POUVOIR
rayonnant.
Bois sec .
Bois ordinaire .
Charbon de bois .
Houille . . .
( Plus que
1 le charbon
Coke .
de bois.
Tourbe sèche .
Inutile d’ajouter que ces chiffres varient suivant l’appareil de chauffage dans lequel est brûlé le combustible. . P. l.
COMBUSTION SPONTANÉE. ■— « La théorie de la combustion spontanée, dit M. lourdes, s’est introduite il y a deux cents ans dans la science ; frappant les imaginations, elle est devenue populaire; elle s’est écroulée subitement lorsqu’une critique sérieuse a examiné les faits sur lesquels elle se fonde.»
Jusqu’en 1850, les hommes les plus sérieux avaient admis que le corps humain était susceptible de s’enflammer par le contact plus ou moins immédiat d’une substance en ignition et sans que le corps comburant soit en rapport avec la masse des parties brûlées. On admettait même que la conflagration humaine pût avoir lieu spontanément sans cause déterminante. Un grand nombre d’observations étaient publiées et venaient à l’appui de cette croyance qui était passée à l’état de dogme scientifique.
Le 13 juin 1847, à Darmstadt, le corps de la comtesse de Gœrlitz est trouvé en partie consumé au milieu de meubles incendiés. .Un des experts croit à un cas de combustion spontanée ; 1 Allernagne scientifique est consultée par les tribunaux. Siebold et plusieurs experts se prononcent en faveur de la combustion spontanée ; mais Bishoff et Liebig nient que la morte ait été victime d’une combustion de ce genre et contestent la possibilité en général de la combustion spontanée, MM. Magendie, Pelouze et Régnault, également consultés sur ce fait, emettent la même opinion. La justice suit son cours, et en 1850, trois ans après l’accident, l’auteur du crime est condamné à la prison perpétuelle où il fit des aveux complets. Après avoir étranglé la comtesse, il l’avait entourée de matières combustibles et avait
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allumé l’incendie pour détruire les traces de son crime. L’Allemagne scientifique avait été bernée.
Ce fait a porté à la combustion spontanée un coup fatal. Aucune observation nouvelle n’a été publiée depuis cette époque; les traités de médecine légale, qui s’étendaient autrefois avec complaisance sur ce sujet, ne lui consacrent plus que quelques lignes et nient, pour la plupart, la possibilité de la combustion spontanée.
S’il nous était permis de joindre notre opinion à celle des savants qui ont jeté tant de lumière sur l’affaire Goérlitz, nous dirions que la combustion spontanée doit être reléguée parmi les merveilles d’une autre époque. « Il suffit dé réfléchir un instant à la difficulté de combustion des matières qui constituent le corps de l’homme, à l’immense quantité d’eau qui doit être évaporée avant que la calcination et la combustion de la matière puissent commencer, à l’absence de l’oxygène dans les cavités intérieures, la petite quantité de gaz qui s’y trouve étant bientôt consommée et la combustion de l’alcool ou autres matières volatiles s’arrêtant par cela seul, pour admettre l’impossibilité matérielle du fait» (Régnault). «Il est affligeant, dit Casper, d’être obligé dans une oeuvre sérieuse de parler encore (en 1861) de la combustion spontanée. » La combus- ! tion spontanée n’a donc plus aujourd'hui qu’un intérêt historique et la question aboutit à l’étude de la combustibilité humaine qui présente un grand intérêt tant en médecine légale qu’en hygiène. Il est, en effet, important de savoir si certaines conditions n’augmentent pas la combustibilité humaine, si certains corps, notamment, ceux des personnes obèses et abandonnées aux alcooliques, peuvent être plus combustibles que d’autres; mais nous possédons encore trop peu de documents scientifiques pour aborder ce sujet d’une manière satisfaisante. Néanmoins il est permis d’espérer que ces questions seront bientôt résolues grâce aux progrès de la crémation comme mode de destruction des cadawes humains. D' a. Ldtaud.
COMESTIBLE. - (V. Aliment.)
GOMMINÜTIF. — Mot employé en chirurgie pour désigner une fracture dans laquelle l’os fracturé est pour ainsi dire écrasé et présente un grand nombre de fragments ou d’esquilles (V. Fracture), p. l.
