‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 173 sur 238 · DRA · texte numérisé non relu

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à une accumulation de liquide dans une cavité, etc. ; 4° la d uleur lancinantf' (élancements) appartient aux névralgies, aux tumeurs cancéreuses, etc. ; 5® la {douleur coulusive brisement est fréquente dans le rhumatisme musculaire, dans les prodromes des maladies aiguës ; 6° la douleur 'prurigineuse (démangeaison) apparti^ nt aux affections cutanées, prurigo, pityriasis, gale, etc. ; 7® les douleurs fulguruntes (éclairs de douleur) se montrent surtout dans la sclérose des cordons postérieurs de la moelle. Citons encore les douleurs âcres, brûlantes, constriclives, etc., suffisamment caractérisées par leur dénomination, les douleurs ostéoscop‘-s, etc.

Certaines conditions rendent plus ou moins apte apercevoir la douleur: ainsi, un tempéramment nerveux, un état inflammatoire, augmentent l’intensité de la perception, tamiis qu’elle est diminuée par un tempéramment lympathique, par l’abus des boissons alcooliques, par la concentation de l’intelligence sur un seul point, et surtout par une foule de névroses et de maladies céréb' ales ; rien n’est plus ordinaire que de voir des hystériques, des aliénés, se blesser, etc., sans manifester la moindre douleur (V. Anesthésie).

La douleur peut avoir des conséquences variées. Elle peut : 1® gêner les fonctions de certaines organes : ainsi, le rhumatisme empêche les mouvements, etc. ;

2® Déterminer des accidents sympathiques : ainsi, les vomissements sont fréquents dans la céphalalgie, les coliques néphrétiques, hépatiques, etc. ;

3® Produire certains effets locaux, tels que rougeur, afflux des liquides, etc. ;

Les circonstances dans lesquelles se montre la douleur sont très nombreuses et complexes, et les limites de cette description ne me permettent d’en dire ni toutes les variétés, ni tous les aspects.

Léon Moynac.

DRAUÉE. — On donne ce nom, en pharmacie, à des pilules recouvertes d’une couche de sucre d’après le procédé des confiseurs, dans le but de les conserver et aussi de les rendre plus agréables et plus faciles à avaler, en masquant complètement leur goût. P. L

DRAGONNEAU. — (V. Pilaire.)

DRAIN. — On donne ce nom en chirurgie à un tube en métal, ou en gomme, mais le plus souvent en caoutchouc vulcanisé, percé de trous sur ses côtés, employé pour le drainage chirurgical, p. l.

DRAINAGE. — On donne ce nom à une opéraration chirurgicale fortement préconisée par Chassaignac, qui a pour but de faciliter et de rendre continu l’écoulement au dehors, du pus qui tend à séjourner dans une plaie ou un abeès profond, en même temps que de pratiquer des lavages antiseptiques et désinfectants.

Dour appliquer les tubes à drainage, on prend un trocart, droit ou courbe, muni d'une encoche qui permet d’y accrocher le bout du tube à drainage et de le faire passer dans la canule à mesure

qu’on retire le trocart. On commence par faire une première ponction, puis on conduit la pointe du trocart à travers toute l’étendue de la collection liquide pour la faire sortir par l’extrémité opposée ; lorsque cette pointe apparaît au dehors, on fixe le tube à drainage dans l’encoche dont elle est armée, et on la fait rentrer dans la canule ; on retire alors le tout ensemble et le tube à drainage parcourt ainsi en sens inverse le trajet déjà frayé par le

A. Trocart à drainage, la pointe dans le manche. — B. Le même, armé pour la ponction. — G. Pointe échancrée pour recevoir le fil. — D. Tube a drainage.

trocart. Lorsque l’opération est terminée, on applique sur la partie malade un cataplasme.

Le drainage chirurgical trouve son indication dans les abcès froids de nature scrofuleuse, dans les adénites suppurées. dans les suppurations qui accompagnent les ostéites, les caries et les nécroses des os ; dans les abcès par congestion ; dans certains kystes, dans l’hématocèle, etc.

Paül Labarthe.

DRASTIQUE. — On donne ce nom en thérapeutique à un certain nombre de purgatifs énergiques, violents même, et agissant principalement sur la bile et sur la portion inférieure de l’intestin, tels que : aloès, coloquinte, jalap, scammonée, huile de croton, colchique, ellébore, gomme-goutte, euphorbe, etc. [S. ces mots). p. l.

