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il faut sa rappeler que, pour favoriser le développement des pliénomènes de réaction , la douche doit être forte, courte et froide.
Douches locales. — Les douclies locales sont celles qui s'appliquent à une région déterminée du corps. Dirigées sur la peau, c'est par action réflexe qu’elles agissent sur les organes, on les applique ordinairerement avec des appareils mobiles parce qu’ils sont plus faciles à manier.
Les douches locales usuelles sont : la douche hépatique, la douche splénique, les douches épigastrique el hypogastrique , les douches vaginale et utérioe, la douche périnéale, la douche hémorrhoïdale, la douche ascendante, la douche oculaire et la douche auriculaire.
Douche hépatique. — On l’applique de la manière suivante : le patient fait face à l'opérateur, il a le corps légèrement incliné à gauche et le bras droit relevé sur la tête.
L’opérateur dirige la douche sur la région hépatique sans dépasser en haut le mamelon droit et en descendant jusqu'à l'extrémité inférieure de l’organe dans l’hypochondre droit ou même dans la fosse iliaque, dans les cas d’hypertrophie du foie. 11 im porte de surveiller avec soin la durée de cette douche et la force de percussion employée. La douche hépatique froide, excitante et résolutive, convient dans la plupart des engorgements chroniques du foie, excepté chez les sujets débilités. On remplace quelquefois l’eau froide par de l’eau chaude ou de la vapeur.
Douche splénique. — Le malade étant incliné à droite et relevant le bras gauche sur sa tête, l’opéteur dirige le jet sur toute l’étendue du flanc occupée par l’organe qui, dans les cas d’hypertrophie, n'a de limites fixes ni en haut ni bas. Elle est soumise aux mêmes règles que les précédentes.
Douches épigastrique et hypogastrique. — • S’il faut diriger le jet sur l’épigastre, le malade se présente debout en face de l’opérateur. Si les applications doivent être localisées à l’hypogastre, il vaut mieux que le malade soit assis, sans cette précaution, le jet ne frapperait plus perpendiculairement les parties intéressées, et, rencontrant une surface oblique, la colonne liquide s'éparpillerait et étendrait son action aux organes voisins, ce qu’il faut souvent éviter. La percussion de ces douches, en tous cas, doit être très légère.
Douches vaginale et utérine. — Ces douches sont destinées à agir sur la muqueuse vaginale ou sur l’utérus.
Deux procédés sont usités, ce sont les suivants :
1“ La femme étant couchée le siège sur le bord du lit, on met le col en lumière à l’aide d'un spéculum, puis on dirige sur lui le jet au moyen d’une canule percée de plusieurs trous à son extrémité libre. Si l'eau est froide, comme on l’emploie dans les cas d'aménorrhée ou d’atonie de la matrice, l’application ne doit pas dépasser deux minutes. Il faut, en outre, éviter qu’une trop grande percussion ne produise des douleurs de l’utérus ou des poussées conjestives dans cet organe. Si l’eau est chauile, l’on peut prolonger davantage l’application.
2“ Dans le second procédé, la douche est fixe.
Pour l’administrer, on se sert d’une baignoire à bain de siège (v. ce mot). Assise sur un petit escabeau, les jambes écartées, la patiente introduit elle-même la canule dans le vagin. Cette canule est adaptée convenablement à un embout spécial commandé par un robinet. Pendant l’opération qui dure une minute environ, on fait le plus souvent prendre en même temps un bain de siège à eau courante pour activer la circulation du bassin. Ce mode d’application de la douche utérine est
Fig. 401.
Sceau à douches, à pri'ssion d’air, sous pression de 3 atmoephères, pour douches ascendantes et injections (système Walter-Lécuyer)
moins excitant que le premier, il ne provoque pas les accidents que cause quelquefois la percussion directe sur le col utérin.
Il existe encore d'autres appareils ; mais ils dérivent tous de celui que nous venons de décrire. Ils ne constituent que des variantes sans importance.
Douche périnéale. — Comme pour la douche vaginale, l’appareil qui sert à donner cette douche se trouve adapté au bain de siège.
Pour prendre cette douche, le malade se place sur un escabeau, au fond de la baignoire ; il écarte les jambes, et relève les bourses de telle sorte que la région périnéale se trouve exposee de la façon à recevoir le jet. On fait durer l’opération pendant une minute environ, en observant une certaine gradation dans la percussion. Cette douche est utilisée, à cause de ses effets excitants et résolutifs, dans certaines maladies des voies urinaires et de la prostate.
Douche hétnorrhotdale. — La douche hémorrho'i’dale se trouve installée au fond du bain de siège. Au moyen d’un tuyau spécial l’eau arrive au centre de l’appareil où il se termine par un tube vertical muni d une pomme d’arrosoir percée de petits trous. L’eau jaillit donc verticalement de bas en haut.
Pour prendre cette douche, le malade est placé sur un siège en forme de cylindre ouvert par en haut de façon à laisser arriver le jet d'eau sur la région anale.
Si l’on veut un effet excitant, il faut faire une application courte et employer une force de projection. Pour obtenir au contraire un effet sédatif ou atténuera la force du jet et l’on prolongera davantage la durée de l’opération.
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Bouche ascendante. — C’est un lavement à forte pression. Pour l’installer, on fait arriver au centre d’une cuvette de lieux d’aisances un tube en métal communiquant avec un réservoir placé assez haut pour donner une pression suffisante. Une canule destinée à pénétrer dans le rectum est adaptée à l’extrémité libre de ce tube et, au moyen de robinets spéciaux on fait arriver dans l’intestin de l’eau à des températures et des pressions variables selon les indications à remplir. Toutefois il faut agir par gradation et ne jamais commencer avec de l’eau froide à toute pression, surtout quand le malade est très impressionnable.