COMMISSURE. — Mot employé en anatomie pour désigner les angles formés par la réunion de deux parties symétriques. Ainsi on appelle commissure des lèvres, commissure des paupières, les angles qu’elles forment à leur point de réunion interne et externe. p. l.
COMMOTION CÉRÉBRALE. — (V. Cerveau (commotion du).
COMPÈRE LORIOT. — Nom donné par le vulgaire à Y orgelet (V. ce mot). p. l.
COMPLEXÜS. — On donne ce nom, en anatomie, à deux muscles de la nuque, le grand et le petit complexus.
Le grand complexus s’insère, d’une u apophyses transverses des six premières v ■ lombaires et aux apophyses articulaires dernières vertèbres cervicales, d’autre part côtés de la crête occipitale externe. Les deuxï complexus sont séparés par une gouttière oui ? les personnes maigres est très accusée; ce sont qui forment les reliefs de cette gouttière d nuque. Ce sont deux extenseurs puissants de qu’ils tendent à renverser en arrière et qu’ik em 6 chent de fléchir en avant. Lorsqu’un seul compk^^' se contracte, il tourne la face du côté opposé.^ ^
Le petit complexus, situé en dehors du grand s’insère aux apophyses transverses des cinq ou si dernières vertèbres cervicales d’une part, et, d’autr^ part, au sommet de l’apophyse mastoïde. Les deux petits complexus sont des extenseurs de la tête Lorsqu’un seul se contracte, il incline légèrement la tête de son côté. p
COMPRESSES. — On donne le nonq de compresses à de petites pièces de linge dont on se sert en chirurgie pour le pansement des plaies, et plus particulièrement pour maintenir les premières pièces d’un pansement. EUes doivent être faites avec du linge souple, un peu usé, sans ourlets ni coutures. On fait des compresses longuettes, triangulaires, fendues en croix de Malte, fenêtrées, graduées, etc. P. L.
COMPRESSES. — Hydrothérapie. — Les compresses constituent une pratique hydrothérapique d’une application simple et d’une grande efficacité. Elles peuvent être excitantes ou sédatives.
Compresses excitantes. — Ce sont des compresses peu mouillées qu’on recouvre d’un linge sec ou d’un molleton, de manière à soustraire la partie malade à l’influence de l’air extérieur et qu’on laisse en place des heures entières. Sous leur influence l’évaporation cutanée est supprimée et le calGrique,^ s’accumulant sur la partie intéressée, y détermine une vive excitation qui active la circulation et amene des effets révulsifs et résolutifs des plus marques. Quelquefois pour exagérer l’action thérapeutique, on renouvelle la compresse, et ce changement a pour résultat de refroidir de nouveau la comme ce refroidissement passager est immedia ^ment remplacé par une réaction nouvelle, croît de cette façon l’action que l’on voulait p duire. Gully a vu quelquefois une graisseuse succéder à cette seconde application , n’avons pu voir ce phénomène, mais nous a observé souvent, consécutivement, une augm tion sensible de l’évaporation cutanée, une F ration de l’épithélium et des éruptions de sortes. . facile
D’après ces effets thérapeutiques il est d’entrevoir les ressources que ces compresses p vent offrir au praticien. la
Compresses sédatives. — C’est un méthode hydrothérapique qui a été, dès gges préconisé par Priennitz. Il appliquait ^escomp mouillées indifféremment sur toutes les par corps et en retirait d’excellents résultats, ce
presses froides peuvent en effet être utilise
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ffjand nombre d’affections localisées. Quand on ^nt produire une action sédative, rafraîchissante antiphlogistique, on se sert donc de compresses ^ mouillées qu’on place sur la région malade et w on renouveUe l’application jusqu’à ce que le Dhénomène morbide ait disparu. Le renouvellement a lieu à peu près toutes les cinq minutes, et il a pour conséquence d'éteindre toute tentative de réacdans la partie malade, en opérant une soustraction constante de calorique. On fait ce renouvellement en trempant dans l’eau froide la compression déjà appliquée ou en remplaçant cette compresse par une autre récemment mouillée ou encore en arrosant par le système de l’irrigation continue la partie intéressée.
