Artère sousrclaviëre
23, Veines sous-clavière et jugulaire interne.
cou
cou
Les figures 310, 311, 312, donneront à nos lecteurs une idée suffisamment nette de cette région.
Fig. 313.
Coupe horizontale du cou au niveau de la sixième vertèbre cer- .vicale destinée à nnontrer tous les organes contenus entre les feuillets aponévrotiques et ces feuillets eux-mêmes qui sont indiqués par des traits blancs.
1. Peau et fascia superficialis. — 2. Aponévrose cervicale superficielle. — 3. Muscles sterno-mastoïdiens. — i,i. Veines jugulaires externes. — 5,5. Muscles scalènes antérieurs — 6,6. Muscles scalènes postérieurs. — 7. Aponévrose omo-claviculaire. — 8. Muscle sterno-hyoïdien. — 9. Muscle omo-byoïdien. — 10. Muscle ■ sterno-thyroïdien. — 11. Veines jugulaires antérieures et thyroïdiennes. — 12.: Pseudo-aponévrose cervicopéricardique se dédoublant en deux feuillets pour envelopper les vaisseaux et les nerfs auxquels elle forme une gaine spéciale. — 13. Coupe de la trachée. — 14. Lobes de la glande thyroïde réunis en avant par l’isthme thyroïdien. — 15. Coupe de l’œsophage. — 16. Nerf récurrent. — 17. Veine jugulaire interne. — 18. Artère carotide. —19. Nerf pneumogastrique.-^ 20. Nerf grand sympathique. — 21. Aponévrose cérébrale. — 22. Muscles grand droit et long du cou. — 23. Corps de la sixième vertèbre cervicale. — 24. Artère vertébrale. — 25. Muscle trapèze. — 26. Muscle angulaire de l’omoplate. — 27. Muscle splenius. — 28. Les deux complexus. — 29. Faisceau des muscles couchés dans la gouttière vertébrale.
sans qu’il soit nécessaire d’entrer ici dans des détails descriptifs que le cadre même de l’ouvrage ne nous permet du reste pas d’aborder. p. l.
COUCHES (SUITE DE). — (V. Accouchement, Délivrance, Lochies, Puerpéral.) P. L.
COUDE. — Anatomie. — On donne le nom de coude à la jonction du bras et de l’avant-bras. Les limites supérieure et inférieure du coude sont purement artificielles. Avec la plupart des anatomistes, nous le ferons commencer à un travers de doigt au-dessus des saillies épicondylienne et épitrochléenne de l’humérus, et terminer à deux travers de doigt au-dessous de ces deux saillies.
Le squelette du coude est donc formé par l’extrémité inférieure de l’humérus et par l’extrémité supérieure des deux os de l’avant-bras, le radius et le cubitus (V. Humérus, Radius et Cubitus). Ces extrémités osseuses présentent des surfaces articulaires qui sont, du côté de l’humérus : 1“ une poulie articulaire surmontée, en avant, de la ca¬
vité coronoïde, et, en arrière, de la cavité olécranienne; 2® le condyle de l’humérus, qui s’articule avec la cupule du radius et qui est séparé de la poulie par un sillon articulaire dirigé d’avant en arrière; du- côté des os de l’avant-bras : 1® la grande cavité sigmoïde du cubitus, formée par les surfaces articulaires de l’apophyse coronoïde et de l’olécrâne ; 2® la cupule du radius qui s’ar ticule avec le condyle de l’humérus.
Pli du
6. Veine médiane cepnanque. — 2. veine mcuiauc. cubitales postérieures. — 4. Veines cubitales postérieures.
5. Veine communiquante qui unit le réseau profond avec le réseau superficiel. — 7. Veine médiane basilique. — 8. Veine superficielle basiUque. — 11. Nerf cutané externe et musculo-cutané. — 2. Nerf brachial. — 13. Tendons du biceps.
articulaires sont unies et maintenues par un ligament antérieur, un ligament postérieur, un ligament latéral interne et un ligament latéral externe.
Les mouvements dont jouit l’articulation du coude sont bornés à l’extension et à la flexion, et le radius et le cubitus se meuvent alors sur la partie articulaire de l’humérus comme un seul os. Le mouvement de flexion est très étendu et peut aller jusqu’à la rencontre de l’avant-bras avec le bras ; le mouvement d’extension se trouve limité par la rencontre du bec de l’olécrane avec le fond de la cavité olécranienne de l’humérus et aussi par la tension des ligaments. Il ne peut être porté au delà de la ligne droite. La flexion est placée principalement sous l’influence des muscles biceps et brachial antérieur ; l’extension est déterminée surtout par la contraction du muscle triceps.
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A la partie antérieure du coude, qui a reçu le nom de pli du coude, se trouvent logés les artères, les veines et les nerfs les plus importants de la région (fig. 314). C’est sur les veines du pli du coude que se pratique le plus souvent la saignée.
