‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 227 sur 238 · GIN · texte numérisé non relu

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Mais, dans ce cas, il ne faut pas donner à téter à l’enfant, à cause de l'opium. On peut encore employer des lotions avec une solution de sublimé au millième, ou des frictions avec de la pommade au calomel ou au borate de soude, préparée dans les proportions de 3 grammes de substance active pour 30 grammes d'axonge ou de vaseline. Pour ma part, j’ai eu souvent recours à un simple badigeonnage avec du baume du Commandeur, qui forme sur la partie malade une couche isolante et suffisamment protectrice. d'- a.-l. labauthe père.

GERME. — On donne ce nom en anatomie à la partie de l’œuf qui se segmente {Y. Œuf), et, en pathologie, on l’emploie comme synonyme de mfcroèe (V. ce mol). P. L.

GERVAIS (EADX MINERALES DE SAINT-). — (V. Sainl- (iervais.)

GESTA. — Mot latin employé dans les traités d’hygiène pour désigner les fonctions du corps humain qui s’exercent par le mouvement volontaire des muscles et des organes, puis, la veille, le sommeil et le repos. p. l.

GESTATION. — (V. Grossesse.)

GIBIER. — D’ une manière générale on donne le nom de gibier aux animaux vivant en liberté que l’homme chasse pour en faire sa nourriture. On admet d’ordinaire quatre genres de gibier différents ; 1° le gibier à plume ; 2° le gibier d'eau; 3° le gibier à poil ; 4° la venaison. D’une digestion assez facile en général, pourvu que l’animal ne soit pas trop vieux, ni trop récemment tué, ni trop faisandé, le gibier contient moins de graisse que les animaux de basse-cour engraissés, et il est plus sapide ; il a un fumet plus développé, il est plus nourrissant, mais il n’est pas douteux qu’un régime exclusivement composé de gibier, ne tarderait pas à produire sur la santé des effets déplorables, tels que constipation opiniâtre, céphalalgie, congestion sanguine, etc. Du reste on se lasse bien plus vite du gibier que de la viande de boucherie et de bassecour. P. L.

GIBBOSITE. — On donne ce nom en orthopédie à un vice de conformation résultant d’une déviation de la colonne vertébrale dans un sens quelconque, ce vice de conformation prend le nom de cyphose quand la courbure du rachis est en arrière à convexité postérieure ; de lordose, lorsque la courbure est en avant ; de scoliose, lorsque la courbure est latérale (V. Cyphose, Lordose, Scoliose).

GIGON (ÉLIXIR DE). — L’élixir de Gigon, très connu et particulièrement apprécié des médecins et des malades, est une préparation pharmaceutique spéciale, dans laquelle M. Gigon, ancien interne en pharmacie des hôpitaux de Paris, a très heureusement combiné le Colombo, le quinquina jaune et les écorces d’oranges amères, avec un vin de liqueur %ieux comme excipient. Il réunit donc toutes les

remarquables propriétés de ces diverses substances et répond ainsi à plusieurs indications thérapeutiques de premier ordre.

Stomachique, tonique, amer sans astringenciî, stimulant, digestif, sans amener de constipation, antispasmodique et fébrifuge, l’élixir de Gigon, véritable régulateur des digestions, devient le remède le plus efficace de certaines affections de 1 estomac, telles que la gastralgie, l’anorexie, les différentes dyspepsies, la diarrhée et les dysenteries chroniques ; il est aussi très précieux pour combattre la chlorose, l'anémie, l’aménorrhée, la leucorrhée, les fièvres intermittentes; il convient admirablement chez les individus convalescents de maladies aiguës, ainsi que chez les vieillards débilités dont les fonctions digestives et assimilatrices sont si souvent ralenties, et comme reconstituant en temps d’épidémie cholérique.

Préparé avec des produits de premier choix, de provenance directe et toujours vérifiés par M. Gigon lui-même, toujours rigoureusement titré et d’une composition identique, très agréable au goût, l’élixir de Gigon se prend, de préférence avant chacun des principaux repas, à la dose d’un verre à liqueur. Dans les affections à forme typhique, il faut augmenter cette dose et le prendre par cuillerées à bouche toutes les heures (V. Colombo, Quinquina, Oranges amères). d' e.-L. Tarhide.