Il arrive parfois que le malade ne peut supporter sans douleur le contact prolongé du froid, il faut alors employer de l’eau à une température plus élevée. Dans d’autres circonstances, sous l’influence de ces applications prolongées, la vitalité des tissus semble s’éteindre; il est nécessaire alors de mettre un certain intervalle entre ces applications et de laisser se manifester quelques phénomènes de réaction qu’il est ensuite facile d’apaiser. Le nom de ces compresses indique dans quel cas il faut les employer. D'^ Beni-barde.
COMPRESSEUR. — On donne ce nom à des appareils chirurgicaux employés pour exercer la compression sur une artère ou une veine, soit pour arrêter ou suspendre une hémorrhagie, soit pour arrêter ou suspendre le cours du sang dans une artère ou une veine atteinte d’anévrisme. p. l.
COMPRESSION. — On donne le nom de compression à l’action spéciale d’une force exercée sur un corps d’une manière continue et qui tend à diminuer son volume par le rapprochement de ses parties constituantes. En médecine et en chirurgie, la compression s’exerce à l’aide des doigts, de bandes, de Bandages ou de compresseurs spéciaux. Elle est appliquée au traitement des varices et des ulcères variqueux, des anévrismes, de l’oedème des extrémités, des hydropisies articulaires. Après l’accouchement, après l’opération de la paracenthèse, une compression modérée sur les parties abdominales produit d’excellents effets. La compression est indiquée aussi dans l’entorse et dans les cas de ruptures ou de luxations des tendons et des muscles, dans les aténites subaiguës, chroniques et indolentes. On a combattu la céphalalgie fébrile par la *^nipression des artères temporales, la migraine par la compression des carotides. p. l.
COMPTE-GOUTTES. — On donne ce nom à de petits instruments en verre destinés à compter et ^doser exactement les gouttes de liquide médicafaçon à ce que chaque goutte ait un H ®^iste plusieurs variétés de comptes -
de T B* ; plus simples sont sans contredit ceux ebaigue et de Limousin. Celui de Limousin est coi^^ commode que celui de Lebaigue. Il se 3 tube capillaire d’un diamètre total de
Un terminé à sa partie supérieure par
^poule de verre, de forme cylindrique, dont la
capacité est plus grande que ceUe de la poire eU caoutchouc qui complète l’instrument, afin d’empêcher la pénétration du hquide pendant l’aspiration- Cette poire est adaptée a 1 ampoule en verre et mise en communication avec elle par un petit renflement troué latéralement. Elle y est fixée solidement par un fil métallique qui rend la fermeture hermétique.
Pour faire fonctionner l’instrument, rien de plus simple ; on comprime légèrement entre le pouce et l’index la poire en caoutchouc, après avoir plongé le bec du compte-gouttes dans le liquide. En décomprimant graduellement, ou voit ce dernier monter dans le réservoir en verre. Dès que la quantité introduite est jugée suffisante, on porte l’instrument audessus du vase où l’on veut compter les gouttes, et il suffit de comprimer très légèrement le caoutchouc pour faire sortir le liquide goutte à goutte.
Des expériences comparatives ont établi que la pression qui s’exerce sur le liquide n’a aucune influence sur le poids de la goutte qui est exactement le même, soit qu’elle tombe spontanément à l’air libre, soit qu’elle se détache sous l’influence de la poussée de l’air contenu dans le réservoir élastique. En entourant la partie supérieure de l’ampoule cylindrique, un peu au-dessous de la poiro, d’un anneau en caoutchouc ou d’un bouchon percé , on peut fixer aisément le * compte-gouttes sur le goulot d’un flacon ou sur une éprouvette.
Le tableau suivant indique le nombre de gouttes correspondant à 1 gramme pour les médicaments liquides les plus employés :
Eau distillée . . 20 gouttes
Liqueur de Person . 20
— de Fowler . 23 —
Laudanum de Sydenham . 38 --
Chloroforme . S4
Eau de Rabel . . . . . ■ S6
Aleoolé de noix vomique . 58
— d’aconit . 58
— de colehique . . 58
Alcoolature d’aconit . 60
Liqueur d’Hoffmann . . 70 —
Éther sulfurique . 98 —
Ces chiffres , utiles à connaître, sont exacts , caf ils sont le résultat de nombreuses expériences répétées'par M. Limousin avec ses compte-gouttes rigoureusement titrés. D' Paul Labarthe.
