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vertèbre cervicale et la première lombaire et qui forme le dos proprement dit. C’est sur ces douze vertèbres dorsales que s'articulent les côtes.
On donne le nom de grand dorsal à un muscle du dos, très large et aplati, qui recouvre les parties postérieure et latérale du tronc et s'étend de la région des lombes à la partie supérieure du bras. Ce muscle s’insère, en dedans, aux apophyses épineuses des six dernières vei-tèbres dorsales, aux apophyses épineuses de toutes les vertèbres lombaires et à la crête sacrée ; en bas, au tiers postérieur de la crête de l’os iliaque ; sur les côtes, à la face externe des trois ou quatre dernières côtes ; enfin, en haut, au hord antérieur de la coulisse bicipitale de l'os humérus. Le long dorsal ahaisse l’épaule, porte le bras en dedans et le tourne en arrière vers le dos. Il élève aussi le tronc et agit puissamment dans l’action de grimper ; enfin, il élève les dernières côtes et concourt ainsi à l’inspiration.
On donne le nom de long dorsal à un autre muscle du dos, situé en dedans du précédent, dans la gouttière qui existe de chaque côté de la colonne vertébrale. Plus volumineux que le grand dorsal, épais, charnu en has, mince et en pointe en haut, le long dorsal s’insère; en bas à la face postérieure; en haut, aux apophyses transverses et épineuses des vertèbres lombaires et dorsales et au bord inférieur des sept ou huit dernières côtes. Le muscle maintient le corps dans sa rectitude; il redresse la colonne vertébrale lorsque le tronc est penché en avant, et il l’a maintient lorsqu’un fardeau est supporte sur les épaules ou le dos.
On donne le nom de nerfs dorsaux à ceux qui naissent directement de la moelle épinière dans la région dorsale.
On donne encore le nom de face dorsale ou région dorsale de la main, du pied, de la langue, de la verge, à la face convexe de ces diverses parties du corps. D’ Paul Labakthe.
DOS. — On désigne sous ce nom la partie postérieure convexe du tronc, correspondant à la poitrine, et qui s’étend de la septième vertèbre cervicale à la première lombaire. La figure 396 fait voir quels sont les muscles de cette région importante.
DOSE. — On donne ce nom en pharmacie à la quantité, en poids ou en volume, d’un poids qui entre dans la composition d’une préparation pharmaceutique, ou encore à la quantité d’un médicament ou d’une préparation qui doit être administrée à un malade dans un temps donné. On comprend que les doses varient suivant que le malade est un homme, une femme , un adolescent ou un enfant, et aussi suivant l’effet qu’on voudra obtenir. I.a connaissance exacte des doses constitue ce qu’on appelle l’.lr^ df' formuler, art que tout médecin devrait connaître à fond, vu son immense importance en médecine. p. l.
DOSIMÉTRIE. — La dosimétrie, dont Ilurgraeve a essayé bruyamment de faire une méthode nouvelle de thérapeutique, n’est tout simplement, en
DOS (Voir ci-contre).
Fig. 396.
Muscle du dos et de la nuque.
1. Muscle petit oblique étendu de l'apophyse transverse de l’atlas à l’occipital. — 2. Muscle grand droit postérieur étendu de l’apophyse épineuse de l’axis à l’occipital; en dedans de lui se voit le muscle petit droit postérieur. — 3. Muscle grand oblique étendu de l’apophyse épineuse de l’axis à l’apophyse transverse de l’atlas — 4, 5, 8 Muscle petit complexus. — 6. Muscle grand complexus. — 9. Transverse du cou. — 8. Muscle petit complexus riéjeté en dehors. — 9, tO. Transversaire épineux. — 11, 12. Long dorsal dans sa position naturelle. — 11'. Long dorsal renversé de dedans en dehors. — 13 Sacrolombaire rejeté en dehors. — 12'. Sacro-lombaire rejeté en dehors afin de montrer ses faisceaux de renforcement. — 12, 14. Long dorsal. — 15. Sacro-lombaire dans sa position normale. — IG. Masse commune aux muscles long dorsal, sacro-lombaire et transversaire épineux. — 17. Aponévrose d’origine des muscles spinaux. — 18. Transverse de l’abdomen. — 19. Petit oblique de l’abdomen. — 20. Muscle grand fessier.
réalité, qu’un procédé d’administration de médicaments sous forme de granules, procédé connu bien avant qu’on eut créé le mot dosimétrie. p. l.
