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action de rapprociier un point mobile d’un point fixe situé vers le sommet de la tête, tels que ; Vtlévafetir commun de la lèvre supérieure et de l’aile du nez, l'élévateur propre de la lèvre supérieure, dont les fonctions sont suffisamment indiquées sans qu'il soit nécessaire de les décrire. p. l,
ÉLEVÜRE. — Mot employé comme synonyme de papule (V. Papule). p. l.
ÉLIMINATION. — On donne ce nom à une opération vitale par laquelle les matériaux nuisibles à l’organisme ou non assimilables sont rejetés au dehors. I.a sueur, les urines, les matières fécales sont des éliminations physiologiques. La gangrène, la carie, la nécrose sont des éliminations pathologiques.
On donne le nom de voie d’ élimination aux appaj reils par l'intermédiaire desquels une substance I médicamenteuse ou toxique s’élimine en même temps que les produits propres de sécrétion ou I d’excrétion de ces appareils. Ainsi le poumon est la I voie d’élimination de l’acide carbonique, de l’alcool, du chloroforme, etc.; le rein est la voie d’élimination des sels, de l’urée, de divers médicaments, tels que l’iodure de potassium, etc. p. l.
ÉLIXIR. — On donne ce nom en pharmacie à un assez grand nombre de préparations liquides résultant du mélange de sirops et de teintures alcooliques ou d’alcoolats obtenus soit par simple macération, soit par distillation. p. l.
ELLÉBORE. — On donne ce nom à des plantes de la famille des renonculacées, dont une variété.
Fig. 4-2(;. — Kllébore noir.
l'ellébore noir, appelé aussi rose de Noël, très commun dans les bois montueux du sud et de l’est de l’Europe et qu’on cultive dans les jardins à cause de la beauté de ses grandes fleurs blanches ou roses, a été jadis très employé en médecine comme purgatif drastique.
La partie usitée était la racine, à la dose de 20 à .50 centigrammes. Aujourd’hui l’ellébore n’est plus employé que par la médecine vétérinaire, comme irritant. p. L.
ÉLONGATION. — On donne ce nom en chirurgie aux luxations incomplètes, c’est-à-dire à celles dans lesquelles il ne se produit que la distension des ligaments et l’allongement du membre, sans que l’articulation soit complètement déboîtée.
Le mot élongation est aussi employé pour désigner un procédé de réduction des fractures et des luxations.
Enfin on appelle élongation des nerfs, une méthode chirurgicale de traitement des névralgies rebelles et des douleurs fulgurantes qui surviennent chez les malades atteints d’ataxie locomotrice, méthode qui, malgré quelques succès, n’est pas entrée dans la pratique, les résultats qu’elle donne n’étant que momentanés. p. L.
ÉMACIATION. — Mot employé pour désigner l’amaigrissement porté à ses dernières limites ("V. Amaigrissement). p, L,
ÉMAIL. — Nom donné à la .substance blanche, dure et brillante qui recouvre la couronne des dents (V. Dents). P. L.
ÉMANATION. — Mot employé souvent comme synonyme d'effluves (V. ce mot). p. l.
ÉMASCULATION. — Mot employé comme synononyme de castration (V. ce mot). p. i,
EMBARRAS GASTRIQUE. — (V. Gastrique.)
EMBAUMEMENT. — On donne ce nom à une opération spéciale qui a pour objet d’obtenir la conservation artificielle des cadavres. L’idée de soustraire le corps de l’homme à la décomposition remonte aux temps les plus reculés. L’embaumement éluil pratiqué chez les Égyptiens plus de 450 ans avant .lésus-Christ, ainsi que l’a rapporté Hérodote. Les Grecs et les Romains le pratiquèrent peu, et ce n’est qu’au XVR siècle que l’on commença à s’occuper en Europe de l’art des embaumements, art destiné à disparaître lorsque la crémation sera devenue obligatoire, ce qui arrivera certainement un jour ou l’autre, et ce que nous appelons de tous nos vœux.
Sans nous occuper ici des divers procédés d’embaumement usités chez les différents peuples et aux différentes époques, procédés aujourd’hui abandonnés, nous ne parlerons que des embaumements au X1X“ siècle.
