‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 229 sur 238 · Pupille. — 13, 13. Rétine. — 14, 14. Membrane hyaloïde · texte numérisé non relu

Pupille. — 13, 13. Rétine. — 14, 14. Membrane hyaloïde

— 13, 15. Portion ciliaire de la membrane hyaloïde. IfJ, 16.

Zone de Zinn. — 17. Adhérences de la zone de Zinn avec la

capsule cristalline. — 18. Canal de Petit. — 19. Cristallin. —

20 Capsule cristadine — 21. Corps vitré. —22. Chambre antérieure. — 23. Chambre postérieure.

périphérie de l’image du fond de l’œil: mais la majeure partie de la surface qu’on cherche à éclairer présente un aspect grisâtre plus ou moins foncé, dù à une opacité qui occupe le corps vitré, dans une étendue plus ou moins cotisidérable. Cette opacité est la conséquence des exsudais plastiques qui se sont formés dans le corps vitré, sous l’influence de la phlegmasie dont certaines portions de la grande membrane vasculaire de l’œil (choroïde, iris, procès ciliaires) sont le siège, notamment les procès ciliaires (V. la figure 540), qui ont sous leur dépendance médiate la nutrition du corps vitré.

Dans le glaucome chronique, on constate indépendamment des opacifications du corps vitré, ici moins nombreuses, parfois assez peu accentuées pour permettre l’examen du fond de l’œil, les caractères de l’atrophie à un degré plus ou moins avancé du nerf optique.

Dictioxnaihe populaire de médeclxe usuelle.

En général, une première attaque de glaucome aigu est suivie d’autres atiaques, à la suite desquelles la vision ne reprend |)lus l’acuité normale. Cela est dû à ce que le nerf optique est atteint d’une atrophie à marche plus ou moins rapide. Le même phénomène se présente dans le glaucome chronique, qui offre, de temps en temps, des exacerbations se rapprochant de la forme aiguë.

Le diagnostic est facile, en tenant compte de l’ensemble des symptômes, troubles fonctionnels, signes physiques ou ophtalmoscopiques indiqués précédemment.

Il ne faut pas confondre avec le glaucome un autre état morbide de l’œil qui n’a de commun avec le glaucome que la dureté ou la tension très prononcée du globe, et que j'ai appelé faux-glaucome, pseudo-glaucome.

Les causes du glaucome sont obscures. L’affection atteint principalement les sujets âgés de 45 à 60 ans. Les femmes y sont, dit-on, plus exposées que les hommes. Il est rare que les deux yeux soient pris simultanément; il ne l’est pas, qu’ils le soient l’un après l’autre, à intervalle variable. On a accusé la goutte, le rhumatisme, la suppression d’hémorrho'ides, la ménopause, la dysménorrhée, la suppression d’ulcères aux membres inférieurs.

Le pronostic est toujours grave. La guérison d’une attaque de glaucome aigu ne permet pas d’être rassuré sur l’avenir du malade, en raison de l’atrophie du nerf optique qui se développe communément à une période plus ou moins éloignée de l’affection primitive.

Les moyens médicaux antiphlogistiques, résolutifs, altérants, révulsifs, ne donnent aucun résultat. On a vanté dans ces derniers temps, l’instillation dans l’œil atteint de glaucome d’un collyre à l’ésérine. 11 ne faut pas compter sur l’efficacité de cet expédient.

L’art possède un moyen certain d’enrayer la marche du glaucome, c’est de pratiquer une opération A' iridectomie (V. ce mot). Cette opération donne un résultat d’autant plus satisfaisant qu’on l’exécute à une période plus rapprochée du début du mal. C’est un remède héroïque, pendant le cours d’une attaque de glaucome aigu : les douleurs violentes cessent, l’injection de la conjonclive scléroticale disparaît, les milieux réfringents reprennent leur transparence, la vision est recouvrée.

Dans le glaucome chronique, les résultats sont moins brillants, mais n’en existent pas moins. Sous l'influence de l’iridectomie, le corps vitré s’éclaircit; mais l’opération n’exerce aucune influence sur le nerf optique; le degré de récupération de la vision dépend surtout de l’état de ce nerf, suivant le degré où en est arrivée l’atrophie du cordon nerveux.

Dans ces dernières années, on a proposé de remplacer l’iridectomie par la sclérotomie (V. ce mot), c’est-à-dire par une simple incision du limbe de la sclérotique, au niveau de la circonférence de la cornée. C’est une innovation peu heureuse; l’efficacité de la sclérotomie n’est pas à comparer avec celle de l’irideclomie.

En partant de cette théorie erronée que le glaucome est une affection consistant dans l’exagération

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rte la pression intra-oculaire , les ophtalmologues allemands ont préconisé sclérotomie pour le glaucome simple, c’est-à-dire le faux glaucome , qui n'a avec le vrai glaucome qu’un point de ressemblance : la tension exagérée de l’œil. Ils different l’un de l’autre par l’absence, dans le glaucome simple, de ce trouble du corps vitré qui se rencontre constamment dans le glaucome vrai. Ce qui caractérise surtout le premier, c'est l'atrophie du nerf optique, laquelle atrophie, domine la scène pathologique.

On prétend que la sclérotomie donne de bons résultats dans le glaucome simple, parce que l'incision faite à la sclérotique produit une cicatrice à fiitration par laquelle s’échappe continuellement le trop plein des liquides inira-oculaires.