CONCEPTION. — (V. Génération.)
CONCOMBRE. — Tout le monde connaît cette plante de la famille des cucmbitacées, très commune dans nos pays, et son fruit oblong^ plus ou moins arqué, un peu anguleux, à surface lisse ou parsemée de tubercules rudes au toucher, d’une couleur verte ou vert jaunâtre lorsqu il est mur,et dont la chair blanche et ferme a un goût un peu sucré et une odeur légèrement vireuse.
Le concombre est employé dans l’alimentation et en médecine.
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Comme aliment, il se mange cru en horsd’œuvre, coupé en tranches et assaisonné avec du sel et du poivre, ou bien en salade additionné suivant les pays, dç persil, de tomates ou d’un oignon rouge. On le mange aussi cuit, farci ou en ragoût. Très indigeste à l’état cru, il se digère plus facilement lorsqu’il est mangé cuit, mais dans un cas comme dans l’autre, il constitue un aliment bien peu nutritif.
En médecine, on emploie la pulpe du fruit râpée, en cataplasmes contre les démangeaisons qui accompagnent la plupart des affections de la peau. La pharmacie fait encore avec cette pulpe la pommade de concombre, très employée comme adoucissante et sédative et aussi comme cosmétique. Pour préparer cette pommade, on prend :
Axonge . 100 grammes.
Graisse de veau . 60 —
Baume de tolu. . . . . . 0,20 centig.
Eau distillée de roses . 1 gramme.
Suc de concombres . . 120 —
On fait fondre les graisses au bain-marie, en y ajoutant le baume de tolu, préalablement dissous dans un peu d’alcool et l’eau de roses. Lorsque la graisse est éclaircie, on la décante et on la verse dans un bassin étamé. On laisse refroidir et on ajoute le tiers de suc de concombres. On remue continuellement pendant 4 heures ; on retire le suc et on met le second tiers, puis le troisième de la même manière. On sépare la graisse du liquide ; on la fait fondre au bain-marie, et après quelques heures de repos, on enlève l’écume. On retire alors la pommade et on la coule dans des pots.
On peut faire la pommade de concombre d’une manière plus rapide en prenant :
Axonge au benjoin . SOÛ grammes.
Blanc de baleine . 100
Essence de concombres . 50 —
On fait fondre l’axonge et le blanc de baleine, en ayant soin de tpujours remuer pendant que le mélange se refroidit, puis on le malaxe en ajoutant l’essence de concombre peu à peu.
Les graines de concombres macérées dans de l’eau constituent un purgatif doux que je recommande. Enfin, on a retiré des semences, par des procédés spéciaux mais assez simples, environ 7 0/0 de sucre.
Indépendamment du concombre ordinaire, on utilise encore dans l’alimentation le concombre nain (V. Cornickon), et en médecine le concombre sauvage (V. Élatérium). Dr Paul Labarthe.
CONCOMITANT. — On désigne sous ce nom les signes et les symptômes accessoires qui accompagnent les signes et les symptômes essentiels et caractéristiques d’une maladie. p, l.
