‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 80 sur 238 · BOR · texte numérisé non relu

BOR

Couleurs bleues : — Indigo, bleu de Prusse ou de Perlin, outremer artificiel, bluet.

Le vert peut s’obtenir par le mélange du bleu et de diverses couleurs jaunes : un des plus jolis s’obtient avec le bleu de Prusse et la graine de Perse. On obtient aussi un joli vert avec la cliloropbylle des plantes vertes.

Le violet peut s’obtenir avec le bois de l’Indc! et le bleu de l*russe, les violettes, les pensées, le carmin et le bleu de l*russe.

La nature de ce diclionnaire ne nous permet pas de donner en détail le moyen de reconnaître si des bonbons sont coloriés avec des substances toxiques ou des substances inoft’ensives. Nous nous contenterons de rappeler, d’après M, L. Dufour, un procédé simple et à la portée de chacun, permeltant de constater si les bonbons coloriés en jaune ou en vert, doivent leur coloration à des sels de plomb ou à des composés arsenicaux. Pour cola on prend un de ces bonbons , on le met dans une soucoupe avec un peu d’eau de Javelle. Si, au bout d’une heure, la couleur jau,ne ou verte a disparu, on n’a à redouter ni le plomb, ni l’arsenic. Si, au contraire, ces couleurs persistent malgré leur séjour dans l’eau de Javelle, il peut y avoir du danger à manger les bonbons.

Lorsqu’on se trouve en présence d’un enfant ou de toute autre personne indisposée pour avoir mangé des bonbons en trop grande quantité ou des bonbons de mauvaise qualité^ la première chose à faire est de provoquer les vomissements en faisant boire de l’eau tiède ou en administrant un peu d’emetique, et lorsque le malade aura vomi suffisamment, on lui fera prendre une boisson mucilagineuse tiède, eau de gomme ou de guimauve.

Ü'' t'AUI, Labahthe.

BONDONNEAÜ (eaux minérales de . — P>ondonneau est un petit bourg situé à 3 kilomètres de Montélimar, dont les eaux bicarbonatées mixtes, froides, très faiblement minéralisées, sont utilisées par les liabitants des environs atteints des affections dans lesquelles les eaux bicarbonatés mixtes sont indi-

BONNES (EAUX MINÉRALES D'EAUX). — i Vo vez EüUXlionnes).

BONNET DE NUIT. — Le bonnet de nuit est une coiffure dont beaucoup de personnes couvrent leur tète tpiis les .sfîirs'on se couchant. Pour les femmes, cette coiffure est une simple coiffe plus ou moins ornée, (|u’ell(*s nouent sous le menton ; pour les hommes, c’est tantôt un serre-tête, tantôt un foulard, le plus souvent, le fameux bonnet de coton.

Kst-il bon de porter d(^ bonnel£ de nuit? non. D’une manièn* générale, mieux* N'aut, pour les hommes, coucher tète nue. Cependant j’admets que les vieillards et les individus chauves se couvrent la tète la nuit, j)Our éviter les refroidissements, et dans ce cas, malgré l’aspect ridicule et peu Apollonien que donne la fameuse coiffure du roi d’Yvetot, je déclare que le bonnet de coton sim])le est préférable au foulard, parce (]u'il se déplace moins et n’a pas besoin d’être aussi serré que celui-ci pour tenir en place.

Quant aux femmes, la longueur de leurs cheveux exige qu’on les emprisonne la nuit. Mais, au bonnet de percale ou de dentelle, si coquet soit-il, je préfère de beaucoup la simple résille, à larges mailles, qui les contient sans les serrer et les emmêler. 0'- Paul I.AnAiiTHE.

BORATE DE SOUDE. — Le borate de soude, biborate de soude ou borax,*est un sel cristalli.sé, incolore, d’une saveur amère urineuse et d’une réaction alcaline, qui se présente dans le commerce sous les formes octaédrique et prismatique. Le borate de soude prismatique est le seul employé en médecine. Insoluble dans l’alcool, ce sel est soluble dans 8 parties de glycérine, dans 10 parties d’eau froide (d dans 2 parties d’eau bouillante.

Le borate de soude administré à l’intérieur, même à doses élevées, est d'une innocuité parfaite sur l’économie, à condition d’être chimiquement pur et sans aucun mélange d’âlun, de plomb, de carbonate de soude, etc., qui se trouvent habituellement associés au borate de soude du commerce. Ce sel passe dans le. torrent circulatoire et, loin de coaguler le sérum du sang et les substances protéiques, il les dissout, au contraire, et fluidifie les coagulum préexistant, ainsi que l’ont démontré les professeurs Mialhe et (’.ubler. 11 s’élimine sans altération par les urines qu'il rend alcalines. et jouit de la propriété de dissoudre de l’acide urique. Il s’élimine aussi par la peau. Enfin, M. Ferdinand Vigier a démontré par diverses réactions chimiques et au moyen de tuhes spectro-électriques que le borate de soude s’élimine aussi par la salive, mais lentement, et qu’il reste, par conséquent, longtemps dans la circulation.

^Appliqué sur la peau et les' muqueuses, le borate de soude n'est pas caustique et no produit que des effets détersifs, résolutifs et sédatifs.

Ajoutons que les recherches et les expériences de Dumas, de Polli et de Cyon, ont mis en évidence l’action puissamment antiseptique et antiputride do ce sel qui détruit les organismes inférieurs que provoquent les fermentations et neuti'alise les miasmes putrides ((ui ont pénétré dans notre organisme.

C’est surtout dans le traitement de certaines affections de la liouche, du larynx, de l’iesophage et de l’estomac que le borax est administré avec succès; on l’emploi journellement dans les angines pultacées, granuleuses, herpéti(jues ,et aphtheuses, dans la stomatite ulcéro-membraneuse, contre la salivation mercurielle, contre le muguet. Il constitue contre les différentes affections un médicament précieux qui, en s’éliminant lentement par la salivé, place s'ans cesse la muqueuse dans un bain borate et déti'uit ainsi raitidement les végétations, les microbes, roïdium albicans, etc.

Avant les recherches de M. Vigier sur l’élimination du borate de soude parla salive, on employait surtout ce sel eu gargarismes et en collutoires. Aujourd’hui, on doit abandonner ces deux modes d’adminisfration et donner la préférence aux pastilles. En effet, en faisant prendre le borate de^^soude sous cette forme, on favorise d’abord l'action topique en prolongeant le contact du médicament avec les par-

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