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les muscles du corps, est extenseur de la cuisse sur le bassin et rotateur de la cuisse en dehors, il maintient le bassin en arrière lorsqu’on est dans la position verticale, et est vraiment le muscle de la station verticale. Le moyen fessier, situé au-dessous et en haut du précédent, est abducteur de la cuisse ; il est de plus faiblement rotateur en dedans

Fig. 48y.

Muscles, vaisseaux et nerfs de la région postérieure de la fesse.

Muscle grand fessier divisé au niveau de ses insertions supérieures et inférieures. — 2. Muscle moyen fessier, profondément échancré afin de montrer le petit fessier qui lui est sous-jacent et les vaisseaux et nerfs fessiers qu’il recouvre — 3. Muscle petit fessier. — 4. Grand trochanter. — 5. Muscle pyramidal. — 6 Muscle obturateur interne avec les deux jumeaux qui lui sont accolés. — 7. Muscle carré crural. — 8. Aponévrose fémorale. — 9. Tendon commun des muscles biceps et demi-tendineux. — 10. Muscle demi-tendineux. — 11. Muscle droit interne. — 12. Artère fessière accompagnée du nerf fessier. — 13. Artère ischiatique. — 11. Grand nerf sciatique. — 15. Petit nerf sciatique.

par ses fibres antérieures, et rotateur en dehors par ses fibres postérieures. Quant au petit fessier, situé en dessous du moyen fessier, il recouvre immédiatement l'articulation coxo-fémorale, et a la même action que lui.

L'artère fessière, trèsvolumineuse, naît de l’artère iliaque interne, sort du bassin par l’échancrure sciatique, et se divise en deux branches qui se distribuent dans les muscles de la fesse.

Les veines fessières sont au nombre de deux, et accompagnent Tarière.

Les nerfs fessiers sont aussi au nombre de deux : le fessier supérieur (it\& fessier inférieur ou nari petit sciatique, qui se ramifient dans les muscles de la fesse. P. L,

FÈ'VE. — La fève, ou fève des marais, est une plante de la famille des légumineuses, originaire de la Perse, cultivée dans presque toute l'Europe, dont les semences forment une ressource précieuse pour l’alimentation de la classe peu aisée. Ces semences sont en effet très riches en fécule et en substances azotées, ainsi qu’on peut s’en convaincre par l’analyse suivante qui donne pour 100 parties en

poids :

Amidon et sucre 52

Substances azotées 24

Matières grasses et aromatiques ... 3

Cellulose 3

Sels minéraux 3

Eau. . ■ 15

Dans le Midi, on mange les fèves crues avec du sel. Généralement on en fait des soupes et des purées, d’un goût très agréable, mais assez difficiles à digérer. Quant à la farine, les boulangers s’en servent parfois pour falsifier le froment. p. l.

FÈVE DE CâLABAR. — La fève de Calabar ou physostigma venenosa, connue sous le nom A'éséré aux Vieux-Calabar, où les naturels se servent de

Fève de Calabar. — Inflorescence.

ses graines, en justice, comme poison d’épreuve, pour déterminer l’innocence ou la culpabilité des accusés, est une plante vivace de la famille des légumineuses, assez semblable aux haricots de nos potagers, qui croît spontanément au Calabar, au Gabon, dans la Nouvelle-Guinée, à l’ouest des sources du Niger, dans les terrains marécageux et près des cours d’eau. Ses graines, ou fèves de Calabar proprement dites, qui sont la seule partie toxique de la plante, sont aussi la seule usitée en médecine.

La fève de Calabar , appliquée sous forme de solutions dans le cul-de-sac de la conjonctive, jouit de la propriété remarquable de contracter la pupille.

FEU. — (V. Cautère.)

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à l’inverso de la belladone et de l’atropine. Aussi est-elle utilisée par les oculistes comme anti-mydriati(iue, pour prévenir ou rompre les synéchies, dans les kératites et tes iritis. On l'emploie aussi dans le glaucome, l’ambliopie alcoolique, etc. Administrée à l’intérieur, la fève de Calabar exerce, sur la partie inférieure de la moelle, une action dépressive et paralysante qu’on a cherché à utiliser dans le trai-

Fève de Calabar entière et ouverte.

tentent de la chorée, des convulsions, de l’épilepsie et du tétanos, mais, je dois le dire, sans grand succès. Les effets de la fève de Calabar sont dus à la présence, dans la graine, d’un alcaloïde nommé éserine (V. ce mot).

A dose toxique, la fève de Calabar détermine une soif intense, de la constriction de la gorge, une salivation abondante, la rareté et la faiblesse du pouls, une sueur froide et visqueuse, l’abolition graduelle des mouvements volontaires, des contractions des membres et du tronc alternant avec la résolution musculaire, la paralysie des membres inférieurs, une difficulté très grande delà respiration, le ralentissement des battements du cœur, l’asphyxie et la mort. Lorsque surviennent des vomissements et de la diarrhée, le sujet peut être sauvé. Il n’e.xiste pas encore dans les annales judiciaires d’exemple d’empoisonnement criminel par la fève de Calabar. D'- Paul Labarthe.