A la partie postérieure on sent au milieu une saillie formée par l’extrémité supérieure du cubitus ou olécrane, sur le côté externe une seconde saillie formée par l’épicondyle de l’humérus et sur le côté interne une troisième saillie formée par l’épitrochlée. Entre l’épitrochlée et l’olécrâne existe une rainure où se trouve logé le nerf cubital.
La partie charnue du coude est cônstituée par des muscles du bras et de l’avant-bras (V. Bras, Avant-bras).
Fractures du coude. — Les fractures du coude peuvent porter : 1“ sur l’extrémité inférieure de l’humérus (V. Humérus) ; 2° sur l’extrémité supérieure du cubitus (V. Cubitus)', 3° sur l’extrémité supérieure du radius (V. Radius).
Luxations du coude. — Les deux os de l’avantbras peuvent se luxer sur l’humérus ; le radius et le cubitus se luxent parfois isolément.
1» Luxation des deux os de l’avant-bras. — Les deux os de l’avant-bras peuvent se luxer en avant, en arrière, en dedans et en dehors. De plus, le cubitus peut se luxer en arrière, tandis que le radius se porte en avant.
Luxation en avant, — Ces luxations sont rares ; elles sont dues à une chute sur le coude, l’avantbras étant fortement fléchi. Elles sont complètes ou incomplètes.
Dans la luxation complète, le cubitus se place en avant de la tro chiée. Le triceps est tendu sur l’èxtrémité inférieure de l’humérus ; le biceps et le brachial antérieur sont relâchés. Les symptômes sont : allongement de l’avant-bras ; mouvements impossibles; saillie considérable de l’épitrochlée et de l’épicondyle ; absence de l’olécrâne à sa place ordinaire, à moins de fracture. La réduction se fait en exerçant des tractions sur l’avant-bras, étendu ou demi-ftéchi, en faisant la contre-extension sur le bras, et en poussant la partie supérieure de l’avantbras au-dessous de l’humérus.
Dans la luxation incomplète, l’olécrâne répond, par son sommet, à la partie inférieure de la poulie humérale, sur laquelle elle demeure fixée pour les muscles triceps et brachial antérieur. L’avant-bras est allongé ; on peut le porter en arrière, c’est-àdire lui faire dépasser de beaucoup le mouvement d’extension physiologique; on peut même imprimer à l’articulation des mouvements de latéralité. La réduction s’obtient plus facilement que dans la luxation complète.
Luxation en arrière. — Cette variété est la plus fréquente. Elle est complète ou incomplète.
Dans la luxation complète, la cavité sygmoïde du cubitus quitte la trochlée ; l’apophyse coronoïde se place dans la cavité olécrânienne. Le cubitus entraîne dans le même sens le radius, dont le ligament annulaire n’est pas déchiré, et qui vient se mettre en contact avec la partie postérieure du condyle. Les ligaments sont rompus,- surtout le ligament antérieur. Les muscles sont tendus en avant,
relâchés en arrière. Les vaisseaux et les nerfs sont tiraillés ; ils peuvent être rompus.
Dans la luxation incomplète, l’apophyse coronoïde, au lieu de passer dans la fossette olécrânienne, demeure au-dessous de la trochlée.
La cause de cette luxation est ordinairement une chute sur la main, l’avant-bras étant fortement étendu. Le ligament antérieur se distend outre mesure, se rompt ; l’humérus abandonne la cavité sygmoïde du cubitus et passe en avant de cet os.
Les symptômes sont les suivants : le coude est demi-fléchi, et le membre raccourci. Si l’on mesure de l’une des tubérosités humérales à l’une des apophyses styloïdes, rabiale ou cubitale, on voit que l’avant-bras est moins long que du côté opposé. Le coude est déformé : il y a une saillie considérable de l’olécrâne en arrière, une dépression au-dessus de cette apophyse ; une saillie antérieure, large, arrondie, due à l’extrémité inférieure de l’humérus qui soulève les parties molles de la région ; l’épitro-, chiée et l’épicondyle ne sont pas sur le même plan
Fig. 313.
Luxation du coude en arrière. — A. Olécrane. — B. Tête du radius. — G. Trochlée humérale. — D. Tendons du biceps. — E. Triceps.
que l’olécrâne. Celle-ci est située plus en arrière que les deux , tubérosités pendant la demi-flexion, et plus haut pendant l’extension. Les mouvements spontanés sont impossibles.
On peut imprimer à l’articulation quelques mouvements anormaux, tels que ceux de latéralité.
Ces symptômes sont ceux de la luxation complète.' Dans la luxation incomplète, on les trouve tout à fait semblables ; ils sont seulement moins accusés.
Le pronostic n’est pas grave ordinairenient ; il ne le devient que dans le cas de désordres très étendus du côté des parties molles péri-articulaires, des vaisseaux et des nerfs.