GIGON (SIROP ET PATE DE). — (V. Narcéine.)

GIGON (TRiBROMDRE DE). — Le tribromure de Gigon est une préparation spéciale dans laquelle l’auteur a associé, par parties égales, les bromures d’ammonium, de potassium et de sodium, de façon à obtenir un produit qui réunit à lui seul l’action énergique de ces trois médicaments. p. l.

GINGEMBRE. — Le gingembre est une plante vivace de la famille des amomées, originaire des Indes, actuellement cultivée dans une grande partie de l’Amérique. Sa racine ou pour mieux dire son rhizome est la seule partie de la plante employée. Elle se présente dans le commerce sous deux couleurs différentes ; le gingembre gris qui n’est autre chose que la racine pourvue de son écorce, et le gingembre blanc qui est formé par la racine dont l’écorce a été enlevée. Ces deux racines d’aspect différent, suivant qu’elles sont privées ou non de leur écorce, sont de la grosseur du doigt, aplaties, articulées ; leur saveur est âcre et brûlante, leur odeur forte et aromatique provoque l’éternuement.

Administrées en infusion , en poudre 50 centigrammes à 2 grammes, en teinture 2 à 4 grammes, en sirop ou en vin, elles constituent un stimulant énergique et un stomachique puissamment actif. C’est un remède qui, en .•France, est employé très rarement; il est très usité au contraire en Allemagne, en .Angleterre et dans les Indes. En Angleterre, on en prépare une bière de gingembre justement estimée à cause de sa saveur agréable et salutaire; on la prescrit comme un excellent digestif dans les dyspepsies nerveuses.

!)■■ Marc. Camboüuves.

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GINGIVITE. — La gingivite est la stomatite limitée aux gencives (V. Stomatite). p. l.

GIN-SENG. — On donne ce nom à une plante de la famille des ombellifères qui pousse en Chine et au Canada, dont la racine aromatique est amère, stimulante et tonique, à laquelle les Chinois ont attribué des propriétés aphrodisiaques merveilleuses qu’elle est bien loin de posséder. p. l.

GIRARD (fer). — Le fer Girard est un protoxalate de fer (V. ce mot) dont la thérapeutique est redevable au docteur Girard qui l’a obtenu par la combinaison de l’acide oxalique avec le protoxyde de fer. Depuis 1872, époque où notre confrère présenta ce nouveau composé ferrugineux à l’Académie de médecine, le fer Girard a élé expérimenté dans les hôpitaux de Paris, à l’Hôtel-Dieu par Vigla, Hérard, Guéneau de Mussy et Bail; à Beaujon par Gubler, à la Pitié par Gallard, etc., qui ont constaté ses qualités particulières que M. Hérard a très bien résumées à la tribune de l’Académie de médecine dans les termes suivants : « Cette préparation ferrugineuse, presque insipide, est facilement acceptée par les malades et très bien supportée par l’estomac, et, aux doses de 10 à 20 centigrammes par jour, elle relève les forces et guérit la chloro-anémie comme le font les bonnes préparations ferrugineuses ; ce qui distingue particulièrement ce nouveau sel de fer, et lui donne des droits à entrer dans la thérapeutique, c’est qu’il ne constipe pas. On peut même, en portant la dose à 30, 40 et 50 centigrammes, combattre efficacement la constipation et obtenir des garde-robes plus ou moins nombreuses. »

Le fer Girard est préparé sous trois formes diffénmtes : en poudre, avec une petite cuillère mesul'ant 5 centigrammes ; en pastilles renfermant 10 centigrammes de set de fer; en dragées contenant chacune 10 centigrammes de sel ferreux. Les dragées sont recommandées aux personnes qui ('prouveraient des difficultés à prendre le fer en |)oudre, et les pastilles aux enfants qui ne savent pas avaler de pilules.

La dose quotidienne ordinaire pour les adultes est de 10 à 20 centigrammes (1 ou 2 cuillères ou pilules); en cas de constipation, on peut l’élever progressivement jusqu’à 30, 40 et 50 centigrammes par jour. Pour les enflants, la dose est de 10 centigrammes (1 pastille ou 1 dragée) dans les cas ordinaires, et de 20 centigrammes (2 pastilles ou 2 dragées) en cas de constipation, à prendre à n’importe quelle heure de la journée, mais de préférence au moment des repas, dans tous les cas où le fer est indiqué. U* c. s.vrran.