FÈVE DE SAINT-IGNACE. — La fève de Saint- Ignai-e, qui porte le nom du fondateur de l’ordre des jésuites, parce qu’elle fut importée en France pour la première fois par un membre de cette puissante corporation religieuse, la fève de Saint- Ignace est la semence du vomiquier amer [sirychnos ignatin amara) de la famille des logoniacées, grande liane qui s’élève en serpentant au sommet des plus grands arbres dans les îles Philippines et en Cochinchine.

Cette plante donne un fruit du volume d’une forte grenade, dont les graines, grosses comme des olives, offrent à une extrémité la cicatrice d’un point d’attache. La substance de ces graines est opaque, grisâtre, cornée, inodore et d’une saveur très amère. Elles contiennent de la strychnine et de la brucine (V. ces mots), comme la noix comique (V. ce mot), dont elles ont la même action physiologique, et constituent un poison violent tétanisant.

Fie. 192.

Fève de Saint-Ignace.

(Grandeur Daturelle).

Employée dans l’Inde comme vermifuge et quelquefois contre les fièvres intermittentes, la fève de Saint-Ignace est employée en Europe comme apéritive et stimulante des fonctions digestives. On l’utilise contre la constipation, les dyspepsies gastrointestinales accompagnées de flatulence et de coliques venteuses. Longtemps administrée sous la forme de solution alcoolique connue sous le nom Aq gouttes amères de Baume, à la dose de t à 10 gouttes dans le vin aux repas, la fève de Saint- Ignace n’est plus guère administrée aujourd’hui sous cette forme, dont la composition est par trop variable. On préfère avec raison avoir recours à ses alcalo’ides, c’est-à-dire à la brucine et à la strychnine (V. ces mots). D' Paul Labarthe.

FÈVE TONKA. — On donne ce nom à la graine du fruit du coumarouna, grand arbre de la famille des légumineuses papillonacées, qui croît dans les forêts de la Guyane, où il atteint jusqu’à 25 et 30 mètres de hauteur , avec un diamètre moyen de 1 mètre.

Le fruit du coumarouna, qui renferme la graine, est analogue comme forme et comme texture à une amande ordinaire. Quant à la graine ou fève tonka, elle est oblongue, plus ou moins ridée, noirâtre, et possède une saveur huileuse, douce et agréable, et une odeur aromatique très agréable, tenant à la fois de colles de la vanille et du mélitot, due à un principe neutre cristallisable appelé coumarine qui se trouve aussi dans la va- Fève tonka (fruit et graine), nille et le mélitot.

La fève tonka n’a pas encore été, que je sache, employée en thérapeutique. Seuls les parfumeurs et les liquoristes utilisent son parfum. .l’oubliais bon nombre de priseurs qui mettent aussi une fève tonka dans leur tabatière pour parfumer leur chère poudre. Je leur conseille même de ne pas abuser du tonka, parce qu’à dose très forte il détermine de la céphalalgie, des vertiges et des vomissements.

Paul Labarthe.

FIBRE. — On donne ce nom en anatomie à des petits filaments microscopiques allongés qui sont l’élément constitutif de certains tissus ou entrent dans leur composition, comme les fibres élastiques, musculaires, nerveuses , etc. P. L.

FIBREUX (corps). — (V. Utérus.)

FIBREUX (tissu). — On donne ce nom, en anatomie, à un tissu élémentaire du corps humain, variété du tissu cellulaire (V. ce mot), formé par des fibres serrées et réunies en gros cordons ou faisceaux plus ou moins rectilignes, d’un blanc mat.

Fig. 493.

FIB

FIÉ

Le tissu fibreux forme les aponévroses et les fendons (V. ces mots). p. l.

FIBREUSES (TDMEURS). — (V. Fibromes.)

FIBRINE. — La fibrine est une substance organique, naturellement liquide, mais qui peut se coaguler spontanément, et, qui, dans cet état, est alors demi-solide, plus ou moins élaslique, disposée en flocons ou en masse suivant son abondance, d’un blanc sale, inodore, insipide, insoluble dans l’eau froide, l’alcool et l'éther, très soluble dans l'acide acétique. Lorsqu’elle est desséchée, elle devient dure, cassante, jaunâtre, hygrométrique. Elle existe surtout dans le sang, d’où on l’extrait par le battage ou le lavage; on la rencontre aussi dans la lymphe, dans la sérosité de l’ascite, de l’hydrothorax, de l’hydrocèle, etc.; elle forme la presque totalité des fausses membranes diphthériliques A l’état normal, la fibrine existe dans le sang dans la proportion de 3 pour 1000. Cette proportion diminue dans certaines maladies telles que la fièvre typhoïde et les fièvres éruptives: elle augmente au contraire dans toutes les maladies inflammatoires. p. l.

