‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 199 sur 238 · EUH 1G · texte numérisé non relu

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Les formes et les doses suivant lesquelles on prescrit l’eucalyptus changent avec les indications. L’infusion ou la décoction de 20 grammes de feuilles par litre d’eau s’emploie en boissons dans les affections catarrhales, la même infusion de 100 grammes par litre s’emploie par la bouche comme fébrifuge, elle s’utilise encore à l’extérieur en lotions et injections désinfectantes. La poudre se donne à la dose de 1 à 4 grammes comme toniqueanticatarrhale ; il faut au contraire .5 à 20 grammes par jour en quatre prises dans du miel, des confitures, des cachets médicamenteux ou dans les premières cuillerées de potage pour agir efficacement contre les fièvres intermittentes. L’eau distillée est aromatique, très agréable, elle sert de véhicule à un bon nombre de potions antispasmodiques. L’extrait aqueux est conseillé par Carlotti à la dose de

1 à 4 grammes en potion dans le but de produire des effets toniques. L’extrait alcoolique est employé par Gimbert à la dose de 2 à 10 grammes également en potion contre les fièvres intermittentes et les diarrhées rebelles. La teinture alcoolique, l’alcoolature se donnent aux mêmes doses et servent aux mêmes usages. Le sirop se prend seul ou en potion soit comme tonique, soit comme anticatarrhal, soit comme fébrifuge si l’on force suffisamment les proportions. Le vin se prépare comme le vin de quinquina et se donne de même. Les cigares faits avec les feuilles enroulées ont des propriétés curatives contre les affections chroniques des voies respiratoires. L’essence d’eucalyptus ou l’eucalyptol s’administre à la dose de quelques gouttes jusqu’à

2 et 5 grammes par jour sur du sucre, ou en cap-

sules contenant 15 centigrammes chacune. On en donne 6, 12, 20 en plusieurs fois comme anticalarrhales. L’essence se donne encore, tantôt en lavements à la dose de 2 à 4 grammes émulsionnée dans un jaune d’œuf, tantôt en liniments, gargarismes, collutoires ou suppositoires suivant la maladie qu’on a à traiter et les effets qu’on veut produire. D' Marc. Camboulives.

EÜONYMINE. — Nom donné à une substance amère, qu’on obtient en traitant par l’alcool l’écorce de la racine de Veuonyrnus, arbre originaire de l’Amérique du Nord, plus connu sous le nom de wahoo ou fusain, et qui jouit de propriétés drastiques et produit des effets purgatifs, à la dose de 10 à 20 et même 30 centigrammes, mais accompagnés de coliques. Ce médicament jouit d’une certaine faveur en Amérique, mais n’est que tout à fait exceptionnellement employé en France. p. L.

EUPEPTIQüE. — On donne ce nom aux médicaments qui ont pour effet principal de faciliter la digestion, ainsi la pepsine, la diastase, la pancréation, l’acide chlorhydrique, l’acide lactique sont des eupeptiques. P. L.

EUPHORBE. — On donne ce nom à un genre de plantes de la famille des euphorbiacés qui comprend plusieurs centaines d’espèces, les unes herbacées, les autres ligneuses, les autres charnues et cactiformes, qu’on rencontre dans presque toutes les contrées du globe. Les espèces exotiques four-

nissent une gomme-résine, appelée aussi euphorbe, qui est obtenue par suintement naturel ou par écoulement déterminé à l’aide d’incisions profondes. Ce suc laiteux qui sort de la plante s’épaissit et se dessèche à l’air. 11 est en petites larmes irrégulières.

. Fig. 469.

Euphorbia résinifera (sommet du rameau florifère)

globuleuses, creuses dans l’intérieur, d’un jaune roussâtre ou brunâtre , presque inodores, d’une saveur âcre, brûlante et caustique.

Pris à l’intérieur, ce suc gomme-résineux déter-

Fig. 470. Fig. 471.

Euphorbia sylvatica Portion d’inflorescence.

mine une inflammation locale souvent dangereuse. C’est un purgatif drastique des plus violents; il faudrait le prescrire à de très faibles doses, et même encore on risquerait de déterminer des superpurgations toxiques.

L’usage externe de ce médicament n’est pas autant à redouter, car mitigé sous forme de teinture, d’huile ou de pommade, il exerce une forte action rubéfiante ou vésicante dont on peut retirer le meilleur parti. Il est quelques vésicatoires qui opèrent leur effet en trois ou quatre heures et qui doivent très probablement la promptitude de leur action vésicante à la présence de la poudre ou de l’huile d’Euphorbe qui entre dans leur composition. Toutefois, ce produit est si puissamment caustique que

nous l’employons rarement, tandis qu’il est très usité dans la médecine vétérinaire.

Les euphorbes indigènes contiennent un suc en tout semblable à celui des euphorbes exotiques et possèdent des propriétés drastiques et vésicantes d’une égale énergie. Ainsi Veuphorbia lathyris, vul* gairement appelé épurge, très commun en France, jouit d’un pouvoir médicamenteux et toxique puissant, connu depuis longtemps et que Sudour et Caraven-Cochin ont bien précisé en 1881, d’après, les expériences auxquelles ils se sont livrés et' d’après un fait d’empoisonnement observé par eux. Aussi conseillons-nous au paysans des régions du sud-ouest de la France qui, parfois, se purgent avec les graines d’épurge, de renoncera faire désormais! usage de ce médicament éminemment dangereux. ’

D' Marc. Camboulives.

EUSTACHE (TROMPE d'). — - (V. Trompe.)

EUZET-LES-BAINS (eaüx minérales d'). ' — Euzet est un village du département du Gard, situé dans l’arrondissement d’Alais, qui possède des eaux sulfurées calciques, bitumineuses, employées en boisson, en bains et en douches contre les maladies de l’appareil respiratoire, les affections squameuses et papuleuses de la peau, les rhumatismes, les dyspepsies, etc. P. L.

ÉVACUANT. — (V. Laxatifs, Purgatifs.)

Evacuation.— On;donne(ce'nomà l’acte volontmrë~ou involontaire par lequel les matières excrémeiititielles ou les matières morbides sont expulsées de^l’économie. P. L.

5 ÉVANOUISSEMENT. — (\. Syncope.)

ÉVAPORATION. — On [appelle ainsi le passage d’iiir liquide à l’état' de vapeur, lorsque ce passage së fait à^une température inférieure à celle de l’ébullition. P. L.

ÉVAUX (EAÜX MINÉRALES D’).— Évaux cst un village dë'^la Creuse, dans l’arrondissement d’Aubusson, qui possède des eaux minérales sulfatées sodiques très abondantes, fréquentées par les malades atteints de rhumatismes musculaires et articulaires chroniques, de névralgies, de maladies de peau, d’ankyloses, de tumeurs blanches, etc. p. L.

ÉVIAN (eaux minérales d’). — Évian est une petite ville de 2,900 habitants, située en Savoie, au bord du lac Léman, en face de Lausanne, qui possède des eaux minérales d’une minéralisation presque nulle (à peine 25 centigrammes de principes minéralisateurs par litre, dont 22 centigrammes de bicarbonate de chaux), et qu’on utilise contre les affections chroniques du tube digestif et les catarrhes vésicaux, mais sans grande efficacité. p L.

ÉVIDEMENT. — On donne ce nom à une opération chirurgicale pratiquée sur les os et qui consiste à enlever à l’aide d’une gouge les parties ma-

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