GIROFLE. — Le girofle est la fleur non épanouie du giroflier des Moluques, caryophyllus aromaticus, arbrisseau toujours vert de la famille des myrtacées, naturalisé à Cayenne, aux Antilles et à rile de France. Cette fleur, non développée, a la forme d’un clou (clou de girofle) dont la tête est représentée par les pétales couchés les uns sur les autres en forme de bouton, tandis que le corps et la pointe sont formés par le calice contenant l’ovaire. Le girofle contient, comme les autres stimu-

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lants, une huile volatile particulière qui lui donne une odeur spéciale fort agréable avec un goût âcre, brûlant et un peu amer. C’est du reste un stimulant comparable pour son action à la muscade, au gingembre, à la cannelle. 11 est très usité comme condiment, mais très peu souvent employé en médecine.

Il a l’inconvénient d’échauffer, de constiper, d’augmenter l’irritation, ainsi que le mouvement fébrile. Quoiqu’il se donne rarement seul comme médicament, il sert quelquefois à corriger le goût et l’odeur d’autres remèdes qui ont une plus grande valeur thérapeutique. On utilise alors l’huile volatile qui est trop irritante pour être prise seule. A l’extérieur, au contraire, elle rend des services en applications topiques contre l’odontalgie. Une boulette de coton, imbibée de cette essence et portée dans le creux de la dent cariée, cautérise la pulpe nerveuse au point de faire cesser souvent la douleur intolérable qu’elle occasionne.

D’’ Marc. Cambouuves.

GLACE. — La glace n’est autre chose que de l’c'au congelée et solidifiée sous l’influence d’un abaissement de température. Elle est employée en chirurgie, en médecine et dans l’alimentation.

En chirurgie, la glace pilée et mélangée en parties égales avec du sel marin, ou dans les proportions de deux parties de glace et une partie de sel, constitue un excellent moyen d’anéantir la sensibilité. Il suffit pour cela de mettre le tout dans un sachet en toile fine et de l’appliquer sur la partie ou l’organe que l’on veut anesthésier. L’insensibilité est produite au bout de quatre ou cinq minutes et s’annonce par le refroidissement extrême et la teinte blanchâtre de la peau qui est à demi gelée. On peut user de ce moyen lorsqu’on veut ouvrir un abcès , arracher un ongle incarné , extirper une petite tumeur sans que l’opéré éprouve la moindre sensation douloureuse. Il est bon de noter qu’on ne devra jamais tenir trop longtemps le mélange réfrigérant sur le même point, afin d’éviter qu’il ne survienne de la gangrène et des eschares.

La médecine a aussi très souvent recours à la glace en applications topiques. C’est ainsi qu’on applique une vessie remplie de glace sur la tête et le front des malades atteints d’affections phlegmasiques du cerveau et des méninges, d’hémorrhagies cérébrales ou de fracture de crâne.

C’est ainsi encore qu’on utilise la puissance sédative de la glace contre les céphalalgies violentes, et les accès de délire furieux. Dans les hémorrhagies utérines puerpérales et non puerpérales, dans les péritonites traumatiques, dans l’étranglement interne et l’étranglement herniaire, des applications de glace sur les parois abdominales ont la propriété d’arrêter l’hémorrhagie, de résoudre l’inflammation, de faire cesser l’étranglement. La glace combat aussi très efficacement les gastralgies opiniâtres, les entérites chroniques, les vomissements incoercibles.

Enfin la glace, surtout dans les villes, occupe une place importante dans l’alimentation. Elle sert en effet, non seulement à rafraîchir l’eau et le vin, à conserver les viandes et les poissons, mais encore

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à fabriquoi- les 'glaces et les sorlæts que l’on donne comme entremets an dîner, et comme rafraichissement dans les soirées. A ce propos, nous ne saunons trop recommander aux personnes qui boivent de 1 eau glacée ou qui mangent des glaces, d'éviter de le faire lorsqu’elles ont tout le corps en sueur, car des accidents très graves tels que le développement subit des pblegmasies de l’appareil respiratoire , des pleurésies , des coliques , des diarrhées, etc., peuvent résulter de la violation de ce précepte. .Ajoutons que les femmes doivent s’en abstenir pendant la période menstruelle.

