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primer le sentiment d’une chaleur vive que l’on ressent dans une partie. Ainsi, on dit ardeur de l'estomac, pour exprimer le sentiment douloureux de cuisson et de chaleur que l’on éprouve dans cette partie, lorsqu’on est atteint d'aigreur ou de pyrosis; on dit ardeur d'urine pour exprimer le sentiment de douleur que détermine ce liquide, lors de son émission, dans certaines maladies des voies urinaires, telles que cystite ou blennorrhagie. p. l.
ARENARIA RUBRA. — L’arenaria rubra, appelé aussi sabline rouge, est une plante de la famille des caryophyllées, très abondante dans les terrains sablonneux d’Afrique, mais que l’on rencontre aussi en France, fort employée en Afrique et chez les Maltais contre la gravelle, depuis une dizaine d’années, ainsi que nous l’a appris le D' Bertherand.
L’arenaria a été l'objet d’une étude chimique complète de la part de M. Charlard-Vigier, pharmacien distingué de Paris. Il résulte de ce travail que cette plante renferme une forte proportion d’alcalis (potasse, soude, ammoniaque, magnésie) combinés à des acides végétaux ; (acide arenarique) et minéraux, de la silice et des principes résineux. De telle sorte que la décoction d’arenaria représente une véritable eau minérale naturelle, pouvant remplacer les eaux de Vichy, Vais, Contrexeville, etc., dans leurs diverses applications thérapeutiques. Aussi plusieurs médecins ont utilisé ses propriétés vraiment remarquables dans tous les cas où la médication diurétique et alcaline est indiquée. MM. Maurice Raynaud, médecin de la Charité, Boureau, médecin de Saint-Lazare, les docteur Schweich, Devailly, Gourgues, etc., ont obtenu d’excellents résultats, en (îmployant l’arenaria dans le traitement de la gravelle urique et phosphatique, et constaté qu’il facilite l’expulsion des graviers et calme les coliques néphrétiques. Les effets de cette plante ont été aussi heureux contre la cystite, le catarrhe vésical, l’ictère, le rhumatisme et la goutte. Enfin, on peut encore utiliser avec avantage la puissance diurétique de l’arenaria dans la période aiguë de la blennorrhagie, dont elle diminue sensiblement les symptômes douloureux.
L’arenaria véritable se trouvant dans le commerce mélangé à d’autres plantes, M. F. Vigier a été conduit à préparer une tisane concentrée et titrée ou Liqueur d’arenaria rubra de F. Vigier et des Pilules d’extrait d’arenaria rubra de Vigier, qui présentent aux médecins et aux malades toutes les garanties d’une bonne préparation. Pour augmenter l’action thérapeutique de l’arenaria, M. Vigier a songé à joindre à ce médicament, d’après les observations des médecins, des sels de lithine, dont l’efficacité contre les maladies énumérées plus haut est universellement reconnue, et il prépare aussi un Sirop d’arenaria rubra lithiné de Vigier et des Pilules d'arenaria rubra au benzoate de lithine. Ces dernières conviennent plus particulièrement aux personnes diabétiques. D' G. Sarran.
ARÉNATION. — Nom donné à une opération qui consiste à couvrir de sable chaud une partie du corps ou le corps entier d'un malade, dans un but thérapeuthique. (V. Bain de sablé). p. l.
ARÉOLE. — Nom donné par les anatomistes aux interstices que laissent entre eux dans nos organes ou dans certains tissus, les fibres, les vaisseaux et les nerfs qui les constituent. — Le nom d’aréole est aussi donné au cercle rouge ou brun qui entoure le mamelon du sein. — On donne encore ce nom au cercle rougeâtre qui entoure les boutons produits par certaines éruptions de la peau telles que la vaccine, la variole, etc. p. l.
ARÉOMÈTRE, — On donne ce nom en physique à des instruments ordinairement en verre, qui permettent de faire connaître la densité des liquides et qui prennent, suivant leur destination, les noms d’a/coomè<re (pèse-alcool), de Zac/omè^'c (pèse-lait), A’œnomètre (pèse-vins), A’oléomèlre (pèse -huile), d’uromèlre (pèse-urine), etc. (V. ces mots), p. l.
ARÊTE. — Nom donné aux diverses pièces qui constituent le squelette des poissons et qui peuvent produire des accidents plus ou moins graves lorsqu’on les avale, par mégarde, en mangeant. i^Voir Poissons). P. L.
ARGENT. — L’argent est un métal blanc, très brillant, très malléable, très ductile et d’une densité de 10,47. Il acquiert de la dureté et de la solidit par son alliance avec le cuivre en petites proportions. Ce corps simple est absolument inerte; mis en contact avec les acides de l’estomac, il peut y séi journer pendant des mois entiers sans produire j aucun effet appréciable. L’argent sert à la fabrication des instruments de chirurgie, des fils à suture et des obturateurs. Il est d’usage aussi en pharmacie qu’un certain nombre de pilules doivent être recouvertes d’une feuille d’argent. C’est à ces seuls points de vue que l’argent métallique a reçu quelque application. Parmi les sels d’argent , on n’emploie guère en médecine que le nitrcUe d’argent.
Nitrate dargent cristallisé ou azotate d’argent. — Le nitrate d’argent cristallisé est un sel incolore, d’une saveur amère et fortement caustique, soluble dans son poids d’eau froide, un peu moins soluble dans l’alcool: il cristallise en belles lames ,rhombo'idales inaltérables à l’air, ne noircissant que par le contact des matières organiques.
Effets. — Appliqué sur la peau, la muqueuse ou une plaie, le nitrate d’argent produit tout d’abord une petite eschare d’un blanc grisâtre, qui devient noirâtre et se détache généralement au bout de 6 à 12 ou 36 heures. La solution concentrée donne le même résultat. Si l’on réitère, en outre, l’emploi de ce caustique à très peu de temps d’intervalle, les mêmes effets se répètent avec une intensité plus grande, la douleur est plus vive, l’inflammation et la vésication ne tardent pas à survenir. Aussi est-il recommandé d’attendre l’élimination de l’eschare pour pratiquer une nouvelle cautérisation ; cependant, dans les cas pressants comme le sont ceux de l’angine couenneuse, on pratique 2 ou 3 cautérisations par jour, on parvient de la sorte à brûler toute l’épaisseur de la fausse membrane et à obtenir son détachement dans l’espace de quelques heures, sans occasionner le développement de phénomènes inflammatoires sérieux.
AK(jr