DOTHINENTERIE. — (V. Fièvre typhoïde.) DOUCE-AMÈRE. — La douce-amère, appelée en-
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core morelle douce-amère, morelle grimpante, vigne de Judée, est un petit arbrisseau grimpant de la famille des solanées, que l’on rencontre communément le long des haies et dans les lieux incultes. Sa tige sarmenteuse, lisse, longue de à 2 mètres, de la grosseur d’un porte-plume ordinaire, ne se soutient qu’èn s’appuyant sur les arbustes voisins. Ses fleurs de couleur violacée et disposées en cymes, se montrent pendant une grande partie de l’été et produisent un très joli effet; ses fruits verts d’abord, puis d’une couleur rouge corail quand ils
Fig. 397. — Douce-amère.
sont arrivés à maturité, sont ovales et de la grosseur d’un pois.
La seule partie de la plante usitée en médecine est la tige. A l’état frais elle répand, comme toutes les autres parties de la plante, du reste, une odeur nauséeuse très désagréable , qui se perd lorsqu’elle est sèche. Elle a une saveur amère d’abord puis douceâtre , d’où le nom de douce amère qu’on a donné à la plante. La saveur amère serait due, d’après Desfosses, à un principe amer la solanine, et sa saveur douce à un principe sucré, le picroglycion, découvert par Pfaff.
La tige de douce-amère passe pour jouir de propriétés sudorifiques et diurétiques; d’après certains, elle aurait même une action purgative. Elle s’administre principalement sous forme de tisane. On en fait aussi un extrait.
Très employée jadis contre les rhumatismes chroniques, les maladies de la peau, le lymphatisme, la scrofule, la syphilis même (?) et la phthisie pulmonaire (?). La douce-amère est de jour en jour moins employée par les médecins. Je dois dire toutefois que bon nombre de personnes prennent journellement de la tisane de douce-amère comme dépuratif. Nous leur rappellerons qu’à haute dose la douce-amère devient toxique et peut occasionner les symptômes d’empoisonnement, tels que de. la céphalalgie, une sensation de brûlure à la gorge, des nausées, de l’embarras de la parole, de l’ivresse et des vertiges. D' Paul Labarthe.
DOUCHE. — En hydrothérapie, on donne le nom de douche à une colonne d’eau de forme et de dimensions variables que l’on dirige avec une force
plus ou moins grande sur une partie quelconque du corps, dans un but thérapeutique. La douche peut être placée à la tête des moyens hydrothérapiques les plus puissants. C’est le moyen d’action le plus stimulant, celui qui a le plus d’influence sur les fonctions de l’économie. Cela tient à la force de percussion avec laquelle l’eau frappe les tissus. Aussi faut-il, pour que l’application des douches donne les résultats voulus, que les appareils soient alimentés par une eau dont la température et la force de projection puissent varier à volonté.
Les douches sont générales ou locales. Elles comportent un grand nombre de procédés que nous allons passer successivement en revue.
Douches générales. — Les douches générales sont : la douche en pluie, la douche à colonne, la douche à lames concentriques, la douche en nappe, la douche en cercles ou en poussière, la douche en jet mobile ou à la lance.
Dans la douche, c’est toujours la réaction que l’on doit chercher. Aussi faut-il, pour que l’opération soit bien faite, tenir compte de plusieurs conditions qui doivent servir au malade avant, pendant et après la douche.
.Avant la douche. — Un exercice modéré préparera le malade à l’action favorable qu’on veut obtenir. Il devra néanmoins éviter les fatigues excessives de tout genre qui pourraient devenir préjudiciables, en enlevant à l’organisme la force de réagir contre le froid. Nous n’approuvons pas les exercices violents comme la gymnastique et l’escrime pratiqués d’une façon immodérée comme on le fait Irop souvent. La douche prise dans ces conditions peut être dangereuse.
Pendant la douche. — La température de la salle doit être de quinze à dix-huit degrés, a(jn que, lorsque l’on sort nu de sa cabine on ne ressente pas, avant d'arriver sous la douche, l'impression du froid. Il est Imprudent de prolonger la douche au delà de douze ou quinze secondes au début d’un traitement. Plus tard on pourra suivant les besoins et l’habitude en augmenter la durée. Pendant la douche, le corps doit être immobile.
Apués la douche. — La malade doit se mettre en mouvement. Il faut marcher, faire de la gymnastique ou de l’escrime. Mais de tous ces exercices, je dois dire que c’est la marche que je préfère. Lorsque l'exercice volontaire est impossible, il faut y suppléer par des frictions générales prolongées, le massage, ou enfin le repos dans un lit chaud.