CONCRÉTION. — On appelle ainsi les productions solides, organiques ou non, qui se développent anormalement dans nos tissus ou dans nos organes, consécutivement à des inflammations chroniques. P. p
CONDILLAC (EAUX muiéraies de). — Condillac est un
villap des environs de Montélimar dont i minérales proviennent de deux sourceTp par Mathieu (de la Drôme), l’ancien de 1848, etl’auteur des almanachs siponîP^^nt nom de ses deux filles : Anastasie J sont bicarbonatées calciques et gazeuses ?' vent surtout comme eaux de table ^ ®
CONDIMENTS. — On donne ce nom anv a-»
rentes substances douées d’une saveur dé?i? et de propriétés stimulantes particulières ajoute en petite quantité aux aliments pour en ? hausser ou en améliorer le goût et pour enfariHt
la digestion. On divise générllement les con^ en : 1» condiments salins, qui comprennent le T indispensable à notre alimentation; 2» condiment, acides : vinaigre, verjus, citron- 3» condiment. ACRES- : ail, ciboule, échalotte, oignon, poireau moutarde, raifort, radis, câpres, capucines, cornichons, etc,; 4» CONDIMENTS AROMATIQUES : persil, cerfeuil, estragon, thym, serpolet, pimprenelle, unis cannelle, girofle, muscade, vanille, etc.; B» condiments AROMATICO-AMERS : eau de fleurs d'oranger safran, etc.; 6“ condiments sucrés : sucre, miel-, 7® condiments gras : graisses, beurre, huiles, fl convient d’ajouter à ces condiments simples un certain nombre de condiments composés -, vinaigres aromatisés, fruits confits dans le vinaigre, viandes fumées, poissons salés ou marinés, etc. (V. ces mots).
^ Avec le professeur Bouchardat on peut rapporter l’utilité des condiments à quatre causes principales : 1“ ils excitent l’appétit en flattant l’organe du goût; 2“ ils irritent la muqueuse, excitent la sécrétion des sucs digestifs, salive, suc gastrique, suc pancréatique, suc intestinal ; 3° ils dirigent les fermentations digestives et s’opposent aux fermentations secondaires qui pourraient les entraver ; 4° enfin, dans bien des cas, ils complètent l’alimentation.
Les condiments, lorsqu’on en abuse, produisent de l’irritation, déterminent des phlegmasies aiguës du côté du tube digestif ou de la peau, réveillent les anciennes; enfin, ils engendrent chez beaucoup de personnes de la constipation. Il faut donc user modérément des condiments.
D' Paul Labarthe.
CONDOM. — On donne ce nom, qui est celui de l’inventeur, à une enveloppe mince, sans couture, ayant la forme d’une capote, faite avec Textrémite inférieure du cæcum des agneaux lavé, séché, et rendu souple en le frottant entre les mains avec du son et de l’huile, employé pour recevoir et protéger le membre viril contre les maladies vénériennes pendant le coït. P- ï-
CONDYLE. — Nom donné par les anatomistes à une variété de surface osseuse articulaire, arronm dans un sens et aplatie dans l’autre. U existe condyles à la mâchoire inférieure, à l’occipitalj l’extrémité inférieure du fémur, etc. P- 1--
CONDTLOME. — (V. Végétations.)
CONFITURES. Les confitures dont certains
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•fc rpommes, poires, figues, cerises, groseilles, ^•côts etc,), et le sucre sont la base, et qui com- ^ jjent les marmelades, les gelées, les compotes ^tles fruits confits, constituent un aliment agréafip et utile, mais qu’il faut manger avec modération à cause des effets constipants du sucre, et dont Joivent complètement s’abstenir les diabétiques.
CONGÉLATION. — Nom donné par les chimistes an passage d’un corps de l’état gazeux, ou liquide, à l’état solide, par suite d’un abaissement de température, et par les médecins à l’ensemble des lésions produites sur nos tissus et nos organes par l’action du froid (V. Engelures, Froid). P. l.
CONGÉNÈRE. — Qualificatif employé en anatomie pour désigner des muscles qui produisent les mêmes mouvements. p. l.
CONGÉNITAL. — Qualificatif employé en anatomie et en pathologie pour désigner des infirmités, des vices de conformation, des maladies qui existent au moment de la naissance, et qui constituent la plupart du temps ce qu’on appelle des monstruosités. P. L.
CONGESTION. — On donne le nom de congestion ou ^hyperhémie à la présence d’une quantité anormale de sang dans une région ou dans un organe. La congestion se distingue à.% V hémorrhagie m ce que le sang n’a point quitté les vaisseaux , et de ïinjlammation en ce que les tissus périvasculaires ne présentent aucune altération nutritive (Jaccoud).