Douches oculaires. — Employées avec succès dans l’ophtalmie purulente et dans certaines affections chroniques de l’œil et de ses annexes, les douches oculaires ont été mises en honneur par Chassaignac. L’appareil dont il se servait se compose d’un réservoir de vingt à trente litres, fixé à deux mètres de hauteur et muni de deux tubes en caoutchouc percés à leur extrémité de quinze à vingt orifices de quelques millimètres qui laissent échapper l’eau quand on ouvre les robinets. Le malade approche lui-même les tubes de ses yeux pendant qu’un aide tient les paupières écartées. Depuis on a inventé des appareils plus commodes. Ils consistent dans des tubes spéciaux ouverts, à leurs deux extrémités dont l’une plonge dans un vase rempli d’eau et dont l’autre est dirigée vers l’œil du malade. L’eau entre dans le tube et est poussée en même temps à l’extérieur au moyen d’un renflement spécial en caoutchouc, placé sur le trajet et que l’on serre et laisse dilater successivement.
Douches auriculaires . — Ces douches n’ont jamais produit grand résultat. Néanmoins, dirigées à titre de moyen de propreté dans le conduit auditif externe, elles peuvent rendre de grands services en détergeant les surfaces malades des produits de toute nature qui s’y accumulent, et dont la présence seule entretient parfois un état morbide.
Nous venons d’exposer les différentes formes de douches et de décrire la manière de les appliquer. 11 nous reste à donner quelques explications sur les dénominations appliquées à la température des douches.
La douche froide est ordinairement à une température variant de 9° à 15° centigrades. Elle est excitante et tonique.
Une douche tempérée ou tiède varie de 15* à 33°. Elle produit des effets sédatifs. Elle calme l’irritabilité nerveuse.
Une douche chaude a une température au-dessus de 33°, elle peut atteindre jusqu’à 48“ et 50°. Mais on ne peut arriver à cette température que d’une façon progressive. Elle a une action analgésique utilisée contre l’élément de douleur.
On donne le nom de douche alternative k la douche alternativement chaude et froide. On commence par l’eau chaude, puis on donne l’eau froide, puis on revient à l’eau chaude et ainsi de suite un certain nombre de fois. C’est une douche très excitante.
La douche écossaise est une douche chaude dont la température est progressivement amenée à un degré assez élevé, et suivie immédiatement d’une
douche froide de courte durée. Cette douche produit une rubéfaction très énergique de la peau et à des propriétés révulsives et analgésiques très prononcées. Elle est fréquemment employée contre l’asciatique, le rhumatisme, névralgies, etc. Elle est usitée pour préparer les malades qui n’ont pas le temps ou la possibilité en marche.
La douche de vapeur s’administre au moyen d’un tube mobile en communication avec un générateur de vapeur. Comme la douche chaude, elle s’emploie contre les affections douloureuses (V. Vapeur],
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DOULEUR. — La sensibilité est une propriété commune à la plupart de nos tissus, et ceux-là mêmes qui en sont dépourvus à l’état normal l’acquièrent sous une influence pathologique.
La douleur, qui n’est qu’une exaltation morbide de la sensibilité, est donc un symptôme si ordinaire, si général, rattaché à des causes si diverses, que sa fréquence en diminue la valeur séméiotique, et qu’il est difficile de grouper dans une même description ses modalités nombreuses, ses significations variées, etc.
Trois conditions sont nécessaires à sa production :
1° V! intégrité du centre percepteur, c’est-à-dire de la protubérance et du bulbe, que l’on considère aujourd’hui comme étant le siège principal de la perception douloureuse. Les célèbres expériences de Longet ont appris qu’on pouvait enlever à un animal tous les organes encéphaliques, sauf la protubérance et le bulbe, sans abolir chez lui sensibilité ; car, chez un animal ainsi mutilé, l’irritation d’une partie du corps provoque des mouvements et des cris à peu près aussi vifs qu’avant l’ablation des hémisphères cérébraux.
2° L’i' iégrité de l'élément conducteur, c’est-àdire des filets nerveux étendus de la partie irritée au centre percepteur ;
3° La sensibilité de la région ou du tissu irrité : ainsi , une irritation quelconque portant sur les ongles, les poils, les cai tilages non enflammés, sur des tissus gangrenés, etc., ne saurait provoquer la moindre douleur.
La douleur se présente avec des caractères très divers ; en général, elle se fait sentir dans le lieu même soumis à l’impression, et non dans le cerveau, centre percepteur.
Cependant certaines douleurs sont ressenties loin du lieu où elles naissent : ainsi, un amputé souffre du pied qu’il n’a plus , un calculeux rapporte la douleur vésicale à l’extrémité du gland, etc. ; l’excitation d'un nerf est douloureusement ressentie vers ses filets périphériques; une lésion rénale retentit le long du cordon et jusqu’au testicule, etc.
La douleur éveille des sensations toujours pénibles: mais dont les différents caractères ont été exprimés par diverses épithètf^s : — f° la douleur pulsativu, dans laquelle le malade ressent des battements isochrones à ceux du pouls, se rattache à la formation du pus; 2° la douieur leusive (sentiment de gonflement et de tension) appartient aux inflammations phlegmoneuses ; 3° la douleur gravahve (sentiment de pesanteur) se relie à l’augmentation de volume d’un organe(orchite, métrite, etc.),