articulation, et plus grave que l’amputation dans la continuité au-dessous. D'ailleurs la désarticulation du coude, de l’épaule, du genou et de la hanche, ne se pratiquent pas fréquemment. P i
DÉSASSIMILATION. — On donne ce nom à la dernière phase de la nutrition, dont V assimilation est la première, La désassimilation est un phénomène chimique par lequel les substances assimilées qui ont fait partie constituante de la substance de notre organisme, sont transformées en des produits nouveaux, qui cessent de participer à cet organisme et qui doivent être éliminés et rejetés au dehors. Les principaux produits de désassimilation sont les excréments, l’urée, la sueur (V. Assimilation, Nutrition). P ^
DESCENTE. — Mot vulgaire employé pour désigner une hernie ou la chute de l’utérus (V. Hernie, Utérus). P
DÉSESSARTS sirop de). — Le sirop de Désessarts est un vieux .sirop pectoral composé, qui est très
utile dans les affections catarrhales des enfants, dont voici la formule d’après le Codex :
Ipécacuanha gris
grammes,
Séné
Serpolet
Coquelicot
Sulfate de magnésie
Vin blanc
Eau de fleur d’oranger
Sucre
Il s’administre à la dose d’une cuillerée à café, répétée trois ou quatre fois par jour. p. l.
DÉSINFECTANTS. — On donne ce nom aux diverses substances ou préparations pharmaceutiques et hygiéniques qui jouissent de la propriété de détruire l’odeur infecte qui accompagne la décomposition naturelle des matières organiques, d’assainir certains lieux ou des matières putrides en neutralisant les miasmes, les virus et les germes. On réserve le nom de désinfectants antiseptiques aux substances et préparations spéciales qui empêchent le développement même de la décomposition des matières organiques.
Les désinfectants sont nombreux et agissent de différentes manières.
Les corps poreux tels que le charbon de bois ou végétal, le plâtre, la craie, la terre sèche, agissent en absorbant et en condensant dans leurs pores, au fur et à mesure de leur production, les gaz méphitiques provenant de la décomposition des matières organiques.
Les sels métalliques, tels que les sels de fer {sulfate de Jer), les sels de magnésie {chlorure et sulfate de magnésie), les sels de zinc {azotate, chlorure et sulfate de zinc), les sels de plomb {sulfate de plomb), les sels de cuivre {sulfate de cuivre), etc., agissent exclusivement sur l’acide sulfhydrique et l’ammoniaque produits par la putréfaction. Les bases de ces sels métalliques forment, avec le soufre, des sulfures insolubles et inodores qui s’opposent, par conséquent, à l’émission des gaz sulfhydriques.
Les chlorures de chaux, de soude et de potasse, détruisent, par le chlore qu’ils renferment, les tissus organiques et les substances chimiques ou organisées qui provoquent et entretiennent la putréfaction, et s’emparent de l’hydrogène qui fait partie intégrante des produits miasmatiques gazeux.
Tous les corps comme les essences, les goudrons, les acides pliénique, thymique, salicylique, le coaltar, les phénates et les produits spéciaux auxquels ils servent de base, dont les plus connus et les plus justement renommés sont le salicol Dusaule, le coaltar Le Beuf, phénol Bobœuf, le vinaigre de Pennes, etc., sont aussi des désinfectants qui agissent en détruisant la vitalité des êtres inférieurs et préviennent ainsi la fermentation putride. (Pour plus de détails sur les divers désinfectants, voir les articles spéciaux qui leur sont consacrés dans le Dictionnaire à leur ordre alphabétique.) Df G. Sarran.
DÉSORGANISATION. — On donne ce nom en