Les procédés d’embaumement les plus connus de nos jours sont ceux de Chaussier, de Gannal, de Sucquet et de Pennés.
Procédé de Chaussier. — Le procédé de Chaussier qui a été en honneur dans le commencement de ce siècle, consistait à. employer le subhiné ou bichlorure de mercure, et était basé sur la propriété que possèdent les tissus de se combiner avec le bichlorure de mercure et de former un composé inal-
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lérable, sans dessiccation préalable Mais ce procédé, qui nécessitait une véritable autopsie très détaillée, puisqu’il fallait mettre chaque organe en contact direct avec le sel conservateur, répugnait à beaucoup de familles, et fut complètement abandonné le jour où on trouva le moyen d’embaumer les corps en injectant simplement dans les artères le liquide conservateur. Du reste, voudrait-on l’appliquer encore, qu’on ne le pourrait pas, une ordonnance de 1848, conforme à l’avis donné par le Conseil d’hygiène et de salubrité, ayant interdit l’emploi du mercure et de ses composés pour les embaumements.
Procédé de Gannal. — C’est à Cannai que nous sommes redevables de l’embaumement par l'injection du liquide conservateur dans les artères. Voici la formule proposée par lui en 1845 :
Sulfate d’alumine concret . . . 6,000 grammes Acide arsénique concret .... 125 —
Eau distillée 3,000 —
Après avoir mis à découvert, par une incision sur un des côtés du cou, une des artères carotides primitives, Gannal ouvrait l’artère et y introduisait une canule dirigée vers le cœur et la fixait ensuite dans l’artère par une ligature comprenant son bout et le vaisseau. Il plaçait ensuite une seconde ligature sur la même artère, au-dessus de la canule, pour empêcher le liquide injecté de revenir par la partie supérieure alimentée par les nombreuses anastomoses des artères de la tête. Puis il adaptait sa seringue chargée de liquide à la canule et le poussait vers le trou jusqu’à ce que le gonflement de la face ou le renvoi des liquides des bronches annonçai que tout le système circulatoire était injecté.
L’injection terminée, la canule retirée et le trou de l’artère oblitéré par une nouvelle ligature fortement serrée, Gannal passait sur le corps un vernis d’alcool et le plaçait ensuite sur des lames de plomb recouvrant le dos, la poitrine et l’abdomen. Puis, il enroulait les membres jusqu'à leurs extrémités .avec des bandelettes également de plomb; il mettait par-dessus une couche d’ouate qu’il retenait à l’aide de bandes de toile. (1 ne restait plus alors qu’à déposer h; cadavre dans un cercueil de plomb pré<alHblempnt garni d’une couche de sciure de bois, additionnée d'alun, dans la proportion de 1 kilo par 10 kilos de sciure, et parfumé avec;
Essence de girofle. . . .
parties
— de carvi ....
— d’aspic
— de lavande . . .
Camphre
Teinture de musc. . . .
Ce procédé conserve indéfiniment les corps, mais il n’est plus applicable en France depuis la publication de YOrdonnance royale du octobre 1846, dont l’article 10 est ainsi conçu : « La vente et l’emploi de l'arsenic et de ses composés sont interdits pour le chaulage des grains, Yembaumemen! des corps et la destruction des animaux.
Procédé de Sucquet. — Après des essais commencés en 1840, Sucquet fit connaître en 1845 son
procédé d’embaumement au moyen du chlorure de zinc pur, exempt d’arsenic. Il injecte par l’artère carotide avec le même manuel opératoire proposé par Gannal, 4 à 5 litres d’une solution de chlorure de zinc à 40“. Puis il dépose le cadavre ainsi embaumé et enveloppé d’un simple drap de fil, dans la bière en plomb, sur le fond de laquelle on a préalablement étalé une couche de myrrhe de 15 à 20 centimètres d’épaisseur.
Ce procédé, beaucoup plus simple que celui de Gannal, puisqu'il supprime le vernis, les lames et les bandelettes de plomb, l’ouate et les bandes de fil, est un procédé excellent, qui conserve les cadavres dans un parfait état, en laissant aux chairs leur fermeté et à la peau sa souplesse et son élasticité.