Grâce aux progrès de la chimie et de l’industrie, on est ariivé aujourd hui à fabriquer rapidement et a très bon marché de la glace, et chaque famille peut avoir chez elle, à la ville comme à la campagne, un appareil à produire la glace. Le plus

Fig. .')39. — Glacière Toselli.

simple et le plus commode est sans contredit l’appareil inventé par Toselli, ancien officier du génie, et adopté par les hôpitaux militaires. D’un petit volume, d’un maniement si simple qu’un enfant de O ans peut le mettre en œuvre, sans fatigue ni danger, la. glacière Toselli, nouveau modèle à récipient multiple, peut, à volonté, produire un bloc de glace, glacer un sorbet et rafraîchir le vin et l’eau des repas, en quelques minutes. Le mélange relrigérant employé est l’azolate d’ammoniaque, et ce sel, qui .se reconstilue facilement à l’air libre, con.ser\e indéfiniment son pouvoir réfrigérant.

1)'^ Paul Labarthe.

GLAIRES. — Les glaires sont des mucosités épai.sses et filantes, semblables à du blanc d’œuf, sécrétées par les membranes muqueuses plus abondamment que de coutume et ne diffèrent du mucus qui lubrifie ces muqueuses, à l’état normal, que parleur consistance et leur viscocité plus grandes. Il y a donc loin de là à ces fameuses maladies glaireuses dont les charlatans entretiennent sans cesse le public, et nos lecteurs savent ce qu’il faut penser des divers élixirs antiglaireux qui ne sont qu’un mélange de 4 ou 5 purgatifs drastiques les plus violents. P ^

GLAND. — On donne ce nom en anatomie, à l’extrémité de la verge et du cliloris. p. i..

GLANDS. — Les glands'sont les fruits de diverses espèces de chêne. Ils servent surtout à falsifier le café et à fabriquer le café de glands doux. p. l.

GLANDES. — Les glandes, qui existent en quantité innombrables dans le corps humain, où elle,, sont annexées à l’appareil de la circulation, dont elles extraient des principes qui doivent être rejetés au dehors ou rentrer dans la circulation après avoir joué un rôle plus ou moins important, sont des organes spéciaux, de volume varié, mais qui pré- •sentent entre eux une grande analogie de structure el de fonction. Elles sont constituées : 1° par une partie sécrétante formée d’une membrane recouverte d’un épithélium ; 2“ par un réseau de vaisseaux capillaires qui apportent le sang à l’organe; 3“ par un ou plusieurs canaux excréteurs. Les principes qui doivent être extraits du sang filtrent à travers l’épithélium et la membrane et se rendent dans le canal excréteur de la glande ; ou bien le sang est modifié à son passage dans la glande qui fabrique, avec certains de ses éléments, des liquides spéciaux, salives, suc gastrique, suc pancréatique, etc., toujours les mêmes dans une même glande.

Division des glandes. — En se basant uniquement sur une différence fort légère dans la disposition anatomique de ces organes, on a divisé les glandes en : t®GLANDKS en grappe; 2“ glandes entube, et 3“ glandes a follicules clos, ou vasculaires SANGUINES.

1“ Glandes en grappe. — On a appelé glandes en grappes celles dans lesquelles la partie sécrétantes de la glande est disposée, aux extrémités des conduits excréteurs, de la même manière que les grains de raisin sont disposés aux extrémités des ramifications de la grappe qui les supporte. Si la glande présente un grain, ucinus, ou un petit nombre de grains, c’est une glande en grappe simple ; .s’il en existe un grand nombre dont les canaux convergent vers un conduit principal, c’est une glande en grappe composée.

2° Glandes en tube. — Lorsque la portion sécrétante de la glande est formée par un assemblage de tubes plus ou moins ramifiés, plus ou moins longs, la glande est dite en tube : testicule, reins, etc., etc. La glande en tube peut être simple et formée par un seul tube, tantôt droit, comme dans les glandes de l’estomac, tantôt contourné et flexueux, commedans les glandes sudoripares et cérumineuses.

