‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 81 sur 238 · BOB · texte numérisé non relu

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fies malades, puis son action se continue par sa présence dans la salive.

La préparation des pastilles de bdrate de soude présente quelques difficultés; aussi rencontre f-on souvent dans le commerce des pastilles ne renfermant que des traces de ce produit et, par suite, qui n’ont aucune action thérapeutique. Les pastilles de j borate de soude, préparées par Charlard-Vigier,con-

‘ tiennent chacune 10 centigrammes de substance active exactement dosée; agréables au goût et d’une Çs valeur thérapeutique incontestable.

Les pastilles trouvent leur indication dans les affections énumérées plus haut. Elles sont aussi très utiles aux personnes sujettes aux maux de gorge, sous l'influence des variations de température, aux avocats, aux prédicateurs, aux orateurs, aux professeurs, aux chanteurs, à, tous ceux enfin qui éprouvent de la fatigue, de l’enrouement, des extinctions de voix ou de l’aphonie, par 'un usage prolongé de la parole ou du chant.

Plusieurs maladies de peau, telles que le prurit vulvaire, le lichen, l’intertrigo, l’eczéma avec suintement, le psoriasis capitis, etc., sont très heureusement modifiées et guéries par le borate de soude en solution concentrée. Une des plus usitées est celle de Mialhe dont voici la formule :

Borate de soude 10 grammes.

Alcoolat de' roses 12.1 —

Ilydrolat de roses •. . . . 125 —

Cette solution a été conseillée contre les taches de rousseur de la peau, et Réveil la recommandait aussi contre les engelures non ulcérées.

Certains oculistes emploient le borate de soude en collyres dans les ophthalmies catafrhales, la conjonctivite aigue, les engorgements chroniques des paupières. On a enfin utilisé l’action dissolvante de ce sel contre les taies de la cornée.

' t ir Paul l-ABARTHE.

BORAX. — (V. Borate de soude).

BORBORYGMES. — On donne ce nom à un gargouillement ou bruit'sourd que font les gaz contenus dans le tube intestinal lorsqu’ils se déplacent au milieu dès matières liquides. Ce bruit peut être assez léger pour n’ètre perçu que par le sujet seul; mais, dans beaucoup de cas, il est assez fort pour être entendu à distance par les personnes de l’entourage. Chez.les individus nerveux, les borborygmes se produisent ^souvent dans l’état de sant(^ parfaite, sous l’influence d’une simple émotion morale. Ils peuvent être déterminés aussi par un acc^ d’hystérie ou d’épilepsie. L’existence des horborygmeg^est toujours une preuve de digestion laborieuse. Ils sont enfin un des symptômes de la diarrhée, do la dy^senierie, de la présence des vers intestinaux. (V. ces mots, voyez aussi' JJysjjepsie, Flatuosité, Pneumato^e). P p

BORE. — >On désigne sous ce nom un corpsjsimple, découvert par Cay-Liu^ac et Thénard, inusité en médecine, mais dont les deux composés borate de soude et acide borique sont par contre très employés (V. ces mots). p, l.

BORGNE. — On donne ce nom à teut individu qui n’a qu’un œil ou plutôt qui n’y voit que d’un œil.

BORIQUE (ACIDE). — On donne ce nom à un acide résultant de la combinaison du bore avec l’oxygène, qui se présente dans le commerce sous forme d’écailles diaphanes d’un blanc nacré, brillantes, un peu grasses au toucher, inodores et d’un goût à peine acide, assez soluble dans l’alcool, soluble dans 35 à 40 parties d’eau froide et dans 20 parties d’eau chaude.

L’acide borique est un antiseptique puissant qui a l’avantage très précieux de n’être ni irritant, ni caustique, ni toxique. Son action désinfectante et antiputride est très remarquable.

Administré à l’intérieur, il s’élimine rapidement par les urines, qu’il empêche de subir la fermentation ammoniacale. Ce fait, du reste, a été démontré par une expérience facile à renouveler. 11 suffit de verser 1 gramme d’acide borique dans 100 grammes d’urine normale et de la laisser exposée à Tair ; cette urine ne se putréfie pas du tout.

Me basant sur cette remarquable propriété de l’acide borique, je l’emploie depuis 1873, avec un plein succès, en irrigations dans la vessie chez les malades atteints de catarrhe vésical avec urines ammoniacales et chez ceux qui ont de la cystite chronique. Je suis heureux de constater que le professeur Polli, de Florence, et le professeur Guyon se trouvent très bien de cette méthode, qu’ils appliquent comme moi, dans les mêmes cas avec un égal succès. Le professeur Polli a&ministre en outre l’Acide borique à l’intérieur, à la place de l’acide benzo’ique auquel, avec mon illustre maître Gosselin, je donne la préférence.

J’emploie aussi l’acide borique en injections uréthrales dans la période terminale de la blennhorragie et en irrigations uréthrales dans certains cas de blennhorrée, lorsque, malgré la dilatation lente et progressive, le suintement persiste.

Je prescris enfin très fréquemment l’acide borique en injections vaginales, pour combattre la leucorrhées, surtout lorsque* les flueurs blanches sont liées à un état herpétique, et contre les granulations légères du col de la matrice, je fais des insufflations d’acide borique en poudre, suivies de l’application d’un tampon d’ouate, saupoudré également diacide borique.

Dans ces divers cas, ce précieux médicament agit comme, modificateur antiseptique, antiputride et anticatarrhal, et a l’avantage énorme de ne jamais provoquer la moindre douleur, même à haute dose, êt de donner des résultats remarquables et généralement rapides.

Le D'’ Lucas QliampTonnière fait avec la formule suivante, mais en recommandant au pharmacien de ne pas dissoudre l'acide borique dans la glycérine ou l’alcool :

Acide borique pulvérisé et tamisé. . . 6 grammes.

Vaseline 30 —

Baume du perou 50 centigr.

une pommade antiseptique d’une conservation indéfinie et qui rend des services multiples, qu’on peut ®

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