Procédé de Pennés. — Dans ce procédé, le liquide injecté par l’artère carotide est un mélange composé de :
Vinaigre de Pennés 4 parties
Glycérine blanche du commerce. 2 —
Mélange qui doit représenter environ la quinzième partie du poids du corps embaumé.
Après l’injection, on lave la surface du cadavre avec du vinaigre de Pennés, mêlé par l’agitation avec 20 ou 25 fois son poids d’alcool faible, marquant 40“ à 45“ centigrades, suivant la délicatesse de la peau, puis on l’éponge avec des linges mous, afin que l’épiderme puisse conserver son aspect naturel. L’excellence du procédé de Pennés a été constatée par plusieurs professeurs, entre autres Broca, Marc Sée, Bouchard, Mathias Duval, Milne- Edwards, etc.
Procédé pour l’ensevelissement dans un lit de myrrhe. — Ce procédé consiste à répandre sur le fond du cercueil de plomb, dont la capacité doit être de beaucoup supérieure au volume du cadavre, un lit de myrrhe de 25 centimètres d'épaisseur environ. Puis on ensevelit le corps comme à l’ordinaire et le cercueil est ensuite rempli de myrrhe et soudé définitivement. Pour un adulte, il faut environ 150 litres de myrrhe, dont le prix moyen est de 4 fr. 50 le kilo.
Ce procédé a l’avantage de supprimer toute opération, toute injection ; le milieu conservateur suffit pour mettre le corps à l’abri de la décomposition.
Législation. — Ordonnance du préfet de police <lu 6 septembre 1839, concernant le moulage, l'autopsie, 'embaumement et la momification des cadavres:
Art. — A Paris et dans les autres communes du ressort de la préfecture de police, il est défendu de procéder au moulage, à l'autopsie, à rembaurnement ou à la momilicalioii des cadavres, avant qu’il ne se soit écoulé un délai de vingtquatre heures depuis la déclaration du décès à la mairie et sans qu’il ait été adressé une déclaration préalable au commissaire de police (à Paris) ou au maire (communes rurales).
Art. 2. — Cette déclaration devra indiquer que l’opération est autorisée par la famille ; elle fera connaître, en outre, l’heure du décès ainsi que le lieu et l’heure de l'opération, et sera accompagnée d’un échantillon des substances employées pour l’embaumement.
Art. 3. — Les maires et les commissaires de police devront transmettre ces déclarations a la préfecture après avoir constaté que l’on s’est conformé aux dispositions de l’article 1"'.
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Art. l. — Il n'est fait exception aux dis])Ositions de la présente ordonnance que pour les cadavres des personnes dont le décès aurait été constaté judiciairement.
Art. — Les infractions aux dispositions qui précèdent .seront constatées par des procès-verbaux qui seront adressés à la préfecture de police pour être transmis aux tribunaux compétents.
Telle est, en y ajoutant les deux articles des ordonnances de 1816 et de 1848, cités au cours de cet article, la législation qui régit en France la pratique des embaumements. d' Paul Labarthe.
EMBOITEMENT. — Nom donné à un genre d’articulation dans laquelle la cimvexité d’un des os correspond à la concavité de l’aulre. Ainsi l’articulation du sternum avec la clavicule ; celle du calcanéum et du cubo’ide, etc., sont des articulations par emboîtement. p. l.
EMBOLIE. — On donne le nom d’embolie à des caillots sanguins formés durant la vie dans un ! point quelconque du système circulatoire, et qui se détachent en entier ou en partie et sont entraînés plus ou moins loin de leur lieu de formation dans le système circulatoire.
L’embolie peut être produite par des causes de deux ordres; les unes tiennent au caillotlui-méme, à sa forme, à son ramollissement, à sa situation, au voisignage d’une artère ou d’une veine collatérale encore perméable et dont le courant sanguin vient battre incessamment le caillot prolongé sous la forme d’un cône; les autres résultent de violences extérieures, de mouvements intempestifs. C’est ainsi que la duchesse d’Urléans, atteinte de phlfgrnatia alla doleris, succomba brusquement en se levant. J’ai vu à Beaumont, pendant la guerre de 1870-71, un chef de bataillon du 61' atteint d’une phlébite de l’artère fémorale, produite par le voisinage d'une plaie en séton, mourir subitement au moment où, pour la première fois, il voulut se lever.
