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substance, de manière à ce que les bords saignants du lambeau soient en contact avec les bords ravivés de la plaie. 3“ Enfin la méthode italienne. Dans celle-ci, on prend le lambeau sur une partie éloignée de la plaie, par exemple sur le bras pour restaurer une perte de substance de la face, et on le laisse en contact, par son pédicule, avec la région sur laquelle il a été taillé, jusqu’à ce qu’il ait contracté des adhérences avec les bords de la plaie sur laquelle on l’a appliqué. Quelle que soit la méthode adoptée, l’autoplastie est toujours une opération très délicate qui exige, de la part du chirurgien, beaucoup d’adresse. D" Paul Labarthe.
AUTOPSIE. — Nom donné à une opération qui consiste à pratiquer l’ouverture du cadavre et à examiner avec soin tous les organes pour constater leurs altérations, soit dans un but de curiosité scientifique, soit dans celui d’éclairer la justice sur les causes de la mort. Si tout le monde est d’accord pour reconnaître l’utilité de l’autopsie en matière criminelle, il n’en est plus de même lorsqu’il s’agit d’une autopsie pratiquée en vue de la science médicale seule, et cependant ce sont les autopsies pratiquées dans les hôpitaux qui ont si puissamment contribué aux progrès de la médecine, car l’ouverture et l’examen d’un cadavre éclairent bien des doutes, et nous révèlent bien des faits intéressants, non seulement pour nous médecins, mais aussi pour la famille du mort. Aussi je ne saurais trop m’élever contre le préjugé absurde qui fait repousser si souvent par les familles une autopsie jugée utile par le médecin. On nous parle du respect dû aux morts ! Je me demande vraiment en quoi le médecin qui pratique une autopsie manque de respect à un cadavre qui sera demain la proie des vers ! Aussi est-ce avec bonheur que j’ai salué en 1880, la création de la Société d' Autopsie mutuelte, approuvée par arrêté préfectoral, dont les statuts étaient précédés de l’exposé des motifs suivants, que je crois devoir reproduire ici.
« Il y a deux siècles, peu de personnages marquants, surtout peu de rois, de princes, d’évêques, etc., mouraient sans qu’on se crût obligé de faire leur autopsie. En cela, on obéissait un peu à la curiosité scientifique, beaucoup au besoin de s’occuper, même après leur mort, de personnages ayant fait beaucoup de bruit de leur vivant. L’autopsie était comme la consécration de la notoriété ou de la célébrité. Ces nécropsies, pratiquées à une époque où les sciences naturelles étaient encore dans l’enfance, ont été d’une médiocre utilité. Néanmoins, cet exemple est bon à suivre, car il y a là, pour la science en général, pour les familles en particulier, des intéi.,.. dre majeur. Nous avons depuis peu d’années des laboratoires d’anatomie pathologique ; mais les médecins des hôpitaux sont à peu près les seuls qui puissent y travailler et ils ne peuvent examiner que le corps des individus ayant succombé à l’hôpital. La grande majorité des médecins et des anthropologistes ne peut puiser à cette source d'instruction. De plus, les sujets examinés sont inconnus ; 011 ne possède pas le moindre renseignement sur leurs antécédents, les aptitudes, les qualités et les défauts qu’ils ont montrés. Toutes ces autopsies