On peut réduire de plusieurs manières : 1° en prenant le poignet d’une main, le bras de l’autre, et en appuyant avec le genou sur la partie supérieure de l’avant-bras, pour le porter en arrière, pendant que la main exerce des tractions; 2“ en embrassant la partie inférieure du bras avec les deux mains, et repoussant l’olécrâne avec les deux pouces ; 3" en fixant en arrière du bras, au moyen d’une bande roulée, une attelle qui repousse insensiblement l’olécrâne en avant. Lorsque ces procédés ne réussissent pas, on est quelquefois obligé d’avoir recours à des moyens plus puissants, et
cou
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4’employpr soit les moufles, soit un appareil spécial tV. Lnxafinv).
L’avant bras sera maintenu immobile dans la 4emi'flex'0fi- S’il existe une fracture de l’apophyse «oroDOÏde, il faut garder rimniobilifé absolue pendant un mois au moins.
JjUindons lnléraLf'S. —
Les luxations sont très rares; elles peuvent se faire en dedans ou en dehors, etre complètes ou inconiplèles. Les luxations complètes sont extrêmement rares; le plus souvent, elles sont incomplètes: si la luxation se fait en dedans, le cubitus abandonne l’humérus, mais le radius ne le quitte pas; il vient seulement se placer sous la trochlée, après avoir abandonné le condyle. L’inverse a lieu dans la luxation incomplète en dehors : c’est la cavité sygmoïile du cubitus i|iii vient prendre la place de la cupule radiale. Cette dernière variété est la plus fréquente. Elle est caractérisée par l’élargissement du coude,
Fig. 317.
Luxation complète <iu coude en dehors. — A. Face interne du bras. — Face antérieure de l’avant-bras, devenue interne. — C. Oléocrâne. — D Extrémité inférieure de l'humérus. — E. Epitrochlée. — F. Trochlée.
la demi-flexion de l’avant-bras, la saillie de l’épitrochlée en dedans et du radius qui déborde l’articulation en dehors. L’avant-bras a quelquefois subi un mouvement de rotation sur son axe, en vertu duquel sa face antérieure regarde en dedans, tandis que sa face postérieure devient externe. Les symptômes de la luxation en dedans s mt tout à tait analogues: alors la saillie externe est ici formée par 1 épicoailyle, l'interne par le cubitus déplacé. Le traitement ne présente aucune indication particulière. Seulement, il faut repousser latéralement les os luxés, soit de dehors en dedans, soit de dedans en dehors.
Dictionnaike popdlaibe de médecine usuelle.
ZjtiXfjfioTi flu citbifus st du. Tcidîits en, suns mvPTse. — On a vu rarement, il est vrai, le cubitus se porter en arrière et le radius en avant. Les symptômes sont la réunion de ceux de la luxation du cubitus en
arrière et de celle du radius en avant, que nous étudierons plus loin.
On opère* d'abord la réduction du cubitus, puis celle du radius.
2“ Luxations isolées du cubitus. — f.e cubitus ne peut se luxer qu’en arrière. Cette luxation est rare; elle se produit de la même manière que la luxation des deux os en arriére, seulement le radius reste en place. Pour que cette luxation se produise, il faut que le cubitus exécute un mouvement de torsion autour du radius, derrière lequel il se porte, de telle sorte que la face interne du culiitus regarde un peu en arrière. Les symptômes sont : saillie considérable de l’épitroch.ée; distance plus grande qu’à l’état normal entre l'épitrochlée et l’olécrâne; diamètre antéro-postérieur du coude augmenté ; avant-bras raccourci du côté du bord cubital; le coude est fléchi latéralement, l'angle rentrant est en dedans, l’angle saiPant en dehors. Pour réduire cette luxation, il ne faut pas exercer de tractions sur le poignet, celles-ci seraient uniquement transmises à l’extrémité supérieure du radius; il faut tirer sur l’avant-bras, dans la direction de son a.xe, pendant qu’un aide tait la contreextension sur la partie inférieure du bras.
3° Luxations isolées du radius. — Ces luxations peuvent se faire en arrière, en avant ou en dehors; comme elles sont excessivement rares ainsi que cela résulte des statistiques, nous nous contenterons de les signaler sans y insister autrement.
D" J. -A. Fükt.
COU-DE-PIED. — Nom donné par les anatomistes à la partie la plus élevée du pied, ou, pour être plus exact, à la partie antérieure de l’articulation du P ed avec la jambe, appelée articulation libiotarsicuiif' (V. ce mot et Pieu). p. l.
COUENNE. — Nom donné à une pellicule d’un blanc jaunâtre, plus ou moins épaisse, constituée par de la librine coagulée et dépourvne do globules rouges, qui se dépose à la surface du sang lorsque celui-ci se coagule au contact de i’aij- (V. Fiurine, Caillot, Sauy). P. l.
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