Toutes les embolies vénieuses sont entraînées vers le cœur droit et lancées dans l’artère pulmonaire où elles s'arrêtent en oblitérant des divisions d'un calibre proportionnel àleur volume; on a prétendu que quelques-unes pouvaient traverser les capillaires du poumon, gagner le cœur gauche et de là être lancées dans les viscères (embolies capillaires).
Toutes les embolies artérielles se dirigent vers les artères périphériques, et, chose remarquable, «‘lies sont beaucoup plus fréquentes du coté gauche. Tout corps étranger peut jouer le rôle d’embolie concrétions cardiaques, fragment de valvules, débris de cancer).
Lorsqu'une artère volumineuse est oblitérée, le malade éprouve en général une douleur vive et subite dans la totalité du membre, et cependant les parties situées au-dessous du point oblitéré ne tardent pas à perdre la sensibilité tactile.
La circulation s’affaiblit ou disparaît, le membre se refroidit et présente les symptômes d'une gangrène imminente, symptômes qui s’accentuent ou s'atténuent suivant l’état de la circulation collatérale.
Si l’oblitération ne porte que sur une petite artère, ou si elle est incomplète, les symptômes sont
bien moins accentués et peuvent passer inaperçus; cependant il en résulte une débilité fonctionnelle et nutritive du membre, proportionnée à l’obstacle apporté au sang artériel.
Les symptômes des embolies capillaires se confondent avec ceux de Vinfection^ purulente, de Vendncard'fe ulcéreuse, de la seplicémie qui engendrent ces embolies.
Lorsque l’embolie vient s’arrêter dans l’une des branches de l’artère pulmonaire, elle y provoque des accidents très graves et quelquefois la mort subite par asphyxie ; lorsqu’elle s’arrête dans une petite artère du cerveau, elle produit des accidents apoplectiques ou un ramollissement du cerveau ('V. Cerveau).
Lorsqu’on est en présence d’une embolie dans une artère d’un membre, il faut essayer d’activer la circulation collatérale, si elle est languissante, non pas directement, en enveloppant le membre avec des compresses chaudes ainsi que quelques auteurs l’ont recommandé, mais indirectement, en activant l’énergie des pulsations du cœur. Si la circulation collatérale s'établit d’une façon immodérée, il faut la modérer par l’application du froid, par les saignées locales ou générales. Lorsqu’on est en présence d’une embolie pulmonaire, il faut avoir recours aux révulsifs cutanés, aux stimulants et aux toniques ; et lorsque l’état du malade ne le contreindique pas , il faut pratiquer une saignée pour combattre les stases veineuses. Dans les cas d’embolie cérébrale, il faut instituer le traitement de l’apoplexie (V. Cerveau). D' Léon Moynac.
EMBROCATION. — On donne ce nom à l’application sur la peau de liniments composés d’huile chargée de médicaments, dans le but de l’assouplir ou de calmer les douleurs produites par l’irritation des parties enflammées. P. L.
EMBRYOGÉNIE, EMBRYOLOGIE.— On donne ces noms à cette partie des sciences biologiques qui s’occupe de l’étude du développement des êtres organisés. P. L.
EMBRYON. — On donne le nom d’embryon au produit de Vovule fécondé, pendant les premiers temps de son développement, jusqu’à la fin du troisième mois de la grossesse, époque à laquelle il prend le nom de fœtus.
Le corps de l’embryon ne commence à être distinct que vers la troisième semaine, alors que VœuJ a le volume d’une cerise. Dès celte époque, Tembryon est incurvé sur lui-même et sa forme rappelle assez bien celle d une nacelle ou plutôt, selon la comparaison de Coste, celle d’un sabot dont la partie évasée répondrait à la tète. A la fin du premier mois, sa longueur est de 1 centimètre et l’œuf présente le volume d’un œuf de pigeon.
Dans les premières semaines, il est absolument impossible de distinguer l’embryon humain de celui des oisi'aux,des reptiles ou des autres mammifères. Aussi, l’embryon d’un enfant à la quatrième semaine et celui d’un chien ou d’une tortue du même âge, ou encore d'un poulet de quatre jours, se ressemblent à s’y méprendre.