Avoir la prétention de former unecfcn^r/ce à filtration, aux dépens du tissu sclérotical, n’est rien moins qu’une hérésie anatomo-pathologique. Mais en admettant qu’on puisse, par un artifice quelconque, offrir une voie permanente d’écoulement aux liquides intra-oculaires, cette déplétion n'exercera aucune influence sur le nerf optique dont la structure est si profondément altérée dans ce qu’on nomme le glaucome simple, ou le faux glaucc^me.

D' Fano.

GLÉNOIDE. — Nom donné par les anatomistes à plusieurs cavités osseuses articulaires peu profondes destinées à recevoir l’extrémité articulaire d’un autre os, telles que: la cavité glénoi'de de l’omoplate, qui reçoit l'extrémité supérieure de l'humérus ; la cavité gléno'ide de l’os temporal, qui reçoit le condyle du maxillaire inférieur, etc. r. i.

GLOBULE. — On désigne sous ce nom, en anatomie générale, des corpuscules arrondis, sphériques, ellipso'i'des, qui existent dans beaucoup de liquides du corps humain, tels que le sang, la lymphe, le lait, le pus, etc. p. l.

GLOSSITE. — C’est l’inflammation de la langue.. Elle peut être suPEUFiciiiLLE ou profonde.

La GLOSSITE SUPERFICIELLE est limitée à ta muqueuse linguale. Elle est due à une irritation locale par l’emploi d’aliments épicés ou de boissons trop chaudes, par le contact d’une dent cariée, par l’usage immodéré du tabac, par l’absorption de préparations mercurielles, le calomel à doses fractionnées en particulier. L’état catarrhal de l'estomac détermine aussi cette affection, à laquelle prédisposent certaines diathèses, l’arthritisme, par exemple.

Les malades accusent une .sensation de brûlure et de cuisson, l’haleine est fétide, la sécrétion salivaire augmentée, les mouvements de la langue pénibles, et la mastication lente; le goût est rarement perverti.

La muqueuse est ro^ige et recouverte d’enduits épithéliaux. Dans certains cas chroniques (psoriasis buccal), les éléments cellulaires se multiplient pour donner à la langue une coloration blanche argentée. Sa surface est lisse et brillante par suite de l’atrophie des papilles; quelquefois même, elle présente quelques érosions. Le derme sniis-jacent (‘St déchire.

Le traitement consistera en gargarismes plusieurs fois répétés par jour avec de l’eau d’orge ou de l’eau de guimauve, à laquelle on ajoutera environ 20 à 30 grammes de miel rosat pour un verre d’eau. Puis, lorsque l’inflammation aiguë disparaîtra, on se, trouvera bien de l’emploi des gargarismes au chlorate de potasse, au borate de soude, ou encore des pastilles de Dethan, des pasLilles de Falangié, des pasHlles de Vigier, etc.

Dans le psoriasis, il faudra en outre toucher les parties atteintes avec un pinceau trempé dans la solution suivante :

Acide cliroinique l gramme

Eau distillée 10 —

L’on répétera cette opération tous les trois ou quatre jours.

La GLOSSITE PROFONDE est l’inflammatiou du tissu musculaire de la langue. On l’observe à la suite de plaies ou de blessures de cet organe. Les piqûres d'insectes peuvent aussi la déterminer. Nous avons eu l’occasion de voir une jeune fille qui, en mangeant un abricot, se sentit piquée par une abeille qu’elle n’avait pas aperçue sur ce fruit. La langue devint aussitôt volumineuse au point de déterminer de l’asphyxie.

Dupont rapporte aussi un fait analogue chez un campagnard qui, à la suite d’un pari, mit un crapeau entre ses dents. On fut obligé dans ces deux cas de pratiquer de nombreuses scarifications sous la langue. Nous avons encore vu un cas de glossite chez une malade qui faisait usage de préparations mercurielles. On peut également l’observer dans la variole, la fièvre typho'ide et les infections purulentes.

La langue se gonfle rapidement par suite de la production d’un exsudât fibrineux qui se dépose entre les fibres musculaires, et elle ne tarde pas à sortir de la bouche.

Outre les symptômes signalés précédemment, le malade accuse des douleurs vives; la déglutition et la phonation sont impossibles, la respiration est gênée au point même qu’il n’est pas rare de voir survenir de la suffocation, si on ne remédie pas rapidement à cet état. Le malade ne peut plus prendre de nourriture.

La fièvre n’est toutefois pas en rapport avec les phénomènes locaux.

Cette maladie se termine en quelques jours par résolution, comme c'est le cas ordinaire, ou par formation d’abcès, alors les phénomènes généraux (fievre, transpiration, etc.)s’exacerbent. On a vu quelquefois la langue se gangrener dansles fièvres graves.

Le traitement consiste en gargarismes émollients et en lavages fréquents de la cavité buccale avec de l’eau de guimauve et de l’eau de pavot; on prendra aussi des purgatifs répétés et l’on appliquera quelques sangsues dans la région sousmaxillaire. Le malade se trouvera bien de l’emploi de petits fragments de glac? qu’il sucera de quart d’heure en quart d'heure. S’il y a menace de suffocation, il faudra pratiquer des incisions longitudinales profondes sur la langue. Si ce moyen ne suffisait pas, l’on aurait recours à la trachéotomie. Lorsqu’il y a abcès, l’indication est de l’ouvrir.

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