Le fonctionnement régulier d’un organe exige un équilibre parfait entre l’apport du sang artériel et le débit de sang veineux. Lorsque cet équilibre est rompu, il y a congestion; or, on’ voit immédiatement que la rupture de cet équilibre peut se faire de deux façons et qu’il existe par conséquent deux espèces de congestions : 1® L’apport artériel est trop considérable, la congestion est dite active; 2“ Le débit veineux est trop faible, la congestion est dite passive. La congestion active est souvent O'iguë, la congestion passive souvent chronique.
Congestion active. — La congestion active est t apport trop considérable du sang artériel dans une région ou dans un organe; or cet excès d’apport peut tenir à des causes diverses : 1® A l’obstruction d une branche artérielle ; 2® à l’irritation du tissu ;
° a ua trouble direct ou réflexe de l’innervation vaso-motrice; 4® à l’abaissement de la pression extravasculaire.
1 Obstruction d'une branche artérielle. — Lors- ^une embolie, une ligature, une compression b interrompt le cours du sang dans une
1 ^ font son territoire est anémié;
s’a ' ^®i® naturelle est interceptée
ccuu^^jg au-dessus de l’obstacle et dans los vaisoiie restés perméables : il en résulte
J oongesj;jQjj active au-dessus et sur le pourtour ^•"j^itoire anémié.
gestion catégorie peuvent se ranger les contes hé^ suppression d’un flux habituel (mens-
2» Irritation de tissu. — On sait qu’ü sufiSt d’irriter la peau par n’importe quel agent (frictions, sinapismes, électricité, etc.) pourvoir le point irrité rougir et se congestionner, la congestion est souvent précédée d’un peu de pâleur et d’anémie.
Dans cette classe se rangent les congestions gastriques par excès ou vice d’alimentation, les congestions rénales par élimination d’un principe irritant tel que la cantharide , la congestion cérébrale à la suite de travaux intellectuels, etc.
Les congestions irritatives ne sont que le premier degré de l’inflammation.
3“ Trouble direct ou réflexe de l'irritation vasomotrice. — La fameuse expérience de Cl. Bernard qui, sectionnant le grand sympathique au cou, vit la moitié correspondante de la face se congestionner, est le type le plus net des congestions par trouble du système vaso-moteur.
Ces congestions sont directes lorsqu’elles occupent la région même où se distribue le nerf affecté (êx. : congestion de la joue et de la conjonctive dans la névralgie de la cinquième paire); elles sont réflexes lorsqu’elles sont placées à distance, ex.: congestion céphalique à la suite du travail digestif, vertiges, étourdissements à la suite de troubles de l’estomac; la rougeur de la face occasionnée par une émotion est encore une congestion réflexe : l’impression agit sur le cerveau, de là elle passe au bulbe et agit sur les nerfs vaso-moteurs de la face. -
Les congestions viscérales, si fréquentes à la suite de l’impression du froid ou des briilures, peuvent s’expliquer de deux façons : ou bien par une action réflexe, ou bienpar la contraction brusque des vaisseaux tégumentaires qui refoule le sang dans les organes profonds.
4® Abaissement de la pression extra-vasculaire. — Si la pression exercée habituellement sur certains vaisseaux est brusquement supprimée, il peut en résulter une certaine congestion, mais cet état est rarement réalisé.
La congestion active détermine habituellement une perturbation dans les fonctions de l’organe congestionné; or, ces troubles fonctionnels sont naturellement trop variés pour se prêter à une description générale.
Les symptômes communs de la congestion sont : 1° la tuméfaction, produite par la présence d’une quantité anormale de sang; 2® la rougeur; 3° l’élévation de la. température bien moins accentuée que dans le processus inflammatoire; 4“ une sensation de gêne, de pesanteur, de battement, plutôt qu’une douleur véritable. La congestion pure est apyrétique, la fièvre indique une suractivité nutritive spéciale à l’inflammation.
La congestion détermine une transsudatioa séreuse étroitement liée à l’augmentation de la tension intravasculaire; de plus, lorsqu’elle se répète dans un même organe , elle y détermine des troubles nutritifs qui consistent soit dans l’augmentation de volume des éléments anatomiques [hypertrophie) soit en une production d’éléments nouveaux [hyperplasie] soit en une exagération des sécrétions (Jaccoud).
Congestion passive. — La congestion passive est