Lorsque l’eau froide est mal supportée, il faut faire usage d’eau moins froide ou tempérée, ce que l’on obtient au moyen d’appareils mélangeurs.
Lorsque ce défaut de tolérance tient à une projection trop forte, il est nécessaire de diminuer celle-ci en se servant de réservoirs moins élevés pour alimenter l’appareil dont on se sert.
Pour donner une douche dans de bonnes conditions il faut donc, pour l’opérateur, avoir à sa portée le moyen de diminuer la pression et le moyen de modifier à volonté la température de l’eau.
Douche en pluie. — On se sert, pour la douche en pluie verticale, d’une pomme d’arrosoir placée à trois mètres environ au-dessus du sol sur lequel
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repose le malade, et par laquelle s’échappe l’eau. A cette pomme est adapté un robinet qui fait fonctionner un système de bras de levier muni d’une corde à portée de l’opérateur. La pomme doit avoir
Sceau pour douches en pluie, contenant 30 litres, avec pression du poids de l’eau, s’adaptant au plafond (système Walterl.écuyery.
une surface entièrement pleine percée de trous d’un millimètre de diamètre.
Lorsqu'on ouvre le robinet, l’eau tombe aussitôt comme une forte pluie et enveloppe complètement le patient dont la tête est recouverte d’un bonnet en toile cirée ou en caoutchouc, ou bien d’une serviette pliée afin de préserver la tète du choc direct de l’eau. La perturbation produite par les douches en pluie est considérable; aussi faut-il tâter la susceptibilité du malade avant d’avoir recours à ce moyen thérapeutique. La douche en pluie produit une stimulation générale très manifeste. Elle est très excitante, il ne faut donc l’employer qu’à bon escient. Si malgré les précautions prises, le patient ne supporte pas facilement la douche en pluie, on l’acclimatera à l’aide de procédés moins énergiques. On agira surtout avec la plus grande prudence à l’égard des personnes prédisposées à l’hyperhémie cérébrale.
Douche en colonne. — On l'obtient en substituant à la pomme d’arrosoir un tube de laiton de deux cemimètres environ de diamètre. Cette douche ne s’emploie que dans les cas où l’on a besoin d’une forte percussion. Elle a sur l’économie une action des plus énergiques qui se fait sentir jusque dans les organes les plus profonds La tôle et la poitrine doi\ent èire soustraites à l’aclion directe de cette I douche dont l’application ne doit pas durer plus de 1 quelques secondes au début et ne jamais dépasser I deux minutes lorsque le malade est acclimaté.
I Douche I- Il lamex conceiiti iquei. — Cette douche s’obtient au moyen d’une pomme d’arrosoir dont les trous sont remplacés par deux fentes circulaires concentriques de un millimétré et demi d’ouverture.
Dictionnaike populaire de Médecine usuelle.
Son action est moins énergique que celle de la douche en pluie. On l’emploi quand celle-ci provoque chez le patient une trop grande excitation.
Douche en nappe. — La douche en nappe est une sorte d’affusion à chute élevée. On l’obtient en adaptant au tuyau d’alimentation un ajutage
Appareil pour douches à pression d’air ayant 2 mèti-es 55 de hauteur sur 92 millimètres de diamètre, contenant 40 litres d’eau sous pression de trois atmosphères, composé de la douche en pluie et d’une douche en jet mobile avec 2 formes d’arrosoirs, d’une lance à 2 jets spatule et d’une pompe à manomètre (système Walter-Lécuyer'.
terminé par une sorte de gouttière sur laquelle le liquide s’écoule quand ou ouvre le robinet.
Douche en cloche. — La douclie en cloche diffère de la douche en lames concentriques en ce que la pomme d'arrosoir ne présente qu'une fente circulaire au niveau de la plus grande circonférence.
Ces deux dernières douches sont très peu usitées.
11 nous reste à parler maintenant des doin hes générales qui percutent le malade perpendiculairement à la surface du corps.
Douche en cercles. — La douche en cercles se compose d’une série de cerceaux creux en cuivre, superposés horizontalement parallèlement les uns aux autres et distincts les uns des autres de 15 centimètres environ. Les cerceaux diminuent sensiblement de diamètre à mesure qu’ils s’approchent du sol. Ils sont incomplets et laissent antérieurement une ouverture de 50 centimètres. Ils sont en outre percés sur leur face concentrique de deux
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rangées de petits trous ayant un demi-millimètre de diamètre. Un robinet spécial rend chacun des cerceaux indépendant de façon à pouvoir limiter à volonté l’action de la douche à certaines parties du corps. En outre, une pomme d’arrosoir, servant à donner une légère pluie, se trouve au-dessus de l’appareil. Pour administrer la douche, on ouvre, suivant la taille du sujet et suivant les indications, les robinets des cerceaux que l’on veut employer. Le malade est placé au milieu de l’appareil, la face en avant ; puis on ouvre le robinet principal, en
Fig. -WO.
