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duire dans le mouvement que fait le malade pour se mettre sur son séant.
D. Le bruit du sottement pleurétique donne en effet la sensation d'un frôlement. 11 se produit lorsque les feuillets de la plèvre, glissant l'un sur l'autre, sont devenus plus ou moins rugueux parle développement de fausses membranes dans la j>leuré.ûe. Quelquefois très doux, il paraît, dans d'autres cas, comme un véritable ràclement, comme un bruit de cuir neuf." Il se fait entendre dans les deux temps. ('V. Pleurési*'.)
11. Auscultation de la voix. — Si l’on applique l'oreille sur la poitrine d’un individu qui parle, on constate que la voix retentit plus ou moins fortement suivant que le sujet a la voix plus ou moins forte et surtout plus ou moins claire. On conçoit que les modifications de densité du parenchyme pulmonaire doivent amener des modifications dans ce retentissement de la voix : ces modifications suivent très exactement l'apparition du souffle; la théorie est d’ailleurs identique. Autrefois, comme on avait des souffles bronchique, caverneux, amphorique, on avait une voix bronchique (érowc/mp/iowi-), caverneuse(pf'(7oM'/ogufe), etc. On distinguait la pectoriloquie en disant que la voix du malade semblait sortir de la poitrine. Ce sont des subtilités sans réalité objective.
D’une façon générale, dans tous les cas précédemment énumérés où il se produit du souffle, on peut avoir une bronchophonie plus ou moins intense (induration du parenchyme dans Y hépatisation de la pneumonie, les tubercules crus, Vapnplexie, — compression, dans certains cas. A' épanchement pleurétique, — dilatations bronchiques et cavernes, de la phtisie au dernier degré). On l’appellera, si l’on veut, pectorilo'quie quand elle est extrêmement prononcée.
La voix amphorique a un caractère très net et doit être conservée ainsi que le souffle amphorique <iu’elle accompagne d'habitude {vastes cavernes, yneumo-thorax).
On décrit enfin sous le nom de égophonie (voix de chèvre), une forme particulière du retentissement de la voix qui devient comme bêlante. C'est un chevrottement qui se produit dans le cas A'épanchement médiocre de la plèvre et paraît dû aux vibrations des bronches médiocrement comprimées, et aussi, dans une certaine mesure, à celles du liquide interposé. Il peut y avoir un mélange facile à comprendre, constituant la broncho-égophonie.
Quant à la toux, on ne la mentionne ici que pour mémoire. Elle peut servir à l'appréciation du tintement métallique: mais, en général, la toux ne s’ausculte pas : il suffit de l’entendre. a. Regnard.
AUTOMATIQUES. — On qualifie ainsi les mouvements qui s’accomplissent sans l'intervention de la volonté. P. L.
AUTOPLASTIE. — Nom donné à une opération chirurgicale spéciale, pratiquée dans le but de remplacer une partie détruite par des parties saines du même individu. L’autoplastie a reçu des noms particuliers selon la région où on opère. Pratiquée aux paupières, on l'appelle blépharoplastie; au nez, rhinoplastie; au voile du palais, staphyloplastie, etc.