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sus-hyoïdienne. Elle produit ainsi de la difficulté pour parler, manger et même respirer.
Quelquefois elle s’enflamme et aboutit à la suppuration. Dans les cas de grenouillette sanguine, la tumeur est violacée.
La grenouillette ne guérit pas sans une opération chirurgicale. On a essayé tour à tour la ponction et l’incision, au moyen d’un petit trocart ou d'un bistouri, la dilatation du canal avec les fils de plomb, la cautérisation avec le fer rouge et les injections irritantes ; mais généralement ces moyens sont insuffisants; il faut recourir à l’excision du kyste avec cautérisation de la surface interne. On soulève la tumeur avec une érigne et on l’incise sur sa face convexe avec un bistouri, puis on détache à coups de ciseaux la paroi supérieure du kyste que l’on vient de tailler, ensuite on cautérise tous les deux ou trois jours la paroi inférieure au moyen d’un crayon de nitrate d’argent. Bientôt les bourgeons charnus remplissent la cavité du kyste et la guérison arrive vers le quinzième jour.
}. Baratoüx.
GRÉOULX (EAUX MINÉRALES DE). — Gréoulx est un village du département des Basses- Alpes, situé dans l’arrondissement de Digne, dont les eaux minérales thermales, sulfurées sodiques, chlorurées sodiqueset iodo-bromurées, sont employées en boisson, en bains, en dnuches et en étuves, contre les rhumatismes nerveux, la sciatique, le lymphatisme, la scrofule et ses manifestations cutanées et osseuses. P. L.
GRIFFE. — On donne ce nom, en chirurgie, à un petit instrument imaginé par Malgaigne, destiné à maintenir les fragments rapprochés dans les fractures de la rotule (V. ce mot). p. l.
GRIMAULT (SIROP de odinqüina ferrugineux de). — Le sirop de quinquina ferrugineux de Grimault est la première j'réparation spéciale dans laquelle on est arrivé à combiner le fer avec l’extrait de quinquina, de façon à obtenir un sirop clair, limpide, d’une belle couleur rouge, ne laissant au goût aucune impression désagréable, aucune saveur de fer, se digérant facilement sans constiper, et dans laquelle les propriétés thérapeutiques du quinquina et du fer se trouvent conservées dans toute leur intégrité. Ce sirop laisse loin derrière lui les nombreux essais tentés par plusieurs pharmaciens qui n’avaient abouti qu’à obtenir des préparations noires, épaisses , désagréables , ayant le goût et la saveur de l’encre, et ne possédant aucune des propriétés thérapeutiques du fer et du quinquina, qui s’étaient détruites mutuellement. M. Grimault a atteint cet excellent résultat en employant la combinaison, chimiquement neutre, du fer associé au phosphore ou jiyrophosphale de fer et d" soude (V. ce mot). Son sirop, rigoureusement dosé, contient exactement par cuillerée à bouche 10 centigrammes d’extrait de quinquina et -20 centigrammes de pyrophosphate de fer et de soude, et s’administre à la dose de 2 à 4 cuillerées à bouche par jour, quelques minutes avant les repas. Il a élé et est recommandé et prescri t par un grand nombre
de médecins, parmi lesquels nous citerons Arnal, Ilervez de Chégoin, Blache, Cerise, Vernois, Cazenave, Chassaignac, Monod, Richelof, Piogey, Charrier, etc., dans l’anémie, la chlorose, la leucorrhée, etc., en un mot, dans tous les cas où l’emploi de la médication ferrugineuse, jointe aux amers et aux toniques, est indiqué. d' c. Sarran.
GRIMAULT (SIROP de raifort iodé de). — Le sirop de raifort iodé, préparé à froid et concentré dans le vide par Grimault, est un médicament spécial, universellement connu et apprécié, dans lequel on a eu la très heureuse idée de combiner d’une façon intime l’iode avec les sucs du raifort, du cresson, du cochléaria et du trèfle d’eau, c’est-à-dire des plantes qui font la base du sirop antiscorbutique, de façon à ajouter à l’efficacité si populaire et si traditionnelle de ce sirop, la puissance thérapeutique si remarquable de l’iode. Aussi, Boinet, dans son bel ouvrage sur Viodothérapie, couronné par l’Aradémie des sciences et l’Académie de médecine, n’hésite pas à déclarer que ce sirop lui « paraît préférable à tous les autres. »
D’une administration facile, très bien accepté par les enfants et les femmes, inoffensif pour l’estomac et l’intestin qui le supportent sans fatigue, d’un effet sûr, « le sirop de raifort iodé est particulièrement précieux ])our la médecine des enfants, ainsi que l'a dit fort justement le professeur agrégé Cazenave, médecin de l’hôpital Saint-Louis. Non seulement il supplée à l’huile de foie de morue pour laquelle on rencontre souvent une répugnance insurmontable, mais il la remplace avec avantage. En somme, c’est un très bon agent de la médication tonique et iodée, dans tous les cas où il importe de continuer cette médication d’une manière soutenue. » Il est formellement indiqué dans le lymphatisme, la scrofule et leurs différentes manifestations sur la peau, les glandes, le système osseux, etc. (gourmes, engorgements glandulaires, rachitisme, etc.) Plusieurs médecins en ont aussi retiré de bons effets dans la phthisie pulmonaire commençante.
Le sirop de raifort iodé de Grimault, dont chaque cuillerée à soupe contient o centigrammes d’iode, se donne aux enfants à la dose d’une cuillerée matin et soir. Pour les adultes, la dose quotidienne varie entre 2 et 4 cuillerées. d*^ c. .Sarran.
GRINDËLIA. — On donne ce nom à un genre de plantes herbacées, de la famille des composées, qui crois.sent dans l’Amérique australe , en Californie, au Mexique et au Texas, et qu’on emploie beaucoup dans ces pays et en Angleterre, sous forme d’extrait fluide à l’intérieur, contre les accès d’a<thme, la bronchite chronique et la toux des plithisiques. On l’administre aussi dans les affections catarrhales des voies urinaires. A l’extérieur, le D"^ Henri Fiske et le professeur Goss, en ont obtenu des effets remarquables contre l’iritis, les conjonctivites et les ophthalmies purulentes. Enfin on a recommandé la grindélia en applications topiques sur les vieux ulcères. Il nous semble désiiable que c.^ médicament soit sérieusement expérimenté en France. D' Paul Labarthe.