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Fig. 428.
Face de l’embryon humain de 25 à 28 jours (d’après Coste).
4. Bourgeon frontal. — 2,3. Fossettes olfactives droite et gauche.
— 4. Bourgeons maxillaires inférieurs réunis sur la ligne médiane. — 5. Bourgeons maxillaires supérieurs. —6. Bouche. — 7. Deuxième arc pharyngien. — 8. Troisième arc pharyngien.
— 9 Quatrième arc pharyngien. — 10. Vésicule oculaire primitive (grossissement de 15 diamètres).
fixe à la partie inférieure du ventre qui est fermée. Les oreilles, les narines, les yeux deviennent apparents. La bouche est indiquée par une fente transversale. La lèvre supérieure est formée de trois
bourgeons qui se soudent vers le quarantième jour. La sacrée Pénitencerie du Saint-Siège a fixé au-
Fig. 430.
Face d’un embryon humain de 40 jours (d’après Coste).
1. Premier vestige du nez. — 3. Premier vestige des ailes du nez. — 3. Vestige de la sous-cloison. — 4. Bourgeon incisif. — 5. Bourgeon maxillaire supérieur. — 6. Sillon du sac lacrymal et du canal nasal. — 7. Lèvre inférieure. — 8. Bouche. — 9. Moitiés latérales de la vofite palatine.
A la fin du deuxième mois, l’œuf est gros comme celui d’une poule; l’embryon mesure 3 centimètres et pèse tb grammes. Les membres supérieurs et
Fig. 429.
Face d’un embryon humain de 35 jours (d’après Coste).
1. Bourgeon médian. — 2. Bourgeon incisif. — 3. Narines. — 4. Lèvres et mâchoires inférieures. — 5. Bourgeon maxillaire supérieur. — 6. Bouche. — 7. Vestige de la cloison des fosses nasales. — 8. Vestige des deux moitiés de la voûte palatine — 9. Langue. — 10. Yeux. — 11, 12, 13. Arcs pharyngiens.
trefois à 40 jours l’âge auquel l’ânie prend possession du fœtus. (!!!)
Fig. -427.
Embryon de 4 semaines (d’après Kolliker).
1. Vésicule auditive. — 2. Vésicule oculaire. — 3. Fossette olfactive. — 4. Bourgeon maxillaire supérieur. — 5. Bourgeon maxillaire inférieur. — 6. Oreillette droite. — 7. Foie. — 8. Membre supérieur. — 9. Membre inférieur. — 10. Extrémité caudale. — 11. Allantoïde.
inférieurs sont à l’état de moignons. Les clavicules et la mâchoire inférieure commencent à s’ossifier. Le cordon ombilical a l’épaisseur d’un fil et il se
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\u troisième mois, l’embryon mesure 10 centimètres et pèse 73 grammes. A partir de cette épo- <|ne, le sexe, qui était indifférent, se caractérise. Jusque-là les organes génitaux ne pouvaient être distingués ; ils se composaient d’un tubercule, dit iubercide génital, qui apparaît vers la sixième .semaine en avant d’une fente appelée sillon génital, dont les lèvres se soudent à la fin du troisième mois. Si cette soudure vient à manquer, le sujet présente tontes les apparences extérieures de l’hermaphrodisme. Le défaut de soudure de la partie antérieure du sillon génital, chez l’embryon mâle, produit encore le vice de contormation qui a été désigné sous le nom d’hypospodias.
•Vu quatrième mois de la grossesse, l’embryon prend le nom de fœtus (V. ce mot).
l’enfant afin de permettre à la matière cérébrale de s’échapper et d’amoindrir ainsi le volume de la tête. Les instruments dont on se sert pour cette opéra-
Kig. i:w.
Embryotomie {cràniotomie avec l’instrument de Blot).
tion s’appellent erâniotomes; les plus employés sont les ciseaux de Smellie et le crâniotome de Blot.