.Appareil pour douches à pression d’air, de 2“i0 de hauteur sur 1"30 de longueur et 8“2 centimètres de largeur, contenant laO litres d’eau sous une pression de trois atmosphères, et composé de la douche en pluie, de trois douches en cercles à trois rangées de trous chaque cercle, d’une douche locale mobile avec 2 pommes d’arrosoir et lance à 2 jets à spatule, de la pompe à double effet et d’un manomètre (système Walter- Lécuyer).
recommandant au patient de tourner doucement sur lui-même, afin de mouiller également toute l’étendue de la surface cutanée.
La douche en cercles, qui doit toujours être de courte durée, détermine une puissante révulsion et doit être immédiatement suivie de frictions et d’exercices qui favorisent la réaction. Certains malades ne peuvent la supporter que pendant quelques secondes. 11 faut donc procéder avec précaution et tâter leur tolérance à l’égard de ce puissant modificateur.
La douche en cercles, en raison de son action stimulante énergique, est employée avec succès contre le lympatisme et la plupart des affections présentant le caractère de l’asthénie.
Douche filiforme. — Elle est produite par une série de tubes disposés en arcs de cercles horizon-
taux le long d’une colonne d’alimentation verticale. Ces arcs de cercles sont percés sur leur partie concave , c’est-à-dire en avant, d'orifices capillaires. Chaque segment est rendu indépendant au moyen d’un robinet, de façon à pouvoir limiter l’action de l’appareil à la partie du corps sur laquelle on veut opérer.
Le malade est placé, immobile devant l’appareil. On ouvre les robinets correspondant aux arcs dont on veut utiliser l’action et au moyen d’une machine à forte pression — il faut de 12 à 15 atmosphères, — on fait arriver l’eau dans la colonne d’alimentation. Le liquide sort pour ainsi dire pulvérisé par les trous capillaires et animé d’une force d’impulsion très grande. Il produit à la surface de la peau une révulsion et une rubéfaction des plus violentes et qu’il faut surveiller.
Cette douche est assez difficile à manier, on ne l’emploie que lorsqu'il s’agit de produire rapidement à la peau une excitation et une révulsion intense, comme dans certaines névralgies intercostales rebelles.
Douche mobile. — La douche mobile mérite certainement la première place parmi les procédés hydrothérapiques employés journellement. Elle se manie avec facilité et elle répond aux principales indications thérapeutiques
On l’installe de la façon suivante :
A un robinet placé sur le tuyau d’alimentation, on adapte un tube mobile en caoutchouc qui se termine par un ajutage en laiton. Cet ajutage est mobile et l’on peut, à l’aide de différents embouts, donner à la douche mobile les formes de colonne, d’arrosoir, d’éventail, etc. La forme généralement usitée est la douche mobile en fil horizontal, donnée avec un embout dont l’ouverture mesure un diamètre de 15 à 18 millimètres.
On obtient la douche mobile à température variable en l’allmontant au moyen de deux réservoirs, l’un d’eau chaude, l’autre d’eau froide, dont les tuyaux de conduite aboutissent à un robinet à trois voies. Pour varier la percussion , un robinet est placé à l’extrémité du tube en caoutchouc , au niveau de l’ajutage, et modifie la projection du liquide suivant son degré d’ouverture.
Pour appliquer la douche mobile , le patient est placé à 2 mètres environ de l’opérateur , le dos tourné vers lui; celui-ci arrose très rapidement la partie postérieure du thorax, en ayant soin de briser le jet avec le doigt ou avec une plaque adaptée à cet effet, de manière à éviter de percuter trop vivement la colonne vertébrale; puis il continue l’opération en dirigeant la colonne d’eau sur les membres. Quand toute la surface postérieure a été mouillée convenablement, le malade se retourne et l’on arrose la partie antérieure en atténuant toujours la percussion sur la partie thoracique et abdominale; le jet est ensuite promené sur tous les membres, et l’on termine l’application en percutant très vivement les pieds , parce que c’est là que la réaction se produit le plus difficilement.
11 va sans dire que, pour l’application de la douche mobile, la température et la force de percussion doivent être proportionnées aux indications thérapeutiques et à la susceptibilité du malade. De plus.