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tharide, le phosphore , la noix vomique et son alcaloïde, la strychnique, ont réellement une puissance aphrodisiaque incontestable. (Voyez ces mots; voyez aussi impuissance.) D' Padl Labarthe.

APHTE. — Terme sous lequel on désigne de petites ulcérations superficielles et limitées qui se développent sur la muqueuse de la bouclie.

Von Swieten et quelques auteurs contemporains ont considéré l’aphte comme une inflammation des glandes mucipares. C’est là une erreur puisqu’il n’existe dans la muqueuse buccale que des glandes salivaires. Au lieu donc de voir là comme un acné des muqueuses , il faut se rattacher à l’idée des auteurs qui considèrent l’aphte comme une lésion exclusive de la surface de la muqueuse sans participation quelconque des glandes et qui en font un herpès des muqueuses.

Le siège de cette affection varie avec les causes qui la déterminent et qui sont le plus souvent d’ordre local. Chez l’enfant à la mamelle elle apparaît au sommet de la crête gingivale où se manifeste précisément l’irritation provenant de l’éruption des dents et vers le milieu de la voûte palatine, au point où les manœuvres de succion, pendant l’allaitement, portent surtout leur action. Chez l’adulte l’éruption aphteuse a pour lieu d’élection les côtés du frein et le bord antérieur de la langue, la face externe du bord génigival et la face interne des lèvres. Ce sont précisément les points les plus exposés aux irritants divers. Tels sont l’abus du tabac, surtout de la pipe courte, l’usage des salaisons et autres aliments fortement épicés, le contact de dents cariées abords rugueux, la malpropreté de la bouche, l’accumulation du tartre au collet des dents antéro-inférieures. Quelquefois cependant l’éruption aphteuse serait symptomatique d’une inflammation gastrointestinale (fièvre typhoïde). Elle peut être consécutive à un état fébrile comme l’herpès labialis. Enfin Barthez cite encore comme causes générales le tempérament lymphatique, la mauvaise alimentation et la misère physiologique et même l’hérédité. Si les aphtes sont en grand nombre sur le même point, l’éruption est dite confluente. Mais elle est presque toujours discrète.

L’éruption aphteuse suit dans sa marche deux phases très distinctes : la période d’exsudation sousépithéliale ou de formation des vésicules, et la période d’ulcération. Elle apparaît sous la forme d’une vésicule d’abord transparente puis opaque, formée d’un exsudât épais que recouvre une mince couche épithéliale. Au bout de 2 à 3 jours, elle se crève : le contenu, puis la paroi épithéliale tombent. Alors apparaît Yulcération ou pour mieux dire Vérosion de la muqueuse, qui met à nu le derme. Cette perte de substance peut être comparée à celle de la brûlure au deuxième degré ou de la vésication, dans lesquelles l’épideinie seul est détruit. L’ulcération aphteuse est généralement arrondie et présente à peu près les dimensions d’une lentille. Rarement elle les dépasse. Le fond est le plus souvent recouvert d’un enduit grisâtre pultacé. La muqueuse péritaérique est elle-même légèrement tuméfiée.

Les symptômes de l’aphte sont bien en rapport avec les lésions anatomiques. Nuis ou à peu près

avant l’ulcération, ils deviennent au contraire très accentués avec celle-ci. Les papilles du derme mises à nu sont le siège de vives douleurs surtout lorsqu’on y pratique le moindre attouchement. C’est à tel point que les fonctions de la bouche deviennent impossibles. La mastication est très douloureuse, les enfants repoussent le sein. H y a de la sécheresse de la bouche, et bientôt de la fétidité de l’haleine si les aphtes sont nombreux. C’est que dans ces cas, l’inflammation a gagné une certaine partie détendue de la muqueuse.

Chez l’adulte, on n’observe pas de phénomènes généraux à moins qu’elle ne soit confluente ou qu’elle ne vienne compliquer certains états généraux, fièvre typhoïde, état puerpéral.

Il n’en est pas de même chez l’enfant qui présente très rapidement de la fièvre, de la diarrhée; et qui maigrit d’autant plus vite qu’il ne peut plus téter. On a quelquefois observé de l’engorgement ganglionnaire.

L’aphte peut difficilement être confondu avec d’autres affections. Le muguet est caractérisé non plus par des ulcérations, mais par des fausses membranes surajoutées à la muqueuse et dues à la présence de Vdidium obbicans (Robin). La stomatite ulcéreuse de même que les ulcérations syphilitiques ne débute pas par des vésicules. L’ulcération plus grande, plus profonde, revêt rapidement des caractères différents de ceux décrits précédemment.

Le pronostic de l’éruption aphteuse est des plus favorables. L’ulcération tout à fait éphémère, sn ferme d’elle-même, après 4 ou 5 jours. La perte de substance se comble par la formation d’une couche épithéliale nouvelle qui prend tous les caractères de l’épithélium normal voisin, en sorte que l’éruption aphteuse ne laisse absolument aucune trace. Quelquefois l’éruption paraît durer plus longtemps. C’est que les vésicules au lieu d’apparaître simultanément se succèdent l’une à l’autre.

Le traitement des aphtes est à la fois des plus simples et des plus efficaces. Il convient en première ligne de faire disparaître les causes locales ou générales. A la première période, les émollients faciliteront la rupture des vésicules : bains locaux d’eau de guimauve, d’orge, de lait. A la seconde, on peut calmer les douleurs en touchant de temps en temps la partie malade avec le collutoire mucilagineux suivant :

Semence de coing ... 30 grammes.

Eau tiède 150 —

Laudanum 11 gouttes.

Puis, on suce des pastilles de chlorate de potasse {Pastilles de Defhan, Pastilles de Palangié, ou de borate de soude [Pastilles de Yiyier).

Mais ce qui réussit le mieux, et qui fait fermer les ulcérations en moins de 24 heures, c’est une légère cautérisation de l’ulcère avec le crayon au nitrate d’argent. D" Th. David,

Professeur de Pathologie du système dentaire à l’Ecole dentaire de Paris.

APIOL. — On désigne sous ce nom le principe actif de la graine de persil, découvert en 1847, par les docteurs Joret et Homolle, qui l’ont introduit

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