On commence d'abord par placer deux doigts de la main gauche dans le vagin jusqu’au contact de la tête, et sur ces deux doigts on glisse le crâniotome. La pointe de l’instrument ne devra pas porter sur une suture ou sur une fontanelle, car l’ouverture pratiquée sur ces parties se fermerait ensuite par le chevauchement des os quand la tête sera pressée soit par le céphalotribe, soit par le forceps. Ce sera donc sur l’un des quatre os plats du crâne, les pariétaux, le frontal ou l’occipital que l’instrument s’appuiera. On lui fera faire un mouvement de vrille pour pénétrer dans le crâne, puis quand l’enceinte osseuse aura été franchie on ouvrira largement le crâniotome afin de diviser la masse cérébrale, pour lui permettre de s’écouler plus facilement à travers l’ouverture qui vient d’être pratiquée.
Dans un bassin bien conformé, la cràniotomie ne se pratiquera que sur l’enfant mort ou sur un fœtus hydrocéphale ; dans ce dernier cas, l’écoulement du liquide contenu dans le crâne suffit pour permettre l’accouchement (V. Hydrocéphalie). Mais c’est principalement dans les cas de rétrécissement pelvien qu’on est appelé à pratiquer la crâniotomie, qui précède presque toujours alors l’application du forceps ou du céphalotribe.
Il semblerait, d’après ce que nous venops de dire, que la cràniotomie ne peut s'opérer que dans les cas où la tète fœtale se présente la première. 11 n’en est rien, car on peut être appelé à pratiquer cette opération la tête venant la dernière, soit comme conséquence d’une présentation pelvienne, soit à la suite d’une version podalique. Dans ce cas la cràniotomie présente quelques difficultés, car on doit attaquer la tête soit par la bosse occipitale, soit
D'' G. WiTKOWSKI.
EMBRYONNAIRE. — Mot employé pour désigner ce qui a rapport à l’embryon. p. L.
EMBRYOTOMIE. — On désigne sous le nom général d’embryotomie, les procédés opératoires em-
Vig. -lai.
Embryotomie (cràniotomie avec le perforateur en forme de ciseaux.)
ployés pour diminuer le volume du fœtus. Nous allons étudier successivement la cràniotomie ou céphalotomie, la céphalotripsie et V embryotomie proprement dite qui se divise elle-même en détroncalion ou décollation et éviscération.
La cràniotomie, comme son nom l'indique, est une opération qui a pour but d’ouvrir le crâne de
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par la base du crâne. La bosse occipitale est très difficile à perforer et souvent l'instrument glisse et peut produire des lésions dans l’organisme maternel, aussi est-ce plutôt par la région sushyoïdienne et la base du crâne qu’on pénètre dans la cavité encéphalique.
La céphalotrifiÿie a pour but de diminuer le volume de la tête fœtale en broyant les os du crâne, et plus particulièrement ceux qui en constituent la base. L’instrument dont on se sert pour obtenir ce résultat se nomme céphalotribe et a été précédemment décrit.
Le céphalotribe s’applique comme le forceps V. ce mot), branche à branche sur les côtés de la
Fig. 430.
Embryotomie (céphalotripsie).
tête fœtale. Après quoi les deux branches mises en place sont articulées et pour les rapprocher la vis, munie de son écrou, est disposée en conséquence. La céphalotripsie doit toujours être précédée de la crâniotomie. En effet, à mesure que les mors du céphalotribe en se rapprochant applatiront les os du crâne, la masse encéphalique trouvant une issue par l’ouverture faite avec le crâniotome, n’opposera aucune résistance à l’applatissement de la tête et s’écoulera à l’extérieur. 11 faut avoir soin, quand on appliquera le céphalotribe, de faire bien fixer par un aide la tête fœtale sur le détroit supérieur, car cette tête qui n’est pas engagée dans le détroit tend à s’échapper devant la pression de l’instrument et, si elle n’est pas bien saisie par les extrémités d’un de ses diamètres, l’écrasement se fait imparfaitement et l’on est obligé de recommencer. Celte fixation de la tête fœtale est surtout indispensable dans les cas où la tête de l’enfant est restée seule dans l’utérus après la sortie du tronc (V. Version).