FIBRO-CARTILAGE — Nom donné par les anatomistes à un tissu formé de cartilage et de tissu fibreux, comme celui du pavillon de l’oreille, de l’épiglotte, etc. p. l.

FIBRO-CYSTIQUE. — On appelle ainsi des tumeurs formées de tissu fibreux et qui contiennent des kystes. p. L.

FIBROME. — On désigne sous le nom de fibrome les tumeurs bénigne- exclusivement formées par du ti^su fibreux. Ces tumeurs sont nettement délimitées, arrondies, lobulées, en forme de polypes ; leur volume, petit d’ordinaire, varie beaucoup, et on en a observé qui pesaient jusqu'à 23 et 33 kilos. En général, les fibromes sont durs ; on en rencontre cependant qui sont aussi mous que le tissu cellulaire sous-cutané.

Les filii omes se développent surtout dans la peau, datis le tissu cellulaire sous-cutané et sous-muqueux, sur les aponévroses et sur le périoste. Ou en a observé dans le tissu cellulaire profond, dans le tissu cellulaire sous-péritonéal, dans les muscles, dans la mamelle, dans l’oibite, etc. On ignore leur cause. Ils s’observent plutôt à l’age adulte et sont rares dans la vieillesse; souvent on en rencontre chez des individus ayant toutes les apparencesd’une santé parfaite; quelquefois ils sont congénitaux.

La marche des fibromes n’e.st pas toujours la même. Tantôt ils peuvent, en quelquesorte, s’enkyster et demeurer stationnaires ; tantôt ils s’accroissent, envahissent les tissus voisins et se pédiculisent. Ils peuvent aussi être mobiles ou adhérents aux parties profondes. Le plus souvent ils sont uniques; quelquefois ils sont très nombreux, üaus ce dernier cas, ils siègent dans le tissu cellulaire souscutané, et peuvent alors acquérir un volume considérable. D’ordinaire la peau qui les recouvre est mobile et non adhérente. Dans bon nombre de cas, elle est amincie, et lorsqu’elle est trop distendue

par des fibromes trop gros, elle peut s’enflammer et s’ulcérer. Les fibromes eux-mêmes peuvent aussi s enflammer, s ulcérer, et parfois se gangrener. Mais en général leur évolution est lente; ils ne sont pas douloureux, sauf les cas de douleur provoquée par la compression des tissus voisins, lor.squ’ils sont trop volumineux, et ils n’ont aucun retentissement sur la santé générale.

Lorsque les fibromes sont d’un petit volume, indolents et stationnaires dans leur évolution, on peut les abandonner à eux-mêmes. Lorsqu’ils augmentent de volume, il faut les enlever soit avec le bistouri, soit au moyen de l’écrasement linéaire, soit enfin au moyen de la galvanaucaustie.

FIÈVRE EN GÉNÉRAL. — Considéré dans son acception la plus générale, le mot fièvre sert à désigner un élat pathologique dont les symptômes constants sont une augmentation de la combustion et de la température organiques, et dont les symptômes les plus variables sont des dé-sordres dans la circulation, la nutrition et l’innervation.

On connaît les conditions dans lesquelles se produit la fièvre, mais on ignore le mécanisme de son développement. La fièvre se produit : 1“ dans toutes les inflammations aiguës ; — 2“ dans les fièvres éruptives ; 3° dans la fièvre typhoïde, le typhus;

— 4“ dans les intoxications paludéennes (fièvre des marais, intermittentes, etc.), la dysenterie, le choléra, etc. : — 5" dans les afléctions virulentes ou septiques (morve, charbon, syphilis, septicémie, infiltration d’nrine, etc. ; — 6“ sans cause appréciable (fièvre éphémère).

Les théories pathogéniques de la fièvre (qui ne. sont que des hypothèses) sont au nombre de deux principales :

1“ La théorie nerveuse, d’après laquelle la cause de la fièvre agissant sur le grand sympathique déterminerait d’abord l’excitation des nerfs vaso-moteurs et par suite le resserrement des vaisseaux, ce, qui produirait le fri.sson, puis la paralysie de ces mêmes nerfs vaso moteurs et par suite la dilatation des vaisseaux, une activité plus grande des combustions organiques en rapport avec l’afflux considérable du sang, et, comme conséquence, l'augmentation de chaleur.

2° La théorie humorale qui suppose que l'agent fébrile agit d'une façon inconnue sur le sang pour déterminer l’accroissement des combustibles et de la chaleur.

L’état fébrile se caractérise par des symptômes que l’on peut, avec Jaccoud, grouper sous quatre chefs : A. Désoiîdues de la calouieication ; B de la NUTUiTioN ; G. de la circulation ; D. de I’innerv.v-

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