DROGUE. — On désigne sous ce nom générique toutes les matières premières, d’origine animale, végétale ou minérale, employées en pharmacie, pour la préparation des médicaments officinaux et magistraux. Par extension, le public donne le nom de drogue à toute préparation pharmaceutique indistinctement. p. L.

DROIT. — On donne ce nom en anatomie à un certain nombre de muscles de différentes régions, œil, tête, abdomen, cuisse, à cause de leur direction rectiligne et de leur action directe.

Les muscles droits de l’œil sont au nombre de quatre : droit ux eme, droit interne, droi' supérieur, droit inférieur, et chacun dirige l’œil dans la direction indiquée par son nom.

Les muscles droits de la tête sont : — le urand droit anteiieur et le petit droit antérieur, situés le

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premier au-dessus du second, dans la région cervicale profonde ou prévertébrale, qui fléchissent la tête en avant et lui impriment une légère rotation quitdurne la face de leur côté, — le pHit droit latéral ou inlerstransversaire du cou, situé sur les côtés de 1 articulation de la colonne vertébrale, qui incline la tête de son côté ; — le grand droit posé' leur de la tête, gros faisceau cylindrique situé à la partie postérieure du cou, qui étend la tête sur l’atlas et l’atlas sur l’axis, et fait de plus tourner la face de son côté ; — le petit droit postérieur de la tête, situé en dedans du grand droit postérieur, qui est extenseur de la tête et légèrement rotateur.

Le muscle grand droit de l’abdomen est un muscle long, vertical, rubané, aplati d’avant en arrière, plus large en haut qu’en bas, situé sur la partie antérieure de l'abdomen, qui s’insère en haut à la face antérieure des cartilages des cinquième, sixième et septième côtes etàl appendice xypho'ide; en bas au bord supérieur du pubis. 11 fléchit le tronc en avant, en abaissant le thorax; comprime les viscères abdominaux ; abaisse les côtes et contribue ainsi à l’expiration.

Les muscles droits de la cuisse sont : — le droit avièrieur, qui forme la portion moyenne du triceps fémoral CV. ce mot), s’étend de l’épine iliaque antérieure inférieure et de la cavité cotylo'ide à la rotule. H fléchit la cuisse sur le bassin, et étend la jambesur la cuisse; — \e droit intérim, grêle, allongé, situé à la partie interne de la cuisse et du genou, qui va de la branche descendante du pubis à la partie supérieure, interne et antérieure du tibia. II est adducteur de la cuisse, lorsque la jambe est dans l’extension, et fléchisseur de la jambe, qu’il porte légèrement en dedans, lorsqu’elle est fléchie.

D" Paul Labakthe.

DROSERA. — On donne ce nom à un genre de plantes de la famille des droseracées, dont deux especes, le dro^era longifoha et le drosera roiundi/(>na, sont surtout connues. Indigène en Europe, le drosera pousse dans les terrains granitiques ou arénacés, caché presque toujours dans la mousse. Ses racines sont très courtes ; les tiges haute de t à 2 décimètres, portent à leur sommet des fleurs blanchâtres, disposées en épis, qui s’épanouissent en juin et août ; les feuilles, au nombre de six à huit, sont appliquées en rosettes contre le sol et offrent ceci de particulier et de bien curieux : » elles sont couvertes, dit Darwin, sur toute leur surface de fdaments porteurs de glandes ou tentacules en nombre variant de 130 à 260, et ces glandes sont rei ouvertes d'une grande goutte d'une sécrétion extrêmement visqueuse étincelant au soleil, d’où le nom poétique de rosée du soleil, donné à la plante. » Or ces tentacules s’infléchissent chaque fois qu’un insecte les approche et celui-ci, emprisonné, meurt au bout d’un quart d’heure, puis, est digéré lentement par la sécrétion visqueuse dont nous avons pai lé plus haut.

Le drosera est donc une plante carnivore qui possède un pouvoir digestif analogue à celui du suc gastrique des animaux et les substances, à l’aide desquelles agit la sécrétion des tentacules de cette

plante, sont les mêmes que celle de l’estomac des animaux.

Cette propriété carnivore et digestive du drosera explique pourquoi Dodoetz, dès 1588, et plus tiu-d

Fig io:i.

Drosera longifolia.

Haller et Linnée l’ont conseillé pour le traitement et la guérison des verrues.

Aujourd’hui, on prépare avec le drosera une

teinture alcoolique qui a été employée par Curie, en 1861, contre la tuberculose à la dose quotidienne de 10 à 15 grammes. Lamare, Hérard, Blon-

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