C’est principalement dans les cas de vices de conformation du bassin que l’on pratique la céphalotripsie. Je pose en principe que toutes les fois que l’enfant sera mort il faudra recourir à cette opération pourvu que l’ouverture pelvienne permette au moins de placer l’instrument et de le faire manœuvrer. C’est dans les cas de rétrécissement extrêmes que le professeur Pajot a conseillé de recourir à des céphalotripsies répétées, sans tentatives d’extraction, afin de réduire la tête pour ainsi dire en bouillie, et de laisser ensuite à la nature le soin de l’expulsion.
Quant l’enfant est vivant, je suis d’avis que la céphalotripsie doit être réservée aux rétrécissements pelviens qui mesurent au moins sept centimètres. Au-dessous de ce chiffre, il est préférable de prati-
quer l’opération césarienne avec la modification de Porro (V. Hystéroiomie).
L'embryotomie proprement dite se pratique dans les cas de présentations du tronc, alors que l'épaule est trop profondément engagée dans le bassin pour qu’on puisse faire la version, et que d’autre part b‘ fœtus est trop gros pour être expulsé par le mécanisme de l’évolution spontanée. On emploie encore ce procédé opératoire lorsque la réfraction de l’utérus est telle qu’il est impossible de pratiquer la version. Dans ces deux cas, au moment où l’on opère, l’enfant est mort.
Comme nous l’avons dit plus haut, deux procédés opératoires peuvent être employés ; la décollation ou méthode de Celse, et Véviscération ou méthode de Lee.
Pour pratiquer la décollation, de nombreux instruments ont été inventés. Depuis une sorte de serpette montée sur un long manche, la guillotine de Ramsbotham, la scie à chaîne de Van der Ecken, le crochet de Tarnier, la ficelle du professeur Pajot, le crochet avec lames articulées de Jacquemier, etc., jusqu’au crochet de Braun et aux longs ciseaux de Dubois. — Tous ces instruments peuvent trouver leur emploi dans des cas particuliers, mais les ciseaux de Dubois me paraissent seuls pouvoir être mis en usage dans tous les cas ; en effet pour tous les autres il faut que la main ou au moins un doigt de l’accoucheur contourne le cou du fœtus afin de guider le crochet qui doit passer par-dessus le cou ; or, cela est souvent très difficile ou même impossible, par suite de l’élévation de la partie à saisir, et de l’énergique rétraction de l’utérus surl’enfant. Tandis qu’avec les ciseaux qui attaquent les parties d’avant en arrière, il suffit que le doigt de l’accoucheur ait bien reconnu le cou pour qu’on puisse s’en servir. Ces ciseaux agissent par petits coups répétés et, après avoir divisé peu à peu les parties molles, arrivent à la colonne vertébrale qu’ils sectionnent parfaitement grâce à leur force. Cette section opérée, des tractions faites sur le bras en procidence, qu’on s’est bien gardé de détacher, abaissent suffisamment les parties, pour qu’il soit possible de terminer rapidement la section du cou. Par ce procédé les parties maternelles n’ont rien à craindre des lésions que peuvent produire les autres instruments comme scie, crochets à lames tranchantes, etc., ni de l’ébranlement qui résulte de l’usage des crochets mousses, et de celui de Braun en particulier.
Une fois cette décollation opérée, le tronc est très facilement extrait en faisant des tractions sur le bras, et la tête est obtenue soit en plaçant un doigt dans la bouche si le bassin est bien conformé, soit en s’aidant du forceps ou du céphalotribe quand on a affaire à un rétrécissement pelvien.
L’éviscération du D'' Lee s’applique dans les cas où l’on ne peut pas atteindre le cou de l’enfant qui est trop élevé. On doit alors enlever avec les grands ciseaux le bras qui pend dans le vagin et pratiquer dans le thorax une vaste ouverture, par laquelle l’accoucheur introduit sa main et retire un à un les organes internes comme le foie, le
|| cœur, etc., en s’aidant toujours des ciseaux ; puis, ij introduisant un fort crochet mousse, il saisit la co- [ lonne vertt'brale, et la fracture. Enfin, la section Il des parties molles est continuée jusqu’à ce que le
Fig. 434.