3“ Glandes vasculaires sanguines. — Le troisième groupe admis dans la division des glandes est constitué par des organes spéciaux, appelés glandes vasculaires sanguines ou folliculeuses. Elles se distinguent de celles des autres groupes par l’absence de conduits excréteurs, mais elles s’en rapprochent par la grande quantité de sang qu’elles reçoivent. Dans ce groupe se rencontrent la rate, le thymus, les ganglions lymphatiques, etc.

Les follicules clos qui constituent ces organes tendent à être envisagés d’une manière différente. Ils seraient constitués par une masse plus molle au centre, de tissu conjonctif réticulé, entremêlé de cellules lymphoïdes, d’où le nym d'organes lym-

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phoïdes qu’on tend à substituer à celui de glandes vasculaires sanguines.

Il est certain néanmoins que le corps thyroïde renferme de véritables follicules clos.

4° GLANDES SÉREUSES. — A CCS ti’ois espèces de glandes on pourrait en ajouter une quatrième constituant un groupe nettement séparé des autres par la disposition anatomique des organes qui le constituent. Ce sont les glandes séreuses, présentant la même structure que les trois groupes précédents, dont elles ne diffèrent que par leur disposition en forme de membranes étalées.

Quelle que soit la glande que l’on examine, si l'on étudie l’élément glandulaire, on peut, dans tous les cas, le ramener au même type, et ce type est représenté par une membrane mince, ayant sur l’une de ses faces une couche épithéliale, et sur l’autre des vaisseaux capillaires disposés en réseaux.

Répartition des glandes. — Los glandes sont disséminées :

Dans la tête : glandes lacrymales (larmes), glandes cérumlneuses (cérumen), glandes de Meibomius (enduit gras au bord libre des paupières et chassiej;

Dans le cou ; glandes salivaires (salive);

Dans le thorax ; poumon (acide carbonique, vapeur d’eau, miasmes, matières volatiles contenues dans le sang), mamelles (lait);

Dans l’abdomen : foie (bile, sucre, etc., pancréas (suc pancréatique), rein (urine) ;

Dans le bassin : placenta (oxygène,’ matériaux de nutrition), prostate (mucus pro.statique), glande de Hartholin (mucus vaginal);

Dans le scrotum : testicule (sperme);

Dans la muqueuse, digestive : glandes muqueuses, buccales, pharyngiennes et œsophagiennes(mucus), glandes gastriques (suc gastrique), glandes de Brunner (salive abdominale), glandes de Lieberkiihnn (mucus intestinal), glandes en cæcum du gros intestin (mucus);

Dans la muqueuse respiratoire : glandes de la pituitaire etdes sinus, glandes laryngées, trachéales et bronchiques (mucus), glandes de la trompe d’Eustache (mucus);

Dans la muqueuse des voies urinaires et génitales ; glandes du col vésical (mucus), glandes de Cooper (mucus), glandes de Littré (mucus), glandes de Tyson? (smegma préputial);

Dans la muqueuse des voies génitales de la femme : follicules utérins (mucus), glandes vulvaires (mucus);

Dans la conjonctive : glandes conjonctivales (mucus);

Dans la peau ; glandes sébacées (matière sébacée), glandes sudoripares (sueur et transpiration insensible) ;

Dans les cavités closes : toutes les membranes séreuses (mucus pour les glandes séreuses, synovie pour les synoviales, sérosité pour les séreuses tendineuses et sous-cutanées).

On donne vulgairement le nom de glandes aux engorgements des ganglions lymphatiques du cou, de l’anus, de l’aisselle, etc. (V. adénite). D' J. -a. Fout.

GLAUBER (SEL de). — Le sel de Glauber n’est autre chose que le sulfate de soude (V. ce mot). i>. i,.

GLAUCOME. — Le glaucome, qu’on a aussi désigné sous le nom d’Ophtalmie arthritique, est une espèce à'irido-choroïdite accompagnée d’exsudats inflammatoires dans le corps vitré. Ces exsudats troublent la transparence de ce milieu réfringent, ce qui a pour conséquence d’obscurcir la vision, et de donner à la pupille une coloration vert de mer.

Le glaucome se présente sous la forme aigue ou

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