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l’estomac, elles sont rapidement absorbées et ont j des effets antispasmodiques semblablesà ceux qu’on observe après l’ingestion de l’éther ou du chloro- I forme. En effet, nous voyons à la suite de leur administration un calme complet s'établir : les j battements du cœur se ralentissent, les mouve- 1 ments respiratoires diminuent de fréquence, la température s’abaisse, les désordres du système nerveux s’apaisent, la douleur, le, malaise et la lièvre diminuent d’une manière sensible pour repa- : raître bientôt après la cessation du médicament. 11 n’en sera pas de même de doses toxiques qui aux effets antispasmodiques feront succéder la résolution musculaire, l’abolition de la sensibilité et de la chaleur animale, la dilatation excessive du champ pupillaire, phénomènes qui ne sont pas sans avoir de l’analogie avec ceux produits par les anesthésiques et qui, continués par la répétition des mêmes ! doses, ne farderaient pas à occasionner la mort dans un espace de temps très court.
En d’autres termes, l’eucalyptol détermine des effets comparables à ceux des antispasmodiques,
; tels que l’éther, le chloroforme, le camphre ; mais I il remporte sur ce dernier, sans doute parce qu’il I est plus volatil, un peu moins insoluble, et par cela même, plus diffusible. De plus, son élimination offre des considérations importantes, car il a une action sur les voies respiratoires et les organes génito-urinaires qui s’approche beaucoup de celle des térébenthinés En effet, ce produit en s’éliminant par les urines et surtout par les tuyaux bronchiques diminue le flux catarrhal de ces organes et tend à faire disparaître les mucosités qui les engorgent.
Usages. — D’après ces considérations physiologiques, l’on comprend que le rôle thérapeutique de l’eucalyptus doit être des plus variés. L’odeur embaumée de ses feuilles assainit le climat qu’il habite, les fièvres intermittentes y sont inconnues aussi bien que la plupart des maladies épidémiques. C’est là une des raisons pour lesquelles on l’a essayé et employé avec succès contre les fièvres intermittentes et dans les affections putrides. Ses propriétés fébrifuges sont incontestables, quoique bien moins puissantes pourtant que celles du sulfate de quinine. Ce produit médicamenteux guérit très bien les fièvres légères, mais il est quelques fièvres graves dont l’écorce du Pérou est seule capable de triompher. Ses propriétés désinfectantes et antiseptiques ressemblent aussi à celles de cette écorce; elles paraissent même devoir être plus efficaces, puisque dans les affections adynamiques, les plaies de mauvaise nature, elles rendent des services supérieurs, sanctionnés par l’expérience. C’est à cause de ces propriétés désinfectantes et antiseptiques que Pennés a fait entrer l’eucalyptus dans la composition de son vinaigre de Fermés. Nous avons encore dans l’eucalyptus ou mieux dans l’eucalyptol un sédatif du système nerveux, utile contre l’asthme, l’angine de poitrine et quelques névroses, un anticatarrhal des muqueuses bronchiques, vésicale, utérine, avantageux contre les catarrhes des bronches, de la vessie ; la toux de la tuberculose, de la coqueluche, de la grippe; la leucorrhée , la blennorrhée, etc.