Embryotomie (décollation).
tronc soit partagé en deux. Chacune de ces deux parties est ensuite extraite séparément, en se servant du forceps ou du céphalotribe, pour obtenir la tête, si le rétrécissement du bassin rend cette opération nécessaire. ^
ÉMÉTINE. — Nom donné par Pelletier et Magendie à 1 alcaloïde qu ils ont retiré de Vipécacuanha (V. ce mot), P L
ÉMÉTIQUE. — L’émétique, appelé encore iarlr'e slibié ou tartrate d'antimoine et de potasse, est un sel qui cristallise en octaèdres incolores et transparents; ses cristaux s’effleurissent lentement à Pair, perdent une partie de leur eau de cristallisation et tombent pour la plupart en poussière. En cet état, l’émétique se présente sous la forme d’une poudre blanche, soluble dans l’eau, insoluble dans 1 alcool, d’une saveur âcre et désagréable ; son antidote est une infusion de quinquina ou de noix de galle.
Effets. — Appliqué sur la peau soit en pommade, soit en solution concentrée, l’émétique y produit une éruption pustuleuse analogue à celle de la variole. Le début commence par de petites papules rouges, acuminées, de grosseur variable; bientôt après, ces papules, si l’on continue l’application Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.
topique du médicament, passent à l’état de vésicopustules et même de véritables pustules qui s’aplatissent, s’ombiliquent et se remplissent d’un pus séreux abondant. Tout autour de chaque pustule existe une auréole inflammatoire des plus vives. C’est le moment de suspendre le corps irritant, et alors la rougeur périphérique disparaît la première, puis les pustules tantôt se dessèchent très vite en croûtes brunes, tombent et ne laissent point après elles de traces de leur passage, tantôt, et plus souvent encore, elles donnent lieu à des plaies suppurantes, excavées , très doul<)ureuses , auxquelles succèdent des cicatrices indélébiles.
L’apparition des pustules est plus ou moins tardive suivant la sensibilité ou la dureté de la peau ; généralement elles se montrent au bout de 36 à 48 heures, On prend pour cela de la pommade stibiée, gros comme une noisette, on en frictionne matin, midi et soir la partie sur laquelle on veut faire naître les boutons, et l’on ne s’arrête que lorsque l’éruption est suffisamment développée.
Tel est le rôle de l’émétique mis au contact de la surface cutanée. Son action irritante se fait encore plus ressentir sur les parois du tube gastro intestinal, puisque, lorsqu’on le fait prendre par la bouche en solution concentrée, il occasionne non seulement des rougeurs de l’inflammation gastrique, mais aussi assez souvent des ulcérations assez larges pouvant être suivies ou non d’une légère hémorrhagie. Cette lésion ne s’observe toutefois que quand on a administré le remède à de trop hautes doses, car, à des doses faibles, 1 à 2 centigrammes par exemple, il provoque simplement des nausées, du malaise, un afflux de salive, une sécrétion exagérée des bronches, de l’estomac, des intestins et des glandes annexes sans autre dérangement des voies digestives. Si l’on augmente les proportions et qu’on donne d’emblée 5 à 10 centigrammes, les phénomènes deviennent plus intenses; aux nausées plus vives succèdent bientôt les vomissements composés d’abord de matières alimentaires , puis de mucosités aqueuses et enfin d’une bile jaune verdâtre presque pure.
Dès l’instant que les vomissements ont acquis ce degré d’intensité, il est rare qu’ils ne soient accompagnés et suivis d selles copieuses, mêlées d’abord de matières fécale assez bien moulées dont le caractère physique change très vite et se termine par une sorte de sérosité presque incolore tenant en suspension des débris d’épithélium ou d’une substance grisâtre, semblable à la matière riziforme expulsée par les sujets atteints de choléra. Il se produit alors un effet éméto-cathartique excessif qui doit s’accompagner naturellement de phénomènes généraux fort graves, marqués par la pâleur de la face, le refroidissement des extrémités, les sueurs profuses, la dépression du système nerveux, du pouvoir musculaire, du pouls et de la température, la prostration profonde; il se produit, en un mot, un ensemble de symptômes tellement sérieux qu'on les a caractérisés par le titre expressif de choléra stibié. Hâtons-nous de dire que de tels désordreç fonctionnels ne se manifestent habituellement qu’à la suite de fortes doses de 20 à 60 centigrammes prises en une seule fois; où bien il